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  • : La Bataille continue - Le Blog-note InFOrmatif - Un blog d'actualités sociales, juridiques et syndicales pour communiquer, faire connaître et partager nos expériences au service des salariés de la grande distribution et du commerce. En général. faire valoir les positions syndicales de FO sur l'actualité sociale, tant Française qu'Internationale.
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Que signifie communiquer ? demanda le petit prince.


"C'est une chose trop oubliée, ça signifie créer des liens, 
répondit le renard."


Le Petit Prince de Antoine de Saint-Exupéry

 

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Un lanceur d'alerte est toute personne, groupe ou institution qui, voyant venir un danger, un risque ou un scandale, adresse un signal d'alarme et, ce faisant, enclenche un processus de régulation, de controverse ou de mobilisation collective

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Dans ce blog nous sommes amenés fréquemment à diffuser des images, des vidéos, des photos, voire des articles de presse, d'insérer des liens vers des documents,   ceci afin d'étoffer et d'éclairer nos posts, en leur donnant plus de contenus, pour une meilleure compréhension.

Nos sources sont toujours citées.

Nous le faisons en respectant le plus possible le droit à l'image et le droit de propriété intellectuel suivant les lois en vigueur.

Néanmoins rien n'empêche les personnes ne désirant pas voir leur image diffusée de nous le signaler lors de la prise de vue.

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22 août 2017 2 22 /08 /août /2017 13:31
Carrefour City: On est  tout vert.......Quel humour !

Dernière mise à jour, le 22/08 2017

Les dimanches et jours fériés, des employés du commerce gâchent leur vie pour remplir celles de névrosés de la consommation, et enrichir actionnaires, patrons d'enseignes, et gérants sans scrupule.

Carrefour City

                                On est tout vert !! (quel humour ..!)

 

Carrefour City, Bio, Express, Market, Marché.........    Et autres comparses 

Ouvert  1er mai, 14 juillet, 15 aout............

Affiche des jours fériés chez C. City, un summum d'humour

L’affiche est scotchée sur les vitres de la devanture, "On est tout vert" (quel humour !), il y a un dessin avec des légumes au cas où nous serions trop demeurés pour comprendre l'astuce ; de plus ça fait passer la pilule : ouvert donc le lundi 1er mai, jour de la fête du travail de 9h à 13 heures...La même affiche a été ressortie pour les autres fériés, mai, juin, puis au 14 juillet, et de nouveau le 15 aout.....En attendant la suite !

Derrière la caisse, derrière toutes les caisses de ces magasins, une dame d’entre tous les âges, volontaire désignée d'office, pas trop contente de son sort, elle aurait pu passer la journée, ou quelques jours avec ses (grands) enfants et (petits) enfants, son compagnon, son amie.

Il y a bien sûr eu du "dialogue social" ; le boss convoque, et demande comme ça, qu'une personne soit présente derrière sa caisse en ce 1er mai, ce 14 juillet, en ce 15 aout, et autres....il est évident que l'employée va envoyer sur les roses ce tyran de supermarché... lequel évidemment oubliera de payer la journée fériée. Mais bon, y a eu dialogue, négociations et volontariat, non ?

Paul Lafargue (né à Santiago de Cuba le 15 janvier 1842 et mort à Draveil en France le 25 novembre 19111,2) est un journaliste, économiste, essayiste, écrivain et homme politique socialiste français. Gendre de Karl Marx, il est surtout connu pour son essai Le Droit à la paresse. Il a été militant de l'Association internationale des travailleurs, du Parti ouvrier français, du Parti socialiste de France et de la Section française de l'Internationale ouvrière.

Selon Lafargue (pas les ciments.... pas de mauvaise blague, hein !) : "Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. … Cette folie est l’amour du travail, la passion fusionnelle du travail poussée jusqu’à l’épuisement des forces vitales de l’individu et de sa progéniture… »" 

 

Adieu, aux chiottes plutôt, le sport, l’amour, la famille, les relations sociales et amicales, le lien des personnes entre elles qui ne se quantifient pas, ne se mesurent pas en gains d’espèces ou de pouvoirs, mais de qualité de vie, de vie et de partage.

 

Pourtant, André Gorz prédisait que « jamais la fonction irremplaçable, indispensable du travail en tant que source de lien social, de cohésion sociale, d’intégration, de socialisation, d’identité personnelle, de sens n’aura été invoquée aussi obsessionnellement que depuis qu’il ne peut remplir aucune de ces fonctions.  »...

André Gorz, de son vrai nom Gérard Horst, né le 9 février 1923 à Vienne, mort le 22 septembre 2007 à Vosnon, est un philosophe et journaliste français. Sa pensée qui oscille entre philosophie, théorie politique et critique sociale.

10 000 ans de civilisation pour en arriver là : le servage accepté par la masse, qui en plus porte au pinacle le maitre qui les asservira.

Déjà Etienne de la Boétie,  au 16ème siècle expliquait très bien que :

Citation : - "Il ne peut exister de tyrannie sans assentiment du peuple. De ce point de vue, la servitude est donc par essence volontaire. Nous sommes donc esclaves parce que nous le voulons bien. Pourquoi donc les peuples acceptent-ils de se soumettre ?

La première raison réside dans l'habitude. L'homme qui connaît la liberté n'y renonce que contraint et forcé. Mais on s'habitue à la servitude et ceux qui n'ont jamais connu la liberté  « servent sans regret et font volontairement ce que leurs pères n'auraient fait que par contrainte »

La deuxième raison est que les tyrans affaiblissent leur peuple. Ils le feront par exemple en leur donnant des jeux, des spectacles. Le tyran allèche ses esclaves pour endormir les sujets dans la servitude. Le tyran accorde des largesses à son peuple et surtout à sa cour sans que celui-ci se rende compte que c'est avec l'argent même soutiré à ses sujets que ces divertissements sont financés." Fin de citation

Dire que ces phrases ont été publiées en 1574...Et résonnent de façon si contemporaines.

La pax Télévisium, ou le panem et circenses modernum

A ce sujet Wiki nous dit :

Panem et circenses (littéralement « pain et jeux du cirque », souvent traduite par « Du pain et des jeux ») est une expression latine utilisée dans la Rome antique pour dénoncer l'usage délibéré fait par les empereurs romains de distributions de pain et d'organisation de jeux dans le but de flatter le peuple afin de s'attirer la bienveillance de l'opinion populaire (politique d'évergétisme) L'expression est tirée de la Satire X du poète latin Juvénal, qui lui donne un sens satirique et péjoratif.

Aujourd'hui, elle est souvent utilisée pour signifier la relation biaisée qui peut s'établir entre une population qui peut se laisser aller, se satisfaire de pain et de jeux, c'est-à-dire de se contenter de se nourrir et de se divertir et ne plus se soucier d'enjeux plus exigeants ou à plus long terme concernant le destin de la vie individuelle ou collective.

pain et jeux !

Ceci remplaçant les pertes de nos droits sociaux : salaire différé englouti, digéré, malaxé, travail du dimanche, la nuit, les jours fériés, journée dite de solidarité que seuls les salariés exécutent, comme relevant d’une fatalité rendue obligatoire à laquelle il n’était pas possible de déroger, sous peine de la perte de nos acquis sociaux !!!

Marrant, non ?! Non !

La pax Télévisium : Elle nous dit ce que l’on doit savoir, comprendre le moins possible, connaître et penser, et confirme bien ce que nous pensons, et agissons en ce sens ! Je vous laisse trouver les multiples domaines.

Son rôle étant d'assurer la saturation de l'espace marchand, pour vendre les produits qui la nourrissent, (et nous pourrissent) elle remplit in continuum et ad nauseam les tranches d'infos par du vide, étalant à l'infini des temps d'antenne de faits divers, pour finalement adapter le message qu'elle distille que nous devons percevoir.

(Par exemple, période pré et post électorale, Venezuela la désinformation , les JO à Paris avec ses excès médiatiques, la manipulation irrationnelle, mais très raisonnée de l’arrivée d’un joueur de football dans un club, avec dans les deux cas le renfort de Dame Eiffel, emblème de notre pays colonisée par la toute puissance financière d’un état souverain, le président en visite dans un club de foot, le bon client actuel de la Maison blanche.....je vous laisse chercher les autres....).

Verriez vous s’afficher le nom d’un quelconque sportif sur la statue qui ouvre et orne le port de NY, sur la porte de Brandebourg emblème et symbole de Berlin, la petite sirène chez nos amis Danois, ou sur le fronton du mausolée de Lénine, image d’un peuple sur la place Rouge....?

Le capitalisme est-il forcément prédateur?

La dérégulation - jusqu'où ? - du système de protection des droits sociaux et du travail ne sont que l'aboutissement de sa logique de prédation. De toutes façon ce système avance et progresse sur des ruines sociales, repoussant constamment, inlassablement les frontières du moins disant supportable.

En revenant aux magasins ouverts un 1er mai et autres jours fériés, et en mettant en perspectives, les employé-es payé-es au smic, avec des horaires accordéon, qui travaillent les dimanches, les jours fériés, les jours de fête, et ses patrons : les Familles Moulin, Groupe Arnault, Abilio Diniz, Colony Capital, Bank of America, Leclerc, Naouri, Papin, Mulliez &Co..... 

...En 2015, les cinquante premières fortunes de France (dont font parti les proprios de Carrefour et Auchan) ont ainsi pu réduire de 90 % le montant de leur ISF, comme l’a révélé Le Canard enchaîné, soit une économie globale de près de 200 millions d’euros. Sachant que onze d’entre elles n’ont rien payées et que seuls huit se sont acquittées d’un impôt sur la fortune de 1 million d’euros.

Et ben vous savez quoi ? 

E. Macron, Santo subito, l’a dit, il va le faire, ça c'est sûr : Ces entrepreneurs et entreprises vont être encore plus "aidées", à savoir, plus d'ISF, des crédit d'impôts en veux tu en voila, renforcement du CICE, et en plus, ceux là habitent souvent en Suisse, en Belgique et ont domiciliés leurs séduisantes et très florissantes P’tites affaires dans des paradis fiscaux, ou dans les banques pratiquantes (Cf. Panama papers),et pour finir, ramassent les subventions de l'état telle la famille Mulliez d'Auchan ne payant que très très peu d'impôts chez nous.

