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  • : La Bataille continue - Le Blog-note InFOrmatif - Un blog d'actualités sociales, juridiques et syndicales pour communiquer, faire connaître et partager nos expériences au service des salariés de la grande distribution et du commerce. En général. faire valoir les positions syndicales de FO sur l'actualité sociale, tant Française qu'Internationale.
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Que signifie communiquer ? demanda le petit prince.


"C'est une chose trop oubliée, ça signifie créer des liens, 
répondit le renard."


Le Petit Prince de Antoine de Saint-Exupéry

 

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Un lanceur d'alerte est toute personne, groupe ou institution qui, voyant venir un danger, un risque ou un scandale, adresse un signal d'alarme et, ce faisant, enclenche un processus de régulation, de controverse ou de mobilisation collective

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Nos sources sont toujours citées.

Nous le faisons en respectant le plus possible le droit à l'image et le droit de propriété intellectuel suivant les lois en vigueur.

Néanmoins rien n'empêche les personnes ne désirant pas voir leur image diffusée de nous le signaler lors de la prise de vue.

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13 juillet 1906   Loi sur le repos hebdomadaire du dimanche

13 juillet 1906

 

 

Loi sur le repos hebdomadaire du dimanche

La loi sur le repos hebdomadaire du dimanche votée à la Chambre et au Sénat est promulguée après dix-huit mois de lutte syndicale ininterrompue. Cette loi réglemente la durée du travail pour six jours par semaine dans les établissements industriels et commerciaux, publics et privés et interdit d’employer un salarié au delà de la durée fixée, sous peine d’amende.

En outre, la loi stipule que le cas échéant, un autre jour peut être choisi pour remplacer le dimanche. Bien que cette loi, fût émaillée de dérogations, - écrivait alors Émile Pouget – elle est une des premières lois véritablement sociales, car elle diminue le temps d’exploitation et grâce à l’initiative syndicale, les couches ouvrières inconscientes pourront bénéficier du repos hebdomadaire, « une des conquêtes de l’action ouvrière, dont la portée a été mise en relief par la presse syndicale de l’époque ».

13 juillet 1906   Loi sur le repos hebdomadaire du dimanche
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26 juin 1848  Combats de rues à Paris
La Bastille 25 juin 1848

La Bastille 25 juin 1848

26 juin 1848

 

Combats de rues à Paris

 


Mettant un terme définitif à la monarchie, la Révolution de 1848 a établi le suffrage universel et supprimé l’esclavage. Mais en se coupant rapidement de son soutien populaire, elle n’a pas pu se protéger du retour des bonapartistes.

 


Comme en 1789 et en 1830, la révolution de 1848 est fille de la crise économique qui touche les paysans et les ouvriers.

À la veille de 1848 le secteur agricole conserve sa primauté même si les signes avant-coureurs de la transformation industrielle de l’économie française se font jour.

 


L’année 1846 est marquée par une grave crise agricole. En mai et en juin 1847, les ouvriers affamés du Faubourg Saint-Antoine et de Lisieux pillent des boulangeries.

Les nouveaux progrès techniques et la crise financière jettent de nombreux ouvriers à la rue.

 

 

En 1847, un tiers des métallos et un cinquième des mineurs sont au chômage. En mai 1847, 8 000 des 13 000 ouvriers de Roubaix sont sans emploi. Les patrons en profitent pour baisser les salaires. Ces derniers sont en chute de 30% à Rouen.

 

Cette misère extrême du monde ouvrier est alors décrite par Eugène Sue et Alexandre Dumas.

 

Les politiciens républicains sentent que leur heure est venue d’autant que la monarchie de Juillet semble en bout de course. Fin 1847, début 1848, ils organisent des banquets républicains dans toute la France. Le 22 février 1848, un banquet est interdit à Paris.

 

C’est l’étincelle qui va déclencher l’insurrection.

 

 


Le 24, les émeutes républicaines obligent Louis-Philippe à abdiquer.

Aussitôt un gouvernement provisoire se met en place, proclame la République (la deuxième), abolit l’esclavage, instaure le suffrage universel sous la protection des ouvriers parisiens en armes.

Le lendemain, ces derniers pénètrent dans la salle où se réunit le gouvernement provisoire. Ils imposent derechef« le droit au travail ».

 

Deux jours plus tard, la République crée les Ateliers Nationaux pour les ouvriers au chômage. En mars, ils sont 20 000 inscrits touchant deux francs par jour. Trois mois plus tard ils seront 100 000 ne touchant plus qu’un franc par jour.

 


Le 28 février 1848, les mêmes ouvriers en armes investissent l’Hôtel de Ville et imposent la journée de 10 heures, demandant aussi, sans réel succès, la fondation d’un ministère du Travail.

 

Les 17 mars et 16 avril les manifestations reprennent pour empêcher les élections du 23 avril organisées par les modérés et les conservateurs. Le 15 mai, les faubourgs parisiens fondent sur la nouvelle assemblée constituante anti-ouvrière.

 

Le gouvernement, qui s’est ressaisi, arrête les leaders (Barbès, Blanqui, Raspail).

 

Dans la foulée il s’apprête à dissoudre les Ateliers Nationaux et donne les pleins pouvoirs à Paris au général Cavaignac (1802-1857).

Aussitôt quatre cents barricades sont érigées dans l’Est parisien. Le slogan des ouvriers est alors :« Du travail ou du pain ; du pain ou du plomb ».

 

Du 23 au 26 juin 1848, Paris connaît ses plus durs combats de rues. Finalement 11 000 ouvriers sont arrêtés dont 4 000 déportés en Algérie. Le 3 juillet les Ateliers Nationaux sont définitivement fermés.

