Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : FO CPF (ex Dia) Distribution
  • FO CPF (ex Dia) Distribution
  • : La Bataille continue - Le Blog-note InFOrmatif - Un blog d'actualités sociales, juridiques et syndicales pour communiquer, faire connaître et partager nos expériences au service des salariés de la grande distribution et du commerce. En général. faire valoir les positions syndicales de FO sur l'actualité sociale, tant Française qu'Internationale.
  • Contact

Profil

  • @ FO CPF system publication
  • Recherche, Analyse, Etude, Communication, Information, Expressions, Actualités  syndicales, juridiques, et sociales. Engagé pour l'égalité des Droits, pour un syndicalisme libre, indépendant, responsable et solidaire, au service des salariés
  • Recherche, Analyse, Etude, Communication, Information, Expressions, Actualités syndicales, juridiques, et sociales. Engagé pour l'égalité des Droits, pour un syndicalisme libre, indépendant, responsable et solidaire, au service des salariés

Que signifie communiquer ? demanda le petit prince.


"C'est une chose trop oubliée, ça signifie créer des liens, 
répondit le renard."


Le Petit Prince de Antoine de Saint-Exupéry

 

Le Blog-master (BM) se réserve le droit de suspendre, d'interrompre, ou de rejeter  la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers, d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, ou serait de nature ou à caractère diffamatoire, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises, qui n'engagent que leurs auteurs.

FO, Libre Independant Déterminé

 


Lanceur d'alerte


Un lanceur d'alerte est toute personne, groupe ou institution qui, voyant venir un danger, un risque ou un scandale, adresse un signal d'alarme et, ce faisant, enclenche un processus de régulation, de controverse ou de mobilisation collective

 Libres, Indépendants, Déterminés et Solidaires Ensemble. Communication, Information et Expression directe de l'actualité sociale, économique et syndicale de FO CPF et des salariés du commerce et de la Grande distribution.

Pages Du Blog-Note Informatif

 

Pour le  REPOS DOMINICAL pour tous en même temps

DROIT A L'IMAGE

Droit À L'image

Dans ce blog nous sommes amenés fréquemment à diffuser des images, des vidéos, des photos, voire des articles de presse, d'insérer des liens vers des documents,   ceci afin d'étoffer et d'éclairer nos posts, en leur donnant plus de contenus, pour une meilleure compréhension.

Nos sources sont toujours citées.

Nous le faisons en respectant le plus possible le droit à l'image et le droit de propriété intellectuel suivant les lois en vigueur.

Néanmoins rien n'empêche les personnes ne désirant pas voir leur image diffusée de nous le signaler lors de la prise de vue.

Sans manifestation de leur part, nous considérerons leur consentement présumé.

Merci

BM

Militons ensemble - adhérez à FO

 

La liberté syndicale ne s'use que quand on ne s'en sert pas !

Adhésion à Force-Ouvrière, suivre le lien

http://www.force-ouvriere.fr/adherer

FO CPF CONTACT REGION

Eric   Centre    06 85 15 20 73
François   Nord    07 50 49 09 04

Fréderic   DSN FO CPF   06 87 21 72 94
Sofiane   Est & RA    06 61 50 67 96
Faiçal   Sud    06 22 57 50 64
Nadine   Paris Centre   06 36 97 10 40
Nathalie  UD FO 62   06 30 60 74 70

 udfo62@force-ouvriere.fr

Reda Sud 06 29 38 30 49

Sandrine Sec CE Paris   06 98 43 61 93
Cyril DSC FO CPF   06 25 56 84 86

 

/ / /
Le Vatican publie l’encyclique Rerum Novarum du pape Léon XIII. Elle fixe la doctrine sociale de l’Église.

Le Vatican publie l’encyclique Rerum Novarum du pape Léon XIII. Elle fixe la doctrine sociale de l’Église.

L'"autogestion" prônée par la CFDT est directement inspirée par cette doctrine. 

L'"autogestion" prônée par la CFDT est directement inspirée par cette doctrine. 

15 mai 1891

 

Vatican 

 

Le Vatican publie l’encyclique Rerum Novarum du pape Léon XIII. Elle fixe la doctrine sociale de l’Église.

 

 Elle constitue le texte inaugural de la doctrine sociale de l'Église catholique. 

 

On peut y lire:

 

« Il y aura toujours entre les citoyens des inégalités de conditions sans lesquelles une société ne peut exister ni être conçue »ou« le travail est une nécessité, imposée comme une expiation et accompagnée de souffrances ».

 

 

S'inspirant des réflexions (notamment les travaux de l'union de Fribourg) et de l'action des chrétiens « sociaux », l'encyclique, écrite face à la montée de la lutte des classes, condamne «la misère et la pauvreté qui pèsent injustement sur la majeure partie de la classe ouvrière » tout autant que le « socialisme athée ». 

 

Elle dénonce également les «excès» du capitalisme et encourage de ce fait le syndicalisme chrétien et le catholicisme social contre les progrès du syndicalisme lutte des classes et du socialisme. 

 

L’encyclique est à l’origine de la fondation de syndicats et de partis chrétiens, comme la CFTC en France.

 

Parallèlement elle est aussi à l’origine de la doctrine politique et sociale corporatiste. Le corporatisme est la défense d'une organisation économique, sociale, voire politique, reposant sur des corporations professionnelles. 

 

Elle est apparue à la fin du XIXe siècle dans les milieux chrétiens « sociaux » en recherche d'une « troisième voie » socio-économique, entre le capitalisme libéral et les idéologies révolutionnaires (marxisme, anarchisme, etc.). 

 

L'idéologie corporatiste a connu une grande vogue dans les années 1930, permettant de faire la synthèse de plusieurs mouvements d'apparence divergente : Le néo-traditionalisme prôné par l'extrême droite (Action française, Jeune droite, les non-conformistes des années 30, la Phalange nationale au Chili, le néo-socialisme en France, le planisme d’Henri de Man en Belgique, etc.). 

 

Il s'agit là de renouer avec une société organique, dans laquelle les individus ne sont plus des nomades isolés et concurrents, comme dans le libéralisme, mais les composants d’un seul corps dont chacun a sa place et un rôle à jouer pour le bien de l'ensemble. 

 

Les syndicats deviennent ainsi des « corps intermédiaires » destinés à jouer un rôle de modération, d’encadrement des salariés et de transmission de la bonne parole gouvernementale et patronale qui œuvre pour le « bien commun ».

 

Parmi les mouvements corporatistes et non-conformistes, beaucoup se sont rapprochés, temporairement ou non, de certaines formes de fascisme. 

 

Un certain nombre ont été en France des soutiens du Régime de Vichy qui prônait ouvertement ce mode d'organisation de la société, mise en œuvre dans la «Charte du Travail ». 

 

C’est en Italie, avec la Chambre des Corporations de Mussolini, au Portugal avec Salazar, en Allemagne avec le « Front du Travail » d’Hitler, que ces théories ont connu leurs principaux développements.