Milton Friedman

Au travers de ces exemples de la Grde distri, c’est bien le modèle ultra libéralisé, qui vient de l’école de Chicago, théorisée par Milton Friedman*,  avec tous les ravages qu’elle a déjà causé, que l’oligarchie petit à petit nous impose, qui nous ramène à une économie de type féodale, vers une gestion sociétale de la domesticité. Des emplois subalternes, peu ou pas qualifiés, des salariés interchangeables, sans droits, voire un tout juste minimum, taillables, disponibles, au bon vouloir patronal.

L’Ubérisation des modes d’actions et de pensées tend à l’individualisation, à la précarisation sociale, à la perte progressive des status.

Regardons ce qui se passe actuellement chez Deliveroo, avec des salariés payés à la course, ce qui met en danger leur sécurité, et celles des autres ! !, ou les contrats à zéro heure au royaume uni, la progression en flèche des travailleurs pauvres outre -Rhin, et en Europe, sachant qu’aux USA, les salariés des grands groupes tels Amazon, Mc Shit, ou Wal-Mart, entre autres, émargent auprès des services sociaux, dus aux faibles salaires, à la précarité des contrats,  à l’absence d’allocations familiales, et doivent avoir plusieurs emplois pour survivre.

Voyez ce qui se prépare dans les sphères gouvernementales, avec la baisse de l’APL, les hausses de la CSG pour les pensions et petites retraites l’annonce des baisses voire de l’abandon des cotisations sociales des salariés, pauvre pécule redistribué, qui n’arrangera rien de la situation, mais qui éradiquera totalement le salaire différé qui nous protège, et à termes l’accès aux soins, la remise en question du socle social qui nous unit, qui peu a à peu disparaîtra, sous les coups de boutoirs de l’ultra libéralisme. C’est le salaire brut que l’on assassine.

L’on en voit déjà toutes les dérives, les salariés plongent dans la précarité, dans la pauvreté, le recours aux aides sociales et aux associations n’a jamais été aussi élevé, avec comme corolaire  le mal logement, la santé, l’absence de soins, l’éducation, alors que les grandes fortunes prospèrent, que les riches le sont de plus en plus.  

Nous avons aujourd'hui à l'œuvre quelque chose qui se présente sous les habits de l'évidence, parfois de la science économique, en tout cas du pragmatisme, mais qui relève bel et bien de l'idéologie. C'est celle du libre-échangisme qui s'est développée à partir des années 1970 et qui a remis en cause petit à petit tous les acquis sociaux non seulement des classes populaires mais aussi des classes moyennes, notamment en France les acquis sociaux du Conseil national de la résistance.

Cette idéologie s'est mise en place à partir de Reagan et Thatcher mais elle a vécu son ère de toute-puissance lorsque des sociaux-démocrates sont arrivés au pouvoir, aux Etats-Unis avec Bill Clinton, en Angleterre avec Tony Blair, des élus qui ont libéralisé les flux de capitaux, ont remis en cause la séparation des banques de dépôt et des banques d'investissement, toutes ces mesures qui permettaient de protéger les citoyens contre le capitalisme prédateur.

(BM) (Billet d'humeur, en guise d'éditorial)

Après les feux de l'été, place aux feux de l'automne !

* Le virage ultralibéral -néolibérale, porté par Margaret Thatcher en Angleterre et Ronald Reagan aux États-Unis, s’est appuyé sur une école de pensée : l’école de Chicago ( voir le Chili et Pinochet ). Système également appuyé par B. Clinton et T. Blair.

Le pape de ce courant de pensée était l’économiste monétariste Milton Friedman (Nobel 1976). Ces économistes étaient convaincus que dans l’économie, l’Etat était le problème, jamais la solution. Il fallait donc privatiser tout ce qu’on pouvait, retirer la planche à billets des pattes des gouvernements, réduire les dépenses publiques, déréglementer les marchés…

Ces théories, développées par plusieurs professeurs de l’université de Chicago, se sont répandues, en rupture avec le keynésianisme qui dominait jusqu’alors la pensée économique. La monnaie est devenu un sujet central (il fallait alors combattre l’inflation), puis la finance. Le marché dérégulé est devenu à la mode, avec les effets que l’on sait : insécurité économique et sociale, crises financières, corruption, inégalités, et au final rejet des élites.


30 ans plus tard, après les deux derniers quinquennats qui ont bien commencé le boulot nous voilà avec un président qui s'apprête à finir le job, et nous appliquer le même programme dévastateur ! 

Tout comme les deux  avant lui, il n'a pas élu pour ça, mais sur une ambiguïté bien orchestrée! (la Pax  Televisium: le renoncement des médias à leurs devoirs non d'une simple information, mais d'une réelle implication dans l'explication, l'éclairage, l'analyse....)
Il s'agit bien de néolibéralisme ! ce néolibéralisme qui nous envoie au bord de la rupture sociale, qui enrichit les riches, précarise les classes moyennes, et paupérise encore plus les pauvres !

(BM)

Carrefour City: On est  tout vert.......Quel humour !
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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 10:26

Dernière mise à jour le 15/08 2017

Venezuela: CQFS

Venezuela,

 

Nicolas Maduro a été élu démocratiquement, il ne s'agit pas d'un dictateur, ni le Venezuela d'une dictature. C'est un pays avec une très forte inflation,  la vie y est dure, les gens sont pauvres. Les tensions au sein de la population sont vives et exacerbées.

 

C’est entendu : dans le chaos et la violence qui règnent aujourd’hui au Venezuela, il y a la (très) grosse patte de l’oncle Sam et de ses officines ; il y a l’esprit de revanche des nantis ; il y a les groupes d’extrême-droite et sans doute aussi un vieux fond de racisme des blancs face aux « indiens ».

 

C’est tout aussi entendu : une bonne partie de la presse et des politiques qui dénoncent à longueur de temps le néo-dictateur Maduro est bien placée. On ne les entend pas souvent quand il s’agit de la Turquie ou de leurs amis du Golfe, tous à la tête comme on le sait de démocraties irréprochables… Il est non moins clair qu’il faut s’opposer à toute intervention étrangère au Venezuela et que c’est au peuple de ce pays de régler lui-même ses problèmes.

 

Instabilité politique, situation insurrectionnelle, l'horreur des morts chaque jour, et de (trop) nombreux blessés, témoignent  des fortes tensions que traverse le pays actuellement.

Il faut savoir que la présentation médiatique, journaux, TV, radio, agences de presse, des évènements actuels est extrêmement manipulatrice.

 

D'où s'exercent ces tensions? Quelles en sont les origines?

Très certainement de ceux, qui habitués des ingérences ont pris l'habitude de croire que l'Amérique du sud est un terrain de jeu qui leur est acquis, et qu'ils peuvent y exercer toutes sortes et toutes formes d'exactions, dans leur logique de défense de leurs interêts bien compris. Les mêmes et leurs descendants qui ont mis en place le sinistre Pinochet, et "aidés" d'autres brillants démocrates à asservir leur peuple, preserver et faire fructifier leurs avoirs.

Les States considèrent que l'Amérique du sud leur "appartient", leur ingérence est partout, ne serait-ce qu'au niveau agricole, toutes les grosses compagnie de l'industrie alimentaire y sont; DEL MONTE le plus puissant nous envoie ici, en France, des produits très peu bios, résultant d'une agriculture fort peu solidaire les oranges, les bananes, les ananas, les avocats et les jus comme Joker, ceux qui travaillent pour eux sont payés une misère, ils font travailler des enfants, alors pas de vague dans ces pays producteurs, d'ailleurs lors du putsch militaire chilien, qui se cachait dans l'ombre de ce carnage?

Maduro n'est certainement pas le plus vertueux des hommes politiques, est-il le seul dans ce cas? Certes non...

Ses effets sont douloureux, la violence exacerbe la violence qui la nourrit, la démocratie tangue sur ses bases, ses fondements sont menacés, mais que cache réellement une telle situation, et qui se cache derrière, commanditaires, finances, grands groupes et officines sont à la manoeuvre. 

Qui trinque et paie le prix, à coup sûr les ouvriers, les jeunes, les étudiants et les classes populaires. C'est à dire celles et ceux qui sont toujours en première ligne des difficultés, et les paient au prix le plus fort, parfois celui de leur vie.

La presse choisit ses cibles et ses sujets, ce n'est point un secret.

Regardons ce qu'il en est du traitement des grandes démocraties actuelles dans notre presse, dont on nous vante sa liberté de choix, de ton,  et éditoriale: 

Outre le feuilleton ridicule du sieur Neymard* qui s'étale partout, la presse internationale et en général les "gens qui se préoccupent des droits de l'Homme", invitent l'armée turque à renverser Erdogan et préconisent une intervention militaire étrangère pour mettre fin à ce régime...

Les mêmes suggèrent qu'il soit fait pression par les mêmes moyens sur l'Arabie saoudite et le Qatar pour qu'ils acceptent le pluralisme, les élections libres, la démocratie parlementaire et reconnaissent les droits élémentaires pour les femmes...

Hein? Quoi? Qu'est-ce que vous dites? 
Il ne s'agissait pas de la Turquie? Ni de l'Arabie saoudite? Ni du Qatar?
En fait, il s'agit du Venezuela...!

On l'aura bien compris les interêts et la liberté d'imprimer et de diffuser sont à géométrie très variable, et épousent très directement les interêts particuliers et généraux des financiers, groupes de pression et investisseurs. 

Comment pourrait on se fâcher avec Erdogan à qui on a confié le parcage des migrands, et le flicage des frontières avec ses voisins?

Comment pourrait-on se fâcher avec la Qatar et l'Arabie saoudite, bailleurs de notre économie, à qui l'on déroule le tapis rouge et accroche en nos palais de la république, qu'ils possèdent déjà, des breloques en chaque occasion, et qui peuvent ainsi en toute impunité médiatique et diplomatique contraindre, emprisonner, financer le terrorisme de leur choix, lapider, et décapiter tout à leur aise sans aucun bruissement réprobateur qui puisse faire désordre?

De quoi s'alimente ce buzz médiatique? Presse, groupes de télévisons et médias sont dirigés par la finance aux mains pour la plupart de marchands de canons, qui ne voit pas d'un bon oeil le gouvernement Maduro en place, et dont la désinformation leur sert de ligne éditoriale.

Concernant le vote sur la Constituante, source des désordres constatés dûment relatés et abondamment commentés, "Le Monde" daté de mardi souligne que la participation à l'élection à la Constituante vénézuélienne a été forte dans les quartiers populaires et nulle dans les quartiers riches, car là l'opposition bloquait l'accès aux bureaux de vote... Cela en dit long, en effet !

