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Que signifie communiquer ? demanda le petit prince.


"C'est une chose trop oubliée, ça signifie créer des liens, 
répondit le renard."


Le Petit Prince de Antoine de Saint-Exupéry

 

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7 mai 1932 Mort d’Albert Thomas

7 mai 1932 Mort d’Albert Thomas

7 mai 1932 Mort d’Albert Thomas

 


Issu du peuple, Albert Thomas garda jusqu’à la fin des liens intimes avec la classe ouvrière. Il se destinai à la carrière de l’enseignement et, en même temps, il s’intéressa aux problèmes sociaux et syndicaux.

 

Doué d’un réel talent d’écrivain, il publia son premier livre sur La Russie colonisatrice et après un séjour en Allemagne, il écrivit Le Syndicalisme allemand, qui atteste l’acuité de son jugement et la sûreté de son information. Dans la série de L’Histoire socialiste, dirigée par Jean Jaurès, Albert Thomas rédigea le tome sur Le Second Empire. Puis il donna une Histoire anecdotique du Travail.

 

Lorsque Jean Jaurès fonda L’Humanité, Albert Thomas en fut un des principaux collaborateurs. En 1905, il fonda La Revue Syndicaliste pour l’étude et la confrontation des courants d’idées et des diverses tendances sociologiques qui passionnèrent son temps.

 

Au cours de la Première Guerre mondiale, nommé sous-secrétaire d’État aux munitions, puis ministre de l’Armement, il préconisa une politique de hauts salaires pour assurer à la classe ouvrière plus de bien-être.

 

Il participa à la Conférence de la Paix, en 1918, à l’élaboration des clauses sur l’Organisation du travail, à cette partie XIII du Traité de Versailles, avec Léon Jouhaux.

 

La section XIII du Traité de Versailles prévoyait, en outre, la création d’un Bureau International du Travail. Et c’est à la réunion de la Conférence de Washington (novembre 1919) qu’Albert Thomas fut désigné pour le poste de directeur du BIT.

 

Dès son installation, à Genève, en janvier 1920, Albert Thomas, avec intelligence et une volonté ardente organisa le Bureau International du Travail dont le but fondamental était d’établir des statistiques et une documentation complète sur la situation économique et sociale de la classe ouvrière à travers le monde, en suite d’obtenir des États membres le relèvement de la condition ouvrière et l’extension de la législation sociale.

 

 

Sous la direction d’Albert Thomas, en douze ans, la Conférence du Travail a voté trente et une conventions et donné son accord à 450 ratifications.

 

Jamais le BIT n’aurait pu les obtenir sans les actions vigoureuses et les interventions personnelles d’Albert Thomas.

 

 

« Je cours à travers les pays et les continents, de Berlin à New York, à Buenos Aires ou à Rio de Janeiro, disait-il. Heureux, si j’ai pu voir un peu plus clair dans les situations nationales et les problèmes internationaux et si je peux rapporter quelques ratifications, des conventions internationales ou quelque projet de législation nationale qui marque un tout petit progrès vers la juste et pacifique organisation du monde. »

 

 

Toute son activité au BIT était imprégnée de ces deux grandes et essentielles préoccupations de sa vie : « La morale internationale, disait-il encore, naîtra des solidarités effectives que bon gré, mal gré, la misère et la souffrance imposent aux peuples ; elle naîtra aussi de la foi fervente, de l’espérance inlassable de ceux qui se sont dévoués, jusqu’à l’épuisement de leur être physique, à la grande cause de la paix et de la civilisation. »

 

 

« Sous Albert Thomas, écrivit, Léon Jouhaux, le BIT est devenu l’organisme qu’il devait être ; sans lui, il n’eût été qu’une bureaucratie médiocre et sans initiatives. Il fallait la volonté égale, l’opiniâtreté puissante d’Albert Thomas pour éviter un avortement total d’une grande entreprise, née de la pensée du syndicalisme français. »

 

Article de Théodore Beregi, paru dans Force Ouvrière n°584, daté du 2 mai 1957.

 

7 mai 1932  Mort d’Albert Thomas
7 mai 1932  Mort d’Albert Thomas
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Le 1er mai est donc surtout une journée de commémoration, de revendications.

Le 1er mai est donc surtout une journée de commémoration, de revendications.

La fête des travailleurs et non la fête du travail

La fête des travailleurs et non la fête du travail

Historique du 1er mai

 


La fête des travailleurs et non la fête du travail

 


Le 1er mai c’est avant tout la fête des travailleurs qui est la commémoration des dizaines de morts qui sont tombés en 1886 à, Chicago lors de la manifestation pour revendiquer mais aussi à Fourmies (59), et non la fête du travail.

 

Fourmies, La manifestation fusillée

 

 

Le 1er mai 1891.

 

Ce jour-là, la troupe met fin dans le sang à une manifestation pacifique d'ouvriers/ères clamant : « C'est les huit heures qu'il nous faut ! ». Le bilan est de neuf morts et de 35 blessé-e-s. 

 

Vieille cité industrielle du Nord de la France, la ville de Fourmies atteint son apogée industrielle et démographique à la fin du 19e siècle grâce au textile. Elle compte alors 15 000 habitants, en majorité des ouvriers.

 

La distance la séparant de Paris n’est que de 200 km. Les journées des ouvriers étaient fréquemment de onze heures, le travail des filatures de laine très insalubre et dangereux, les patrons venaient de réduire les salaires. Et surtout la classe ouvrière se manifestait de plus en plus, à Fourmies comme partout ailleurs, ses organisations et sa conscience grandissant.

 

 

À plusieurs reprises, des grèves éclatent, en particulier le 1er mai.

 

En effet, à la suite du massacre de Haymarket Square à Chicago, consécutif à une manifestation pour la journée de 8 heures, l'Internationale ouvrière décide de créer, en juillet 1889, une « journée internationale de revendication des travailleurs » le 1er mai.

 

 

Cette année 1891 à Fourmies, une série de grèves eurent lieu dans les filatures et furent créés les premiers syndicats et groupes du Parti Ouvrier.

 

En avril, Paul Lafargue, un dirigeant socialiste, était venu faire des conférences à Fourmies et aux alentours, réunissant plusieurs centaines d'ouvriers et renforçant encore le moral de la poignée de militants locaux.

 

Les socialistes guesdistes, bien implantés localement, appelaient à la grève générale et à la manifestation le 1er mai.

 

L'appel publié par le Parti Ouvrier en avril affirmait :

 

« Le 1er mai, les frontières se trouveront effacées et dans l'univers entier on verra uni ce qui doit être uni, et séparé ce qui doit être séparé : d'un côté les producteurs de toute richesse, que sous couleur de patriotisme on cherche à jeter les uns contre les autres ; de l'autre les exploiteurs de tout ordre. »
 

 

 


L’histoire du 1er mai a commencé à une époque où la précarité du travail était totale.

