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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 12:16
"DISCOUNT", Le Film

Ils s’appellent Gilles, Christiane, Alfred, Emma… Et bossent pour quelques centaines d’euros mensuels dans un hard discount de la région Nord-Pas-de-Calais, où se presse une clientèle également désargentée.

L’installation prochaine de caisses automatiques dans le magasin menace leurs emplois et entraîne ces travailleurs « ordinaires », assujettis à la peur depuis des lustres, à une forme de résistance qu’eux-mêmes n’imaginaient pas possible quelques semaines plus tôt.

Redoutant de perdre leur job, ne supportant plus d’assister à la destruction massive de produits alimentaires, les employés s’organisent. En toute illégalité, ils se servent dans les stocks et montent leur propre coopérative quelques kilomètres plus loin. Une utopie ? Pas si sûr.

La peur du chômage, la précarité, la honte du gaspillage alimentaire et la résistance en forme d’union solidaire : avec « Discount » (sortie le 21 janvier), son premier film (dont Rue89 est partenaire), Louis-Julien Petit signe une comédie sociale et politique qui regarde droit dans les yeux son époque.

Selon le réalisateur, "ce film est axé sur l’entraide et la solidarité. Nous vivons dans un système social où prévau
t l’individualisme et la notion de « discount » est aujourd’hui la plus commune qui soit".

En fait, tout le monde est ou sera discount…

Pour l'histoire, les employés du film sont menacés d’être remplacés par des caisses automatiques, comme d’innombrables employés, dans la vraie vie, redoutent d’être remplacés par des travailleurs moins chers ou plus performants ou plus jeunes, etc. A partir de là, deux solutions :

Soit on baisse la tête en se dirigeant silencieusement vers la porte de sortie ;
Soit on la relève, on se rassemble et on invente des solutions alternatives.
Les personnages du film o
ptent pour la seconde option.

En ce sens, « Discount » est un film positif.

Absolument.

Dans « Discount », il ne s’agit plus de subir, mais de réagir. L’idée de situer l’action du film justement dans un magasin de ce type s’est imposée très vite. Dans le hard discount, les produits alimentaires, tout comme les employés, arrivent à péremption rapidement… D’autre part, il n’y existe ni syndicats, ni comités d’entreprise.

Le seul moyen de résistance pour les travailleurs est de s’unir par leurs propres moyens.

Comment vous êtes-vous documenté ?

L'auteur: "J’ai d’abord consulté les blogs de nombreux employés, qui préfèrent rester anonymes. Les rencontrer est beaucoup plus compliqué car ils ont peur. Non seulement ces salariés sont contraints au « multitâche » (ils doivent à la fois installer les produits dans les rayons, être présents aux caisses et nettoyer les chiottes), mais ils sont également soumis à la loi infernale du turnover. Ils vivent dans l’effroi de perdre leur job et ne communiquent pas facilement".

Comment avez-vous contourné cette loi du silence ?
Réponse : "Plusieurs faits divers se sont produits ces dernières années au sein de ces magasins. Notamment celui concernant une femme : Anne-Marie Costa, licenciée pour « vol » de tickets de caisse donnant droit à des réductions".

Qu’avez-vous découvert ?

Réponse: "Une réalité absurde et sinistre. Ce qui se passe dans ces magasins reflète une situation insupportable, à la fois d’un point de vue social et alimentaire. Certains chiffres donnent froid dans le dos : 30% de la production alimentaire mondiale est jetée, alors que la moitié de la planète crève de faim. Cette absurdité économique et humaine est au cœur du film".

Le réalisateur: "Quand mes personnages refusent de détruire la bouffe à la javel et décident de la redistribuer, peut-on considérer qu’il s’agit d’une action illicite ? Je pense, au contraire, qu’il s’agit de désobéissance civique. Durant les avant-premières de « Discount », j’ai rencontré beaucoup d’employés de hard discount qui vivent ces situations. Des gens qui passent leur vie à détruire de la nourriture qu’ils n’ont pas les moyens d’acquérir".

« Discount » raconte l’histoire de gens qui prennent leur destin en main, qui relèvent la tête, qui trouvent une nouvelle force dans le groupe. Le héros du film, c’est le groupe, qui refuse la pressurisation et apprend à dire « non ». J’ai engagé des acteurs (Olivier Barthelemy, Corinne Maserio, Pascal Demolon, Sarah Suco, M’Barek Belkouk…) en cohérence avec le projet : des travailleurs-acteurs pour qui le sujet du film était plus important que leur image".

Le film, est drôle, mais il pose de vraies questions et donne à voir de graves dysfonctionnements. Il nous a fallu cinq années pour parvenir à cet équilibre scénaristique et pour
monter financièrement le projet.

Ces films populaires ne prennent pas les spectateurs pour des cons et s’intéressent à des protagonistes qui apprennent à reconquérir leur dignité en s’unissant et en luttant.

Une rébellion positive aujourd’hui essentielle.

http://www.huffingtonpost.fr/2015/01/21/film-discount-quotidien-caissieres-nouvelles-ouvrieres-specialisees-tertiaire_n_6507180.html?ir=France&ncid=fcbklnkfrhpmg00000001

"DISCOUNT", Le Film

NDR/BM:

Le film est une comédie, mais il aborde des sujets qui n’ont rien de drôle. En premier lieu, la peur panique de perdre son travail, le gaspillage alimentaire.

En fait les salariés (ceux du film, mais ils reflètent la vie réelle dans toute sa dimension) regardent la situation avec une grande lucidité. Leurs employeurs veulent les remplacer, du moins en partie, par un système d'encaissement automatique, et dans le même temps gaspillent sur une grande échelle les produits, qu'eux salariés ont du mal à acheter, de part un faible pouvoir d'achat. Il en est de même de la clientèle, en situation de précarité sociale, et économique.

Le parallèle entre leur propre situation, et le fait de ce gaspillage, établit un lien direct entre les décisions managériales les concernant par rapport aux nouvelles technologies, et la nourriture qu'ils doivent jeter. Ils ont conscience que leurs directions ne les considèrent ni ne les traitent mieux, en tout cas pas différemment que les produits qu'ils vendent, qu'ils mettent en rayon, qu'ils encaissent, ou qu'ils doivent jeter.
Il est aussi vrai, que lors des négociations avec leurs fournisseurs, les enseignes compriment tellement les prix, que là aussi elles méprisent celles et ceux qui produisent, élèvent, manufacturent, et livrent. Les salariés des fournisseurs ne son
t pas mieux traités que les leurs.

Dans les grandes enseignes , les salariés peuvent être défendus, et bénéficient de la présence d'organisations syndicales, de délégués, d'un CE, et d'un CHSCT, ce qui n'est pas le cas dans les magasins sous franchise,s ou en location gérance, où le salarié se trouve en confrontation directe avec son employeur, sans moyen de défense. Dans ces situations, les salariés n'ont d'autres choix que de soumettre, d'encaisser et subir, ou de se démettre...

BM

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