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  • : La Bataille continue - Le Blog-note InFOrmatif - Un blog d'actualités sociales, juridiques et syndicales pour communiquer, faire connaître et partager nos expériences au service des salariés de la grande distribution et du commerce. En général. faire valoir les positions syndicales de FO sur l'actualité sociale, tant Française qu'Internationale.
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Que signifie communiquer ? demanda le petit prince.


"C'est une chose trop oubliée, ça signifie créer des liens, 
répondit le renard."


Le Petit Prince de Antoine de Saint-Exupéry

 

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 13:51
L’art contemporain met le « travail à l’œuvre » à Reims, Metz et Sélestat

EXPOSITIONS

 


L’art contemporain met le « travail à l’œuvre » à Reims, Metz et Sélestat

 

 

Le travail sous toutes ses formes est la thématique d’une exposition réunissant dans trois grandes villes de l’Est, des œuvres d’art contemporain issues des trois Frac (Fonds régional d’art contemporain) du « Grand Est » (Champagne, Lorraine et Alsace).

 

Les artistes parlent souvent de travail quand ils évoquent la thématique directrice de leurs œuvres.

 

Voici aujourd’hui que leur travail est le travail. Du moins ceux qui ont été réunis autour du cycle d’expositions intitulé « Le travail à l’œuvre ».

 

Au total trois expositions présentées jusqu’à la rentrée dans trois grandes villes du Grand Est, Reims, Metz et Sélestat, par les Frac du Grand Est.

 

Créés en 1982, les Frac les Fonds régionaux d’art contemporain, sont chargés, avec les conseils régionaux, de constituer des collections publiques d’art contemporain et des les diffuser auprès de différents publics et d’inventer des formes de sensibilisation à la création actuelle.

 

 

Les artistes au turbin

 

 

Pour travailler au cœur du thème, à Reims, au Frac Champagne-Ardenne, l’exposition de groupe s’est intitulée « L’alternative » et veut ouvrir un champ de réflexion sur la question du comment travailler autrement.

 

 

À Metz, au « 49 Nord 6 Est - Frac Lorraine », exposition collective et intersectionnelle « Ressources Humaines » a choisi d’aborder la dimension sociale, morale et invisible du travail, en réhabilitant  le travail des « invisibles » de la femme de ménage à la stagiaire.

 

 

À Sélestat (Bas-Rhin), le Frac Alsace a opté pour un artiste seul, l’artiste berlinois Michael Beutler, qui y présente son installation monumentale « Pipeline Field », à base de Tetra Pak®, fil de fer et machines de production en bois et métal, œuvre déjà vue à Toulouse comme à Stockholm et Bâle, aussi transfrontière que les pipelines mais à l’évidence plus démontable et recyclable.

 

 

Ce cycle d’expositions est également l’occasion de découvrir des documents d’archive provenant du Musée de l’Histoire vivante de Montreuil et des Archives Nationales du Monde du Travail à Roubaix.

 

Les organisateurs ont tenu à préciser que s’ils ne sont pas dans la revendication frontale, ces artistes cherchent tous, par leurs productions, à repenser – plus que renverser – l’ordre établi.

 

 

Et c’est déjà tout un travail.

 

 

Sourcing:    FO HEBDO / MICHEL POURCELOT

 

 

 

« Le travail à l’œuvre », exposition de groupe.

 


- à Reims : « L’alternative », jusqu’au 17 septembre 2017 (hormis la fermeture estivale du 2 au 22 août), au Frac Champagne-Ardenne, 1 place Museux 51100 Reims. Entrée libre. Pour aller plus loin : https://www.frac-champagneardenne.org
- à Metz : « Ressources humaines », du 23 juin au 5 novembre 2017, au 49 Nord 6 Est - Frac Lorraine, 1 bis rue des Trinitaires 57000 Metz. Entrée libre. Pour aller plus loin : https://www.fraclorraine.org/
- à Sélestat : « Pipeline Field » de Michael Beutler, du 1er juillet au 5 novembre 2017 (du mercredi au dimanche de 14h à 18h), au Frac Alsace, 1 route de Marckolsheim 67600 Sélestat. Entrée libre. Pour aller plus loin : http://www.culture-alsace.org/art-contemporain/

L’art contemporain met le « travail à l’œuvre » à Reims, Metz et Sélestat
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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 12:29

Dernière mise à jour, le 15 juin 2017

Hugo Pratt, né le 15 juin 1927 est le père de Corto Maltese

Hugo PRATT est né le 15 juin 1927 (mort en août 1995).