 


C’est aux Etats-Unis, en 1886, plus précisément en Pennsylvanie et dans l’état de New-York, que chaque 1er mai avait lieu un bouleversement général de la classe ouvrière du fait du renouvellement des contrats de travail pour une durée de un an.

 


C’est ainsi que le terme des contrats de location des maisons et appartements étaient également renouvelés. En fait, c’était une remise en cause des conditions de vie de toutes les familles à la même date.

 

C’est en 1884 que les syndicats américains décidèrent d’imposer par la grève qu’à partir du 1er mai 1886 la durée d’une journée de travail serait de huit heures.

 


En ce samedi 1er mai 1886 des centaines de milliers d’ouvriers défilèrent dans tout le pays pour cette seule revendication. Exemple à Chicago, quelques quarante mille ouvriers sont en grève.

 

Le 3 mai un affrontement oppose les briseurs de grève aux grévistes d’une usine de matériel agricole et fait malheureusement 4 morts. Un meeting est organisé le lendemain. Alors que les derniers manifestants se dispersent, une bombe éclate. Des dirigeants anarchistes de Chicago seront arrêtés et condamnés à mort.

 

Dès 1889, lors d’un congrès ouvrier, est déclaré qu’il sera organisé une grande manifestation internationale à date fixe, de manière que, dans tous les pays et dans toutes les villes, le jour convenu, les travailleurs mettent les pouvoirs publics en demeure de réduire légalement à huit heures la journée de travail.

 


Cette date ce fut le 1er mai. Une date symbole.

 


Depuis, le 1er mai accompagne chaque année le mouvement général du progrès social et des conquêtes ouvrières.

 


Quand la journée de revendication devint "fête du travail"

 


Au fil des années, le retentissement fut tel que les régimes totalitaires voulurent s’emparer du symbole. Le régime de Vichy enveloppa le sang et la lutte associée au 1er mai dans les drapeaux, de ce que le Maréchal Pétain appellera « la fête nationale du travail ».

 

En effet le Maréchal ne pouvait tolérer les manifestations d’indépendance. Au lieu de faire tirer sur les défilés syndicaux, il transforma par la loi la lutte en réjouissances insipides.


La devise de Pétain était : "Travail, Famille, Patrie".

 


C’est le 1er mai 1941 que cette journée a été ravalée au rang d’une distraction. Le même jour, le Maréchal exposait les principes de la charte de travail, qui emprisonne les relations sociales dans un corporatisme à la française.

 

L’année précédente, le 16 août 1940, le gouvernement de collaboration publiait une loi interdisant les confédérations syndicales. Il fallait que les intérêts particuliers des classes sociales ne puissent s’exprimer.

 

En 1937, l’État accordait un jour férié, de fait les fonctionnaires n’auraient plus à faire grève pour manifester le 1er mai. Déjà le 1er mai 1921 était déclaré par l’Action française, ennemis du syndicalisme, les prémices de la co-gestion telle que pratiquée aujourd’hui chez nos voisins allemands.

 

Vingt ans plus tard, sous l’œil attentif de l’armée allemande, la Charte du Travail établit un système de corporations ouvrières et patronales intégrées au sein même de l’Etat de Vichy.

 


A la libération, tout cet édifice, déjà chancelant, fut balayé.

 


LES SYMBOLES

 


La date, le muguet, l’églantine.

 


L’églantine, cette rose sauvage symbole de la Révolution française, connaît un sérieux rival, le muguet, qui a pour lui de fleurir juste au Premier mai. Dès 1913, les artistes vont le cueillir dans les bois de Chaville... et les midinettes en raffolent.

 

Après la Première Guerre, la grande presse organise la promotion systématique du muguet blanc contre la rouge églantine, tout comme la presse allemande encourage l’edelweiss et la Démocratie chrétienne italienne l’œillet blanc...

 


C’est sous Vichy que le muguet détrônera finalement l’églantine, que personne ne songera plus à remettre à l’honneur ensuite. Il est vrai que le Premier mai, fête urbaine aux allures champêtres, est tributaire de l’environnement : l’urbanisation et le remembrement font disparaître les haies qui fournissaient aux habitués des "barrières" leur églantine, tandis que le muguet se cultive, et se vend...

 


Cependant le 1er mai restera férié et la grève sera rendue impossible ce jour-là.

 


Beaucoup de personnes, de politiques ont dénaturé cette journée à commencer bien sûr par le gouvernement de Vichy qui avait pour devise : travail, famille, patrie.

 

En tout état de cause il est plus que déplorable pour ne pas dire scandaleux que les partis politiques et quel qu’ils soient, récupèrent cette journée symbole de commémoration des travailleurs car cette journée n’appartient qu’à eux seul.

 


Le 1er mai est donc surtout une journée de commémoration, de revendications.

 

 

Le 1er mai sera retenu par les syndicats du monde entier comme journée internationale de revendications et de solidarité.

 

BM

Publication FO CPF

 

Fourmies, La manifestation fusillée

Fourmies, La manifestation fusillée

Le 1er mai est donc surtout une journée de commémoration, de revendications.

Le 1er mai est donc surtout une journée de commémoration, de revendications.

Le 1er mai sera retenu par les syndicats du monde entier comme journée internationale de revendications et de solidarité.

Le 1er mai sera retenu par les syndicats du monde entier comme journée internationale de revendications et de solidarité.

 L’églantine, cette rose sauvage symbole de la Révolution française

L’églantine, cette rose sauvage symbole de la Révolution française

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28 avril 1954  Mort de Léon Jouhaux

28 avril 1954

 

 

Mort de Léon Jouhaux

 


De sa naissance, le 1er juillet 1879 à Paris, à la vice-présidence de la Confédération internationale des syndicats libres, le parcours de Léon Jouhaux a été considérable et unique. Il a marqué très fortement de son empreinte le syndicalisme indépendant de notre pays et la paix dans le monde, pour en recevoir le prix Nobel le 10 décembre 1951.

 


Sa prise de conscience de la force de l’économie et sa reconnaissance au plan international lui ont valu des critiques fortes des staliniens.

 


Et pourtant, sous sa responsabilité, on ne compte plus ce que le syndicat réformiste de progrès a obtenu avec et pour les travailleurs et les salariés :

 

  • la journée de huit heures,

  • les retraites ouvrières,

  • la création des assurances sociales,

  • la naissance du conseil national économique,

  • l’élection du délégué d’atelier,

  • les congés payés (12 jours),

  • la semaine de 40 heures,

  • la nationalisation des industries clés,

  • le contrôle économique ouvrier,

  • le paritarisme,

  • les conventions collectives,

  • la procédure de conciliation et la prolongation de la scolarité.