 

Par la suite, ces préceptes ont encore été utilisés par le général de Gaulle pour son « Association Capital-Travail », (la «participation des travailleurs à la gestion»), et sa tentative de création en 1969 d’un sénat socio-professionnel. 

 

Les partisans du corporatisme social et de la doctrine sociale de l’Eglise dont il est issu, après avoir transité par le Mouvement Républicain Populaire après la Libération, un certain nombre de clubs, dont le club Jean Moulin, se retrouvent aujourd’hui, tant à droite qu’à gauche, notamment pour la France, au parti socialiste et à la CFDT. 

 

L'"autogestion" prônée par la CFDT est directement inspirée par cette doctrine. 

 

Le mouvement « En marche » d’Emmanuel Macron, un disciple d’Emmanuel Mounier, (l’un des partisans de la doctrine sociale de l’Eglise), apparaît comme une recherche de synthèse entre ces différents mouvements corporatistes de droite et de gauche, pour une plus grande efficacité.

L’encyclique est à l’origine de la fondation de syndicats et de partis chrétiens, comme la CFTC en France.

L’encyclique est à l’origine de la fondation de syndicats et de partis chrétiens, comme la CFTC en France.

Le mouvement « En marche » d’Emmanuel Macron, un disciple d’Emmanuel Mounier, (l’un des partisans de la doctrine sociale de l’Eglise), apparaît comme une recherche de synthèse entre ces différents mouvements corporatistes de droite et de gauche, pour une plus grande efficacité.

Le mouvement « En marche » d’Emmanuel Macron, un disciple d’Emmanuel Mounier, (l’un des partisans de la doctrine sociale de l’Eglise), apparaît comme une recherche de synthèse entre ces différents mouvements corporatistes de droite et de gauche, pour une plus grande efficacité.

Repost 0
@ FO CPF system (BM) @ FO CPF system publication - dans Histoire sociale histoire Notre histoire Histoire InFO Dia - Social SOCIETE
/ / /
7 mai 1932 Mort d’Albert Thomas

7 mai 1932 Mort d’Albert Thomas

7 mai 1932 Mort d’Albert Thomas

 


Issu du peuple, Albert Thomas garda jusqu’à la fin des liens intimes avec la classe ouvrière. Il se destinai à la carrière de l’enseignement et, en même temps, il s’intéressa aux problèmes sociaux et syndicaux.

 

Doué d’un réel talent d’écrivain, il publia son premier livre sur La Russie colonisatrice et après un séjour en Allemagne, il écrivit Le Syndicalisme allemand, qui atteste l’acuité de son jugement et la sûreté de son information. Dans la série de L’Histoire socialiste, dirigée par Jean Jaurès, Albert Thomas rédigea le tome sur Le Second Empire. Puis il donna une Histoire anecdotique du Travail.

 

Lorsque Jean Jaurès fonda L’Humanité, Albert Thomas en fut un des principaux collaborateurs. En 1905, il fonda La Revue Syndicaliste pour l’étude et la confrontation des courants d’idées et des diverses tendances sociologiques qui passionnèrent son temps.

 

Au cours de la Première Guerre mondiale, nommé sous-secrétaire d’État aux munitions, puis ministre de l’Armement, il préconisa une politique de hauts salaires pour assurer à la classe ouvrière plus de bien-être.

 

Il participa à la Conférence de la Paix, en 1918, à l’élaboration des clauses sur l’Organisation du travail, à cette partie XIII du Traité de Versailles, avec Léon Jouhaux.

 

La section XIII du Traité de Versailles prévoyait, en outre, la création d’un Bureau International du Travail. Et c’est à la réunion de la Conférence de Washington (novembre 1919) qu’Albert Thomas fut désigné pour le poste de directeur du BIT.

 

Dès son installation, à Genève, en janvier 1920, Albert Thomas, avec intelligence et une volonté ardente organisa le Bureau International du Travail dont le but fondamental était d’établir des statistiques et une documentation complète sur la situation économique et sociale de la classe ouvrière à travers le monde, en suite d’obtenir des États membres le relèvement de la condition ouvrière et l’extension de la législation sociale.

 

 

Sous la direction d’Albert Thomas, en douze ans, la Conférence du Travail a voté trente et une conventions et donné son accord à 450 ratifications.

 

Jamais le BIT n’aurait pu les obtenir sans les actions vigoureuses et les interventions personnelles d’Albert Thomas.

 

 

« Je cours à travers les pays et les continents, de Berlin à New York, à Buenos Aires ou à Rio de Janeiro, disait-il. Heureux, si j’ai pu voir un peu plus clair dans les situations nationales et les problèmes internationaux et si je peux rapporter quelques ratifications, des conventions internationales ou quelque projet de législation nationale qui marque un tout petit progrès vers la juste et pacifique organisation du monde. »

 

 

Toute son activité au BIT était imprégnée de ces deux grandes et essentielles préoccupations de sa vie : « La morale internationale, disait-il encore, naîtra des solidarités effectives que bon gré, mal gré, la misère et la souffrance imposent aux peuples ; elle naîtra aussi de la foi fervente, de l’espérance inlassable de ceux qui se sont dévoués, jusqu’à l’épuisement de leur être physique, à la grande cause de la paix et de la civilisation. »

 

 

« Sous Albert Thomas, écrivit, Léon Jouhaux, le BIT est devenu l’organisme qu’il devait être ; sans lui, il n’eût été qu’une bureaucratie médiocre et sans initiatives. Il fallait la volonté égale, l’opiniâtreté puissante d’Albert Thomas pour éviter un avortement total d’une grande entreprise, née de la pensée du syndicalisme français. »

 

Article de Théodore Beregi, paru dans Force Ouvrière n°584, daté du 2 mai 1957.

 

7 mai 1932  Mort d’Albert Thomas
7 mai 1932  Mort d’Albert Thomas
Repost 0
@ FO CPF system (BM) @ FO CPF system publication - dans Histoire sociale histoire Notre histoire Histoire Hommage
/ / /

2ème article complémentaire, qui inclut le texte adopté

La Charte d’Amiens (2ème article complémentaire, qui inclut le texte adopté)

La Charte d’Amiens


Le texte dit "charte d’Amiens" est un texte adopté par le congrès de la CGT en 1906 à Amiens. A l’époque on appelait ça un "ordre du jour".

 

Il fait suite à un débat qui a agité la confédération : le syndicalisme doit-il lier son action, et son destin, aux partis politiques, en l’occurrence à l’époque au Parti Ouvrier Français de Jules Guesde.

 

La réponse du congrès fut : non.

 

Cette Charte est donc celle de l’indépendance syndicale, mais pas seulement : elle fixe les tâches du syndicalisme, la fameuse "double besogne" : conquérir des améliorations immédiates, et préparer l’émancipation des travailleurs.