 

Son œuvre la plus connue est Corto Maltese , qui a largement dépassé le champ de la bande dessinée.

 

On le considère comme un des maîtres incontestés de la BD qu’il a contribué largement à élever au rang d’un art.

 

« MAJOR O'SULLIVAN : Vous avez eu de la chance... Vous auriez pu mourir cette nuit... CORTO MALTESE : Impossible... je n'ai pas encore décidé de la date de ma mort. »

 

Corto Maltese, Tome 16 : Concert en O mineur pour harpe et nitroglycérine

Hugo Pratt, né le 15 juin 1927 est le père de Corto Maltese
Hugo Pratt, né le 15 juin 1927 est le père de Corto Maltese
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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 23:39
L’histoire folle du vélo

L’histoire folle du vélo

À LIRE 

 


L’histoire folle du vélo

 

 


La petite reine nous fait rêver… mais qui s’intéresse à elle, à part les pratiquants et les plus purs spécialistes ?

 

 

Tom Ambrose leur rend justice dans 50 vélos qui ont marqué l’histoire du cyclisme, ode à la bicyclette qui balaie ses innombrables évolutions technologiques, du quadricycle de Blanchard à la draisienne, des ancêtres du biclou aux vélos électriques ou… en carton d’aujourd’hui.

 

 

En passant, par bien des modèles phares de l’histoire du cyclisme, comme le Bianchi de Fausto Coppi, le Pinarello Dogma 2 de Bradley Wiggins, les nombreux prototypes de la fin du XIXe siècle et du début du XXe, etc.

 

Un livre d’histoire, en fait, richement documenté et illustré, plus attaché au récit qu’à la technique pour ne pas perdre en route les plus novices.

 

 

50 vélos qui ont marqué l’histoire du cyclisme, de Tom Ambrose, éditions de L’Imprévu, 22,95 euros.

 

Sourcing:   FO Hebdo / BAPTISTE BOUTHIER

Juin, le temps des cerises......

Juin, le temps des cerises......

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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 08:57
 Lyon BD Festival : quand la bande dessinée casse les cases

BD Festival LYON

 

Le Lyon BD Festival : quand la bande dessinée casse les cases

 


Cadet de celui d’Angoulême, moins connu, mais néanmoins, l’un des plus importants du genre, le festival international de BD de Lyon présente, avec toujours sa volonté de « décloisonner » le neuvième art, sa 12e édition qui culminera les 10 et 11 juin.

 

 

Si le point d’orgue du Lyon BD Festival 2017 est programmé pour les 10 et 11 juin, l’évènement n’en a pas moins débuté dans sa version off (1er-30 juin), quasi officielle, par une soirée d’ouverture le 30 mai dernier, avec un « concert dessiné » réunissant Benjamin Flao et le groupe jazz Blast, suivis du DJ Fabylicious.

 

Autre ouverture musicale : l’affiche du festival confiée à Roger Ibanez, le dessinateur de la série jazzy-polar Jazz Maynard, déjà l’objet d’un court-métrage en 2010.

 

Le prix Lyon BD 2017 a, quant lui, été attribué au magazine de BD Topo : Ce ne sont pas les seuls à faire de la BD reportage, mais ils se sont attaqués à un public ado, avec l’objectif de faire une passerelle entre la BD qu’on lit enfant et celle qu’on lit adulte, a commenté la « marraine » du prix, Lisa Mandel, la dessinatrice des Nouvelles de la Jungle, qui a pour sujet la jungle de Calais.

 

Tout cela s’inscrit dans la droite ligne des organisateurs depuis les débuts : « décloisonner » la BD.

 

Car la BD est un art et un médium à la fois, elle est vivante et décloisonnée, elle est ouverte sur le monde et sur les autres disciplines artistiques auxquelles elle se mêle dans un foisonnement de nouveaux formats, s’enthousiasme le président du Festival.