 

Tel est le bilan des victoires de l’organisation syndicale aux destinées de laquelle il présidait.

 

Ces victoires, il les a acquises sans jamais se départir de ce qui faisait sa raison d’être : l’indépendance totale à l’égard des partis politiques.

 

En une phrase, s’il fallait traduire sa démarche originelle, autodidacte et profonde, sa fidélité, toute sa vie syndicale, toute sa vie, on ne devrait retenir que son expression de 1927 :

 

« le syndicalisme, il est ma foi, il est ma religion, il est mon idéal. J’ai foi en la classe ouvrière, je suis d’elle, je me suis élevé avec elle, c’est elle qui m’a formé : la trahir, jamais. »

28 avril 1954  Mort de Léon Jouhaux
28 avril 1954  Mort de Léon Jouhaux
28 avril 1954  Mort de Léon Jouhaux
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La lutte qu’il a menée pendant quarante ans pour les revendications ouvrières ne fut pas vaine puisqu’elle a abouti à de magnifiques résultats.

La lutte qu’il a menée pendant quarante ans pour les revendications ouvrières ne fut pas vaine puisqu’elle a abouti à de magnifiques résultats.

Il joua un rôle important dans l’éducation syndicale des travailleurs du Livre en formant leur conscience et par son constant désir de perfectionnement il combattait l’ignorance, les faiblesses et les maux.

Il joua un rôle important dans l’éducation syndicale des travailleurs du Livre en formant leur conscience et par son constant désir de perfectionnement il combattait l’ignorance, les faiblesses et les maux.

20 avril 1851

 

Naissance d’Auguste Keufer

 

Édouard Dolléans me disait que Keufer avait de belles vertus humaines et une personnalité mise en relief par ses activités multiples et son noble idéalisme.

 


La lutte qu’il a menée pendant quarante ans pour les revendications ouvrières ne fut pas vaine puisqu’elle a abouti à de magnifiques résultats.


Le syndicalisme pour Keufer n’était pas seulement un principe, mais une arme puissante dont il se servit contre le capitalisme pour changer la condition de vie des travailleurs du Livre.

 


Il quitte l’Alsace à 19 ans, après l’invasion de 70 et travailla comme typographe dans plusieurs villes. La vie des ouvriers était pénible à l’époque. Il se joignit à ses compagnons qui se révoltaient de leur misère et pour demander un salaire plus équitable.

 


Son œuvre syndicale débuta après la grève parisienne de 1878, par l’organisation des travailleurs du Livre. L’intelligence et la ténacité avec lesquelles il accomplissait son travail difficile et délicat lui gagnèrent la confiance et l’admiration de ses compagnons.

 


Le Congrès constitutif de la Fédération du Livre en 1881 le désigna au Comité central. Plus tard, en 1884, il fut nommé secrétaire général de la Fédération dont il devint l’ardent animateur. Son activité consistait dans propagation des principes syndicalistes et dans la création des sections locales.

 

D’esprit pratique, il recherchait l’utilité de toutes ses actions. Ennemi de la violence et de la démagogie périlleuse et guidé par son bon sens et par son amour de la justice, il essayait de résoudre les conflits corporatifs par la conciliation. Il admettait la grève que lorsqu’elle était inévitable.

 

 


Au cours de sa vie militante, Keufer connut les critiques injustes et les obstacles qu’il surmonta toujours par son dévouement à la cause de la classe ouvrière.

 


En 1886, quand il y eut la scission dans la section parisienne de la Fédération du Livre, Keufer employa toute son énergie pour rétablir la situation et si cette Fédération devint une organisation importante, c’est grâce à lui.

 

Par son esprit de décision et sa fermeté, il était un exemple pour ceux qui devaient continuer son œuvre. partout, il était à la hauteur de son tâche.

 

Il participa dans le Conseil supérieur de l’Enseignement technique avec l’intention de développer la valeur professionnelle des travailleurs. Vice-président du Conseil supérieur du Travail, il s’occupa de la protection des femmes et des enfants à l’usine ; proposa des mesures contre les accidents du travail, et fit adopter la loi de 8 heures, la loi sur les assurances sociales.

 


Ce grand syndicaliste, dont l’activité était basée sur l’utilité de l’expérience, était aussi un idéaliste qui croyait dans les bienfaits du progrès.

 

Influencé dès sa jeunesse par la philosophie positiviste d’Auguste Conte, il comptait transformer la société par le perfectionnement moral de l’individu en développant en lui le sentiment de la liberté et de la justice. Il croyait que la réforme de la moralité de la conscience et des idées était plus susceptible de modifier l’organisation sociale que la réforme des lois.

 


Dans la lutte, la sagesse et la détermination le conduisaient ; hostile aux vagues formules, il s’efforçait de convaincre ses adversaires par des arguments pertinents.

Sans haine et sans rancune, il agissait toujours dans un esprit de fraternité et de courtoisie et désirait qu’il y eût entre les ouvriers une sympathie et une compréhension réciproques.

 


Il joua un rôle important dans l’éducation syndicale des travailleurs du Livre en formant leur conscience et par son constant désir de perfectionnement il combattait l’ignorance, les faiblesses et les maux.

 


En 1895, Keufer prit part à la constitution de la Confédération Générale du Travail et jusqu’à sa mort il resta attaché à la CGT.


Keufer demeure une belle preuve de courage, d’intelligence et de dévouement au service de la classe ouvrière.

 

 

Article de Théodore Beregi paru dans Force Ouvrière n°686, daté du jeudi 30 avril 1959.

Keufer demeure une belle preuve de courage, d’intelligence et de dévouement au service de la classe ouvrière.

Keufer demeure une belle preuve de courage, d’intelligence et de dévouement au service de la classe ouvrière.

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Le 08 avril 1948    Mort de Paul Delesalle

Le 08 avril 1948 Mort de Paul Delesalle

Paul Delesalle

 

Très jeune, il s’oriente vers l’anarchisme. Sa participation au mouvement libertaire, à Paris, est attestée à partir de 1891. En 1893, il adhère à la Chambre syndicale des ouvriers en instruments de précision de Paris. Il milita dans l'organisation syndicale.

 

Proche de l'anarchiste Jean Grave, en 1897 il devient secrétaire adjoint de la Fédération des Bourses du travail, en même temps que secrétaire adjoint de la CGT. Il participe au congrès d'Amiens à l'écriture de la charte d'Amiens et est considéré comme un des fondateurs de l'anarcho-syndicalisme.