 

Par fidélité à l’indépendance syndicale, les militants de la CGT qui refusaient la mainmise du Parti Communiste Français sur la CGT ont provoqué en 1947 une scission d’où est née la CGT-FO, c’est-à-dire FORCE OUVRIERE.

 

Depuis plus de 60 ans, FO continue la CGT originelle en étant fidèle dans sa pratique à la Charte d’Amiens.

 

Léon Laurent, délégué de la Bourse du Travail de Cherbourg, fut l’un des signataires de "l’ordre du jour" proposé au congrès par quelques délégués dont Niel et Pouget.

Les grandes dates du mouvement syndical  en France

Les grandes dates du mouvement syndical en France

FO C'EST QUOI?

 


FO est un syndicat qui puise son origine dans la première Confédération interprofessionnelle, créée à Limoges en 1895, qui se nommait : Confédération Générale du Travail. Cette “CGT”, à l’époque, avait pour seul objet, la défense des intérêts des salariés.

 

Par la suite, ce syndicat a subi l’influence politique des communistes, qui provoqua plusieurs scissions. Tous ceux qui étaient attachés à l’indépendance syndicale condamnèrent et refusèrent la politisation de la CGT et sa soumission au Parti Communiste Français.

 

C’est alors, par conviction, qu’ils créèrent (avril 1948) la Confédération Générale du Travail FORCE OUVRIERE (CGTFO).

 


Mais pourquoi avoir conservé le sigle CGT ?

 

Bien sûr, par fidélité à l’idéal de liberté et d’indépendance syndicale, qui était à l’origine de la création du mouvement syndical interprofessionnel, mais aussi pour garder ses racines et continuer le véritable syndicalisme indépendant.

 

Aujourd’hui FO - historiquement et juridiquement la CGTFO - est le seul syndicat français libre et indépendant à l’égard du patronat, des gouvernements, des partis politiques et, de façon générale, de toute influence extérieure au syndicat, dans le respect de la Charte d'Amiens.

La Charte d’Amiens (2ème article complémentaire, qui inclut le texte adopté)
Repost 0
@ FO CPF system (BM) @ FO CPF system publication - dans Histoire sociale histoire Notre histoire Histoire
/ / /
Le 1er mai est donc surtout une journée de commémoration, de revendications.

Le 1er mai est donc surtout une journée de commémoration, de revendications.

La fête des travailleurs et non la fête du travail

La fête des travailleurs et non la fête du travail

Historique du 1er mai

 


La fête des travailleurs et non la fête du travail

 


Le 1er mai c’est avant tout la fête des travailleurs qui est la commémoration des dizaines de morts qui sont tombés en 1886 à, Chicago lors de la manifestation pour revendiquer mais aussi à Fourmies (59), et non la fête du travail.

 

Fourmies, La manifestation fusillée

 

 

Le 1er mai 1891.

 

Ce jour-là, la troupe met fin dans le sang à une manifestation pacifique d'ouvriers/ères clamant : « C'est les huit heures qu'il nous faut ! ». Le bilan est de neuf morts et de 35 blessé-e-s. 

 

Vieille cité industrielle du Nord de la France, la ville de Fourmies atteint son apogée industrielle et démographique à la fin du 19e siècle grâce au textile. Elle compte alors 15 000 habitants, en majorité des ouvriers.

 

La distance la séparant de Paris n’est que de 200 km. Les journées des ouvriers étaient fréquemment de onze heures, le travail des filatures de laine très insalubre et dangereux, les patrons venaient de réduire les salaires. Et surtout la classe ouvrière se manifestait de plus en plus, à Fourmies comme partout ailleurs, ses organisations et sa conscience grandissant.

 

 

À plusieurs reprises, des grèves éclatent, en particulier le 1er mai.

 

En effet, à la suite du massacre de Haymarket Square à Chicago, consécutif à une manifestation pour la journée de 8 heures, l'Internationale ouvrière décide de créer, en juillet 1889, une « journée internationale de revendication des travailleurs » le 1er mai.

 

 

Cette année 1891 à Fourmies, une série de grèves eurent lieu dans les filatures et furent créés les premiers syndicats et groupes du Parti Ouvrier.

 

En avril, Paul Lafargue, un dirigeant socialiste, était venu faire des conférences à Fourmies et aux alentours, réunissant plusieurs centaines d'ouvriers et renforçant encore le moral de la poignée de militants locaux.

 

Les socialistes guesdistes, bien implantés localement, appelaient à la grève générale et à la manifestation le 1er mai.

 

L'appel publié par le Parti Ouvrier en avril affirmait :

 

« Le 1er mai, les frontières se trouveront effacées et dans l'univers entier on verra uni ce qui doit être uni, et séparé ce qui doit être séparé : d'un côté les producteurs de toute richesse, que sous couleur de patriotisme on cherche à jeter les uns contre les autres ; de l'autre les exploiteurs de tout ordre. »
 

 

 


L’histoire du 1er mai a commencé à une époque où la précarité du travail était totale.

 


C’est aux Etats-Unis, en 1886, plus précisément en Pennsylvanie et dans l’état de New-York, que chaque 1er mai avait lieu un bouleversement général de la classe ouvrière du fait du renouvellement des contrats de travail pour une durée de un an.

 


C’est ainsi que le terme des contrats de location des maisons et appartements étaient également renouvelés. En fait, c’était une remise en cause des conditions de vie de toutes les familles à la même date.

 

C’est en 1884 que les syndicats américains décidèrent d’imposer par la grève qu’à partir du 1er mai 1886 la durée d’une journée de travail serait de huit heures.

 


En ce samedi 1er mai 1886 des centaines de milliers d’ouvriers défilèrent dans tout le pays pour cette seule revendication. Exemple à Chicago, quelques quarante mille ouvriers sont en grève.

 

Le 3 mai un affrontement oppose les briseurs de grève aux grévistes d’une usine de matériel agricole et fait malheureusement 4 morts. Un meeting est organisé le lendemain. Alors que les derniers manifestants se dispersent, une bombe éclate. Des dirigeants anarchistes de Chicago seront arrêtés et condamnés à mort.

 

Dès 1889, lors d’un congrès ouvrier, est déclaré qu’il sera organisé une grande manifestation internationale à date fixe, de manière que, dans tous les pays et dans toutes les villes, le jour convenu, les travailleurs mettent les pouvoirs publics en demeure de réduire légalement à huit heures la journée de travail.

 


Cette date ce fut le 1er mai. Une date symbole.

 


Depuis, le 1er mai accompagne chaque année le mouvement général du progrès social et des conquêtes ouvrières.

 


Quand la journée de revendication devint "fête du travail"

 


Au fil des années, le retentissement fut tel que les régimes totalitaires voulurent s’emparer du symbole. Le régime de Vichy enveloppa le sang et la lutte associée au 1er mai dans les drapeaux, de ce que le Maréchal Pétain appellera « la fête nationale du travail ».