 

 

Bulles musicales

 

Le programme est là pour le démontrer avec, pendant un mois, rencontres, spectacles vivants, expositions et performances. « Lyon BD » ne fait pas dans le franco-français : plus de deux cent auteurs du monde entier sont annoncés.

 

Parmi eux, Reinhard Kleist, un dessinateur berlinois qui, après celle de Johnny Cash (2006), vient de publier la biographie dessinée du chanteur Nick Cave (Mercy on me). On lui doit aussi une bio, moins musicale, de Fidel Castro.

 

La passerelle musique-BD n’en est pas moins fort fréquentée ces derniers temps. Quoiqu’il en soit, c’est tout Lyon qui se met au diapason du festival, y compris théâtres, cinémas, bibliothèques et même musées, comme celui des Beaux-Arts, qui offre à plusieurs artistes de BD l’occasion de réinterpréter les œuvres du musée, en direct et en public.

 

De la BD « live ».

 

Lyon BD Festival : du 1er au 30 juin, à Lyon. Tarifs selon. Programme complet sur le Net :

 

http://www.lyonbd.com/

Le délicieux chantilly-fraise, cadeau gourmand de ce week end

Le délicieux chantilly-fraise, cadeau gourmand de ce week end

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 14:12
Luz a immortalisé cet indéfinissable.

Luz a immortalisé cet indéfinissable.

le dessinateur de BD brosse avec Alive les concerts qui l’ont marqué émotionnellement ces deux dernières décennies.

le dessinateur de BD brosse avec Alive les concerts qui l’ont marqué émotionnellement ces deux dernières décennies.

BANDE DESSINÉE

 


Luz : en avant la musique !

 

 

De Nirvana à Bashung en passant par la techno, le dessinateur de BD brosse avec Alive les concerts qui l’ont marqué émotionnellement ces deux dernières décennies.

 

 

Satirique, Luz l’est, cela lui a couté beaucoup. Il s’est illustré dans le genre aussi bien à Psykopat qu’à Charlie Hebdo, entre autres.

 

Ce que l’on sait moins, ce sont ses capacités à traduire la musique en dessins. Il l’a fait de nombreuses années dans les pages de maintes publications, dont Les Inrocks. Aujourd’hui il publie Alive (éditions Futuropolis), un album de BD où il peint et dépeint ses émotions musicales en concert sur une période allant de 1999 à 2015.

 

Ce n’est pas son premier album en rapport avec la musique mais celui ci est particulier : il a l’ambition d’aller au-delà de la photo de concert peu représentative de ce qui se passe sur scène, les prises de vues n’étant autorisées que dans les premiers morceaux, manquant ainsi émotion et énergie.

Tout ce qui est par contre parfaitement traduit par le coup de patte de Luz, dont le dynamisme est amplifié par le noir et blanc qui lui est cher.

 

 

Dessiner l’indéfinissable

 

 

Alive démarre avec le dessinateur portant son nouveau-né devant un mur d’étagères remplies de vinyles. Un héritage à transmettre, de son vivant. Ce qui n’est pas toujours chose facile concernant la musique qui touche parfois à l’indéfinissable.

 

Notamment en live, quelque chose qui vous fait sentir vivant, « alive » comme on dit en anglais. Et Luz ne va guère à un concert sans son bloc.

L’idée d’en faire un album lui en est venu à un concert de Neil Young en 2001.

 

Et Luz a immortalisé cet indéfinissable.

 

Sourcing:   MICHEL POURCELOT / FO Hebdo

 

Alive, de Luz, sorti le 6 avril 2017, aux éditions Futuropolis, 400 pages. Prix : environ 36 €.

 en avant la musique !

en avant la musique !

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 15:47
« Dans un canard » : le monde de l’entreprise canardé
Une histoire d’ascension sociale délirante qui vitriolise la vie d’entreprise.

Une histoire d’ascension sociale délirante qui vitriolise la vie d’entreprise.

THÉÂTRE

 


« Dans un canard » : le monde de l’entreprise canardé

 

 


Une histoire d’ascension sociale délirante qui vitriolise la vie d’entreprise.