 


En novembre 1848 la nouvelle constitution ne parle plus du droit du travail.

 

Un mois plus tard, Louis Napoléon Bonaparte est élu Président.

 

Mais la révolte ouvrière a fait des émules : en mars à Vienne, Milan et Berlin, puis en Suisse, dans l’empire Austro-Hongrois et en Italie.

 

 

FO, la force de l'information

 

A BLanqui

A BLanqui

Louis-Auguste Blanqui, dit Auguste Blanqui, surnommé « l’Enfermé », né le 8 février 1805 à Puget-Théniers et mort le 1ᵉʳ janvier 1881 à Paris, est un révolutionnaire socialiste français, souvent associé à tort aux socialistes utopiques.

François Vincent Raspail

François Vincent Raspail

François-Vincent Raspail, né le 25 janvier 1794 à Carpentras et mort le 7 janvier 1878 à Arcueil, est un chimiste, botaniste et homme politique français.

A Barbes

A Barbes

Général Cavaignac

Général Cavaignac

26 juin 1848  Combats de rues à Paris
26 juin 1848  Combats de rues à Paris
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31 mai 1836  Naissance de Jean-Baptiste Clément
31 mai 1836  Naissance de Jean-Baptiste Clément

31 mai 1836

Naissance de Jean-Baptiste Clément

 

L’une des plus belles figures de la classe ouvrière, Jean-Baptiste Clément vit aujourd’hui dans la mémoire de tous ceux qui l’ont connu et de tous ceux qui ont appris à admirer son sublime désintéressement, son héroïsme indomptable, et à aimer sa poésie tour à tour tendre, âpre et exaspérée.

 

Il est devenu célèbre par sa romance Le temps des cerises, écrit, il y a près de quatre-vingt dix ans, qui n’a pas encore perdu ni son charme mélancolique, ni sa signification humaine.

 


J.-B. Clément ne pouvait relire ou entendre sans émotion et sans larmes ses propres vers :


« J’aimerai toujours le temps des cerise - C’est de ce temps-là que je garde au cœur - Une plaie ouverte... »

 


Il a, en effet condensé dans ces lignes toute la misère de sa jeunesse, la souffrance de ses années de luttes, son chagrin et ses déceptions. Et par ce qu’il a conservé le douloureux souvenir au fond de son coeur viril, et sentimental à la fois, qu’il est devenu un combattant intrépide du prolétariat, un exemple émouvant de noblesse d’âme et de générosité.

 


J.-B. Clément était né pour la lutte sociale ;

 

Sa détresse et les injustices qu’il a endurées, avaient mûri et formé sa conscience révolutionnaire. Sa vie, très mouvementée, fut entièrement mise au service de l’idéal de la classe ouvrière, comme sa poésie bouillonnante, nerveuse qui se confondait avec la révolte intérieure et l’espoir des hommes humiliés et opprimés.

 


On ne peut évoquer cette existence ardente et tumultueuse, qui se passionna jusqu’à sa mort pour la cause socialiste, et sa poésie qui vibrait et s’exaltait pour un meilleur avenir de tous ceux qui souffraient et qui voulaient être heureux parce qu’ils aimaient la vie.

 


Jean-Baptiste Clément, avant d’être le poète-chansonnier célèbre du prolétariat, a fait toutes sortes de métiers : tourneur en cuivre, employé chez un architecte, chez un négociant en vin, puis manœuvre à la construction du viaduc de Nogent.

 

A vingt et un ans, il s’insurge contre la tyrannie et l’exploitation patronales ; compose des poèmes avec une spontanéité naturelle et prend conscience de sa véritable vocation.

 

En même temps, sa soif de culture s’éveille, que des lectures médiocres ne peuvent plus satisfaire.

 

Il se rend compte de son ignorance et Clément travaille le jour, étudie la nuit, éclairé par une lampe à huile. « Autodidacte, écrivait-il, je devais passer par trente-six métiers et bien plus de misères pour m’instruire ! »

 

II lit les œuvres de Balzac, de Flaubert, de Musset et la poésie de l’infortuné Hégésippe Moreau et de Béranger. Mais, c’est les vers enflammés de Pierre Dupont qui exercent sur lui une profonde attraction.

A cette époque, il écrit des couplets nostalgiques et délicieux que seuls ses amis intimes connaissent, et il vit à la Butte Montmartre, dans une misère lamentable. Puis, vient le jour heureux... lorsqu’il a vendu à l’éditeur sa première chanson pour cent sous.

 

II n’a jamais oublié l’étrange émotion qu’il avait ressentie alors. Encouragé par ce début de succès, il composa les Chansons du morceau de pain, jugées par lui « sans importance », mais qui révèlent un authentique poéte chansonnier du peuple.

 

Dans les couplets rythmiques, tantôt satiriques, tantôt révolutionnaires : La chanson du Fou, Folie de Mai, Fournaise, Les Souris, L’Empereur se dégomme, Paysan, Quatre-Vingt-Neuf, il évoque la misère noire, le régime haï et détesté de Napoléon III, le souvenir frémissant de 89, la colère et l’inquiétude du peuple, que la censure impériale avait interdit et pour lesquels il fut emprisonné à Sainte-Pélagie.

