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  • : La Bataille continue - Le Blog-note InFOrmatif -Un blog d'actualités sociales, juridiques et syndicales pour communiquer, faire valoir et partager nos expériences au service des salariés de CPF, ex Dia devenue ERTECO.
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DROIT A L'IMAGE

Droit À L'image

Dans ce blog nous sommes amenés fréquemment à diffuser des images, des vidéos, voire des articles de presse, d'insérer des liens vers des documents,  et ceci afin d'étoffer et d'éclairer nos posts, en leur donnant plus de contenus, pour une meilleur compréhension.

Nous le faisons en respectant le plus possible le droit à l'image et le droit de propriété intellectuel suivant les lois en vigueur.

Néanmoins rien n'empêche les personnes ne désirant pas voir leur image diffusée de nous le signaler lors de la prise de vue.

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LES CHÔMEURS ET LES SALARIES

Le chômage massif constitue l’armée industrielle de réserve, plus son nombre est élevé, mieux ce sera pour le capitaliste qui pourra ainsi affirmer au prolétaire au cas où ce dernier refuserait de travailler, qu’il peut embaucher une personne à moindre coût moyennant le même travail étant donné que l’armée industrielle de réserve est importante.

Karl Marx

LES CHÔMEURS ET LES SALARIES

Les libéraux ne cessent de nous dire que tous les salariés et chômeurs sont libres et qu’on ne saurait les comparer à des serfs du Moyen-âge ou des esclaves de l’antiquité (ou du temps du commerce triangulaire ) et évoquer l’exploitation. Les individus – nous disent-ils – sont tout à fait libres, Libres de « choisir », de démissionner, d’aller travailler ailleurs.
On ne doit certainement pas vivre dans le même monde. Dans notre monde à nous, en période de crise et donc de surabondance des chômeurs ( qui comme on sait sont des agents économiques engagés dans une lutte à mort, dans une ère où règne l’individualisme), quel individu normalement constitué va se permettre de refuser un job alors qu’il doit rembourser le crédit de la maison, payer les multiples factures, subvenir à ses besoins et nourrir ses gosses ? Quel individu va se permettre de refuser – en période de crise – l’un des seuls jobs restants de la région ? Allons, allons… soyons un peu sérieux…
L’individu en question – et les libéraux le savent très bien, d’ailleurs tout le monde le sait… – sera dans l’obligation d’accepter ce job ainsi que le salaire, aussi modique soit-il, les horaires et les conditions fixées par son employeur, à plus forte raison dans une période de crise. Il ne pourra pas se permettre de faire la fine bouche parce que l’armée de réserve que constituent les innombrables bataillons de chômeurs ne manque pas.

« Quoi ?! vous ne souhaitez pas ces horaires irréguliers, décalés et cette mirobolante et coquette somme de 570 euros par mois sous le prétexte merdique que vous avez trois fillettes en bas âge ? Ah ces chômeuses ! que des privilégiées ! on vous offre du boulot et vous vous permettez de faire la fine bouche ! Madame, on fait pas d’humanisme ici.

C’en est déjà bien assez ! Si vous n’êtes pas contente, c’est votre problème. De toutes les façons, nous recevons chaque jour des courriers de chômeurs donc bon … »
D’un point de vue strictement légal donc, celui qui va vendre sa force de travail sera considéré comme libre et l’égal de l’employeur. Mais dans le réel, tel ne sera pas le cas, loin s’en faut. Prenons garde à ne pas souvent associer le réel et le Vrai au droit positif. Ici donc, c’est le détenteur des moyens de production qui domine.

Mais nous entendons déjà d’ici des clameurs au loin. Des indignations. Quoi ?! Comment ?! nous avons osé mettre en lumière ce qui se passe dans les coulisses (secret de polichinelle), nous avons osé contredire le Sacro-saint évangile libéral de la prêtraille du lucre. Voici que nous les entendons déjà nous ressortir le sempiternel argument sur la liberté véritable du travailleur en période de plein emploi, argument qu’on n’aurait – à ce qu’il semblerait – aucunement pris en compte.