Remettons un peu de vérité dans ce concert de désinformation médiatique dont on voit trop bien la finalité,

Ce n’est pas au Venezuela que 45 étudiants ont été assassinés sans aucune suite judiciaire, que les fosses communes débordent d’hommes et de femmes martyrisés, que la misère et l’analphabétisme sévit dans tout le pays, mais au Mexique.


Ce n’est pas au Venezuela que le rapport 2017 d’Amnesty relève la multiplication de violences contre les femmes et les populations indigènes, que l’armée et la police s’illustrent par des opérations répressives dans le villages éloignés de la capitale, mais au Pérou.

 

Ce n’est pas au Venezuela que la finance internationale camoufle ses méfaits, mais au Panama.

 

Ce n’est pas au Venezuela que le pouvoir s’attaque aux grands mères des disparus durant la dictature, que la répression s’abat sur le mouvement ouvrier mais en Argentine.

 

Ce n’est pas au Venezuela que des centaines d’opposants politique restent toujours emprisonnés malgré des « accords de paix », que des militants de gauche sont assassinés mais en Colombie.

 

Ce n'est pas au Venezuela, mais au  Sri-Lanka, après le tsunami de 2004, que l'on a interdit aux pêcheurs de revenir s'installer sur leurs plages, pour vendre les terrains à des hôtels de luxe...

 

Ouragan Katrina,

Les morts, les disparus, femmes et enfants, celles et ceux qui ont tout perdu, qui ont du abandonner leurs maisons, sans aucune indemnité après les très graves inondations, ce n'était pas au Venezuela, mais bien chez l'oncle Sam, à La Nouvelle Orléans, sous la mandature de G. W Bush

 

Le 15 octobre 1987,  dans ce nouvel état du Burkina Faso, qui a armé le bras qui tua Thomas Sankara, homme et leader épris de justice et de liberté, dont la dépouille éparpillée ne fut jamais retrouvée? Avant la Grèce, et d'autres, muselés depuis,  il avait osé dire qu'il ne paierait pas la dette dont les puissances occidentales accablaient son pays.

 

(BM)

*Nous n'avons aucune animosité envers ce joueur de football, et lui souhaitons une belle carrière et une belle vie, là ou il le décidera. Nous faisons simplement ressortir le battage médiatique sur-exposé de son transfert, à l'échelle des moyens exorbitants mis en oeuvre pour s'attacher ses services, provenant de fonds souverains..... avec de forts relents de tensions  diplomatiques exacerbées avec un autre gros bailleur,  les émirats arabes unis...La aussi la guerre des médias et de l'influence fait rage!

Il n'est pas jusqu'à la mairie de Paris qui dépassant toute forme de décence n'a pas hésité d'inscrire le nom du joueur sur la tour Eiffel. Jusqu'à présent cet édifice, représentant notre pays dans le monde n'était pas associé à des effets de communication publicitaires, fussent-ils au bénéfice de nos trés chers amis du Qatar. (BM)

Le journalisme de propagande fait son office par servitude ou par ignorance feinte

Le journalisme de propagande fait son office par servitude ou par ignorance feinte

Non le Venezuela n’est pas une dictature, ni Maduro un vil dictateur

Le journalisme de propagande fait son office par servitude ou par ignorance feinte

Alors comment qualifier un pays qui a connu plus d’une quinzaine d’élections depuis moins de 20 ans, y compris un referendum révocatoire du chef de l’Etat, ou l’opposition détient 90% des médias et manifeste chaque jour et où elle avait la majorité dans une Assemblée Nationale élue mais qui perd aujourd’hui ce contre-pouvoir au profit d’une Assemblée Constituante, toute aussi constitutionnelle.

La presse poursuit impunément sa désinformation. Les manifestations continuent, manipulées par des groupes violents putschistes aux ordres de puissances étrangères.
Alors, si le Venezuela était vraiment une dictature, vous n’entendriez plus ces pseudo-informations visant à discréditer le régime , tout simplement parce que vous n’en entendriez plus parler du tout :

 


  • - Prise de contrôle de tous les médias
     

  • - Black out total

  • - Propagande quotidienne du régime

  • - Liquidation de l’opposition

  • - Emprisonnements, assassinats, tortures
     

  • - Suspension de toutes les libertés individuelles

  • - Etat de siège

  • - Couvre-feu

  • - Pleins pouvoirs à l’armée comme instrument de répression

Ces mesures radicales sont celles de toutes les dictatures depuis la nuit des temps même si les modalités sont fonction des époques.


Tout cela rappelle douloureusement le Chili, quand on qualifiait Allende de marxiste à la solde de l’URSS alors qu’il était simplement un socialiste patriote au service des plus démunis. Bien sûr, Pinochet, le sauveur, a su rétablir la situation en le mettant hors d’état de nuire avec l’aide de la CIA, et l'utilisation des méthodes ci dessus, et en vendant le pays aux Etats-Unis.
L’Histoire se répète, malheureusement. La situation du Venezuela est totalement comparable à celle du Chili en 1973.


Ce qui est inacceptable dans la situation actuelle au Venezuela n’est pas que l’on soit en désaccord avec certains aspects de la politique de Maduro.

 En revanche, aucune critique ne peut justifier le recours à un putsch néo-libéral dont l’unique but est la spoliation des ressources naturelles du pays par des puissances étrangères. Nous devons nous opposer à ce projet mortifère envers le peuple contre le néo-libéralisme, en toute occasion, ici ou là-bas. Nous serions alors coupables de passivité. Il en va, également, de notre avenir.


Voilà pourquoi le Venezuela d’aujourd’hui n’est pas une dictature et ne le sera pas sous le régime actuel mais pourrait le devenir si l’opposition putschiste parvenait à renverser le régime et accéder au pouvoir.

Sourcing, Christian Rodriguez

Interviewé par la chaîne latino-américaine Telesur, Joan Garcés, ancien conseiller du président Salvador Allende, souligne le parallèle existant entre la situation que traverse le Venezuela sous la révolution bolivarienne et le contexte de guerre de déstabilisation qui précéda le coup d’état du général Pinochet qui eu lieu le 11 septembre 1973 au Chili, avec le soutien de la CIA.

Presidente Maduro denunció que medios internacionales ocultan la violencia promovida por la derecha venezolana

CQFS, pour une meilleure compréhension de la situation

à dérouler......

 

1/ - Et sinon c'était comment avant Chavez le #Venezuela ?

 

Les ravages du libéralisme en quelques points.

 

2/ Président en 89: Carlos Andrés Pérez. Un social-démocrate, élu en 89. Dénonçant le FMI, il va pourtant appliquer son programme.

3/ Privatisations des entreprises publiques, dévaluation du Bolivar, dégel des prix, gel des salaires, coupes des dépenses publiques etc

4/ La manne pétrolière ne profitent qu'à quelques familles. Le modèle est de type Saoudien.

5/ En 1989 la population la + pauvre du Venezuela se révolte contre les réformes brutales du FMI. Le gvt réagit: 3000 morts en 3j

6/ Prenant conscience de la brutalité de ce pouvoir, 2 tentatives de coups d'état éclatent. Chavez se fait connaitre à ce moment là.

7/ En 1994, Carlos Andrés Pérez est destitué pour malversations, appropriations illégales dans le but de financer des campagnes politiques.

8/ En 97 voici l'état du pays: PIB 85Mds, ratio de pop. pauvre 55%, pauvreté extrême 25%, espérance 71,5 ans, revenu national brut 3340$.

9/ Comparatif après Chavez: 371Mds de PIB en 2013, Rnb: 11760$, ratio pop. pauvre 29,4%, esp. de vie 74 ans, % pauvreté extrême 2015 9,5%.

Nlle mise à jour 13/08/ 2017 – 18H25


"Le Venezuela, c'est loin, c'est exotique, et nous subissons la vision de notre presse hexagonale qui nous sert quotidiennement des infos dessus... Ne pouvant plus accorder de crédit aux infos frelatées présentées par les médias aux ordres, Le Blog s’efforce  de vous apporter un éclairage sans fard, ni parti pris, sur la base de sources fiables, étayées et vérifiées......

 

Donc ci-après une tentative de synthèse de la situation, pour voir les choses d'une autre perspective et surtout pour réfléchir à ce qu'est devenue notre presse...

L'opposition vénézuélienne a boycotté la Constituante du 30 juillet dernier, mais va participer aux élections régionales (avancées de décembre à octobre prochain), de gouverneurs, et aux présidentielles de 2018; Tout cela dans le cadre d'une Constitution de 1999 toujours en vigueur (jusqu'à l'approbation de la nouvelle dans un an ou deux), et d'institutions (Conseil National Electoral -qui, entre parenthèses, avait validé la victoire de l'opposition aux législatives de 2015, et la quelque vingtaine de processus électoraux depuis 18 ans, c'est dire son impartialité!-) qu'elle dénonçait quelques semaines plus tôt comme illégitimes, illégales et frauduleuses... Avant-hier, Maduro a remis son mandat entre les mains de l'Assemblée Constituante, expression légitime du peuple souverain dans une démocratie digne de ce nom, et a été reconduit dans ses fonctions; Il demande à discuter avec son homologue américain qui lui oppose une fin de non-recevoir "tant qu'il n'y aura pas de démocratie au Venezuela"... Allez comprendre!!!!! (Ou si: on comprend trop bien vers quoi on va...)

Une centaine de morts durant les mois qui ont précédé cette élection constituante;

Les victimes sont généralement des chavistes, ou des citoyens ordinaires qui se trouvaient au mauvais endroit, à 80% du fait des actes de l'"opposition pacifique" et on parle de "génocide" de "dictature"; les zones de protestation sont essentiellement celles dont les maires ou gouverneurs étaient d'opposition, ou à certains endroits de la frontière colombienne avec l'incursion d'escadrons de la mort colombiens en territoire vénézuélien; en comparaison, en 1989 le "caracazo", sous gouvernement social-démocrate (le président d'alors Carlos Andrés Perez, responsable de ces faits, fut un temps président de l'Internationale socialiste à laquelle appartient notre PS) a vu la répression sauvage de quelques 3 000 personnes (morts, disparus, torturés) en à peine quelques jours en raison des émeutes de la faim provoquées par les mesures d'austérité imposées par le FMI à un pays qui regorgeait de pétrole mais essoré par des élites corrompues qui alternaient au pouvoir depuis 40 ans: pas de menace d'intervention militaire US alors, ni de cris dénonçant "la dictature", le "génocide"...