 


Lorsqu’en 1867, la chanson du Temps des .Cerises, sur la musique de Renard, fut éditée à Bruxelles, le nom de Clément devint rapidement populaire en France. Et c’est dans une nouvelle édition de 1885 que Clément l’a dédiée : « à Louise Michel, l’ambulancière de la rue Fontaine-au-Roi, le dimanche 28 mai 1871. »

 

Dans le mouvement d’émancipation de la Commune, J.-B. Clément prend une part active et se bat courageusement sur les barricades. C’est dans sa cachette quai de Bercy qu’il écrivit, pendant les jours tragiques de la répression, les strophes déchirantes de La semaine sanglante : « Paris suinte la misère - Les heureux mêmes sont tremblants - La mode est aux conseils de guerre - Et les pavés sont tous sanglants... »

 


Après la défaite de la Commune, il est contraint de s’exiler en Angleterre, où il végète, en donnant des leçons de français. En pensant aux trente-cinq mille communards massacrés, à ses amis fusillés et déportés à la Nouvelle-Calédonie, Clément met « la chanson au service, de la cause des vaincus et veut peindre dans un style simple et direct, les souffrances et les revendications des ouvriers ».

 

Les événements de 1871 m’ont convaincu -écrivait-il - qu’il fallait par les paroles et les chansons, forcer le peuple à voir sa misère, à hâter ainsi l’heure de la solution du grand problème social. C’était, le but immédiat de ses chansons et de sa poésie.

 

Et c’est ainsi qu’est né de l’inspiration socialiste : Les Traîne-Misére, à Mon Marteau, Le Diable. A son retour en France il compose Les Gueux, aux Loups, Jean Rat, Liberté-Egalité, poèmes émouvants par la sincérité de l’émotion et de l’accent, par la force de l’expression et par la sensibilité humanitaire.

 

Dans ses chansons sociales : Le Trimardeur, La Grève, Crève-Coeur, Chômage, En avant paysan, Le Premier mai, il apparaît de plus en plus le poète engagé, en lutte contre la résignation, l’ignorance et la pauvreté, en exhortant les travailleurs aux combats pour une société régénérée.

 

J.-B. Clément était redouté aussi comme pamphlétaire sous le règne de Napoléon III. Il a écrit avec une verve mordante, le Casse-Tête, le Pavé, Le club de la Redoute, La Lanterne Impériale, La Lanterne du Peuple, où il a fustigé avec une plume incisive et gouailleuse, les institutions réactionnaires de l’Empire libéral et eut le courage de dire en 1868 :


« Place à ceux qui ont l’amour de la liberté ! Il nous faut des hommes nouveaux et des idées nouvelles. »

 

Les deux volumes de Questions sociales, contiennent la doctrine démocratique de cet admirable poète-militant qui dénonçait les maux organiques et les vices internes de la société bourgeoise, et annonçait avec ferveur, la société socialiste où « il n’y aura plus d’inégalités, où le travailleur ne sera plus esclave du capitalisme et l’homme ne sera plus exploité ».

 

Cette conception élevée de la société future, lui a donné une raison de vivre et une raison d’espérance.

 

Article de Théodore Beregi paru dans Force Ouvrière n°379, daté du 23 avril 1953

31 mai 1836  Naissance de Jean-Baptiste Clément
31 mai 1836  Naissance de Jean-Baptiste Clément
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Le Vatican publie l’encyclique Rerum Novarum du pape Léon XIII. Elle fixe la doctrine sociale de l’Église.

Le Vatican publie l’encyclique Rerum Novarum du pape Léon XIII. Elle fixe la doctrine sociale de l’Église.

Rerum novarum

 

Rerum novarum (« Les choses nouvelles ») est une encyclique publiée le 15 mai 1891 par le pape Léon XIII (1810-1903).

 

Elle constitue le texte inaugural de la doctrine sociale de l'Église catholique.

L'"autogestion" prônée par la CFDT est directement inspirée par cette doctrine. 

L'"autogestion" prônée par la CFDT est directement inspirée par cette doctrine. 

15 mai 1891

 

Vatican 

 

Le Vatican publie l’encyclique Rerum Novarum du pape Léon XIII. Elle fixe la doctrine sociale de l’Église.

 

 Elle constitue le texte inaugural de la doctrine sociale de l'Église catholique. 

 

On peut y lire:

 

« Il y aura toujours entre les citoyens des inégalités de conditions sans lesquelles une société ne peut exister ni être conçue »ou« le travail est une nécessité, imposée comme une expiation et accompagnée de souffrances ».

 

 

S'inspirant des réflexions (notamment les travaux de l'union de Fribourg) et de l'action des chrétiens « sociaux », l'encyclique, écrite face à la montée de la lutte des classes, condamne «la misère et la pauvreté qui pèsent injustement sur la majeure partie de la classe ouvrière » tout autant que le « socialisme athée ». 

 

Elle dénonce également les «excès» du capitalisme et encourage de ce fait le syndicalisme chrétien et le catholicisme social contre les progrès du syndicalisme lutte des classes et du socialisme. 

 

L’encyclique est à l’origine de la fondation de syndicats et de partis chrétiens, comme la CFTC en France.

 

Parallèlement elle est aussi à l’origine de la doctrine politique et sociale corporatiste. Le corporatisme est la défense d'une organisation économique, sociale, voire politique, reposant sur des corporations professionnelles. 

 

Elle est apparue à la fin du XIXe siècle dans les milieux chrétiens « sociaux » en recherche d'une « troisième voie » socio-économique, entre le capitalisme libéral et les idéologies révolutionnaires (marxisme, anarchisme, etc.). 

 

L'idéologie corporatiste a connu une grande vogue dans les années 1930, permettant de faire la synthèse de plusieurs mouvements d'apparence divergente : Le néo-traditionalisme prôné par l'extrême droite (Action française, Jeune droite, les non-conformistes des années 30, la Phalange nationale au Chili, le néo-socialisme en France, le planisme d’Henri de Man en Belgique, etc.). 