 

À partir de 1907, Delesalle devient éditeur et il publiera de nombreux ouvrages et brochures syndicalistes et anarchistes jusqu'à sa mort. Il avait ouvert une librairie militante, rue Monsieur-le-Prince au Quartier Latin.

Georges Sorel, qui fut son ami, s'y rendait souvent pour causer.

 

 

Ébloui par la révolution russe, il adhère au Parti communiste à ses débuts, tout en restant syndicaliste révolutionnaire et libertaire, puis le quitte rapidement.

En 1932, victime d'une crise dépressive, il vend sa librairie et se retire dans une modeste maison à Palaiseau, où entouré de ses livres, il se consacre à des ouvrages d'histoire sociale.

De 1935 à 1944, il est adhérent de la SFIO.

 

L'historien français Jean Maitron lui a consacré une biographie intitulée Paul Delesalle - Le syndicalisme révolutionnaire (Éditions Ouvrières, 1952, 170 p ; nouvelle édition : Fayard, 1985, 207 p).

 

Sa sœur cadette, Marguerite Delesalle, fut une actrice de théâtre célèbre sous le nom de Monna Delza.

08 avril 1948  Mort de Paul Delesalle

Le 08 avril 1948

 

Mort de Paul Delesalle


Très jeune, il prit part à l’action revendicative de la classe laborieuse. Intelligent, probe et actif, Delesalle avait les qualités d’un vrai militant. Guidé par ses convictions libertaires, il étudia dans les Temps Nouveaux et dans la Voix du Peuple, les problèmes de la condition ouvrière.

 

Comme secrétaire adjoint de la Fédération des Bourses et simultanément secrétaire général adjoint de la CGT, Delesalle participait au début du siècle, à toutes les grandes actions du mouvement syndical.

 

Il soutint le principe de la grève générale, fut un des artisans de l’Unité de la Fédération des Bourses et de la CGT, lutta pour la journée de 8 heures et le repos hebdomadaire.

 

En outre, il mena une propagande antimilitariste passionnée et courageuse. Il fut plusieurs fois emprisonné pour ses idées révolutionnaires et pour sa propagande corporative.

Bien qu’après dix ans de vie militante Delasalle démissionna en 1908, il n’en reste pas moins une des plus grandes figures du mouvement syndical français.

Quelques bourses du travail, Paris, Lyon, Toulon,......
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08 avril 1948  Mort de Paul Delesalle
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29 mars 1896  Mort de Léo Frankel
29 mars 1896  Mort de Léo Frankel

29 mars 1896

Mort de Léo Frankel


Défenseur courageux et opiniâtre de la classe ouvrière, Léo Frankel fut membre de la Commission du Travail d’abord, puis délégué au ministère du Travail et à l’Echange pendant la Commune de Paris.

On peut le considérer comme un des premiers législateurs des revendications et des droits ouvriers.

 

Il préconisa la collaboration étroite entre la Commune et les corporatives ouvrières. Jugés aujourd’hui, ses projets de lois, restés sans application à cause de la défaite de la Commune et ses décrets, signés par lui et promulgués en faveur des ouvriers, ont été des intentions généreuses et des actes révolutionnaires, quand on songe dans quelles circonstances matérielles et sociales inhumaines vivait jusqu’alors le prolétariat français.

 

Frankel fait une enquête approfondie sur la situation économique des ouvriers.

 

Puis il ouvre dans les mairies des vingt arrondissements de Paris des bureaux d’embauche.

Par un décret, il ordonne que les ateliers abandonnés par les patrons seront dirigés par les coopératives ouvrières et que les propriétaires anciens seront indemnisés. Vient ensuite un autre décret qui interdit les amendes et les retenues sur les appointements et salaires dans les administrations publiques et privées et restitue celles qui avaient été perçues depuis le 18 mars.

 

Frankel promulgue encore deux décrets importants sur l’interdiction du travail de nuit dans les boulangeries et sur la liquidation du Mont-de-Piété qu’il propose de remplacer par « une organisation sociale qui donnerait aux travailleurs des garanties réelles de secours et d’appui en cas de chômage et de maladie ».

 

C’est Frankel qui, en application de ses principes syndicalistes, a déterminé le salaire minimum et la durée du travail des ouvriers des Ateliers du Louvre.

 

Notons, dans cet ordre d’idée, une innovation théorique et vraiment audacieuse de Frankel qui avait proposé pour eux la journée de 8 heures ! mais c’est la journée de 10 heures qui fut adoptée.

 

Disons enfin que Léo Frankel était le promoteur de l’éducation ouvrière.

 

Son rôle créateur est indéniable et marque un pas décisif dans l’évolution de la condition sociale et économique des travailleurs français.

 

Sourcing: FO Hebdo 

29 mars 1896  Mort de Léo Frankel
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Liste des catastrophes du bassin minier Nord – Pas-de-Calais
Liste des catastrophes du bassin minier Nord – Pas-de-Calais

Liste des catastrophes du bassin minier Nord – Pas-de-Calais

 

Les débuts de l’exploitation de la houille révèlent une dure réalité 
La mine tue.  

 

Vous trouverez ici la liste hélas, beaucoup trop longue, des événements dramatiques qui ont marqué l’activité minière dans la région Nord – Pas de Calais.

 

La découverte du gisement de surface d’Hardinghem dans le Boulonnais en 1662, ou de charbon maigre à Fresnes sur Escaut le 3 février 1720 n’avaient pas donné lieu à une activité minière très intense.

L’exploitation commence réellement avec la découverte de la « charbon gras » au pavé de Condé le 24 juin 1734, peu de temps après, le sous sol régional fait ses premières victimes.

 

Le vendredi 16 juillet 1756 : la première catastrophe a lieu à la fosse du Gros Caillou de la Compagnie des mines d’Anzin à Vieux-Condé.

 

11 mineurs périrent dans cet accident sur les 31 occupés sur ce chantier, les vingt autres furent sauvés par leurs camarades, occupés dans d’autres galeries.

À la surface, le sol trembla et un mur s’écroula. Les bâtiments du carreau de la fosse furent ébranlés.

 

 

Les catastrophes minières du 19ème siècle 

 

En 1805 : fosse Saint Roch de la Compagnie des mines d’Anzin à Vieux-Condé, un incendie à l’accrochage à 53 mètres de profondeur fit 11 victimes. Cet étage d’extraction fut définitivement fermé.

Le cuvelage était tellement en mauvais état que le puits fut remblayé en octobre 1811.

 

La fosse « La Pensée » de la Compagnie des mines d’Anzin à Abscon ouverte en 1922 a été frappée par deux coups de grisou.

Celui du mercredi 9 avril 1823 dû à une lampe à flamme nue causa la mort de 22 mineurs.

Celui du samedi 26 juin 1824 entraîna la mort de 20 mineurs.