 

En effet le Maréchal ne pouvait tolérer les manifestations d’indépendance. Au lieu de faire tirer sur les défilés syndicaux, il transforma par la loi la lutte en réjouissances insipides.


La devise de Pétain était : "Travail, Famille, Patrie".

 


C’est le 1er mai 1941 que cette journée a été ravalée au rang d’une distraction. Le même jour, le Maréchal exposait les principes de la charte de travail, qui emprisonne les relations sociales dans un corporatisme à la française.

 

L’année précédente, le 16 août 1940, le gouvernement de collaboration publiait une loi interdisant les confédérations syndicales. Il fallait que les intérêts particuliers des classes sociales ne puissent s’exprimer.

 

En 1937, l’État accordait un jour férié, de fait les fonctionnaires n’auraient plus à faire grève pour manifester le 1er mai. Déjà le 1er mai 1921 était déclaré par l’Action française, ennemis du syndicalisme, les prémices de la co-gestion telle que pratiquée aujourd’hui chez nos voisins allemands.

 

Vingt ans plus tard, sous l’œil attentif de l’armée allemande, la Charte du Travail établit un système de corporations ouvrières et patronales intégrées au sein même de l’Etat de Vichy.

 


A la libération, tout cet édifice, déjà chancelant, fut balayé.

 


LES SYMBOLES

 


La date, le muguet, l’églantine.

 


L’églantine, cette rose sauvage symbole de la Révolution française, connaît un sérieux rival, le muguet, qui a pour lui de fleurir juste au Premier mai. Dès 1913, les artistes vont le cueillir dans les bois de Chaville... et les midinettes en raffolent.

 

Après la Première Guerre, la grande presse organise la promotion systématique du muguet blanc contre la rouge églantine, tout comme la presse allemande encourage l’edelweiss et la Démocratie chrétienne italienne l’œillet blanc...

 


C’est sous Vichy que le muguet détrônera finalement l’églantine, que personne ne songera plus à remettre à l’honneur ensuite. Il est vrai que le Premier mai, fête urbaine aux allures champêtres, est tributaire de l’environnement : l’urbanisation et le remembrement font disparaître les haies qui fournissaient aux habitués des "barrières" leur églantine, tandis que le muguet se cultive, et se vend...

 


Cependant le 1er mai restera férié et la grève sera rendue impossible ce jour-là.

 


Beaucoup de personnes, de politiques ont dénaturé cette journée à commencer bien sûr par le gouvernement de Vichy qui avait pour devise : travail, famille, patrie.

 

En tout état de cause il est plus que déplorable pour ne pas dire scandaleux que les partis politiques et quel qu’ils soient, récupèrent cette journée symbole de commémoration des travailleurs car cette journée n’appartient qu’à eux seul.

 


Le 1er mai est donc surtout une journée de commémoration, de revendications.

 

 

Le 1er mai sera retenu par les syndicats du monde entier comme journée internationale de revendications et de solidarité.

 

BM

Publication FO CPF

 

Fourmies, La manifestation fusillée

Fourmies, La manifestation fusillée

Le 1er mai est donc surtout une journée de commémoration, de revendications.

Le 1er mai est donc surtout une journée de commémoration, de revendications.

Le 1er mai sera retenu par les syndicats du monde entier comme journée internationale de revendications et de solidarité.

Le 1er mai sera retenu par les syndicats du monde entier comme journée internationale de revendications et de solidarité.

 L’églantine, cette rose sauvage symbole de la Révolution française

L’églantine, cette rose sauvage symbole de la Révolution française

Repost 0
@ FO CPF system (BM) @ FO CPF system publication - dans Histoire sociale histoire Notre histoire Histoire Hommage
/ / /
28 avril 1954  Mort de Léon Jouhaux

28 avril 1954

 

 

Mort de Léon Jouhaux

 


De sa naissance, le 1er juillet 1879 à Paris, à la vice-présidence de la Confédération internationale des syndicats libres, le parcours de Léon Jouhaux a été considérable et unique. Il a marqué très fortement de son empreinte le syndicalisme indépendant de notre pays et la paix dans le monde, pour en recevoir le prix Nobel le 10 décembre 1951.

 


Sa prise de conscience de la force de l’économie et sa reconnaissance au plan international lui ont valu des critiques fortes des staliniens.

 


Et pourtant, sous sa responsabilité, on ne compte plus ce que le syndicat réformiste de progrès a obtenu avec et pour les travailleurs et les salariés :

 

  • la journée de huit heures,

  • les retraites ouvrières,

  • la création des assurances sociales,

  • la naissance du conseil national économique,

  • l’élection du délégué d’atelier,

  • les congés payés (12 jours),

  • la semaine de 40 heures,

  • la nationalisation des industries clés,

  • le contrôle économique ouvrier,

  • le paritarisme,

  • les conventions collectives,

  • la procédure de conciliation et la prolongation de la scolarité.


 

Tel est le bilan des victoires de l’organisation syndicale aux destinées de laquelle il présidait.

 

Ces victoires, il les a acquises sans jamais se départir de ce qui faisait sa raison d’être : l’indépendance totale à l’égard des partis politiques.

 

En une phrase, s’il fallait traduire sa démarche originelle, autodidacte et profonde, sa fidélité, toute sa vie syndicale, toute sa vie, on ne devrait retenir que son expression de 1927 :

 

« le syndicalisme, il est ma foi, il est ma religion, il est mon idéal. J’ai foi en la classe ouvrière, je suis d’elle, je me suis élevé avec elle, c’est elle qui m’a formé : la trahir, jamais. »

28 avril 1954  Mort de Léon Jouhaux
28 avril 1954  Mort de Léon Jouhaux
28 avril 1954  Mort de Léon Jouhaux
Repost 0
@ FO CPF system (BM) @ FO CPF system publication - dans Histoire sociale histoire Notre histoire Histoire Hommage Notre histoire Hommage L. Jouhaux
/ / /
La lutte qu’il a menée pendant quarante ans pour les revendications ouvrières ne fut pas vaine puisqu’elle a abouti à de magnifiques résultats.

La lutte qu’il a menée pendant quarante ans pour les revendications ouvrières ne fut pas vaine puisqu’elle a abouti à de magnifiques résultats.

Il joua un rôle important dans l’éducation syndicale des travailleurs du Livre en formant leur conscience et par son constant désir de perfectionnement il combattait l’ignorance, les faiblesses et les maux.

Il joua un rôle important dans l’éducation syndicale des travailleurs du Livre en formant leur conscience et par son constant désir de perfectionnement il combattait l’ignorance, les faiblesses et les maux.

20 avril 1851

 

Naissance d’Auguste Keufer

 

Édouard Dolléans me disait que Keufer avait de belles vertus humaines et une personnalité mise en relief par ses activités multiples et son noble idéalisme.

 


La lutte qu’il a menée pendant quarante ans pour les revendications ouvrières ne fut pas vaine puisqu’elle a abouti à de magnifiques résultats.