 

Il s'agit là de renouer avec une société organique, dans laquelle les individus ne sont plus des nomades isolés et concurrents, comme dans le libéralisme, mais les composants d’un seul corps dont chacun a sa place et un rôle à jouer pour le bien de l'ensemble. 

 

Les syndicats deviennent ainsi des « corps intermédiaires » destinés à jouer un rôle de modération, d’encadrement des salariés et de transmission de la bonne parole gouvernementale et patronale qui œuvre pour le « bien commun ».

 

Parmi les mouvements corporatistes et non-conformistes, beaucoup se sont rapprochés, temporairement ou non, de certaines formes de fascisme. 

 

Un certain nombre ont été en France des soutiens du Régime de Vichy qui prônait ouvertement ce mode d'organisation de la société, mise en œuvre dans la «Charte du Travail ». 

 

C’est en Italie, avec la Chambre des Corporations de Mussolini, au Portugal avec Salazar, en Allemagne avec le « Front du Travail » d’Hitler, que ces théories ont connu leurs principaux développements.

 

Par la suite, ces préceptes ont encore été utilisés par le général de Gaulle pour son « Association Capital-Travail », (la «participation des travailleurs à la gestion»), et sa tentative de création en 1969 d’un sénat socio-professionnel. 

 

Les partisans du corporatisme social et de la doctrine sociale de l’Eglise dont il est issu, après avoir transité par le Mouvement Républicain Populaire après la Libération, un certain nombre de clubs, dont le club Jean Moulin, se retrouvent aujourd’hui, tant à droite qu’à gauche, notamment pour la France, au parti socialiste et à la CFDT. 

 

L'"autogestion" prônée par la CFDT est directement inspirée par cette doctrine. 

 

Le mouvement « En marche » d’Emmanuel Macron, un disciple d’Emmanuel Mounier, (l’un des partisans de la doctrine sociale de l’Eglise), apparaît comme une recherche de synthèse entre ces différents mouvements corporatistes de droite et de gauche, pour une plus grande efficacité.

L’encyclique est à l’origine de la fondation de syndicats et de partis chrétiens, comme la CFTC en France.

L’encyclique est à l’origine de la fondation de syndicats et de partis chrétiens, comme la CFTC en France.

Le mouvement « En marche » d’Emmanuel Macron, un disciple d’Emmanuel Mounier, (l’un des partisans de la doctrine sociale de l’Eglise), apparaît comme une recherche de synthèse entre ces différents mouvements corporatistes de droite et de gauche, pour une plus grande efficacité.

Le mouvement « En marche » d’Emmanuel Macron, un disciple d’Emmanuel Mounier, (l’un des partisans de la doctrine sociale de l’Eglise), apparaît comme une recherche de synthèse entre ces différents mouvements corporatistes de droite et de gauche, pour une plus grande efficacité.

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7 mai 1932 Mort d’Albert Thomas

7 mai 1932 Mort d’Albert Thomas

7 mai 1932 Mort d’Albert Thomas

 


Issu du peuple, Albert Thomas garda jusqu’à la fin des liens intimes avec la classe ouvrière. Il se destinai à la carrière de l’enseignement et, en même temps, il s’intéressa aux problèmes sociaux et syndicaux.

 

Doué d’un réel talent d’écrivain, il publia son premier livre sur La Russie colonisatrice et après un séjour en Allemagne, il écrivit Le Syndicalisme allemand, qui atteste l’acuité de son jugement et la sûreté de son information. Dans la série de L’Histoire socialiste, dirigée par Jean Jaurès, Albert Thomas rédigea le tome sur Le Second Empire. Puis il donna une Histoire anecdotique du Travail.

 

Lorsque Jean Jaurès fonda L’Humanité, Albert Thomas en fut un des principaux collaborateurs. En 1905, il fonda La Revue Syndicaliste pour l’étude et la confrontation des courants d’idées et des diverses tendances sociologiques qui passionnèrent son temps.

 

Au cours de la Première Guerre mondiale, nommé sous-secrétaire d’État aux munitions, puis ministre de l’Armement, il préconisa une politique de hauts salaires pour assurer à la classe ouvrière plus de bien-être.

 

Il participa à la Conférence de la Paix, en 1918, à l’élaboration des clauses sur l’Organisation du travail, à cette partie XIII du Traité de Versailles, avec Léon Jouhaux.

 

La section XIII du Traité de Versailles prévoyait, en outre, la création d’un Bureau International du Travail. Et c’est à la réunion de la Conférence de Washington (novembre 1919) qu’Albert Thomas fut désigné pour le poste de directeur du BIT.

 

Dès son installation, à Genève, en janvier 1920, Albert Thomas, avec intelligence et une volonté ardente organisa le Bureau International du Travail dont le but fondamental était d’établir des statistiques et une documentation complète sur la situation économique et sociale de la classe ouvrière à travers le monde, en suite d’obtenir des États membres le relèvement de la condition ouvrière et l’extension de la législation sociale.

 

 

Sous la direction d’Albert Thomas, en douze ans, la Conférence du Travail a voté trente et une conventions et donné son accord à 450 ratifications.

 

Jamais le BIT n’aurait pu les obtenir sans les actions vigoureuses et les interventions personnelles d’Albert Thomas.