Ces infos sont vérifiables, certaines filmées; comparez avec ce que vous en dit la presse française (jusqu'au Canard dont l'éditorialiste doit être en vacances tellement son avant-dernier billet est superficiel!).."

(Remerciements Jose Feliu)


 

"La philosophie nous enseigne à douter de ce qui nous paraît évident. La propagande, au contraire, nous enseigne à accepter pour évident ce dont il serait raisonnable de douter" (Aldous Huxley)

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Non le Venezuela n’est pas une dictature, ni Maduro un vil dictateur

Non le Venezuela n’est pas une dictature, ni Maduro un vil dictateur

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 10:08
Les JO à Paris.....Au secours,  fuyons !
Les JO à Paris.....Au secours,  fuyons !

Au secours

 Les JO à Paris..... Courage fuyons !

Ce ne sont que des dépenses de prestige dont le seul intérêt est de rendre heureux (et riches !) ceux qui les organisent, tandis que tout heureux de ces circonstances le petit peuple des salariés se contentera de payer (longtemps) et de battre des mains, clap, clap !

 

Les JO à Paris.....Au secours,  fuyons !
Les JO à Paris.....Au secours,  fuyons !
Les JO à Paris.....Au secours,  fuyons !
Les JO à Paris.....Au secours,  fuyons !
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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 16:05
La puce RFID sous cutanée

La puce RFID sous cutanée

1984, réalité ou prophétie?

Selon Le Figaro, que nous citons dans notre article:

On voit nettement les puces RFID entre le pouce et l'index sur les deux mains

Quand 1984 devient et terrifie notre actualité

Le Figaro a l’honnêteté de reconnaître que « C’est une première aux États-Unis et elle fait froid dans le dos », avant de poursuivre : « Si la démarche est une première aux États-Unis, elle avait déjà été initiée dans certaines entreprises en Europe. […]

La technologie employée par la firme américaine est similaire à celle utilisée pour les cartes de paiement sans contact ou l’identification des animaux de compagnie.

Ainsi, pour franchir les portes de cette entreprise, située dans le Wisconsin, se connecter à leur poste de travail, utiliser la photocopieuse ou payer à la cafétéria, les employés n’auront plus qu’à tendre le bras.

Sur les 85 employés de l’entreprise, une cinquantaine a déjà accepté l’expérience. »

Soit dit en passant, notons qu’une majorité des employés a donc accepté servilement ce que leur patron leur demandait…

Après avoir précisé que « le coût de la puce, dont la taille est similaire à celle d’un grain de riz, s’élève à 300 dollars » et que « les frais sont intégralement pris en charge par l’entreprise », le Figaro précise que, selon le directeur de cette entreprise, « l’implantation de puces électroniques sous la peau humaine [est] la prochaine grande avancée inévitable qui se produira ».

 

 

 

Sourcing: Le Figaro.fr

Quand 1984 devient notre actualité !
1984 une image du film selon le livre de G. Orwell

1984 une image du film selon le livre de G. Orwell

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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 18:05
Annonce de la nationalisation temporaire" des chantiers navals STX

ECONOMIE / ACQUISITION

Bruno Lemaire vient d'annoncer la "nationalisation temporaire" des chantiers navals STX.

Et une partie de la nomenclatura   de féliciter le ministre de Macron.

Ceci est du en grande partie à la grande frilosité des industriels et investisseurs français qui ne se sont pas engagés. La stratégie des italiens est pernicieuse, car ne l'oublions pas STX est un de leur plus féroce concurrent et ils auraient tôt fait de dépecer l'entreprise, délocalisant les chantiers, et de se payer sur la bête.

Mais c'est ne rien comprendre à la réalité des faits. Dans "Nationalisation temporaire", ce qui compte c'est le temporaire. Dans ce genre de situation, il s'agit en fait de renflouer les entreprises concernées pour les remettre ensuite, une fois "assainies" grace aux fonds publics, dans les mains d'actionnaires privés pour qui c'est tout bénéfice.

La nationalisation temporaire n'a rien à voir avec la reprise en main collective par les salariés de leur entreprise menacée.

La "Nationalisation temporaire" est une escroquerie qui vise à faire payer le contribuable pour permettre ensuite l'enrichissement privé...

Une arnaque à grande échelle, ni plus, ni moins, opposée à la "nationalisation" tout court, ou encore à l'appropriation collective par les travailleurs de leur outil de travail.

 

Sourcing, J. Cotta

(BM)

Annonce de la nationalisation temporaire" des chantiers navals STX
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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 08:59
Fiscalité, accroissement des inégalités au bénéfice des entreprises et des ménages aisés
Fiscalité, accroissement des inégalités au bénéfice des entreprises et des ménages aisés

FISCALITE / ECONOMIE / INEGALITES

Fiscalité : avantage aux entreprises et aux ménages aisés

Quel pourrait être l’impact des mesures fiscales et budgétaires prévues par l’État d’ici 2022 d’une part sur l’économie –notamment le taux de croissance- mais aussi au plan des effets redistributifs ?

Dans une étude publiée en ce mois de juillet, l’OFCE a cherché à évaluer les conséquences pour les ménages, les entreprises et les comptes publics de différentes mesures (réforme de l’ISF, du CICE, baisse du taux de l’impôt sur les sociétés, hausse du taux de CSG, réforme de la fiscalité du diesel, suppression de la taxe d’habitation…) annoncées ou envisagées par l’exécutif.

Verdict des quatre économistes auteurs de l’étude ?

Ces mesures fiscales impacteront le PIB et la croissance. Elles profiteront aux entreprises et aux ménages très aisés mais pas aux ménages modestes. Sur fond d’un nouveau recul massif des dépenses publiques, ces mesures participeront à accroître les inégalités assure l’OFCE.

Dans une étude publiée à la mi-juillet (le 12 juillet juste après le discours de politique générale du Premier ministre M. Édouard Philippe) quatre économistes de l’OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques) ont voulu évaluer l’impact de mesures fiscales et budgétaires programmées par l’exécutif.

Etablissant un scénario macro-économique, ils ont cherché à savoir quels effets auraient les mesures annoncées sur l’économie, notamment sur la croissance, mais aussi au plan de leurs capacités redistributives.

Pour cette étude, les auteurs se sont penchés notamment sur l’impact d’un nouveau recul de la dépense publique.

L’exécutif a en effet prévu un plan d’économies de 60 milliards sur cinq ans. Ces économies seraient moindre pour atteindre plutôt à 50 milliards note l’OFCE. Elles pourraient aussi être « tempérées » par la dépense correspondant à un plan d’investissement de dix milliards d’euros en moyenne annuelle sur l’ensemble du quinquennat.

Mais relèvent-ils alors que « les dépenses publiques se réduiraient de 2,3 points de PIB sur la période 2017-2022 », le plan d’investissement « reste incertain dans son calendrier ».

Les auteurs ont étudié aussi l’impact de mesures fiscales s’adressant aux ménages et aux entreprises. Parmi ces mesures, la réforme de l’ISF, du CICE, la baisse du taux de l’impôt sur les sociétés, la hausse du taux de CSG, la réforme de la fiscalité du diesel ou encore suppression de la taxe d’habitation.

Pour l’OFCE « les mesures fiscales envisagées auraient des conséquences redistributives marquées principalement par la réforme de la fiscalité du capital ».

CICE : un poids décidément lourd

Cette réforme soulignent les économistes revient sur le choix « d’égaliser la fiscalité du capital à celle du travail ». Plus largement dans ce programme proposé par l’exécutif « le respect des engagements européens, la sortie du bras correctif de la procédure de déficit excessif sont prioritaires ». Le chef de l’État et le gouvernement ont ainsi souligné à maintes reprises –et notamment depuis la publication le 29 juin de l’audit alarmiste de la Cour des comptes- la nécessité de ramener le déficit public (État, collectivités territoriales, sécurité sociale) sous la barre des 3% de PIB (produit intérieur brut). Seuil requis par l’engagement européen.

Le précédent gouvernement tablait sur un déficit public à 2,8% du PIB en 2017. La Cour des comptes a assuré qu’en l’absence de mesures drastiques, il s’élèverait en réalité à 3,2%. Le gouvernement de M. Édouard Philippe a annoncé des mesures d’économies, notamment à l’État, pour ce deuxième semestre 2017. Mesures censées permettre de ramener ce déficit public à 3% en fin d’année. Il s’agira de poursuivre les efforts, dès 2018, pour accentuer encore le recul du déficit public.

Selon le scénario macro-économique et les mesures prises en compte par l’OFCE, ce déficit public « passerait de 3% du PIB en 2017 à 1,4% en 2022, avec une année 2019 où le déficit franchirait la barre des 3% pour une année, atteignant 3,5% du PIB en raison de la transformation du CICE en baisse de cotisations »… La réforme du CICE (le crédit d’impôt compétitivité emploi) pèsera en effet sur les comptes publics. Elle « anticiperait la comptabilisation de la créance des entreprises accumulée en 2018 alors même que la baisse des cotisations prendrait forme en 2019, ce qui conduirait à une double année en termes budgétaires, pour un coût exceptionnel d’un point de PIB ».

Les entreprises à la fête

Les auteurs du rapport se penchent aussi sur la mesure, toujours destinée aux entreprises, consistant à poursuivre la politique de baisse (lancée en 2017) appliquée au taux de l’impôt sur les sociétés (IS). Le taux de taxation sur les bénéfices des sociétés serait ainsi ramené à 25% d’ici cinq ans. Au total sur cette période, cette mesure induirait un manque à gagner de près onze milliards pour les caisses de l’État.

Pour les entreprises, cette mesure serait cependant atténuée car la transformation du CICE en baisse de cotisations induirait une augmentation de l’assiette fiscale soumise à l’IS.

« Ce retour d’IS augmenterait la fiscalité sur les entreprises de 0,2 point de PIB » indique l’OFCE rappelant qu’en ce qui concerne les mesures fiscales destinées aux entreprises il faut aussi prendre en compte celles décidées lors du précédent quinquennat (telle la montée en charge de 6% à 7% du taux de CICE).

Au total estiment les économistes de l’Observatoire « les mesures fiscales sur les entreprises, hors fiscalité écologique (dont la hausse de la fiscalité sur le diesel, Ndlr) conduiront à une baisse de prélèvement obligatoire (PO) de 0,3 point de PIB en 2018 pour atteindre 0,5 point de PIB en 2022, avec une année exceptionnelle en 2019 où les PO sur les entreprises baisseraient de 1,1 point de PIB » via la transformation du CICE en baisse de cotisations.