 

La pièce « Dans un canard », présentée au Rond-Point, à Paris, jusqu’au 14 mai, puis en Avignon, qui conte la résistible ascension d’un naïf dans l’univers impitoyable d’une entreprise, d’un canard que l’on presse de voler pour ensuite l’abattre.

 

 

Eternel stagiaire dans un centre d’appels, Donald fait un lapsus dans l’hommage au fondateur placardisé de sa boite retrouvé mort dans un canal : il dit « dans un canard ».

 

D’où un monumental buzz sur le Net. La nouvelle direction le propulse alors au rang des cadres dirigeants. Donald entre alors dans sa nouvelle peau de canard. Elle commence par avaler des couleuvres pour entrer dans le chas d’une aiguille.

 

Et monter ainsi dans un ascenseur social ne va pas sans écraser quelques pieds. Sans compter que l’histoire vire vite au polar délirant.

Bref : une « histoire de bureau à l’ère inhumaine du benchmarking, de la tyrannie de la qualité, de la délation des maillons faibles ».

 

 

Un auteur qui mâche les maux

 

 

L’auteur, Jean-Denis Magnin, dont les pièces ont été jouées un peu partout de Québec à Bucarest, a exercé trente-six métiers parallèlement à sa vie d’écrivain de théâtre, « à tous les échelons et dans tous les secteurs », mais, pour lui, ça c’était avant : « avant la mise en place de cette méthode de domination appelée le benchmarking, avec ses coachs-évangélistes, ses autoévaluations mutilantes, la recherche de la qualité zéro défaut qui contrôle, compresse et parfois tue.

 

 

Et « si vous désirez en savoir plus, et si vous avez les nerfs solides, regardez sur le Net la formidable série documentaire La Mise à mort du travail de Jean-Robert Viallet, et aussi les analyses accablantes du psychiatre du travail Christophe Dejours ».

 

Il ne se cache pas de tirer à la chevrotine sur la nouvelle organisation du travail et autres techniques managériales.

 

Jean-Denis Magnin ne mâche pas ses mots, dénonçant un « nazisme d’entreprise », où »les individus sont surveillés et deviennent une variable d’enregistrement pour les bourses, où s’exercent la « domination du corps et des âmes, dans les grandes entreprises bien sûr mais aussi dans les administrations et les hôpitaux » et « comment tout s’organise pour que finalement tous les salariés puissent être amenés à se dénoncer les uns les autres, voire se dénoncer eux-mêmes ».

 

 

Transformant les enfants du Bon Dieu en canards sauvages.

 

 

 

 

« DANS UN CANARD », pièce écrite et mise en scène par Jean-Daniel Magnin, interprétée par Quentin Baillot, Emeline Bayart, Éric Berger et Manuel Le Lièvre.


- jusqu’ au 14 mai à Paris, au Théâtre du Rond-Point, salle Tardieu, à 18h30. Plein tarif : de 12 à 31€. Tél : 01 44 95 98 21
- les 26 et 27 mai ainsi que du 6 au 29 juillet en Avignon, au Théâtre des Halles, Rue du Roi René, 84000 Avignon (Vaucluse). Tarifs : de 10 à 21 €. Billetterie : 04 32 76 24 51.

 

Plus d’info et teaser sur le Net :

http://www.theatredurondpoint.fr/spectacle/dans-un-canard-2/

« Dans un canard » : le monde de l’entreprise canardé
« Dans un canard » : le monde de l’entreprise canardé
« Dans un canard » : le monde de l’entreprise canardé
Transformant les enfants du Bon Dieu en canards sauvages.

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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 09:54
Joan Baez - Here's to you, Nicola and Bart...

"Le 1er mai jour férié, est avant tout la
fête des travailleurs et non du travail
Le 1er mai est un jour de commémoration à
l’égard des travailleurs qui ont versé leur
sang, perdu la vie pour obtenir des droits.
Le 1er mai est une journée de revendications
et de solidarité internationale."

Pour la liberté syndicale, un vrai contrat, un vrai travail, un vrai salaire....

Pour la liberté syndicale, un vrai contrat, un vrai travail, un vrai salaire....