 

 

« Je cours à travers les pays et les continents, de Berlin à New York, à Buenos Aires ou à Rio de Janeiro, disait-il. Heureux, si j’ai pu voir un peu plus clair dans les situations nationales et les problèmes internationaux et si je peux rapporter quelques ratifications, des conventions internationales ou quelque projet de législation nationale qui marque un tout petit progrès vers la juste et pacifique organisation du monde. »

 

 

Toute son activité au BIT était imprégnée de ces deux grandes et essentielles préoccupations de sa vie : « La morale internationale, disait-il encore, naîtra des solidarités effectives que bon gré, mal gré, la misère et la souffrance imposent aux peuples ; elle naîtra aussi de la foi fervente, de l’espérance inlassable de ceux qui se sont dévoués, jusqu’à l’épuisement de leur être physique, à la grande cause de la paix et de la civilisation. »

 

 

« Sous Albert Thomas, écrivit, Léon Jouhaux, le BIT est devenu l’organisme qu’il devait être ; sans lui, il n’eût été qu’une bureaucratie médiocre et sans initiatives. Il fallait la volonté égale, l’opiniâtreté puissante d’Albert Thomas pour éviter un avortement total d’une grande entreprise, née de la pensée du syndicalisme français. »

 

Article de Théodore Beregi, paru dans Force Ouvrière n°584, daté du 2 mai 1957.

 

7 mai 1932  Mort d’Albert Thomas
7 mai 1932  Mort d’Albert Thomas
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2ème article complémentaire, qui inclut le texte adopté

La Charte d’Amiens (2ème article complémentaire, qui inclut le texte adopté)

La Charte d’Amiens


Le texte dit "charte d’Amiens" est un texte adopté par le congrès de la CGT en 1906 à Amiens. A l’époque on appelait ça un "ordre du jour".

 

Il fait suite à un débat qui a agité la confédération : le syndicalisme doit-il lier son action, et son destin, aux partis politiques, en l’occurrence à l’époque au Parti Ouvrier Français de Jules Guesde.

 

La réponse du congrès fut : non.

 

Cette Charte est donc celle de l’indépendance syndicale, mais pas seulement : elle fixe les tâches du syndicalisme, la fameuse "double besogne" : conquérir des améliorations immédiates, et préparer l’émancipation des travailleurs.

 

Par fidélité à l’indépendance syndicale, les militants de la CGT qui refusaient la mainmise du Parti Communiste Français sur la CGT ont provoqué en 1947 une scission d’où est née la CGT-FO, c’est-à-dire FORCE OUVRIERE.

 

Depuis plus de 60 ans, FO continue la CGT originelle en étant fidèle dans sa pratique à la Charte d’Amiens.

 

Léon Laurent, délégué de la Bourse du Travail de Cherbourg, fut l’un des signataires de "l’ordre du jour" proposé au congrès par quelques délégués dont Niel et Pouget.

Les grandes dates du mouvement syndical  en France

Les grandes dates du mouvement syndical en France

FO C'EST QUOI?

 


FO est un syndicat qui puise son origine dans la première Confédération interprofessionnelle, créée à Limoges en 1895, qui se nommait : Confédération Générale du Travail. Cette “CGT”, à l’époque, avait pour seul objet, la défense des intérêts des salariés.

 

Par la suite, ce syndicat a subi l’influence politique des communistes, qui provoqua plusieurs scissions. Tous ceux qui étaient attachés à l’indépendance syndicale condamnèrent et refusèrent la politisation de la CGT et sa soumission au Parti Communiste Français.

 

C’est alors, par conviction, qu’ils créèrent (avril 1948) la Confédération Générale du Travail FORCE OUVRIERE (CGTFO).

 


Mais pourquoi avoir conservé le sigle CGT ?

 

Bien sûr, par fidélité à l’idéal de liberté et d’indépendance syndicale, qui était à l’origine de la création du mouvement syndical interprofessionnel, mais aussi pour garder ses racines et continuer le véritable syndicalisme indépendant.

 

Aujourd’hui FO - historiquement et juridiquement la CGTFO - est le seul syndicat français libre et indépendant à l’égard du patronat, des gouvernements, des partis politiques et, de façon générale, de toute influence extérieure au syndicat, dans le respect de la Charte d'Amiens.

La Charte d’Amiens (2ème article complémentaire, qui inclut le texte adopté)
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Le 1er mai est donc surtout une journée de commémoration, de revendications.

Le 1er mai est donc surtout une journée de commémoration, de revendications.

La fête des travailleurs et non la fête du travail

La fête des travailleurs et non la fête du travail

Historique du 1er mai

 


La fête des travailleurs et non la fête du travail

 


Le 1er mai c’est avant tout la fête des travailleurs qui est la commémoration des dizaines de morts qui sont tombés en 1886 à, Chicago lors de la manifestation pour revendiquer mais aussi à Fourmies (59), et non la fête du travail.

 

Fourmies, La manifestation fusillée

 

 

Le 1er mai 1891.

 

Ce jour-là, la troupe met fin dans le sang à une manifestation pacifique d'ouvriers/ères clamant : « C'est les huit heures qu'il nous faut ! ». Le bilan est de neuf morts et de 35 blessé-e-s. 

 

Vieille cité industrielle du Nord de la France, la ville de Fourmies atteint son apogée industrielle et démographique à la fin du 19e siècle grâce au textile. Elle compte alors 15 000 habitants, en majorité des ouvriers.

 

La distance la séparant de Paris n’est que de 200 km. Les journées des ouvriers étaient fréquemment de onze heures, le travail des filatures de laine très insalubre et dangereux, les patrons venaient de réduire les salaires. Et surtout la classe ouvrière se manifestait de plus en plus, à Fourmies comme partout ailleurs, ses organisations et sa conscience grandissant.