L’OFCE, citant un rapport de France Stratégie, rappelle que le CICE représente 22,7 milliards d’euros de créance effective prévue au titre des salaires versés en 2017 soit 1,1 point de PIB. Pour 2018, le CICE représenterait 22,4 milliards. Actuellement souligne encore l’OFCE l’ensemble des dispositifs à destination des entreprises (allègements de cotisations et CICE) « conduit à une baisse du coût du travail équivalente à 37,29 points de cotisations sociales patronales au niveau du Smic ». Ces dispositifs « représentent 51,9 milliards d’euros transférés aux entreprises au titre de l’année 2017 ». Cette somme rondelette représente aussi « 8% des salaires et traitements bruts versés aux salariés du secteur marchand ». Dans les années 1990, les allègements ne représentaient que 2% des salaires. Dans les années 2000, 4% à 5% des salaires…

Décrue du chômage mais risque ensuite de croissance ralentie

Dans le scénario macro-économique établi par l’OFCE sur la base des indicateurs et prévisions économiques et du programme envisagé par l’exécutif, les prélèvements obligatoires (sur les ménages et les entreprises) « baisseraient de seize milliards d’euros » sur cinq ans.

Sur cette période l’économie structurelle sur la dépense publique atteindrait 1,6 point de PIB c’est-à-dire 41 milliards d’euros. La croissance quant à elle devrait atteindre 1,6% en moyenne sur ces cinq années.

Toutefois indique l’OFCE si la croissance va connaître une « accélération » entre 2019 et 2020 s’établissant entre 1,5% et 1,8% « en lien avec la montée en charge des mesures fiscales et du plan d’investissement » (cinquante milliards sur 5 ans), en revanche entre 2021 et 2022, cette croissance « ralentirait sous l’effet de l’intensification de la consolidation budgétaire au-delà de 2020 ».

Concrètement la « dynamique » de croissance induirait une « lente décrue du taux de chômage –de 9,2% en 2017 à 7,6% en 2022- cependant l’effort de réduction des dépenses en vue de la résorption du déficit public pèserait sur la croissance. Par ailleurs les mesures fiscales et budgétaires impacteraient le PIB (la richesse produite) en le réduisant de 0,2 point en 2018 et 2019, de 0,1 point en 2020, de 0,3 point en 2021 et de 0,4 point en 2022.

Fiscalité du capital : la réforme profitera aux très riches

Les mesures à destination des ménages et notamment la réforme de la fiscalité appliqué au capital sont au cœur du phénomène d’impact du PIB.

Ainsi l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune dont s’acquittent 340 000 ménages) qui a apporté à l’État en 2016 des recettes fiscales à hauteur de 4,8 milliards d’euros serait transformé dès 2018 en impôt sur la fortune immobilière (IFI). Toujours en matière de taxation du capital, le gouvernement prévoit aussi de sortir la taxation des revenus mobiliers de l’impôt sur le revenu. Serait créé un Prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30% sur les revenus mobiliers, cela en remplacement des divers prélèvements actuels auxquels sont assujettis ces revenus (impôt sur le revenu, prélèvements sociaux, prélèvement forfaitaire…).

« De façon assez contradictoire » remarque l’OFCE « cette mesure est annoncée à la fois comme avantageuse pour les ménages et neutre budgétairement ». Calculette en main, l’OFCE estime au contraire que la mesure PFU « devrait réduire la fiscalité de l’ordre de quatre milliards d’euros et cette baisse sera largement concentrée sur les ménages les plus aisés ». Concrètement, par cette mesure les ménages aisés bénéficiant du niveau de vie le plus élevé (280 000 ménages) pourraient profiter d’un gain de 4 500 euros par an…

Pour rendre « neutre » budgétairement cette mesure estime l’OFCE, le taux du PFU aurait dû être porté à 41,5%. Ce n’est pas le cas. Au total analysent encore les économistes, la réforme de la fiscalité du capital (ISF et PFU) induirait 6,5 milliards des recettes fiscales en moins en cinq ans. Le PFU pèserait pour quatre milliards dans ce recul.

Taxe d’habitation : une suppression pas si simple

Autre réforme annoncée par le gouvernement, celle de la taxe d’habitation (18,8 milliards en moyenne de recettes par an en tenant compte des dégrèvements accordés). Initialement selon les annonces de l’exécutif, cette taxe devait être supprimée (sur trois ans) pour 80% des ménages. Dans un second temps, le 17 juillet, le chef de l’État a annoncé la suppression progressive mais totale de la taxe.

Selon le premier scénario étudié par l’OFCE, le coût total de cette mesure d’exonération pour 80% des ménages s’élèverait à dix milliards d’euros sur la période 2018-2020. La mesure de suppression partielle de la taxe pèserait pour 0,44 point sur le PIB. Cette mesure d’exonération qui vise à redistribuer du pouvoir d’achat aux classes moyennes devrait toutefois « avoir des effets différenciés selon les zones géographiques car les montant de la taxe varient selon les collectivités » rappelle l’OFCE. De plus, « les ménages étant inégalement répartis sur le territoire selon leur niveau de vie, la part de la population éligible à cette nouvelle exonération varie sensiblement selon les zones ».

« Enfin » explique encore l’Observatoire, « les municipalités seront compensées par l’État de cette perte de recette fiscale (un tiers des recettes aujourd’hui) via le budget national, ce qui entraînerait des transferts implicites importants entre les résidents des communes ». Le 17 juillet, le chef de l’État a annoncé qu’une compensation de la perte pour le bloc communal des recettes de la taxe pourrait se faire via une part de CSG ou CRDS.

CSG : la hausse du taux aura un coût

En 2018, le taux de CSG (contribution sociale généralisée) sera revu à la hausse. De 1,7 point. Cette augmentation se réalisera via la suppression des cotisations sociales maladies et chômage pour les salariés du secteur privé, ce qui devrait permettre de dégager du pouvoir d’achat assure le gouvernement. La hausse de la CSG concernera aussi les retraités (les 60% de retraités non exonérés actuellement de la CSG) et les fonctionnaires.

Pour l’OFCE sauf à déclarer que « les fonctionnaires et les indépendants ne seraient compensés que de la hausse de 1,7% de la CSG », il est « incohérent » de soutenir que la réforme devrait être neutre pour les finances publiques. Si les fonctionnaires et les indépendants bénéficient d’un gain de pouvoir d’achat équivalent à celui des salariés du secteur privé, le mécanisme de substitution de ces deux cotisations par l’impôt CSG aurait « un coût budgétaire de l’ordre de 4,2 milliards d’euros ».

Au risque de renforcer les inégalités

Selon l’OFCE, quinze millions de ménages dont la personne de référence est un actif bénéficieraient d’un gain de 274 euros par an. Par la hausse de la CSG encore, les retraités eux seront à la peine : onze millions de ménages subiront une perte de pouvoir d’achat de l’ordre de 375 euros par an. Plus largement, l’étude de l’impact de la hausse de la CSG en termes de gains de pouvoir d’achat selon les différents niveaux de revenus montre que les « gains moyens sont relativement faibles ». Enfin « si l’augmentation de la CSG pesant sur le capital impacte fortement le dernier décile de niveau de vie (les ménages les plus aisés, Ndlr), cet impact doit être relativisé compte tenu de l’impact très positif pour ces ménages de l’instauration du PFU ».

Les ménages aisés seraient donc les grands gagnants des mesures fiscales envisagées par l’exécutif dès l’an prochain. L’OFCE estime ainsi que les 10% de ménages les plus riches vont concentrer 46% des gains des mesures fiscales à destination des ménages. Ces ménages richissimes tireront grand profit de la réforme de la taxation du capital insiste l’OFCE notant qu’un financement de ces mesures au travers de la dépense publique « accentuerait de façon significative la hausse des inégalités engendrée par la mise en place de ces mesures ».

Parmi les mesures fiscales d’ores et déjà prévues par l’exécutif on compte aussi la hausse prévue de la fiscalité sur le diesel et la hausse du prix du tabac…. Deux mesures qui s’adressent à tous les citoyens mais qui impactent particulièrement les ménages modestes.

Le danger d’un recul de l’État

« La réduction de la dépense publique pèsera sur le revenu des ménages » souligne l’OFCE rappelant qu’en 2016, 58% des dépenses des administrations publiques correspondaient à des prestations et autres transferts. Le revenu disponible brut des ménages était complété par 344 milliards d’euros en transferts en nature des administrations, notamment dans la santé et l’éducation. Une réduction de ces dépenses publiques pourraient donc impacter fortement les revenus des ménages, notamment modestes.

Quant à l’impact sur le niveau de vie de ces ménages, tout dépendra de l’ajustement analysent les économistes.

Depuis 2010 expliquent-ils l’impact du ralentissement des transferts sociaux en nature est en quelque sorte atténué par une maîtrise des prix (par exemple dans le secteur de la Santé) nés notamment de gains de productivité. Pour l’OFCE, cette « stratégie » ne pourra pas forcément perdurer car elle produit déjà ses effets négatifs : les administrations publiques et leurs agents peinent de plus en plus à assurer « le même volume d’activité mais avec moins de moyens financiers ».

Si cette stratégie de maîtrise des prix s’avérait insuffisante pour « atteindre les objectifs d’économies budgétaires, il serait nécessaire de revoir le champ d’intervention des administrations publiques » indique l’OFCE.

Concrètement, il serait nécessaire de réduire la voilure de l’État.

En transférant certaines missions au secteur privé ?

 

Sourcing : VALÉRIE FORGERONT, in

 

Fiscalité, accroissement des inégalités au bénéfice des entreprises et des ménages aisés
Fiscalité, accroissement des inégalités au bénéfice des entreprises et des ménages aisés
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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 17:00
TDF: Les contre-vérités historiques de Franck Ferrand...
TDF: Les contre-vérités historiques de Franck Ferrand...
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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 08:18
De l'actualité du Discours de la servitude volontaire de La Boétie ?

A l'aune de notre actualité, peut être serait-il judicieux, et pertinent, de (re) lire le Discours de la servitude volontaire de La Boétie.

 

Les quelques lignes ci dessous nous y invitent et nous y engagent;

Citation : « Soyez résolus de ne servir plus et vous voilà libres. »
Citation : « Soyez résolus de ne servir plus et vous voilà libres. »

Citation : « Soyez résolus de ne servir plus et vous voilà libres. »

Présentation de  l'auteur, Étienne de La Boétie

 

Étienne de La Boétie
Écrivain


Étienne de La Boétie est un écrivain humaniste et un poète français, né le 1ᵉʳ novembre 1530 à Sarlat et mort le 18 août 1563 à Germignan, dans la commune du Taillan-Médoc, près de Bordeaux. 