 

En juillet 1856 : à Vieux Condé, un coup de grisou d’origine inconnue fait 11 morts.

 

En 1868 : Fosse 2 à Oignies, un coup de grisou d’origine inconnue a tué 4 mineurs.

 

Le jeudi 18 novembre 1869 : Fosse 1 à Bully : 19 asphyxiés suite à un incendie de boisage.

 

Le samedi 3 février 1872 : Fosse 1 à Bauvin. La cage retombe dans le puits (les parachutes n’étaient pas encore usités) : 8 morts.

 

En juin 1873 : Fosse 2 à Auchy-au-Bois, un coup de grisou d’origine inconnue causa la mort de 7 ouvriers.

 

En janvier 1875 : Fosse 3 de Pont de la Deûle, la chute au fond du puits fit 5 morts.

 

En 1876 : Fosse Soyez à Roost-Warendin,  à cause de la rupture des guides 2 cages se rencontrent dans le puits. 13 morts.

 

Le dimanche 13 août 1882 : Fosse 3 à Liévin, un coup de grisou d’origine inconnue fait 8 morts.

 

Le mercredi 24 janvier 1883 : La fosse 7 à Courcelles-les-Lens fit 4 morts.

 

En Août 1884 : Fosse 2 à Ferfay, un coup de grisou, amplifié par l’explosion d’une dynamitière (lieu de stockage des explosifs) au fond, fait 17 morts.

 

Le mercredi 14 janvier 1885 : Fosse 1 à Liévin ; 28 morts.

 

Le dimanche 7 Juin 1885 : Fosse 1 à Nœux, un coup de poussières tue 3 mineurs.

 

Le vendredi 21 août 1885 : Fosse 7 à Courcelles-les-Lens, un coup de grisou fait 10 morts.

 

En novembre 1900 : L’explosion de dynamite à la fosse Fénélon d’Aniche tue 21 personnes.

 

Le dimanche 13 janvier 1901 : La mine emporte 4 personnes à Lourches.

 

En mars 1901 : Fosse 1 à Hénin-Liétard, un coup de grisou fait 7 morts.

 

La plus importante catastrophe minière d’Europe 

 

Le samedi 10 mars 1906 à Courrières, un coup de grisou suivi d’un coup de poussier provoque  la mort de 1.099 mineurs.

 

Article détaillé, suivre le lien sur note Blog:

http://foed.over-blog.com/2017/03/10/03-c-est-arrive-un-certain-10-mars-de-notre-histoire.html

 

 

Les autres catastrophes minières du 20ème siècle

 

Après la catastrophe de Courrières, chaque alerte provoque une inquiétude encore plus forte des familles de mineurs.

 

En janvier 1907 : Fosse 5 à Calonne Liévin, un coup de grisou emporte 3 mineurs.

 

Le mardi 3 septembre 1912 : fosse de la Clarence à Divion, une terrible explosion de grisou suivi d’un coup de poussier ravageur se produit en début d’après midi au changement de poste, il y eut 79 morts et 23 blessés.

 

Le lundi 16 avril 1917 : 256 mineurs se trouvaient au fond du puits numéro 9, ou fosse Warenghien d’Hersin.

Ce jour-là, les hommes s’attachaient à extraire le charbon dans la veine Berthe quand survint un coup de poussier dû à une lampe de sécurité à flamme ouverte volontairement.

42 d’entre eux ne reverront jamais le jour.

 

Le lundi 19 janvier 1920 : 17 mineurs trouvèrent  la mort, écrasés après une  chute de plus de 50 mètres !

La chute de cage de la fosse de Rœulx à Escaudain était due à la rupture d’un arbre de machine d’extraction défaillant.

 

Le mercredi 31 juillet 1929 : Fosse 8 à Courcelles les Lens, un coup de grisou fait 8 morts

 

Le mercredi 21 août 1929 : un éboulement à Auchy-les-Mines emporte 3 vies.

 

Le vendredi 19 janvier 1940 : La fosse 4 de Noyelles-Godault : 8 morts

 

Le samedi 28 septembre 1940 : Vers 18 H 15, un avion militaire allemand, lâche 5 bombes au dessus de la fosse dont une provoque un coup de poussier.

Ce drame a fait trente-quatre morts sur le coup (ou des suites de leurs blessures), et 16 blessés.

 

 

 Catastrophe minière coup de grisou

 

Le mardi 2 mars 1943 : un coup de grisou à la fosse n° 9 fait 16 morts et 6 blessés. Pourtant, la présence de ce gaz n’avait été qu’exceptionnellement constatée dans le secteur. L’accident s’est produit dans une taille au moment d’un tir de mine pour faire tomber le toit.

 

Le jeudi 23 mars 1944 : fosse 9 d’Oignies vers 15 h 30 une explosion de grisou se produit au pied de la deuxième voie descendante de Ste Michelle. 6 ouvriers moururent des suites de leurs blessures dans les jours qui suivirent.

 

Le vendredi 21 décembre 1945 : fosse 15 de Loos-en-Gohelle, une taille s’effondre à 432 mètres de profondeur et emporte 9 ouvriers.

 

Le jeudi 28 mars 1946 : 76 hommes de la veine 16 de la fosse 1 d’Ostricourt sont descendus pour se rendre à leur lieu de travail distant de 2 km du puits. Ils cheminent dans les galeries et voies à 574 mètres sous terre : près de 40 minutes de marche.

II est environ 22 h 45 lorsqu’ils se trouvent à pied d’œuvre.

Parmi eux, quelques-uns sont déjà entrés dans la taille quand soudain une explosion éclate. Des bois de soutènement craquent. C’est l’éboulement accompagné d’un nuage de poussières. Le matin on compte 13 morts.

 

Le 27 août 1947 : au siège 3 d’Hénin-Liétard, une irruption d’eau occasionne un dégagement d’hydrogène sulfuré. 15 ouvriers sont intoxiqués, la plupart seront sauvés.

 


Un ouvrier ramène, à l’air libre, un galibot et retourne dans le quartier sinistré pour tenter de sauver son chef de poste.
Il tombe à son tour asphyxié. (L’ouvrier Jean-Batiste Lucas fut cité à l’ordre de la Nation).

 

Le  lundi 19 avril 1948 : dans l’après-midi, 365 mineurs travaillent au fond de la mine à Sallaumines. Il est  17 h 35, quand une violente explosion ébranle la ville. Une flamme géante sort du puits 11 suivie d’un nuage de poussières noires. Terrible bilan : 12 morts, 35 blessés.

 

Le vendredi 10 septembre 1948 : Fosse 7 à Avion, une explosion se produit, 3 galibots et 4 ouvriers mineurs y laissent la vie.