 

 

À plusieurs reprises, des grèves éclatent, en particulier le 1er mai.

 

En effet, à la suite du massacre de Haymarket Square à Chicago, consécutif à une manifestation pour la journée de 8 heures, l'Internationale ouvrière décide de créer, en juillet 1889, une « journée internationale de revendication des travailleurs » le 1er mai.

 

 

Cette année 1891 à Fourmies, une série de grèves eurent lieu dans les filatures et furent créés les premiers syndicats et groupes du Parti Ouvrier.

 

En avril, Paul Lafargue, un dirigeant socialiste, était venu faire des conférences à Fourmies et aux alentours, réunissant plusieurs centaines d'ouvriers et renforçant encore le moral de la poignée de militants locaux.

 

Les socialistes guesdistes, bien implantés localement, appelaient à la grève générale et à la manifestation le 1er mai.

 

L'appel publié par le Parti Ouvrier en avril affirmait :

 

« Le 1er mai, les frontières se trouveront effacées et dans l'univers entier on verra uni ce qui doit être uni, et séparé ce qui doit être séparé : d'un côté les producteurs de toute richesse, que sous couleur de patriotisme on cherche à jeter les uns contre les autres ; de l'autre les exploiteurs de tout ordre. »
 

 

 


L’histoire du 1er mai a commencé à une époque où la précarité du travail était totale.

 


C’est aux Etats-Unis, en 1886, plus précisément en Pennsylvanie et dans l’état de New-York, que chaque 1er mai avait lieu un bouleversement général de la classe ouvrière du fait du renouvellement des contrats de travail pour une durée de un an.

 


C’est ainsi que le terme des contrats de location des maisons et appartements étaient également renouvelés. En fait, c’était une remise en cause des conditions de vie de toutes les familles à la même date.

 

C’est en 1884 que les syndicats américains décidèrent d’imposer par la grève qu’à partir du 1er mai 1886 la durée d’une journée de travail serait de huit heures.

 


En ce samedi 1er mai 1886 des centaines de milliers d’ouvriers défilèrent dans tout le pays pour cette seule revendication. Exemple à Chicago, quelques quarante mille ouvriers sont en grève.

 

Le 3 mai un affrontement oppose les briseurs de grève aux grévistes d’une usine de matériel agricole et fait malheureusement 4 morts. Un meeting est organisé le lendemain. Alors que les derniers manifestants se dispersent, une bombe éclate. Des dirigeants anarchistes de Chicago seront arrêtés et condamnés à mort.

 

Dès 1889, lors d’un congrès ouvrier, est déclaré qu’il sera organisé une grande manifestation internationale à date fixe, de manière que, dans tous les pays et dans toutes les villes, le jour convenu, les travailleurs mettent les pouvoirs publics en demeure de réduire légalement à huit heures la journée de travail.

 


Cette date ce fut le 1er mai. Une date symbole.

 


Depuis, le 1er mai accompagne chaque année le mouvement général du progrès social et des conquêtes ouvrières.

 


Quand la journée de revendication devint "fête du travail"

 


Au fil des années, le retentissement fut tel que les régimes totalitaires voulurent s’emparer du symbole. Le régime de Vichy enveloppa le sang et la lutte associée au 1er mai dans les drapeaux, de ce que le Maréchal Pétain appellera « la fête nationale du travail ».

 

En effet le Maréchal ne pouvait tolérer les manifestations d’indépendance. Au lieu de faire tirer sur les défilés syndicaux, il transforma par la loi la lutte en réjouissances insipides.


La devise de Pétain était : "Travail, Famille, Patrie".

 


C’est le 1er mai 1941 que cette journée a été ravalée au rang d’une distraction. Le même jour, le Maréchal exposait les principes de la charte de travail, qui emprisonne les relations sociales dans un corporatisme à la française.

 

L’année précédente, le 16 août 1940, le gouvernement de collaboration publiait une loi interdisant les confédérations syndicales. Il fallait que les intérêts particuliers des classes sociales ne puissent s’exprimer.

 

En 1937, l’État accordait un jour férié, de fait les fonctionnaires n’auraient plus à faire grève pour manifester le 1er mai. Déjà le 1er mai 1921 était déclaré par l’Action française, ennemis du syndicalisme, les prémices de la co-gestion telle que pratiquée aujourd’hui chez nos voisins allemands.

 

Vingt ans plus tard, sous l’œil attentif de l’armée allemande, la Charte du Travail établit un système de corporations ouvrières et patronales intégrées au sein même de l’Etat de Vichy.

 


A la libération, tout cet édifice, déjà chancelant, fut balayé.

 


LES SYMBOLES

 


La date, le muguet, l’églantine.

 


L’églantine, cette rose sauvage symbole de la Révolution française, connaît un sérieux rival, le muguet, qui a pour lui de fleurir juste au Premier mai. Dès 1913, les artistes vont le cueillir dans les bois de Chaville... et les midinettes en raffolent.

 

Après la Première Guerre, la grande presse organise la promotion systématique du muguet blanc contre la rouge églantine, tout comme la presse allemande encourage l’edelweiss et la Démocratie chrétienne italienne l’œillet blanc...

 


C’est sous Vichy que le muguet détrônera finalement l’églantine, que personne ne songera plus à remettre à l’honneur ensuite. Il est vrai que le Premier mai, fête urbaine aux allures champêtres, est tributaire de l’environnement : l’urbanisation et le remembrement font disparaître les haies qui fournissaient aux habitués des "barrières" leur églantine, tandis que le muguet se cultive, et se vend...