 


Date et lieu de naissance : 1 novembre 1530, Sarlat-la-Canéda
Date et lieu de décès : 18 août 1563, Bordeaux


Enseignement : Université d'Orléans

 


Citation : « Soyez résolus de ne servir plus et vous voilà libres. »

 


Principaux intérêts : philosophie, politique

Ces lignes, écritent par un jeune homme de 16/17 ans  datent de 1574. Elles résonnent à nos oreilles comme d'une brûlante actualité

Ces lignes, écritent par un jeune homme de 16/17 ans datent de 1574. Elles résonnent à nos oreilles comme d'une brûlante actualité

Citation

(... / ...)

 

Le résultat est que le peuple s’asservit, se soumet, est aveugle à la liberté qui lui échappe, alors même qu’il s’agirait de s’entendre collectivement pour refuser cette obéissance aveugle à des ordres injustes.

 

Même les animaux domestiques (chevaux, éléphants) n’obéissent qu’après avoir dû renoncer à leur liberté par la contrainte. Le problème vient de ce que les êtres humains ont perdu le sens de leur liberté, s’étant accoutumés à vivre au sein de la servitude, sans se rendre compte que le despotisme n’est jamais bien loin.

 


La Boétie, Discours de la servitude volontaire - (extrait)

De l'actualité du Discours de la servitude volontaire de La Boétie ?

« Je voudrais seulement comprendre comment il se peut que tant d’hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de nations supportent quelquefois un tyran seul qui n’a de puissance que celle qu’ils lui donnent... », se demandait déjà en 1576, Étienne de La Boétie.

 

Loin de la folie des dictateurs, la question du consentement au meurtre par les foules est plus dérangeante.

 

Qu’un dictateur fasse passer sa survie avant celle de son peuple, tue, massacre, s’en lave les mains, accuse « l’ennemi », les « agents de l’étranger » et les « terroristes », soit.

 

Mais pourquoi le peuple lui accorde-t-il ce « pouvoir de leur nuire qu’autant qu’il veuille bien l’endurer... » ?

 


Peut-être parce que le pouvoir n’est jamais absolu et que la notion de domination s’éclipse derrière celle de la complicité.

Certains préfèrent un « système établi » à un « système nouveau », écrit Béatrice Hibou (« Anatomie de la Domination »).

 

L’ordre, la soumission, la corruption, le clientélisme, favorisent des « constellations d’intérêts » qui trouvent dans la domination du dictateur une « douceur insidieuse ». « Pourquoi supportent-ils ? », demandait La Boétie.

 

 

Peut-être « parce que cela les arrange » répond l’analyste.

 


En attendant le jour inéluctable où le désir de liberté donnera aux uns la force de se révolter, les autres consentent, en silence. Les dictateurs sont possibles parce que nous avons tous en nous cette capacité à devenir les oppresseurs de nous-mêmes.

 

Il suffit d’une crise économique grave, du chômage et de la misère grandissante, de la faillite des marchés, de la défiance envers le pouvoir légitime, de la peur de l’étranger et des forces invisibles et surtout du désordre... ah ! Le désordre.

 

Alors apparaît le dictateur, « Celui qui parle fort ».


Ça fait peur, non ?

De l'actualité du Discours de la servitude volontaire de La Boétie ?
Le Discours de la servitude volontaire ou le Contr'un est un ouvrage rédigé par Étienne de La Boétie.

Le Discours de la servitude volontaire ou le Contr'un est un ouvrage rédigé par Étienne de La Boétie.

Le Discours de la servitude volontaire ou le Contr'un est un ouvrage rédigé par Étienne de La Boétie.

 

Publié en latin, par fragments en 1574, puis intégralement en français en 1576, il a été écrit par La Boétie probablement à l'âge de 16 ou 18 ans.

De l'actualité du Discours de la servitude volontaire de La Boétie ?

Citation

 

(... / ...)

 

Et pourtant ce tyran, seul, il n'est pas besoin de le combattre, ni même de s'en défendre il est défait de lui-même, pourvu que le pays ne consente point à la servitude. Il ne s'agit pas de lui rien arracher, mais seulement de ne lui rien donner.

 


Discours de la servitude volontaire (1576) de Étienne de La Boétie - (extrait)

Publié en latin, par fragments en 1574, puis intégralement en français en 1576, il a été écrit par La Boétie probablement à l'âge de 16 ou 18 ans.

Publié en latin, par fragments en 1574, puis intégralement en français en 1576, il a été écrit par La Boétie probablement à l'âge de 16 ou 18 ans.

Billet d'humeur

 

L'exploitation sans entrave est En Marche !

 

Soyons bien certains que la violence sociale qui va s'exercer durant les cinq prochaines années de la part du gouvernement à l'encontre des salariés, sera comme un bulldozer lancé sans le frein d'aucun contre-pouvoir parlementaire, va devoir rencontrer la résistance que seuls nous saurons lui opposer.

 

 

Camarades, resserrons les rangs derrière nos organisations syndicales indépendantes, pour faire échec à tous ceux qui veulent détruire tous les droits démocratiques et sociaux conquis en 1789, 1936, 1945, afin de nous exploiter sans entraves.

 

 

N'oublions pas que parallèlement aux conquêtes démocratiques de droits sociaux ou ceux conquis de haute lutte, qu'il y eut des périodes sanglantes de Notre Histoire où les espoirs d'un peuple furent anéantis dans un bain de sang, assassinant les germes émancipatoires de la classe ouvrière.

 

La Bataille continue !



Groupons nous et demain...

 

 

BM

Juin, le Temps des cerises

Juin, le Temps des cerises

Juin, le Temps des cerises

 

Le moment est venu de se rappeler que le mois de juin est le Temps des cerises. 

 

Le Temps des cerises est une chanson dont les paroles furent écrites en 1866 par Jean Baptiste Clément et la musique composée par Antoine Renard en 1881.

 

Bien que n'ayant jamais été chantée à l'époque, cette chanson est fortement associée à la Commune de Paris de 1871, l'auteur étant lui-même un communard ayant combattu pendant la Semaine sanglante.

 

Cette chanson fut dédiée à une militante de la Commune.

 

Le Temps des cerises fut dédiée par l'auteur à une infirmière morte lors de la Semaine sanglante, longtemps après la rédaction de la chanson.

De l'actualité du Discours de la servitude volontaire de La Boétie ?
Cerisier en fleurs, promesse d'une récolte future abondante ?

Cerisier en fleurs, promesse d'une récolte future abondante ?

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 17:10
Hausse de la CSG, plus de 600 000 retraités concernés ! (billet d'humeur)
Hausse de la CSG, plus de 600 000 retraités concernés ! (billet d'humeur)

Société

 

Billet d'humeur

 

 

C'est bien pratique de taper dans les retraites même maigrichonnes !

 

 

Ponctionner les plus faibles, lesquels ont déjà beaucoup de difficultés à boucler les fins de mois en baissant le revenu des petites retraites n'est pas un bon signal envoyé à cette catégorie de citoyens;

 

 

Cela creuse  les inégalités, et précarise une population déjà en voie de paupérisation.

 

 

En fait les ponctions de CSG  sur les retraites les plus faibles ( à partir de 1 200 Euros) vont compenser les baisses de cotisations des salariés des plus hauts revenus (voir tableau plus haut)

 

 

Une société qui se moque de ses anciens, et les détruit sur l'autel du profit, est une société qui finira par manger ses propres enfants!

 

 

Les retraités ne travaillent plus, donc Y font pas grève ! Y peuvent pas bloquer le pays non plus à la satisfaction du Gattaz moyen, qui aura ainsi sans bourse déliée l'impression d'accorder quelques prébendes, sous la forme d'augmentations de salaires, au détriment du salaire différé de Tous, et des retraités, lesquels ont cotisé toute leur vie mois après mois pour leur maigre retraite !!!

 

Selon  EM, qui parle couramment le Gattaz depuis l'école primaire : "Taper dans les revenus des retraités , c'est facile , sans risque et ça peut rapporter gros ! ", où le petit Gattaz illustré expliqué aux Nuls !

 

Sans risque ? Pas si sur !

 

Voyons

 


 Une toute petite chose tout de même; Ces retraités qui vont voir leur pouvoir d'achat baisser, au final, c'est la consommation en générale qui va en pâtir.

 

La consommation locale sera la plus impactée; Ce sera souvent la consommation du mieux être que ces personnes ne pourront plus s'offrir : taxis, coiffeurs, TPE, fleuristes, petits commerces de proximité, lieux de socialisation......qui font l'habitude, la joie et bien souvent la nécessité des personnes âgées souvent seules, isolées, majoritairement des femmes.

 

 

En effet se sont les personnes de + de 60/65 ans qui consomment le plus, loisirs, voyages, et, surtout ce sont celles qui très souvent aident leurs enfants et petits-enfants dans la difficulté: consommation courante, loyer, aides à l'achat d'un premier bien immobilier, scolarité, vacances et argent de poche des petits, assurances, caddies de courses améliorés... etc, etc !

 

 

L'aide des anciens ainsi réduites n'étant en rien compensée par le surplus de gain en net sur la fiche de paie des salariés, notamment sur la répercussion sur les petits salaires, CDD et temps partiels.

 


Donc, très mauvaise idée. 

 

 La solidarité familiale, ainsi que la consommation risquent d'en prendre un très sale coup !

 

Bien sur les effets ne se verront pas dans quelques semaines, peut-être pas non plus  dans quelques mois, mais dans 1 an ou 2, lorsque la baisse du revenu de chacun inscrite dans le temps aura été effective sur le budget des retraités, et que leur vie sera impactée, d'autant plus que cette mesure n'est pas accompagnée par une revalorisation des pensions et retraites qui stagnent.  

 

Cette annonce est un très mauvais sort fait à toutes celles et ceux qui ont cotisé toute leur vie pour une retraite décente, et qui aujourd'hui se voient amputés d'une part de leurs revenus.

 

Nous aurons ainsi de mauvaises surprises, puisqu'une baisse de la consommation n'est pas seulement une baisse des achats dans les magasins, c'est aussi une baisse de chiffre d'affaire pour les petites entreprises ( donc moins d'embauches, et aussi moins d'impôts, baisse de rentrée de TVA..), et ce pour tous les métiers de service, comme les petits artisans, les coiffeurs, les métiers du tourisme, de loisirs, hôtellerie,  etc .... aussi moins d'employés de maison, aides à domicile, etc ...Avec des effets induits sur l'emploi.