Le syndicalisme pour Keufer n’était pas seulement un principe, mais une arme puissante dont il se servit contre le capitalisme pour changer la condition de vie des travailleurs du Livre.

 


Il quitte l’Alsace à 19 ans, après l’invasion de 70 et travailla comme typographe dans plusieurs villes. La vie des ouvriers était pénible à l’époque. Il se joignit à ses compagnons qui se révoltaient de leur misère et pour demander un salaire plus équitable.

 


Son œuvre syndicale débuta après la grève parisienne de 1878, par l’organisation des travailleurs du Livre. L’intelligence et la ténacité avec lesquelles il accomplissait son travail difficile et délicat lui gagnèrent la confiance et l’admiration de ses compagnons.

 


Le Congrès constitutif de la Fédération du Livre en 1881 le désigna au Comité central. Plus tard, en 1884, il fut nommé secrétaire général de la Fédération dont il devint l’ardent animateur. Son activité consistait dans propagation des principes syndicalistes et dans la création des sections locales.

 

D’esprit pratique, il recherchait l’utilité de toutes ses actions. Ennemi de la violence et de la démagogie périlleuse et guidé par son bon sens et par son amour de la justice, il essayait de résoudre les conflits corporatifs par la conciliation. Il admettait la grève que lorsqu’elle était inévitable.

 

 


Au cours de sa vie militante, Keufer connut les critiques injustes et les obstacles qu’il surmonta toujours par son dévouement à la cause de la classe ouvrière.

 


En 1886, quand il y eut la scission dans la section parisienne de la Fédération du Livre, Keufer employa toute son énergie pour rétablir la situation et si cette Fédération devint une organisation importante, c’est grâce à lui.

 

Par son esprit de décision et sa fermeté, il était un exemple pour ceux qui devaient continuer son œuvre. partout, il était à la hauteur de son tâche.

 

Il participa dans le Conseil supérieur de l’Enseignement technique avec l’intention de développer la valeur professionnelle des travailleurs. Vice-président du Conseil supérieur du Travail, il s’occupa de la protection des femmes et des enfants à l’usine ; proposa des mesures contre les accidents du travail, et fit adopter la loi de 8 heures, la loi sur les assurances sociales.

 


Ce grand syndicaliste, dont l’activité était basée sur l’utilité de l’expérience, était aussi un idéaliste qui croyait dans les bienfaits du progrès.

 

Influencé dès sa jeunesse par la philosophie positiviste d’Auguste Conte, il comptait transformer la société par le perfectionnement moral de l’individu en développant en lui le sentiment de la liberté et de la justice. Il croyait que la réforme de la moralité de la conscience et des idées était plus susceptible de modifier l’organisation sociale que la réforme des lois.

 


Dans la lutte, la sagesse et la détermination le conduisaient ; hostile aux vagues formules, il s’efforçait de convaincre ses adversaires par des arguments pertinents.

Sans haine et sans rancune, il agissait toujours dans un esprit de fraternité et de courtoisie et désirait qu’il y eût entre les ouvriers une sympathie et une compréhension réciproques.

 


Il joua un rôle important dans l’éducation syndicale des travailleurs du Livre en formant leur conscience et par son constant désir de perfectionnement il combattait l’ignorance, les faiblesses et les maux.

 


En 1895, Keufer prit part à la constitution de la Confédération Générale du Travail et jusqu’à sa mort il resta attaché à la CGT.


Keufer demeure une belle preuve de courage, d’intelligence et de dévouement au service de la classe ouvrière.

 

 

Article de Théodore Beregi paru dans Force Ouvrière n°686, daté du jeudi 30 avril 1959.

Keufer demeure une belle preuve de courage, d’intelligence et de dévouement au service de la classe ouvrière.

Keufer demeure une belle preuve de courage, d’intelligence et de dévouement au service de la classe ouvrière.

Repost 0
@ FO CPF system (BM) @ FO CPF system publication - dans Histoire sociale histoire Notre histoire Histoire Hommage
/ / /
Le 08 avril 1948    Mort de Paul Delesalle

Le 08 avril 1948 Mort de Paul Delesalle

Paul Delesalle

 

Très jeune, il s’oriente vers l’anarchisme. Sa participation au mouvement libertaire, à Paris, est attestée à partir de 1891. En 1893, il adhère à la Chambre syndicale des ouvriers en instruments de précision de Paris. Il milita dans l'organisation syndicale.

 

Proche de l'anarchiste Jean Grave, en 1897 il devient secrétaire adjoint de la Fédération des Bourses du travail, en même temps que secrétaire adjoint de la CGT. Il participe au congrès d'Amiens à l'écriture de la charte d'Amiens et est considéré comme un des fondateurs de l'anarcho-syndicalisme.

 

À partir de 1907, Delesalle devient éditeur et il publiera de nombreux ouvrages et brochures syndicalistes et anarchistes jusqu'à sa mort. Il avait ouvert une librairie militante, rue Monsieur-le-Prince au Quartier Latin.

Georges Sorel, qui fut son ami, s'y rendait souvent pour causer.

 

 

Ébloui par la révolution russe, il adhère au Parti communiste à ses débuts, tout en restant syndicaliste révolutionnaire et libertaire, puis le quitte rapidement.

En 1932, victime d'une crise dépressive, il vend sa librairie et se retire dans une modeste maison à Palaiseau, où entouré de ses livres, il se consacre à des ouvrages d'histoire sociale.

De 1935 à 1944, il est adhérent de la SFIO.

 

L'historien français Jean Maitron lui a consacré une biographie intitulée Paul Delesalle - Le syndicalisme révolutionnaire (Éditions Ouvrières, 1952, 170 p ; nouvelle édition : Fayard, 1985, 207 p).

 

Sa sœur cadette, Marguerite Delesalle, fut une actrice de théâtre célèbre sous le nom de Monna Delza.

08 avril 1948  Mort de Paul Delesalle

Le 08 avril 1948

 

Mort de Paul Delesalle


Très jeune, il prit part à l’action revendicative de la classe laborieuse. Intelligent, probe et actif, Delesalle avait les qualités d’un vrai militant. Guidé par ses convictions libertaires, il étudia dans les Temps Nouveaux et dans la Voix du Peuple, les problèmes de la condition ouvrière.

 

Comme secrétaire adjoint de la Fédération des Bourses et simultanément secrétaire général adjoint de la CGT, Delesalle participait au début du siècle, à toutes les grandes actions du mouvement syndical.

 

Il soutint le principe de la grève générale, fut un des artisans de l’Unité de la Fédération des Bourses et de la CGT, lutta pour la journée de 8 heures et le repos hebdomadaire.

 

En outre, il mena une propagande antimilitariste passionnée et courageuse. Il fut plusieurs fois emprisonné pour ses idées révolutionnaires et pour sa propagande corporative.