 


Cependant le 1er mai restera férié et la grève sera rendue impossible ce jour-là.

 


Beaucoup de personnes, de politiques ont dénaturé cette journée à commencer bien sûr par le gouvernement de Vichy qui avait pour devise : travail, famille, patrie.

 

En tout état de cause il est plus que déplorable pour ne pas dire scandaleux que les partis politiques et quel qu’ils soient, récupèrent cette journée symbole de commémoration des travailleurs car cette journée n’appartient qu’à eux seul.

 


Le 1er mai est donc surtout une journée de commémoration, de revendications.

 

 

Le 1er mai sera retenu par les syndicats du monde entier comme journée internationale de revendications et de solidarité.

 

BM

Publication FO CPF

 

Fourmies, La manifestation fusillée

Fourmies, La manifestation fusillée

Le 1er mai est donc surtout une journée de commémoration, de revendications.

Le 1er mai est donc surtout une journée de commémoration, de revendications.

Le 1er mai sera retenu par les syndicats du monde entier comme journée internationale de revendications et de solidarité.

Le 1er mai sera retenu par les syndicats du monde entier comme journée internationale de revendications et de solidarité.

 L’églantine, cette rose sauvage symbole de la Révolution française

L’églantine, cette rose sauvage symbole de la Révolution française

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28 avril 1954  Mort de Léon Jouhaux

28 avril 1954

 

 

Mort de Léon Jouhaux

 


De sa naissance, le 1er juillet 1879 à Paris, à la vice-présidence de la Confédération internationale des syndicats libres, le parcours de Léon Jouhaux a été considérable et unique. Il a marqué très fortement de son empreinte le syndicalisme indépendant de notre pays et la paix dans le monde, pour en recevoir le prix Nobel le 10 décembre 1951.

 


Sa prise de conscience de la force de l’économie et sa reconnaissance au plan international lui ont valu des critiques fortes des staliniens.

 


Et pourtant, sous sa responsabilité, on ne compte plus ce que le syndicat réformiste de progrès a obtenu avec et pour les travailleurs et les salariés :

 

  • la journée de huit heures,

  • les retraites ouvrières,

  • la création des assurances sociales,

  • la naissance du conseil national économique,

  • l’élection du délégué d’atelier,

  • les congés payés (12 jours),

  • la semaine de 40 heures,

  • la nationalisation des industries clés,

  • le contrôle économique ouvrier,

  • le paritarisme,

  • les conventions collectives,

  • la procédure de conciliation et la prolongation de la scolarité.


 

Tel est le bilan des victoires de l’organisation syndicale aux destinées de laquelle il présidait.

 

Ces victoires, il les a acquises sans jamais se départir de ce qui faisait sa raison d’être : l’indépendance totale à l’égard des partis politiques.

 

En une phrase, s’il fallait traduire sa démarche originelle, autodidacte et profonde, sa fidélité, toute sa vie syndicale, toute sa vie, on ne devrait retenir que son expression de 1927 :

 

« le syndicalisme, il est ma foi, il est ma religion, il est mon idéal. J’ai foi en la classe ouvrière, je suis d’elle, je me suis élevé avec elle, c’est elle qui m’a formé : la trahir, jamais. »

28 avril 1954  Mort de Léon Jouhaux
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La lutte qu’il a menée pendant quarante ans pour les revendications ouvrières ne fut pas vaine puisqu’elle a abouti à de magnifiques résultats.

La lutte qu’il a menée pendant quarante ans pour les revendications ouvrières ne fut pas vaine puisqu’elle a abouti à de magnifiques résultats.

Il joua un rôle important dans l’éducation syndicale des travailleurs du Livre en formant leur conscience et par son constant désir de perfectionnement il combattait l’ignorance, les faiblesses et les maux.

Il joua un rôle important dans l’éducation syndicale des travailleurs du Livre en formant leur conscience et par son constant désir de perfectionnement il combattait l’ignorance, les faiblesses et les maux.

20 avril 1851

 

Naissance d’Auguste Keufer

 

Édouard Dolléans me disait que Keufer avait de belles vertus humaines et une personnalité mise en relief par ses activités multiples et son noble idéalisme.

 


La lutte qu’il a menée pendant quarante ans pour les revendications ouvrières ne fut pas vaine puisqu’elle a abouti à de magnifiques résultats.


Le syndicalisme pour Keufer n’était pas seulement un principe, mais une arme puissante dont il se servit contre le capitalisme pour changer la condition de vie des travailleurs du Livre.

 


Il quitte l’Alsace à 19 ans, après l’invasion de 70 et travailla comme typographe dans plusieurs villes. La vie des ouvriers était pénible à l’époque. Il se joignit à ses compagnons qui se révoltaient de leur misère et pour demander un salaire plus équitable.

 


Son œuvre syndicale débuta après la grève parisienne de 1878, par l’organisation des travailleurs du Livre. L’intelligence et la ténacité avec lesquelles il accomplissait son travail difficile et délicat lui gagnèrent la confiance et l’admiration de ses compagnons.

 


Le Congrès constitutif de la Fédération du Livre en 1881 le désigna au Comité central. Plus tard, en 1884, il fut nommé secrétaire général de la Fédération dont il devint l’ardent animateur. Son activité consistait dans propagation des principes syndicalistes et dans la création des sections locales.

 

D’esprit pratique, il recherchait l’utilité de toutes ses actions. Ennemi de la violence et de la démagogie périlleuse et guidé par son bon sens et par son amour de la justice, il essayait de résoudre les conflits corporatifs par la conciliation. Il admettait la grève que lorsqu’elle était inévitable.