 

Le mercredi 6 avril 1949 : Fosse 11 de Grenay, une explosion fait 25 blessés et 1 mort.

 

Juillet 1949 : Fosse 21, Noyelles-sous-Lens, une explosion. 2 morts.

 

Le mercredi 7 février 1951 : Fosse 5 Bis à Bruay, Il est 9 h 30, 679 mètres sous terre, une formidable explosion retentit. L’explosion n’a pas été perçue dans les autres quartiers de la fosse éloignés de plusieurs centaines de mètres. Dans les installations du jour, on n’a rien ressenti.  Bilan : 12 morts.

 

Le mardi 12 août 1952 : Fosse Schneider de Lourches, suite à un tir de mine, une boule de feu s’engouffre dans la voie, balayant de son souffle brûlant et puissant hommes et matériels sur plusieurs centaines de mètres, ainsi que dans des galeries transversales tue 9 mineurs.

 

Janvier 1953 : Fosse 7 à Mazingarbe, un éboulement fait 2 morts.

 

Le dimanche 20 juin 1954 : C’est la ducasse de Divion, on prépare la fête. Le poste de nuit touche à sa fin à la fosse de La Clarence. Soudain, à 4 h 15, une explosion ravage la taille Rosalie. 6 blessés ainsi que les 4 morts remontés, peu après 8 heures. D’autres victimes seront remontées, des blessés décèderons, bilan final : 10 morts, 2 blessés graves.

 

Le samedi 19 janvier 1957 : Fosse 21 Harnes, à 17h15 veine Cécile 3 des secousses brutales viennent du toit de la taille en exploitation, soudain un énorme bloc de roche de 16,50m de long, 7m de large et haut de 5m se détache, renverse les soutènements et écrase 4 mineurs.

 

Le mercredi 13 mars 1957 : Fosse 6 bis, Bruay, un éboulement à 851 m sous terre tue 2 mineurs.

 

Le samedi 16 mars 1957 : Fosse 3 de Liévin, un terrible coup de grisou fait 10 morts et 4 blessés suite à un tir d’explosifs.

 

Le mardi 11 février 1958 : Fosse 4 sud de Méricourt, l’arbre du treuil d’une cage de « bure » se brise et 11 mineurs s’écrasent 65m. plus bas. Ils ont été tués sur le coup.

 

Le jeudi 21 juin 1962 : Fosse 13 d’Hulluch, il est environ 20 heures quand le toit craque brutalement dans la petite veine « Elisa » de 17 m de long.

C’est l’éboulement dans un vacarme épouvantable : un déluge de charbon, de pierres et de poussières. 6 mineurs de 23 à 28 ans y perde la vie.

 

Le mercredi 17 juin 1964 : Fosse 5 à Auchel, les 27 ouvriers installés dans la cage descendent dans le puits.

Vers le niveau -400, à la vitesse de 8 mètres /seconde, une secousse violente fît osciller la cage sur ses chemins de roulement, la chute de 250 m de la cage suite à l’ouverture d’un volet fait 5 morts.

 

Le mardi 2 février 1965 : Avion, minuit 30, les chantiers de la fosse 7 ont été ravagés par un « coup de grisou ». 21 victimes laissent 41 orphelins.

 

Juin 1968 : Fosse 13 de Sains en Gohelle. Accident de tir : 2 morts.

 

En février 1969 : Fosse 7 d’Avion, un coup de grisou : 16 tués.

 

Le lundi 24 mars 1969 : Fosse 10 à Leforest, la chute vertigineuse d’une cage fait 5 morts (5 veuves et 16 orphelins).

 

Le vendredi 28 novembre 1969 : Fosse Barrois à Pecquencourt, à près de 300 m de profondeur un éboulement se produit. 4 hommes disparaissent sous des mètres cubes de charbon et de roches.

 

Le mercredi 4 février 1970 : Fosse 6/14 à Fouquières, vers 7 heures, une explosion formidable dont le souffle brûlant plaque des hommes au sol, en fracasse d’autres contre les parois de la bowette, détruit le matériel, provoque des éboulements, dégage un nuage de poussières et fait 19 morts.

 

Catastrophe minière Fouquières Pas-de-Calais

 

Le dimanche 14 février 1971 : Fosse 4 de Lens. Chute dans le puits. 5 morts.

 

Novembre 1971 : Fosse Barois à Douai, un éboulement : 4 tués.

 

Le mercredi 10 avril 1974 : Fosse Agache, Fenain. Éboulement. 2 morts

 

Le vendredi 27 décembre 1974 : Il est 6 h 15 du matin lorsqu’une explosion retentit au fond de la fosse 3 de Lens, dite Fosse St Amé (commune de Liévin).

Un coup de grisou et un coup de poussier font 42 morts.

 

Notons aussi : 

Février 1975 : Une explosion: à la Cokerie de Drocourt tue 3 personnes.

 

Août 1975 : Terril de Quenehem, Calonne-Ricouart (fosse N° 6). Explosion du terril due au grisou accumulé  fait 6 morts.

 

 

Remerciements, Joël (2011) Beuvry, vu à Beuvry

 

Liste des catastrophes du bassin minier Nord – Pas-de-Calais
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21 février 1884  La grève des mineurs d’Anzin


Article de René Gibère paru dans Force Ouvrière n°491, daté du 7 juillet 1955.


 Ce n’était pas la première fois que les ouvriers mineurs du bassin houiller d’Anzin se mettaient en grève pour obtenir l’amélioration de leur condition d’existence.

 

Pendant les années de 1833, 1846, 1848, 1855, 1864, 1866, 1872, 1874, 1878, 1879, 1880, ils luttent et revendiquent tantôt pour des mesures de sécurité et d’hygiène dans le travail. Parfois ils atteignent leurs objectifs, mais souvent, ils se heurtent à l’incompréhension et au refus brutal de la Compagnie.

 

Au cours de ces grèves successives, les mineurs prenaient chaque fois leur responsabilité avec gravité et discernement, même lorsque la grève avait pour conséquence le licenciement.

 

Cependant, les actions revendicatives, dès le début, développèrent leur esprit combatif, leur force morale et leur sentiment de solidarité.

 


La grève qui éclata le 21 février 1884 et se prolongea jusqu’au 17 avril, fut provoquée par la Compagnie de houillère elle-même qui imposa brusquement un changement dans l’organisation du travail des mineurs.

 

En effet, la Compagnie avait décidé que :

 

1° Les ouvriers seraient responsables de leurs travaux pendant toute la durée de leur galerie, et que de ce fait les vieux et les jeunes ouvriers seraient supprimés ;

 

2° L’ouvrier devra se surcharger de bois pour les réparations ;

 

3° La Compagnie ne fera plus de remblais, de là des éboulements seront très fréquents ;

 

4° L’entretien de la voie ferrée, le matériel et la responsabilité des accidents, seraient à la charge des mineurs.

