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Mardi 3 novembre 2009
Protestation contre un licenciement chez Lidl
Préparatrice de commande et cariste, Gwen, 31 ans, s'est vue reprocher "un manque de productivité", a-t-elle expliqué devant l'entrepôt où elle travaille depuis son ouverture il y a deux ans et
qui compte 170 salariés.
Il a été reproché à Gwenn de ne pas avoir réalisé 11 des 250 colis qu'elle doit préparer par heure, d'après le syndicaliste qui l'a représentée pendant son entretien préalable. Ces colis sont
destinés à près de 80 magasins Lidl de l'ouest de la France. "Je ne me tourne pas les pouces, et je ne suis pas la plus molle de mon entreprise", proteste-t-elle.
"J'ai trois enfants, une maison à payer et je vais être licenciée huit jours avant le treizième mois", raconte Gwen, qui dit se battre "pour ses enfants" et fait état de "démissions" parce que
"les gens craquent" sous les pressions.
"C'est la première fois qu'un licenciement de ce type arrive en France", assure le délégué syndical central.
La salarié licenciée, qui effectue actuellement son préavis, demande sa réintégration.
"S'ils licencient les gens qui travaillent comme elle il ne restera que six ou sept personnes dans l'entrepôt!", explique le délégué qui l'a assisté. Gwen craint de "servir d'exemple". "Ils me
licencient pour faire peur aux autres", a-t-elle ajouté car "tout le monde a peur".
Des propos relayés par les délégués syndicaux, dont certains sont venus de Lille, de Montpellier, de Strasbourg, ou encore de Rouen et évoquent l'"omerta" régnant dans la chaîne allemande de
distribution à bas prix.
Ni sur place, ni au téléphone, il n'a été possible d'entrer en contact avec la direction de la plate-forme.
lesechos.fr
source AFP
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