 

 


Au cours de sa vie militante, Keufer connut les critiques injustes et les obstacles qu’il surmonta toujours par son dévouement à la cause de la classe ouvrière.

 


En 1886, quand il y eut la scission dans la section parisienne de la Fédération du Livre, Keufer employa toute son énergie pour rétablir la situation et si cette Fédération devint une organisation importante, c’est grâce à lui.

 

Par son esprit de décision et sa fermeté, il était un exemple pour ceux qui devaient continuer son œuvre. partout, il était à la hauteur de son tâche.

 

Il participa dans le Conseil supérieur de l’Enseignement technique avec l’intention de développer la valeur professionnelle des travailleurs. Vice-président du Conseil supérieur du Travail, il s’occupa de la protection des femmes et des enfants à l’usine ; proposa des mesures contre les accidents du travail, et fit adopter la loi de 8 heures, la loi sur les assurances sociales.

 


Ce grand syndicaliste, dont l’activité était basée sur l’utilité de l’expérience, était aussi un idéaliste qui croyait dans les bienfaits du progrès.

 

Influencé dès sa jeunesse par la philosophie positiviste d’Auguste Conte, il comptait transformer la société par le perfectionnement moral de l’individu en développant en lui le sentiment de la liberté et de la justice. Il croyait que la réforme de la moralité de la conscience et des idées était plus susceptible de modifier l’organisation sociale que la réforme des lois.

 


Dans la lutte, la sagesse et la détermination le conduisaient ; hostile aux vagues formules, il s’efforçait de convaincre ses adversaires par des arguments pertinents.

Sans haine et sans rancune, il agissait toujours dans un esprit de fraternité et de courtoisie et désirait qu’il y eût entre les ouvriers une sympathie et une compréhension réciproques.

 


Il joua un rôle important dans l’éducation syndicale des travailleurs du Livre en formant leur conscience et par son constant désir de perfectionnement il combattait l’ignorance, les faiblesses et les maux.

 


En 1895, Keufer prit part à la constitution de la Confédération Générale du Travail et jusqu’à sa mort il resta attaché à la CGT.


Keufer demeure une belle preuve de courage, d’intelligence et de dévouement au service de la classe ouvrière.

 

 

Article de Théodore Beregi paru dans Force Ouvrière n°686, daté du jeudi 30 avril 1959.

Keufer demeure une belle preuve de courage, d’intelligence et de dévouement au service de la classe ouvrière.

Keufer demeure une belle preuve de courage, d’intelligence et de dévouement au service de la classe ouvrière.

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Le 08 avril 1948    Mort de Paul Delesalle

Le 08 avril 1948 Mort de Paul Delesalle

Paul Delesalle

 

Très jeune, il s’oriente vers l’anarchisme. Sa participation au mouvement libertaire, à Paris, est attestée à partir de 1891. En 1893, il adhère à la Chambre syndicale des ouvriers en instruments de précision de Paris. Il milita dans l'organisation syndicale.

 

Proche de l'anarchiste Jean Grave, en 1897 il devient secrétaire adjoint de la Fédération des Bourses du travail, en même temps que secrétaire adjoint de la CGT. Il participe au congrès d'Amiens à l'écriture de la charte d'Amiens et est considéré comme un des fondateurs de l'anarcho-syndicalisme.

 

À partir de 1907, Delesalle devient éditeur et il publiera de nombreux ouvrages et brochures syndicalistes et anarchistes jusqu'à sa mort. Il avait ouvert une librairie militante, rue Monsieur-le-Prince au Quartier Latin.

Georges Sorel, qui fut son ami, s'y rendait souvent pour causer.

 

 

Ébloui par la révolution russe, il adhère au Parti communiste à ses débuts, tout en restant syndicaliste révolutionnaire et libertaire, puis le quitte rapidement.

En 1932, victime d'une crise dépressive, il vend sa librairie et se retire dans une modeste maison à Palaiseau, où entouré de ses livres, il se consacre à des ouvrages d'histoire sociale.

De 1935 à 1944, il est adhérent de la SFIO.

 

L'historien français Jean Maitron lui a consacré une biographie intitulée Paul Delesalle - Le syndicalisme révolutionnaire (Éditions Ouvrières, 1952, 170 p ; nouvelle édition : Fayard, 1985, 207 p).

 

Sa sœur cadette, Marguerite Delesalle, fut une actrice de théâtre célèbre sous le nom de Monna Delza.

08 avril 1948  Mort de Paul Delesalle

Le 08 avril 1948

 

Mort de Paul Delesalle


Très jeune, il prit part à l’action revendicative de la classe laborieuse. Intelligent, probe et actif, Delesalle avait les qualités d’un vrai militant. Guidé par ses convictions libertaires, il étudia dans les Temps Nouveaux et dans la Voix du Peuple, les problèmes de la condition ouvrière.

 

Comme secrétaire adjoint de la Fédération des Bourses et simultanément secrétaire général adjoint de la CGT, Delesalle participait au début du siècle, à toutes les grandes actions du mouvement syndical.

 

Il soutint le principe de la grève générale, fut un des artisans de l’Unité de la Fédération des Bourses et de la CGT, lutta pour la journée de 8 heures et le repos hebdomadaire.

 

En outre, il mena une propagande antimilitariste passionnée et courageuse. Il fut plusieurs fois emprisonné pour ses idées révolutionnaires et pour sa propagande corporative.

Bien qu’après dix ans de vie militante Delasalle démissionna en 1908, il n’en reste pas moins une des plus grandes figures du mouvement syndical français.

Quelques bourses du travail, Paris, Lyon, Toulon,......
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