Bien qu’après dix ans de vie militante Delasalle démissionna en 1908, il n’en reste pas moins une des plus grandes figures du mouvement syndical français.

Quelques bourses du travail, Paris, Lyon, Toulon,......
Quelques bourses du travail, Paris, Lyon, Toulon,......
Quelques bourses du travail, Paris, Lyon, Toulon,......
Quelques bourses du travail, Paris, Lyon, Toulon,......

Quelques bourses du travail, Paris, Lyon, Toulon,......

08 avril 1948  Mort de Paul Delesalle
Repost 0
@ FO CPF system (BM) @ FO CPF system publication - dans Histoire sociale histoire Notre histoire Histoire Hommage
/ / /
29 mars 1896  Mort de Léo Frankel
29 mars 1896  Mort de Léo Frankel

29 mars 1896

Mort de Léo Frankel


Défenseur courageux et opiniâtre de la classe ouvrière, Léo Frankel fut membre de la Commission du Travail d’abord, puis délégué au ministère du Travail et à l’Echange pendant la Commune de Paris.

On peut le considérer comme un des premiers législateurs des revendications et des droits ouvriers.

 

Il préconisa la collaboration étroite entre la Commune et les corporatives ouvrières. Jugés aujourd’hui, ses projets de lois, restés sans application à cause de la défaite de la Commune et ses décrets, signés par lui et promulgués en faveur des ouvriers, ont été des intentions généreuses et des actes révolutionnaires, quand on songe dans quelles circonstances matérielles et sociales inhumaines vivait jusqu’alors le prolétariat français.

 

Frankel fait une enquête approfondie sur la situation économique des ouvriers.

 

Puis il ouvre dans les mairies des vingt arrondissements de Paris des bureaux d’embauche.

Par un décret, il ordonne que les ateliers abandonnés par les patrons seront dirigés par les coopératives ouvrières et que les propriétaires anciens seront indemnisés. Vient ensuite un autre décret qui interdit les amendes et les retenues sur les appointements et salaires dans les administrations publiques et privées et restitue celles qui avaient été perçues depuis le 18 mars.

 

Frankel promulgue encore deux décrets importants sur l’interdiction du travail de nuit dans les boulangeries et sur la liquidation du Mont-de-Piété qu’il propose de remplacer par « une organisation sociale qui donnerait aux travailleurs des garanties réelles de secours et d’appui en cas de chômage et de maladie ».

 

C’est Frankel qui, en application de ses principes syndicalistes, a déterminé le salaire minimum et la durée du travail des ouvriers des Ateliers du Louvre.

 

Notons, dans cet ordre d’idée, une innovation théorique et vraiment audacieuse de Frankel qui avait proposé pour eux la journée de 8 heures ! mais c’est la journée de 10 heures qui fut adoptée.

 

Disons enfin que Léo Frankel était le promoteur de l’éducation ouvrière.

 

Son rôle créateur est indéniable et marque un pas décisif dans l’évolution de la condition sociale et économique des travailleurs français.

 

Sourcing: FO Hebdo 

29 mars 1896  Mort de Léo Frankel
Repost 0
@ FO CPF system (BM) @ FO CPF system publication - dans Histoire sociale histoire Notre histoire Histoire Hommage
/ / /
Chronologie du droit de vote des femmes en France
Chronologie du droit de vote des femmes en France

Chronologie du droit de vote des femmes en France

 


Le suffrage, longtemps réservé aux hommes, n’est devenu réellement universel en France qu’en 1944.

 

Voici l'historique de cette lutte :

 

13 mai 1849 : Jeanne Deroin, institutrice, tente en vain de se présenter aux élections législatives.

 

Printemps 1871 : la "Commune de Paris" reconnait les droits politiques des femmes.

 

Cette courte période insurrectionnelle (du 18 mars au 28 mai 1871), marque l'arrivée massive des femmes sur l'arène politique et dans l'engagement révolutionnaire.

Elles vont s'investir par milliers durant les 72 jours qu'elle va durer et y jouer un rôle fondamental.

 

 

En 1876 : Hubertine Auclert, journaliste, fonde le premier groupe suffragiste français : "le droit des femmes".

 

 

Le 9 décembre 1903 : un vote unanime du Parlement rejette l’égalité politique

 

En 1914 : organisation d’un "vote blanc", sondage auprès des femmes sur leur désir de voter. Plus de 500 000 réponses favorables.

 

À plusieurs reprises, de 1919 à 1940 : des propositions de loi en faveur du vote des femmes sont votées par la Chambre des députés, avant que le Sénat ne les rejettent, soit en repoussant indéfiniment leur examen, soit en s'y opposant par le vote.

Ces différentes propositions de loi visent selon les cas à octroyer le suffrage « intégral », pour toutes les élections, ou le suffrage « partiel », pour les seules élections locales.

 

20 mai 1919 : vote en faveur d'une proposition de loi pour le suffrage intégral des femmes par 344 voix contre 97.

 

21 novembre 1922 : Trois ans et demi après son vote à la Chambre, la proposition est rejetée au Sénat par 156 voix contre 134.

 

7 avril 1925 : la Chambre des députés adopte par 390 voix contre 183 une proposition de loi en faveur du suffrage des femmes lors des élections municipales et cantonales.

 

12 juillet 1927 : résolution de la Chambre des députés « invitant le Gouvernement à hâter, devant le Sénat, la discussion du projet de loi voté par la Chambre des députés concernant le suffrage des femmes aux élections municipales » (396 voix contre 94).

 

A chaque fois, il s’agit d’un coup d’épée dans l’eau : aucun de ces votes n’aura de suite, en raison de l’obstruction du Sénat.

 

Le 19 juin 1928, 21 mars 1929, 26 juin 1931 : refus par trois fois du Sénat de mettre la question du vote des femmes à l'ordre du jour.

 

Le 30 juillet 1936 : la Chambre des députés se prononce à l'unanimité pour le suffrage des femmes (475 contre 0). Le texte n'est jamais inscrit à l'ordre du jour du Sénat.

 

Le 4 Juin, Blum nomma pourtant trois femmes dans son gouvernement (sous-secrétaires d’État, et non pas ministres, il ne faut pas trop en demander quand même !) : Suzanne Lacore, Irène Joliot-Curie et Cécile Brunschvicg.

 

Le 21 avril 1944 : le général de Gaulle ratifie une ordonnance qui prévoit le vote des femmes et leur éligibilité.

Chronologie du droit de vote des femmes en France
Chronologie du droit de vote des femmes en France
Repost 0
@ FO CPF system (BM) @ FO CPF system publication - dans Histoire sociale histoire Notre histoire Histoire SOCIETE
/ / /
Liste des catastrophes du bassin minier Nord – Pas-de-Calais
Liste des catastrophes du bassin minier Nord – Pas-de-Calais

Liste des catastrophes du bassin minier Nord – Pas-de-Calais

 

Les débuts de l’exploitation de la houille révèlent une dure réalité 
La mine tue.  