Soit ! Analysons donc les arguments suivants de nos bons amis libéraux =

« Voyez-vous mon bon ami, ce que vous dites est certes vrai en période de crise économique, mais perd de sa pertinence en période de plein emploi, d’où – sauf votre respect – un certain simplisme dans vos propos. En effet, en période de crise économique, ceux qui vendent leur force de travail sont les maîtres du jeu. Vu qu’il n’y aura pas assez de main-d’œuvre disponible, les patrons vont certainement faire tout ce qui leur est possible pour attirer la main-d’œuvre, satisfaire les désirs les plus profonds des travailleurs : augmentations de salaire, primes, avantages en tout genre etc.. Comme il y aura toujours besoin de main-d’œuvre, le travailleur pourra démissionner et offrir sa force de travail à d’autres détenteurs des moyens de production. »

Argumentaire intéressant, mais chers lecteurs, est-il besoin de se laisser encore prendre par cette grossière félicitée temporaire ? Prenez garde ! Plus belle sera la soirée fortement alcoolisée, plus douloureuse sera la gueule de bois.

Comme vous le savez, en période d’embellie économique, c’est Production, Production, Production, Consommation, Consommation, Consommation.

Dans ce système, le coût d’un objet va varier dans le temps. Par exemple, si un smartphone coûte aujourd’hui une centaine d’euros, peut-être coûtera t-il 50 euros dans trois ans. Plusieurs raisons pour expliquer cet état de fait : innovations technologiques, concurrence (donc les vendeurs sont obligés de baisser les prix pour attirer les clients et ainsi écouler les marchandises), etc.

N’oublions pas que dans ce jeu, ce sont toujours LES PLUS GROS, ceux qui peuvent payer pour les brevets, inciter – via les pubs – les clients à consommer leurs produits, investir, délocaliser, obtenir des investissements conséquents des banques, qui sont et seront toujours les grands gagnants.

Les petits ou les perdants – déjà distancés technologiquement par les gros, le public s’intéressant toujours aux nouveautés, et du fait de la concurrence – vont donc s’évertuer à baisser les prix des produits. Or, dans chaque produit, il y a une infine part du salaire de l’employé, ainsi que le coût relatif à l’entretien de la machine, les matières premières, le transport, le profit de l’employeur etc. L’employeur ne pouvant se permettre de réduire les coûts relatifs à l’entretien de la machine, le coût des matières premières, etc, il s’ensuit donc qu’il va être contraint de se débarrasser de bon nombre de ses salariés et/ou baisser les salaires.
[ Le salaire, soit individuel d'un poste, sur un autre, ou sur la masse salariale de façon plus globale, constitue l’un des seuls coûts variables à la portée de l’employeur ]

Supposons qu’il licencie. Il va certainement demander aux salariés restants de produire davantage, de fournir une plus grosse charge de travail – à salaire identique ou moindre ( très forte forte probabilité !) – pour combler le départ forcé des autres salariés.

Les travailleurs, en sachant que l’entreprise ne se porte pas au mieux, vont certainement réduire leurs dépenses car l’entreprise pouvant faire faillite ou étant très affaiblie, il serait insensé d’entretenir le même train de vie qu’à l’accoutumée.
Mais du fait de la RÉDUCTION des dépenses du salarié qui est aussi un consommateur une moindre consommation commence à se faire jour, et s'installe dans la région, la ville, le pays tout entier.

Donc moins d’achats, et PLUS DE PERTES pour d’autres employeurs, parmi lesquels l’employeur de ces salariés. Le patron ne parvenant donc pas à vendre ses produits, du moins suffisamment pour escompter quelque bénéfice, il va encore baisser les prix (La concurrence l’y obligera aussi, car ce sera à qui vendra au plus bas prix à des consommateurs désormais appauvris ), ce qui va encore signifier des baisses des salaires, corrélées à une dégradation des conditions de travail, par manque de moyens et d'effectifs, des licenciements en pagaille. Départs non compensés, bine évidemment. Et ainsi de suite.
Il s’ensuit donc du fait de la perte de pouvoir d’achat des consommateurs – une ruine à court et moyen terme des petits artisans, commerçants, etc. Ce qui va aussi finir par affecter les gros employeurs qui vont licencier en pagaille, éventuellement délocaliser.