 

Les ouvriers jugèrent cette modification inacceptable.

 

Basly, secrétaire général de la Chambre syndicale, dans une lettre, adressée aux députés et aux autorités du département du Nord, expliqua et justifia l’opposition des mineurs à ce nouveau mode de travail, préjudiciable à leur santé et à leur salaire, déjà au-dessous du minimum (3 fr. 50 par jour).

 


À la suite d’un entretien qui eut lieu entre la délégation syndicale et la Compagnie, cette dernière maintenant sa décision, les mineurs décidèrent la grève, dans un commun accord.

 

« Considérant que le gouvernement n’est pas intervenu en leur faveur, disait un manifeste syndical, destiné aux mineurs, que la Chambre et les commissions d’enquête se prononcent contre eux, les délégués se réservent comme dernière arme d’inviter les autres ouvriers des Charbonnages de France à se mettre en grève ».

 

(On sait qu’à la suite de ce manifeste, des mineurs, réunis à Saint-Étienne, votèrent contre la grève générale et refusèrent de s’associer au mouvement).

 

Les travailleurs de la Mine d’Anzin revendiquèrent le rétablissement de l’ancien système de travail et la réintégration des ouvriers congédiés pour des grèves antérieures. Or, la Compagnie resta inébranlable dans sa position, et voyant la résistance opiniâtre des grévistes, elle licencia, par surcroît, 140 mineurs syndiqués.

 


La misère dans les familles de mineurs était telle qu’à Denain, des manifestations violentes eurent lieu, suivies de sanglantes échauffourées entre les mineurs et les gendarmes. Pour éviter de nouvelles collisions, des troupes furent envoyées pour occuper toutes les fosses. Des grévistes qui protestèrent contre l’intervention de l’armée, furent emprisonnés et condamnés  à 3 mois de prison.

 


À la Chambre, le député socialiste Clovis Hugues interpella le gouvernement sur « la présence de l’armée dans la mine d’Anzin » et, bien que l’Assemblée vota une motion platonique sur le « respect de la liberté des ouvriers », la situation ne changea guère.

Et après 56 jours de luttes âpres, les mineurs reprirent le travail, dans les conditions fixées par la Compagnie.

 


En octobre 1884, Basly déclara devant la Commission d’enquête à propos de la grève d’Anzin : « Le système de travail qu’on voulait appliquer, nous paraissait contraire à nos intérêts, car il abaissait les salaires et exigeait un travail supplémentaire. La vérité, c’est que la Compagnie voulait la grève, et en définitive, elle cherchait à détruire le syndicat ».

 


Si la Compagnie houillère d’Anzin avait atteint son but, en contraignant les mineurs à reprendre le travail, elle était la cause de mécontentements continuels, qui devaient aboutir à de nouveaux conflits.

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05 février 1919    Conférence syndicale internationale à Berne
05 février 1919    Conférence syndicale internationale à Berne

05 février 1919

 

Conférence syndicale internationale à Berne

 


Fait capital dans l’histoire du travail, car c’est à ce moment-là que la création du Bureau International du Travail a été décidée.

 

 

Léon Jouhaux, secrétaire général de la CGT, chargé de préparer et de présenter le projet de la charte internationale du travail qui fut adoptée, écrivait dans son rapport : « S’inspirant des conférences syndicales de Leeds en 1916 et de Berne en 1917, la Conférence internationale réclame des garanties relatives au droit syndical, au salaire, aux assurances sociales, à la protection de l’enfance et de la femme, à la durée et à l’hygiène du travail. L’efficacité et la continuité de la législation internationale du travail ne peuvent être garanties que par la constitution d’un office interprofessionnel du travail dans lequel siégeraient des délégations directes des organisations syndicales ouvrières de tous les pays. »

 

C’est ainsi que le BIT est devenu une réalité vivante et son premier directeur, le syndicaliste Albert Thomas  a contribué, par son intelligence et par son action inlassable, au développement de cet organisme créé pour la défense des intérêts matériels et moraux des salaries du monde entier.

05 février 1919    Conférence syndicale internationale à Berne
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1er février 1805  Naissance de Louis-Auguste Blanqui

Le 150e anniversaire de la naissance d’Auguste Blanqui a été passé sous silence dans la grande presse.

 

 

Aussi nous voulons réparer cet oubli, en rappelant qu’il a consacré sa    vie entière à l’exaltation et à la propagation d’un idéal dont il était    l’incarnation vivante, et qu’il exerça une forte influence sur l’évolution de l’esprit de la classe ouvrière.

 

La destinée de Blanqui fut grandiose et malheureuse à la fois ; probablement la plus tragique et la plus émouvante dans la douleur, dans l’endurance, dans la ferveur révolutionnaire et dans la puissance extrême de la foi, qu’un homme ait connue et ait éprouvée au cours de son existence.

 

 

On ne peut le comparer à personne pour la fermeté de son caractère et la rigueur sociologique de ses idées. Il est exceptionnel dans l’histoire des grands révolutionnaires dont l’action et la pensée sont si intimement liées.

 

Sa vie exemplaire est l’irradiation même de sa propre philosophie, par le fait qu’il a conduit l’arme à la main des insurrections et qu’il passa 35 ans de sa vie en prison, ne voulant pas renoncer à la lutte et refusant d’abandonner la classe ouvrière dont la libération économique et morale constituait la pierre angulaire de sa théorie.

 

 

Blanqui fut entraîné dans le mouvement social par une vocation intérieure et par une force irrésistible de son tempérament.

 

 

Ce goût pour le combat, dont le but définitif à ses yeux était la réalisation d’un nouvel ordre moral de l’humanité, était si vif, qu’il délaissa bientôt ses études de droit et de médecine.

 

 

Le règne de Charles X qui touchait à sa fin, lorsque la Révolution de juillet 1830 éclata, Blanqui assoiffé de justice et de liberté, combattit avec le peuple pour le renversement de la royauté.

 

Il croyait à l’instauration de la démocratie, mais vite il s’aperçut que le trône avait seulement changé de monarque et que le régime d’oppression était le même. Blanqui prépara donc un nouveau soulèvement pour le triomphe de la République.

En tant que membre de la Société des Amis du Peuple, il déploya une intense activité pour la cause commune.

 

 

Le poète allemand Henri Heine, qui assistait en 1832 à une réunion secrète, écrivit dans La Gazette Universelle d’Augsbourg : « Blanqui fit un long discours, plein de sève, de droiture et de colère ». On y découvre le comportement futur de Blanqui à l’égard de la société bourgeoise qu’il ne cessera de combattre jusqu’à sa mort.