Pour un 1er mai revendicatif, contre l'austérité

Pour un 1er mai revendicatif, contre l'austérité

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 22:02
Amusons nous un peu..... Origine du Poisson d'avril
Amusons nous un peu..... Origine du Poisson d'avril

Poisson d’avril (Origine du)

            
    
    

Le Poisson d’avril, tout le monde le sait, n’est autre chose qu’une attrape, un piège innocent (et bienséant, cela va sans dire) que l’on tend à quelque personne amie, parente ou familière, le premier jour de ce mois d’avril.

 

Donner un poisson d’avril à quelqu’un, c’est lui faire faire une démarche inutile, lui annoncer une nouvelle qu’on invente, l’envoyer au-devant de quelqu’un qui ne vient pas, en un mot, se divertir un peu à ses dépens, et éprouver sa patience.

 


Une première origine est donnée par des ouvrages tels que l’Origine des proverbes, le Dictionnaire de Trévoux au mot Avril, ou encore le Spectateur anglais : l’expression poisson d’avril serait, selon ces sources, liée à la corruption de la passion de Jésus-Christ qui arriva le 3 avril : Jésus étant renvoyé d’un tribunal à l’autre, et contraint de faire diverses courses par manière d’insulte et de dérision, on aurait pris de là la froide coutume de faire courir et de renvoyer, d’un endroit à l’autre, ceux dont on voulait se moquer.

 

 
En effet, dans les premiers temps du christianisme, le clergé, afin de graver plus puissamment dans l’esprit des populations le sentiment et le souvenir des mystères de la religion catholique, eut recours à des représentations scéniques.

 

Lors des grandes fêtes de l’année, le peuple venait écouter pieusement ces pièces religieuses, qui n’étaient pour lui qu’un commentaire vivant de l’évangile du jour. Rien de profane ne se mêlait alors à ces jeux, et ce ne fut que plus tard, au XIIIe siècle, que des éléments de cette nature vinrent s’ajouter à ces cérémonies religieuses et en modifier à la longue le caractère sacré.

Dans les premiers jours d’avril avaient lieu ces représentations de la Passion, et l’assistance écoutant avec terreur, voyait le Christ, raillé et renvoyé de Caïphe à Pilate et de Pilate à Caïphe.

 

Plus tard, l’habitude rendit la terreur moins grande, et quelques railleurs impies, en revenant le soir de l’église, s’amusèrent à répéter la scène du matin aux dépens de leurs amis ou de leurs voisins. De là, l’origine avancée de ce jeu du premier avril, et le nom de passion passant de bouche en bouche et n’étant plus guère compris, devenant le mot poisson.

 

Une deuxième origine fut proposée : le mois d’avril étant peu favorable à la pêche, plus d’un gourmand se serait vu, à cette époque, privé d’un plat délicat sur lequel son palais avait compté. Mais cette explication, pour suffisante qu’elle soit à justifier l’expression Manger du poisson d’avril, semble n’avoir aucun rapport avec les facéties du 1er avril.

 

 
On donne également une troisième origine, beaucoup plus récente, de cette expression : un prince de Lorraine que Louis XIII faisait garder à vue dans le château de Nancy, aurait trompé ses gardes et se serait sauvé en traversant la rivière de Meurthe, le premier jour d’avril. Certes le duc Nicolas François, frère de Charles IV, duc de Lorraine, quitta son évêché de Toul et le chapeau de cardinal par politique d’État, avant d’épouser à Lunéville, au mois de mars 1635, la princesse Claude, sa cousine germaine, fille de Henri II.

Puis, s’étant retiré à Nancy et ayant eu vent qu’on voulait le conduire à la cour de France, il trompa ses gardes.

 


Mais en réalité, le prince ne passa point la rivière de Meurthe à la nage, et sortit par une des portes de la ville, déguisé en paysan, portant une hotte pleine de fumier, de même que la princesse. Il aurait simplement délibérément choisi la date du 1er avril pour s’échapper et tromper les Français.

 

Une jeune paysanne des environs de Nancy, qui fournissait journellement du laitage à la cour, reconnut la princesse malgré son déguisement et, l’ayant dit à quelques soldats de la garde, ceux-ci se figurèrent que cette fille voulait leur donner à tous le poisson d’avril, en les faisant courir mal à propos ; ce qui donna au prince et à la princesse le temps de gagner leurs chevaux pour se réfugier à Bruxelles, auprès du cardinal Infant.