 

Vous trouverez ici la liste hélas, beaucoup trop longue, des événements dramatiques qui ont marqué l’activité minière dans la région Nord – Pas de Calais.

 

La découverte du gisement de surface d’Hardinghem dans le Boulonnais en 1662, ou de charbon maigre à Fresnes sur Escaut le 3 février 1720 n’avaient pas donné lieu à une activité minière très intense.

L’exploitation commence réellement avec la découverte de la « charbon gras » au pavé de Condé le 24 juin 1734, peu de temps après, le sous sol régional fait ses premières victimes.

 

Le vendredi 16 juillet 1756 : la première catastrophe a lieu à la fosse du Gros Caillou de la Compagnie des mines d’Anzin à Vieux-Condé.

 

11 mineurs périrent dans cet accident sur les 31 occupés sur ce chantier, les vingt autres furent sauvés par leurs camarades, occupés dans d’autres galeries.

À la surface, le sol trembla et un mur s’écroula. Les bâtiments du carreau de la fosse furent ébranlés.

 

 

Les catastrophes minières du 19ème siècle 

 

En 1805 : fosse Saint Roch de la Compagnie des mines d’Anzin à Vieux-Condé, un incendie à l’accrochage à 53 mètres de profondeur fit 11 victimes. Cet étage d’extraction fut définitivement fermé.

Le cuvelage était tellement en mauvais état que le puits fut remblayé en octobre 1811.

 

La fosse « La Pensée » de la Compagnie des mines d’Anzin à Abscon ouverte en 1922 a été frappée par deux coups de grisou.

Celui du mercredi 9 avril 1823 dû à une lampe à flamme nue causa la mort de 22 mineurs.

Celui du samedi 26 juin 1824 entraîna la mort de 20 mineurs.

 

En juillet 1856 : à Vieux Condé, un coup de grisou d’origine inconnue fait 11 morts.

 

En 1868 : Fosse 2 à Oignies, un coup de grisou d’origine inconnue a tué 4 mineurs.

 

Le jeudi 18 novembre 1869 : Fosse 1 à Bully : 19 asphyxiés suite à un incendie de boisage.

 

Le samedi 3 février 1872 : Fosse 1 à Bauvin. La cage retombe dans le puits (les parachutes n’étaient pas encore usités) : 8 morts.

 

En juin 1873 : Fosse 2 à Auchy-au-Bois, un coup de grisou d’origine inconnue causa la mort de 7 ouvriers.

 

En janvier 1875 : Fosse 3 de Pont de la Deûle, la chute au fond du puits fit 5 morts.

 

En 1876 : Fosse Soyez à Roost-Warendin,  à cause de la rupture des guides 2 cages se rencontrent dans le puits. 13 morts.

 

Le dimanche 13 août 1882 : Fosse 3 à Liévin, un coup de grisou d’origine inconnue fait 8 morts.

 

Le mercredi 24 janvier 1883 : La fosse 7 à Courcelles-les-Lens fit 4 morts.

 

En Août 1884 : Fosse 2 à Ferfay, un coup de grisou, amplifié par l’explosion d’une dynamitière (lieu de stockage des explosifs) au fond, fait 17 morts.

 

Le mercredi 14 janvier 1885 : Fosse 1 à Liévin ; 28 morts.

 

Le dimanche 7 Juin 1885 : Fosse 1 à Nœux, un coup de poussières tue 3 mineurs.

 

Le vendredi 21 août 1885 : Fosse 7 à Courcelles-les-Lens, un coup de grisou fait 10 morts.

 

En novembre 1900 : L’explosion de dynamite à la fosse Fénélon d’Aniche tue 21 personnes.

 

Le dimanche 13 janvier 1901 : La mine emporte 4 personnes à Lourches.

 

En mars 1901 : Fosse 1 à Hénin-Liétard, un coup de grisou fait 7 morts.

 

La plus importante catastrophe minière d’Europe 

 

Le samedi 10 mars 1906 à Courrières, un coup de grisou suivi d’un coup de poussier provoque  la mort de 1.099 mineurs.

 

Article détaillé, suivre le lien sur note Blog:

http://foed.over-blog.com/2017/03/10/03-c-est-arrive-un-certain-10-mars-de-notre-histoire.html

 

 

Les autres catastrophes minières du 20ème siècle

 

Après la catastrophe de Courrières, chaque alerte provoque une inquiétude encore plus forte des familles de mineurs.

 

En janvier 1907 : Fosse 5 à Calonne Liévin, un coup de grisou emporte 3 mineurs.

 

Le mardi 3 septembre 1912 : fosse de la Clarence à Divion, une terrible explosion de grisou suivi d’un coup de poussier ravageur se produit en début d’après midi au changement de poste, il y eut 79 morts et 23 blessés.

 

Le lundi 16 avril 1917 : 256 mineurs se trouvaient au fond du puits numéro 9, ou fosse Warenghien d’Hersin.

Ce jour-là, les hommes s’attachaient à extraire le charbon dans la veine Berthe quand survint un coup de poussier dû à une lampe de sécurité à flamme ouverte volontairement.

42 d’entre eux ne reverront jamais le jour.

 

Le lundi 19 janvier 1920 : 17 mineurs trouvèrent  la mort, écrasés après une  chute de plus de 50 mètres !

La chute de cage de la fosse de Rœulx à Escaudain était due à la rupture d’un arbre de machine d’extraction défaillant.

 

Le mercredi 31 juillet 1929 : Fosse 8 à Courcelles les Lens, un coup de grisou fait 8 morts

 

Le mercredi 21 août 1929 : un éboulement à Auchy-les-Mines emporte 3 vies.

 

Le vendredi 19 janvier 1940 : La fosse 4 de Noyelles-Godault : 8 morts

 

Le samedi 28 septembre 1940 : Vers 18 H 15, un avion militaire allemand, lâche 5 bombes au dessus de la fosse dont une provoque un coup de poussier.

Ce drame a fait trente-quatre morts sur le coup (ou des suites de leurs blessures), et 16 blessés.

 

 

 Catastrophe minière coup de grisou

 

Le mardi 2 mars 1943 : un coup de grisou à la fosse n° 9 fait 16 morts et 6 blessés. Pourtant, la présence de ce gaz n’avait été qu’exceptionnellement constatée dans le secteur. L’accident s’est produit dans une taille au moment d’un tir de mine pour faire tomber le toit.

 

Le jeudi 23 mars 1944 : fosse 9 d’Oignies vers 15 h 30 une explosion de grisou se produit au pied de la deuxième voie descendante de Ste Michelle. 6 ouvriers moururent des suites de leurs blessures dans les jours qui suivirent.

 

Le vendredi 21 décembre 1945 : fosse 15 de Loos-en-Gohelle, une taille s’effondre à 432 mètres de profondeur et emporte 9 ouvriers.