Et patatras ! C’est la crise (Nous ne parlons même pas des bulles financières, des crises bancaires, des variations dans le coût des matières premières etc.) Les petits et moyens sont emportés ! Et les gros vont fusionner pour devenir encore plus gros et/ou restreindre certains coûts, attendre que la crise passe… en sollicitant des cadeaux fiscaux, des avantages et plus de flexibilité pour rebooster l’économie.

Moins de consommation et plus de chômeurs, c’est moins de rentrées fiscales pour l’Etat. Et comme les gros n’auront de cesse de faire du chantage aux hommes politiques et de remplir des fleuves entiers de leurs larmes de crocodile pour payer moins d’impôts (compétitivité qu’ils disent…), ce sont les classes intermédiaires qui vont trinquer (énormément), ainsi que les classes populaires.

L'état va rogner sur les dépenses sociales, amoindrir les budgets de frais de santé, des services administratifs de contrôles (médecine et inspection du travail, contrôles sanitaires, entre autres) ce qui va affecter les plus faibles, celles et ceux qui sont déjà en situation de précarité.
Historiquement, ce sont toujours les PLUS GROS qui s’en sortent le mieux en période de crise. Ce seront donc encore les plus gros employeurs qui vont l’emporter et les salariés et les chômeurs seront les plus grands perdants.

D’autant plus que les chômeurs et les salariés ont tendance à se détester pour le plus grand bonheur des gros.

Les employeurs, qui pratiquent le dumping social, savent bien utiliser ces situations soit en employant des personnes qui ne sont pas en règle avec l'administration (étrangers sans papier), ne parlant pas notre langue, peu qualifiées, qu'ils sous-paient, sous-traitent socialement, soit ils vont chercher de la main d'oeuvre dans d'autres régions d'Europe, à moindre coûts, avec des règles sociales inférieures, ou ils délocalisent une partie du travail (exemple des abattoirs de volaille, ou de porc).

Les bénéfices et les dividendes continuent d'être engrangés, même, et surtout, ajouterai-je en période de crise.

« Ah ! Ces chômeurs, ils sont trop fainéants ! Ils pourraient faire des efforts pour trouver du boulot ! Ils ne pensent qu’aux allocs, ce sont des assistés, des tricheurs, des fraudeurs aux aides sociales ! »
« Ah ces étrangers, ils viennent voler nos jobs »; « » Ou « Ah ces étrangers, ils bossent pas et profitent allègrement des allocs »
« Ah les salariés français ne sont que des râleurs qui bossent pas assez » ...

Assez marrant cette propension qu’à l’opprimé à en vouloir à d’autres opprimés. Quand un usager/client sera fortement mécontent d’un service, d’un surcoût ou d’un manque d’information, il aura tendance à engueuler la pauvre employée ( serveuse, conseillère clientèle d’un call-center, la pauvre étudiante qui travaille au Mcdo pour survivre et financer ses études, qui est débutante et qui n’en peux plus à tel point qu’elle est sur le point de s’effondrer en larmes etc.) plutôt que s’en prendre à la direction, aux cadres dirigeants…

Donc, même en période de plein emploi, le salarié ne sera maître du jeu que temporairement ( A noter que du temps de l’Europe prospère, des trente glorieuses et donc d’une période de relative plein emploi, une grande partie de la population mondiale vivait – et vit toujours – dans une indigence extrême. Nous vivons toujours dans un système, qui ressemble par bien des aspects au système esclavagiste athénien ou romain : Une minorité vit toujours aux dépens d’une immense majorité. Et dans cette minorité, il y a une ultra-minorité qui concentre toutes les richesses…)

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