 

Bref toutes ces petites choses qui au final mises bout à bout rapportent beaucoup à l’État, et construisent le tissus social de notre société et des lieux de vie!

 

 

Quand une grande partie de la population voit une baisse conséquente de son revenu, et les retraités représentent quand même presque 40 % des français, (la France est un pays qui vieillit  - la génération des 20 ans en 68 a quasiment 70 ans aujourd'hui !),  qui consomment moins, dépensent moins, c'est toute l'économie qui en pâtit à court terme ! 

 

Dans un pays la consommation est faite en majorité par la classe moyenne, celle que tous pressurent et imposent lourdement. 

 

Les retraités représentent une part conséquente de  cette catégorie

 

C'est cette catégorie de citoyens, véritable colonne vertébrale économique d'un pays, qui par son pouvoir d'achat fait tourner la machine et  la soutient.

 

 

Si d'aventure, déjà fragile, la colonne vertébrale ne soutient plus le corps, celui-ci n'étant plus vertébré, c'est toute la société qui vacille et chancelle!

 

 

Donc au final c'est l'écroulement d'une grande partie de l'économie, et pire même, puisque les retraités, sans augmentation prévisible de leurs revenus ayant peur d'être à nouveau taxés, se serreront la ceinture, et consommeront encore moins,  au cas où le gouvernement déciderait de les taper encore plus !

Précaution conservatoire devant la peur du lendemain.

 


 Egalement ces petits retraités sont aussi ceux qui très souvent ont eu les carrières les plus longues, les plus dures, les métiers les plus pénibles, étant donné que la majorité des petits retraités sont d'anciens ouvriers et d'anciennes ouvrières !

 

Ce sont encore ceux qui ont eu le plus à souffrir de la dureté de l'existence et des conditions de travail, l'ayant déjà  payé dans leur chair, et qui devront payer encore et  encore ! 

 


 Les restos du cœur devront prévoir dans les mois qui viennent l'arrivée de nouveaux pauvres ! Les retraités qui touchent 1 200€ de retraite par mois, et  verront cette maigre pension baissée n'auront pour la plupart d'autres choix que d'aller soit  au resto du cœur, soit d'aller quémander des aides pour survivre décemment !

 

BM

(Voir suite du billet en page 2 ci-dessous)
Hausse de la CSG, plus de 600 000 retraités concernés ! (billet d'humeur)
(2ème page) suite du billetl

 

La toute recente actualité  nous interpelle  au moment de la rédaction de ce billet.

 

Il n'appartient pas au Blog, conformément à son statut et à la nature  de sa publication de la commenter autrement que socialement, mais d'en tirer quelques enseignements qui nous semblent pertinents dans le contexte actuel, laissant ainsi à chacun de nos lecteurs le soin du libre arbitre qui est le sien.

 

 

Un coup de marteau qui tombe à pic !   (pas de pic à glace !)

 


Décidément tout est bon pour que l’essentiel soit mis de côté.

 

Déjà que c'est au compte goutte, en cette période pré-élection législative que l'on découvre au gré de quelques indiscrétions à quelle sauce le code du travail et les droits des salariés seront réduits, broyés, malaxés, et réduits en  bouillie, sous la forme d'un brouet indigeste et insipide, que le patronat et ses affidés trouveront encore trop protecteurs, et un frein à l'embauche.

 

 

 

ils ont eu la peau du code du travail, les aides de l'état avec nos sous,  on attend les embauches !

 

A l'arrivée il n'en restera rien, rien auquel nous puissions nous raccrocher.

 

Il sera peut être temps, il n'est jamais trop tard, de réinventer des modes de résistance et de luttes pour nous réapproprier ce qu'ils nous ont pris, et entrevoir des jours heureux.

 

Le programme du CNR qu'ils veulent détruire, le vouant aux gémonies, a permis,  en dehors des idées partisanes la reconstruction de la France; Qui oserait prétendre aujourd'hui qu'il faille la détruire, sans aucune contre partie pour complaire à une caste qui en veut toujours plus ?

 

 

Les Lois Maillé, Bertrand, Rebsamen, Macron, et pour finir  (c'est peu de le dire) la Loi MEK, ayant ouverts les brèches, le travail était déjà bien entamé, tout comme l'était l'état d'usure des salariés soumis aux diktats  patronaux en la matière, qui réclament de façon la plus indécente qui soit toutes les libertés, et encore plus, sans contre parties, sans aucune évaluation de ce qu'ils ont déjà obtenus, de ce que nous avons concédés et perdus.

 

On l'a bien compris, et depuis fort longtemps, ils nous veulent à leur merci, dépouillés de nos droits les plus fondamentaux, sans possibilité de défense.

 

Entre les salauds de pauvre à qui il faut piquer un bout de retraite pour donner aux plus nantis, et ses salopards de salariés, ces pue la sueur  dont les droits sont indécents, il faut trancher, et le faire vite; Ils sont à la manoeuvre.

 

 

ils sont en mission, une quasi croisade: La réforme du code du travail occupe tout l'espace, et s'impose comme un must incontournable.

 

Celui qui n'a pas compris doit selon leurs canons, être un ouf de dingue, ou tout juste sortir d'une très très longue hibernation.

 

 

C'est en tout cas ce que viennent dire en procession tous les matins sur les ondes, les télés, dans les médias, dans les colonnes de la presse bienveillante et asservie, ceux qui se répandent et nous vendent leur soupe infâme comme s'il s'agissait  d'une ère nouvelle qui se lèverait pour notre plus grand bonheur, et que bien évidemment nous aurions grand tord de refuser, et que de toute façon nous n'y comprenons rien.

 

Le code du travail, la régression sociale, les retraites, la sécurité sociale, le contrat de travail, les libertés individuelles et collectives… Dégagez rien à voir !

 

L’histoire se répéterait comme si de rien n’était. 

 

La doctrine sociale de l'église ne prône t' elle pas ?:  

 

« Il y aura toujours entre les citoyens des inégalités de conditions sans lesquelles une société ne peut exister ni être conçue  » - ou - « le travail est une nécessité, imposée comme une expiation et accompagnée de souffrances ».    (in encyclique rerum novarum)

 

 

 

En effet :

 


• A la veille des présidentielles, les costumes, les pulls over, les fonds publics, femme et enfants de Fillon ont occupé l’espace. Ad nauseam !

 

Résultat, rien ou presque sur les programmes, sur les choses importantes, les débats phagocytés par ces affaires ont rempli l'espace. Chacun y allant de son commentaire, lequel était tout aussitôt commenté à son tour par d'aussi doctes commentateurs de commentaires.

 

Du coup le banquier de Rothschild, Macron, qui prend la posture d’homme neuf, innovant, moderne, alors qu’il s’appuie sur une politique qui doit au mieux nous ramener au 19ème siècle, se présente en pourfendeur et sauveur du système. 

 

Reste à découvrir de quelle partie de ce 19ème il s'agit ! Nous le saurons bien vite, bien trop vite, assurément.

 


• Voilà les législatives. Et un coup de marteau – celui qui a agressé un policier à Notre dame- qui tombe à Pic.

 

(Toute notre sympathie et notre compassion au représentant de l'ordre public lâchement agressé, qui n'est en rien en cause de l'utilisation de son agression par ses supérieurs et la classe politique)

 

 

Du coup voilà que le débat tourne autour du terrorisme, de la sécurité, d'un renforcement du dispositif répressif et liberticide, d’un patriot act à la française avec état d’urgence permanent, d’une attaque sans précédent contre les libertés publiques sans que nul ne semble y avoir à redire…

 

Ainsi tout le droit social et tout le système des libertés individuelles de notre pays sont désormais en cause, et nous l'apprenons au détour d'articles de presse, trois jours avant le premier tour d'un scrutin décisif pour le pays;

 

Autre arnaque de taille dévoilée hier (08/06) par le premier ministre, la suppression  des cotisations sociales dès le 1er janvier 2018.

 

 Si cela est avéré, c'est se diriger tout droit vers la substitution de la Sécu et de  l'assurance chômage vers des assurances privées.........en attendant la derrière lame,  la retraite par capitalisation, dont rêvent les actionnaires d'Axa & co, depuis l'aube des temps.

Pour sure qu'ils vont en avoir des orgasmes financiers !

 

Réduire ou supprimer les cotisations, c'est de fait réduire le salaire différé ou mutualisé qu'elles représentent.

 

C'est livrer les salariés sous l'emprise du monde assuranciel, selon les dogmes libéraux anglo-saxons, avec toutes les dérives que nous connaissons bien.

 

 

Le gain de pouvoir d'achat que cela représente est un leurre absolu et une arme de destruction sociale !

 

 


Seuls commentaires largement relayés par les médias, la posture extatique en apnée du réel du ministre maire de Lyon Gérard Collomb qui se répand de façon indécente, trouvant que son patron, le président Macron a « révolutionné le monde ». Rien que cela !

 

En un seul tout petit mois. Que la force soit avec nous pour les cinq années qui viennent, l'univers va surement trembler, sans parler de toute la galaxie !

 

Si le ridicule tuait…Si seulement !

 

BM

Hausse de la CSG, plus de 600 000 retraités concernés ! (billet d'humeur)
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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 16:47

Nouvelle mise à jour le 04 juin 2017

"Dégagée" pour avoir tenu tête à Carrefour ?

Grande distribution / Carrefour

 

"Dégagée" pour avoir tenu tête à Carrefour ?

 

 

Le 27 mai 2017, l'émission  "Envoyé spécial" raconte le combat que mène depuis vingt ans une petite commerçante contre les enseignes de la grande distribution.

 

Tout a commencé à la galerie marchande du Carrefour de Vitrolles. 

 


Depuis vingt ans, une petite commerçante combat sans relâche les enseignes de la grande distribution. Tout a commencé à la galerie marchande du magasin Carrefour à Vitrolles (Bouches-du-Rhône).

 

Extrait d’"Envoyé spécial".

 

En 1985, c'est ici que Martine Donnette ouvre une boutique Phildar. Les pelotes de laine filent, et la commerçante, confiante, achète le magasin. Six mois plus tard, elle apprend qu'il va être démoli. Carrefour veut agrandir sa galerie commerciale : à cause des travaux, Martine doit déménager et investir 300 000 francs dans un nouveau magasin.