 

 

La conspiration contre la monarchie démasquée, il fut impliqué dans le procès des Quinze qui se déroula, en janvier 1832, devant la Cour d’Assises de la Seine. Blanqui exposa ses idées avec une franchise et une désinvolture qui stupéfièrent les juges : « On ne cesse de dénoncer les prolétaires comme des voleurs, prêts à se jeter sur les propriétés. Pourquoi ? Parce qu’ils se plaignent d’être écrasés d’impôts au profit des privilégiés. Et les possesseurs que la société entière doit couvrir de sa puissance, ce sont deux ou trois cent mille oisifs qui dévorent paisiblement les milliards payés par les voleurs... Le peuple fera des lois qui doivent le régir. Alors ces lois ne seront plus faites contre lui, elles seront faites pour lui. Voilà comment nous entendons la République, pas autrement. »

 

 

 

Dans cette interprétation fragmentaire de la justice sociale on reconnaît les contours fondamentaux de sa philosophie du monde futur. Il est condamné pour quelques mois de prison, mais lorsqu’il retrouve la liberté, il crée avec Barbès, la Société des Familles.

 

Dissoute peu après par le gouvernement de Louis-Philippe, Blanqui n’est pas désemparé pour autant, il fonde une autre organisation secrète : la Société des Saisons. Dès ce moment, il élabore le plan d’une nouvelle insurrection pour renverser la monarchie.

 

Sa théorie de la conquête du pouvoir est basée sur cette conviction qu’avec quelques centaines de militants armés et bien disciplinés, par une action rapide et ordonnée, on y peut parvenir. Il donna le signal du soulèvement pour le 12 mai 1839, qu’il dirigea lui-même. Ce fut une grave erreur théorique et stratégique et finalement un sanglant échec. Pour ce fait il fut condamné à mort, mais sa peine commuée en détention perpétuelle, on l’enferma dans la forteresse du Mont Saint-Michel ; où il y resta jusqu’à la Révolution de février 1848.

 

 

Pendant les huit années de sa détention, sa vie, dans cette prison immonde et pleine de vermine, était un véritable enfer.

Hippolyte Castille écrivait à ce propos : « On lui avait rivé des fers qui entraient dans sa chair et lui faisaient craquer les os. »

 

 

Voyant ses compagnons de lutte « pourris, couverts de plaies et de poux dévorants », Blanqui se révoltait contre la cruauté diabolique de la société civilisée, mais ne se laissa jamais aller au désespoir. Dans la prison humide et mortelle, il méditait sur les contrastes de la condition humaine, développait et approfondissait sa doctrine à laquelle il donna une forme définitive, d’où devait sortir ses ouvrages les plus importants : Critique sociale , Capital, et Travail.

 

 

En février 1848, quand il retrouva la liberté, sa popularité était telle, qu’on le désigna naturellement pour prendre part à l’œuvre de la rénovation nationale.

 

Blanqui constata que le gouvernement provisoire était désuni et qu’il s’écartait de sa véritable destination ; que le conflit entre le peuple et la bourgeoisie était inévitable, car cette dernière ne voulait nullement sacrifier ses privilèges et ses intérêts. C’est alors que Blanqui, en opposition avec le gouvernement, mena une violente campagne contre l’impôt extraordinaire des quarante-cinq centimes, très mal accueilli par le peuple et qui selon lui signifiait : « l’arrêt de mort de la République ».

 

 

Après la journée tumultueuse du 15 mai, qu’il avait organisée, lorsque les ouvriers envahirent le Palais Bourbon, il fut encore condamné à 10 ans d’emprisonnement. À peine sorti, Blanqui constitua encore des sociétés secrètes ; mais l’Empire le traqua impitoyablement et il dut se réfugier en Belgique, d’où il dirigea la lutte contre le régime de Napoléon III.

 

 

Il ne rentra à Paris qu’en septembre 1870. Son patriotisme lui suggéra un plan stratégique pour refouler les envahisseurs prussiens hors des frontières. Il tenta deux fois, le 31 octobre 1870 et le 22 janvier 1871, de renverser le gouvernement de Gambetta, par l’insurrection armée, mais chaque fois, il fut vaincu.

Après la signature de l’armistice, Blanqui malade et épuisé, est arrêté, par ordre de Thiers, juste à la veille de la proclamation de la Commune, dont il était membre.

 

 

Au lendemain de la Semaine sanglante le Conseil de guerre le condamna à l’incarcération à vie pour les faits du 31 octobre 1870.

 

Au moment de sa comparution, le journal parisien La République Française écrit : « Blanqui est pâle. La prison et la solitude achèvent de ruiner cette nature si puissante contre la douleur. Cependant il est toujours ferme et impassible. Rien n’ébranle la vivace énergie de son âme indomptable ».

 

L’amnistie de 1880, lui rend la liberté et le vieux lutteur reprend le combat qu’il poursuivra jusqu’à sa mort avec une farouche détermination et avec la passion idéaliste qui ne s’est jamais éteinte dans son âme.

 

 

Sur le plan sociologique, Blanqui était plus réaliste et plus logique que les théoriciens utopiques le sont en général. II tenait compte des faits tangibles de l’histoire de l’humanité et prévoyait l’inéluctabilité de la disparition du système capitaliste et affirmait que l’affranchissement de la classe laborieuse ne peut s’accomplir que par les moyens de l’éducation, à laquelle il attribuait une importance fondamentale.

 

C’est un peuple instruit et non ignorant qui sera seulement capable de conquérir le pouvoir de l’État et apte à la reconstruction de la société, où les notions de la liberté et l’égalité constitueront les règles quotidiennes de la vie.

 

 - L’égalité nécessairement créera la fraternité ;

 - La suppression des oligarchies et la répartition équitable de la richesse apporteront la vraie justice sociale.

 

Le progrès et la civilisation seront par surcroît, les instruments du bonheur général. Son axiome : « Ni Dieu, Maître », était tout un programme.

 

 

Si certaines de ses affirmations sont aujourd’hui dépassées et si l’on n’est pas d’accord forcément avec méthode de la violence, en revanche ses considérations historiques sur l’origine de la richesse individuelle, sur la valeur créatrice de la science, sur la portée de l’éducation et l’instruction du peuple, sur la nécessité de l’émancipation économique la classe ouvrière restent toujours valables.

 

 

Auguste Blanqui, surnommé « l’enfermé » fut vraiment, comme le disait Garibaldi, le martyr héroïque de la liberté humaine.

 

 

Article de Théodore Beregi paru dans Force Ouvrière n°480, daté du 21 avril 1955.

1er février 1805  Naissance de Louis-Auguste Blanqui
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