 

Le jeudi 28 mars 1946 : 76 hommes de la veine 16 de la fosse 1 d’Ostricourt sont descendus pour se rendre à leur lieu de travail distant de 2 km du puits. Ils cheminent dans les galeries et voies à 574 mètres sous terre : près de 40 minutes de marche.

II est environ 22 h 45 lorsqu’ils se trouvent à pied d’œuvre.

Parmi eux, quelques-uns sont déjà entrés dans la taille quand soudain une explosion éclate. Des bois de soutènement craquent. C’est l’éboulement accompagné d’un nuage de poussières. Le matin on compte 13 morts.

 

Le 27 août 1947 : au siège 3 d’Hénin-Liétard, une irruption d’eau occasionne un dégagement d’hydrogène sulfuré. 15 ouvriers sont intoxiqués, la plupart seront sauvés.

 


Un ouvrier ramène, à l’air libre, un galibot et retourne dans le quartier sinistré pour tenter de sauver son chef de poste.
Il tombe à son tour asphyxié. (L’ouvrier Jean-Batiste Lucas fut cité à l’ordre de la Nation).

 

Le  lundi 19 avril 1948 : dans l’après-midi, 365 mineurs travaillent au fond de la mine à Sallaumines. Il est  17 h 35, quand une violente explosion ébranle la ville. Une flamme géante sort du puits 11 suivie d’un nuage de poussières noires. Terrible bilan : 12 morts, 35 blessés.

 

Le vendredi 10 septembre 1948 : Fosse 7 à Avion, une explosion se produit, 3 galibots et 4 ouvriers mineurs y laissent la vie.

 

Le mercredi 6 avril 1949 : Fosse 11 de Grenay, une explosion fait 25 blessés et 1 mort.

 

Juillet 1949 : Fosse 21, Noyelles-sous-Lens, une explosion. 2 morts.

 

Le mercredi 7 février 1951 : Fosse 5 Bis à Bruay, Il est 9 h 30, 679 mètres sous terre, une formidable explosion retentit. L’explosion n’a pas été perçue dans les autres quartiers de la fosse éloignés de plusieurs centaines de mètres. Dans les installations du jour, on n’a rien ressenti.  Bilan : 12 morts.

 

Le mardi 12 août 1952 : Fosse Schneider de Lourches, suite à un tir de mine, une boule de feu s’engouffre dans la voie, balayant de son souffle brûlant et puissant hommes et matériels sur plusieurs centaines de mètres, ainsi que dans des galeries transversales tue 9 mineurs.

 

Janvier 1953 : Fosse 7 à Mazingarbe, un éboulement fait 2 morts.

 

Le dimanche 20 juin 1954 : C’est la ducasse de Divion, on prépare la fête. Le poste de nuit touche à sa fin à la fosse de La Clarence. Soudain, à 4 h 15, une explosion ravage la taille Rosalie. 6 blessés ainsi que les 4 morts remontés, peu après 8 heures. D’autres victimes seront remontées, des blessés décèderons, bilan final : 10 morts, 2 blessés graves.

 

Le samedi 19 janvier 1957 : Fosse 21 Harnes, à 17h15 veine Cécile 3 des secousses brutales viennent du toit de la taille en exploitation, soudain un énorme bloc de roche de 16,50m de long, 7m de large et haut de 5m se détache, renverse les soutènements et écrase 4 mineurs.

 

Le mercredi 13 mars 1957 : Fosse 6 bis, Bruay, un éboulement à 851 m sous terre tue 2 mineurs.

 

Le samedi 16 mars 1957 : Fosse 3 de Liévin, un terrible coup de grisou fait 10 morts et 4 blessés suite à un tir d’explosifs.

 

Le mardi 11 février 1958 : Fosse 4 sud de Méricourt, l’arbre du treuil d’une cage de « bure » se brise et 11 mineurs s’écrasent 65m. plus bas. Ils ont été tués sur le coup.

 

Le jeudi 21 juin 1962 : Fosse 13 d’Hulluch, il est environ 20 heures quand le toit craque brutalement dans la petite veine « Elisa » de 17 m de long.

C’est l’éboulement dans un vacarme épouvantable : un déluge de charbon, de pierres et de poussières. 6 mineurs de 23 à 28 ans y perde la vie.

 

Le mercredi 17 juin 1964 : Fosse 5 à Auchel, les 27 ouvriers installés dans la cage descendent dans le puits.

Vers le niveau -400, à la vitesse de 8 mètres /seconde, une secousse violente fît osciller la cage sur ses chemins de roulement, la chute de 250 m de la cage suite à l’ouverture d’un volet fait 5 morts.

 

Le mardi 2 février 1965 : Avion, minuit 30, les chantiers de la fosse 7 ont été ravagés par un « coup de grisou ». 21 victimes laissent 41 orphelins.

 

Juin 1968 : Fosse 13 de Sains en Gohelle. Accident de tir : 2 morts.

 

En février 1969 : Fosse 7 d’Avion, un coup de grisou : 16 tués.

 

Le lundi 24 mars 1969 : Fosse 10 à Leforest, la chute vertigineuse d’une cage fait 5 morts (5 veuves et 16 orphelins).

 

Le vendredi 28 novembre 1969 : Fosse Barrois à Pecquencourt, à près de 300 m de profondeur un éboulement se produit. 4 hommes disparaissent sous des mètres cubes de charbon et de roches.

 

Le mercredi 4 février 1970 : Fosse 6/14 à Fouquières, vers 7 heures, une explosion formidable dont le souffle brûlant plaque des hommes au sol, en fracasse d’autres contre les parois de la bowette, détruit le matériel, provoque des éboulements, dégage un nuage de poussières et fait 19 morts.

 

Catastrophe minière Fouquières Pas-de-Calais

 

Le dimanche 14 février 1971 : Fosse 4 de Lens. Chute dans le puits. 5 morts.

 

Novembre 1971 : Fosse Barois à Douai, un éboulement : 4 tués.

 

Le mercredi 10 avril 1974 : Fosse Agache, Fenain. Éboulement. 2 morts

 

Le vendredi 27 décembre 1974 : Il est 6 h 15 du matin lorsqu’une explosion retentit au fond de la fosse 3 de Lens, dite Fosse St Amé (commune de Liévin).

Un coup de grisou et un coup de poussier font 42 morts.

 

Notons aussi : 

Février 1975 : Une explosion: à la Cokerie de Drocourt tue 3 personnes.

 

Août 1975 : Terril de Quenehem, Calonne-Ricouart (fosse N° 6). Explosion du terril due au grisou accumulé  fait 6 morts.

 

 

Remerciements, Joël (2011) Beuvry, vu à Beuvry

 

Liste des catastrophes du bassin minier Nord – Pas-de-Calais
Liste des catastrophes du bassin minier Nord – Pas-de-Calais
Repost 0
@ FO CPF system (BM) @ FO CPF system publication - dans Histoire sociale histoire Notre histoire Histoire Hommage InFO Dia - Social