Les autres commerçants de la galerie sont indemnisés sans augmentation de loyer, explique-t-elle, alors que le sien double. 

 

Son magasin fait faillite, son mariage aussi

 

En deux ans, c'est la liquidation judiciaire.

 

Martine perd tout : son magasin fait faillite, son mariage aussi. Pour s'en sortir, elle doit vendre. En attendant, elle continue à payer le loyer de son ancienne boutique, 7 000 francs par mois. Carrefour refusant de déspécialiser le bail, elle ne peut pas céder son emplacement à une pizzeria ou une bijouterie.

 

Quand elle ne peut plus payer son loyer, Carrefour l'expulse. Pour Martine Donnette, c'est son obstination qu'elle a payée : "Dès qu'on a un procès avec eux, qu'on leur tient tête, il faut nous dégager." 

 

 

Sourcing:  Franceinfo

 

Extrait de "Martine part en guerre contre les hypermarchés", un reportage diffusé dans "Envoyé spécial" le 25 mai 2017.

 

NDR / BM

Cela ressemble à s'y méprendre à la fable Le pot de fer contre le pot de terre;

La grande distri a l'habitude de la maltraitance infligée à autrui pour son propre bénéfice et à son avantage lorsqu'elle défend ses interêts bien compris. Tous y passent et y sont passés. La broyeuse d'humanité n'a aucun état d'âme. Les statuts, les vies humaines ne comptent pas.

Salariés, locataires gérants, fournisseurs, prestataires......... 

BM

 

"Dégagée" pour avoir tenu tête à Carrefour ?

SOCIAL-ECO

 



Il y avait quelque chose d’émouvant dans l’exposé par France 2 du combat que mène Martine Donette, une ancienne commerçante des Bouches du Rhône, contre les coups tordus des enseignes de la grande distribution concernant les boutiques qu’elles louent à d’autres commerçants dans les galeries marchandes.

 

Ruinée par Carrefour, cette retraitée mène désormais le combat de sa vie contre les abus des grandes enseignes. 

 


Elle se nomme Martine Donette et elle « crevait l’écran » jeudi soir dans le premier sujet traité par Envoyé Spécial de France 2, émission présentée par Elise Lucet.

 

 

L’histoire de Martine est aussi banale qu’injuste.

 

 

Comme nous l'avons évoqué plus avant, elle tenait un petit magasin qui vendait de la laine dans une galerie marchande d’une grande surface du groupe Carrefour. Soucieux d’agrandir la surface commerciale son magasin de manière pas forcément légale, Carrefour a obligé Martine à changer de place pour sa boutique peu de temps après son installation.

 

Nettement moins bien placée qu’avant, la commerçante a commencé à travailler à perte, pour finir ruinée au bout de quelques années.

 


Mais l’émission a surtout montré comment cette femme maltraitée par une enseigne de la grande distribution se bat désormais pour aider les victimes des pratiques illégales de ces mêmes enseignes en portant des dizaines de dossiers devant les tribunaux.

 

Elle parvient de temps à autre à faire gagner de « pot de terre » contre le « pot de fer ».

 

Au passage, on découvre sans grande surprise comment la multiplication des zones de chalandise à la périphérie des villes a tué les commerces de proximité au cœur des cités.

 

On a aussi confirmation du peu de cas que font trop de maires et de conseils municipaux de la valeur des terres agricoles pour les générations futures quand ils les bétonnent, sans le moindre souci d’économie, en rocades, ronds points, magasins et parkings dans le but de percevoir quelques subsides pour alimenter le budget municipal.


 
Une incitation au gaspillage des terres agricoles

 


Selon la rédaction de l'humanité.fr,

 

(article édifiant en tous points)   BM

 

Le combat de Martine Donette nous a poussé à replonger dans un rapport rédigé voilà à peine neuf ans pour introduire plus de concurrence dans tous les secteurs de l’économie.

 

En page 132 de ce rapport on pouvait lire ceci :

 

« Le foncier ne manque pas en France où la densité de la population est l’une des plus faibles d’Europe. Mais il faut inciter les communes à l’utiliser et à le rendre constructible, en permettant à l’Etat de reprendre la main en cas de nécessité.

Il est aussi nécessaire de mettre en place des mécanismes privés incitatifs».

 

 

Ce rapport recommandait clairement une accélération du gaspillage de terres agricoles en France.

 

 En pages 144,145 et 146 de ce même rapport qui date du début de l’année 2008, son rédacteur regrettait que « les réglementations actuelles réduisent considérablement le potentiel de ce secteur en terme de pouvoir d’achat, de croissance et d’emploi (…)

 

Au total, une intensification de la concurrence dans ce secteur permettrait une baisse des prix et une progression des embauches, les deux phénomènes se conjuguant pour accroître le pouvoir d’achat des ménages et la croissance de l’économie », écrivait ce petit futé, oubliant que les créations d’emploi en zone de chalandise à la sortie des villes en détruisent énormément dans les commerces des centres villes.

 

Un rapport destiné à Nicolas Sarkozy

 

 

Ce rapporteur en mission pour servir les intérêts de Carrefour, Leclerc, Auchan, Casino et quelques autres poursuivait sur sa lancée : « 379 grandes surfaces ouvraient en moyenne chaque année entre 1986 et 1994, alors que leur nombre est tombé à 162 entre 1995 et 2003 ».

 

Faisant référence à la loi Galland qui avait permis de freiner le rythme des implantations sans empêcher les augmentations illégales des surfaces commerciales comme le prouvent les dossiers de Martine Donette, le rapporteur ajoutait : « Cette réglementation a particulièrement entravé le développement des grandes surfaces de type maxi-discount au moment même où ce format commençait à séduire les consommateurs.

 

Aujourd’hui , le maxi-discount représente 13% des parts de marché de la distribution alimentaire contre 30% en Allemagne », déplorait le rapporteur, plus partisan que jamais du bétonnage des terres agricoles en France. Ce bétonnage continue de plus elle aujourd’hui via le développement de nouveaux services commerciaux comme le « drive » et la préparation des colis livrés à domicile.

 

(et autres joyeusetés qui nous sont promises, comme entres autres la délocalisation de certains services postaux) BM

 


Ce rapport, vous l’aurez peut-être deviné, était destiné à Nicolas Sarkozy qui venait d’être élu président de la République.

 

Pendant que d’un côté les commissions du Grenelle de l’environnement, accepté du bout des lèvres par Nicolas Sarkozy, listaient des mesures à prendre pour freiner le réchauffement climatique, la « Commission Attali pour la libération de la croissance » par la stimulation de la concurrence sauvage publiait un rapport visant à accroitre sensiblement les émissions de gaz à effet de serre.

 

La rédaction finale de ce rapport avait été confiée à Emmanuel Macron.

 


Martine Donette aussi aurait des bonnes raisons de dire aujourd’hui : « Macron, comment vous dire, ras le bol ! »

 

 
 
Sourcing:      Gérard Le Puill in l'Humanité.fr

"Dégagée" pour avoir tenu tête à Carrefour ?
"Dégagée" pour avoir tenu tête à Carrefour ?

Proverbe, expression populaire : C'est le pot de terre contre le pot de fer. ... Ce proverbe est tiré de l'Ecriture (chap. XIII de l'Ecclésiaste).

 

Il nous rappelle que la prudence nous conseille de ne nous associer qu'avec nos égaux, si nous ne voulons pas engager notre indépendance ou compromettre notre sûreté.

"Dégagée" pour avoir tenu tête à Carrefour ?

La Fontaine

 

Le Pot de terre et le Pot de fer


 Livre V - Fable 2


Esope a écrit un texte très court, « Les Pots», que La Fontaine a eu tout loisir d’amplifier et de travailler selon son génie.

Il utilise ici l’heptasyllabe (mêlé à l’alexandrin dans la dernière partie de la fable), ce qui confère à celle-ci un caractère sautillant. Collinet établit une comparaison entre le texte ci-dessous et le passage de l’Ecclésiastique, XIII, 2-3 « N’entrez point en société avec un plus riche que vous. Quelle union peut-il y avoir entre un pot de terre et un pot de fer ? Car lorsqu’ ils se heurteront l’un contre l’autre, celui de terre sera brisé. »

(« La Fontaine - Œuvres complètes, tome I ; Fables, contes et nouvelles » édition établie, présentée et annotée par Jean-Pierre Collinet ; NRF Gallimard ; Bibliothèque de La Pléiade ; 1991, p. 1131).

 

 

Mais le thème du récit a été repris et amplifié par bien d’autres auteurs, certains ayant pourvu le pot de terre de plus de prudence - et donc d’une plus longue vie - que chez La Fontaine.

 

 

Le pot de fer proposa 
Au pot de terre un voyage. 
Celui-ci s'en excusa, 
Disant qu'il ferait que sage 
De garder le coin du feu, 
Car il lui fallait si peu, 
Si peu, que la moindre chose 
De son débris serait cause : 
Il n'en reviendrait morceau. 
"Pour vous, dit-il, dont la peau 
Est plus dure que la mienne, 
Je ne vois rien qui vous tienne.
-Nous vous mettrons à couvert, 
Repartit le pot de fer : 
Si quelque matière dure 
Vous menace d'aventure, 
Entre deux je passerai, 
Et du coup vous sauverai." 
Cette offre le persuade. 
Pot de fer son camarade
Se met droit à ses côtés. 
Mes gens s'en vont à trois pieds,
Clopin-clopant comme ils peuvent, 
L'un contre l'autre jetés 
Au moindre hoquet qu'ils treuvent. 
Le pot de terre en souffre; il n'eut pas fait cent pas 
Que par son compagnon il fut mis en éclats,
            Sans qu'il eût lieu de se plaindre .

Ne nous associons qu'avecque nos égaux,
            Ou bien il nous faudra craindre 
            Le destin d'un de ces pots .

"Dégagée" pour avoir tenu tête à Carrefour ?

Cette histoire, fable certes, mais de la vie, ne doit pas être un frein à la défense de nos droits, en toute liberté et indépendance.

Nous ne sommes en rien le pot de terre !

 

Isolé le salarié est à la merci de l'employeur, ensemble, syndiqué, nous sommes plus fort, et structuré pour faire valoir et défendre nos droits.

Le combat nous renforce, et nous rend plus fort, nous avons des bien communs à défendre, sans relâche défendons nos droits, le code du travail, les CCN,  notre dignité, nos  UD ....

"Dégagée" pour avoir tenu tête à Carrefour ?
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