Cette évasion fit dire au peuple que le roi avait donné à garder un poisson d’avril, mais l’usage était connu au XIVe siècle, à en juger par les manuscrits du pasteur Paul Ferry relatifs à l’histoire de Metz et dans lesquels il cite déjà l’expression...

 

 

Une quatrième opinion fait remonter l’origine de la coutume au changement opéré sous Charles IX, quand l’année, qui jusqu’alors avait commencé le jour de Pâques, dut s’ouvrir le 1er janvier. Les étrennes du premier de l’an furent donc offertes trois mois plus tôt, et il ne resta dès lors pour l’ancien premier jour de l’an que des félicitations pures et simples, auxquelles les mauvais plaisants ajoutèrent des cadeaux ridicules ou des messages trompeurs.

 

 

Un des plus curieux poissons d’avril dont le bon vieux temps nous ait légué le souvenir, se déroula en 1686 et mit en scène un abbé de Caen, Michel de Saint-Martin, né à Saint-Lô en 1614, original toujours crédule au dernier point, bonhomme par-dessus tout.

 

Ce personnage était, pour les sociétés de la ville, un divertissement que les habiles faisaient alterner avec la lecture de la Gazette de France ou du Mercure Galant. Notez que le digne ecclésiastique sacrifiait aux muses, et se proclamait un dévoué serviteur des sciences et des lettres ; mais ses ouvrages étaient à la hauteur de ses idées et de sa conduite.

Il publia, entre autres, un livre bizarre, singulier, absurde, intitulé : le Moyen de vivre en santé au delà de cent ans. Or, il était difficile après cela de ne pas jouer quelque bon tour à l’auteur : les nouvelles de la cour en fournirent bientôt l’occasion.

 

 
Les gazettes étaient remplies de détails circonstanciés sur l’arrivée en France et sur la réception prochaine, à Versailles, des ambassadeurs du Royaume de Siam (ancien nom de la Thaïlande), accompagnés du premier ambassadeur français qui y avait été dépêché l’année précédente par Louis XIV, Alexandre de Chaumont.

Les sociétés de Caen s’entretinrent longtemps de cet événement, qui faisait grand bruit. Notre bon abbé n’étant pas des derniers à s’enquérir des histoires merveilleuses racontées à ce sujet, il ne parla plus, ne pensa plus et ne rêva plus qu’aux ambassadeurs siamois, avant qu’une idée des plus folles ne traversât la cervelle de quelques gens du bel air, certains de trouver appui dans toute la ville, plus certains encore d’avoir un auxiliaire puissant dans la crédulité de leur victime.

 

Le premier avril arrivait dans quelques jours. On annonça à M. l’abbé de Saint-Martin que Sa Majesté le roi de Siam, après s’être fait lire son admirable livre, avait été si charmée de l’incomparable découverte que ce livre renfermait, qu’elle avait résolu d’envoyer à l’auteur des ambassadeurs pour lui offrir le rang de mandarin et le titre de son premier médecin.

 

Toute la ville s’en mêla : les gens les plus graves y prêtèrent volontiers les mains, les sévères magistrats tout comme les autres. Tout fut prévu ; il y eut autorisation du roi de France pour conférer à l’abbé les hautes dignités de mandarin et d’Esculape. La mascarade fut complète. Le bonhomme dut se croire mandarin, en toute sécurité, et ce fut grand plaisir de le voir revêtu et chamarré des insignes de ses nouvelles fonctions. Mais le jour d’avril passé, l’abbé ne put croire à ce poisson d’un nouveau genre, et deux années s’écoulèrent avant qu’il voulût bien reconnaître qu’on s’était moqué de lui.

 

En 1738, Charles-Gabriel Porée, écrivant sous le pseudonyme de Censorinus Philalethes, rassembla nombre d’anecdotes amusantes sur les extravagances de l’abbé de Saint-Martin, dans un ouvrage intitulé La Mandarinade, ou Histoire du mandarinat de l’abbé de Saint-Martin.

 

 

(D’après le « Journal de Verdun » paru en 1749,
« Album littéraire et musical de la Minerve » paru en 1849
et « La Semaine des familles » paru en 1862)
Publié / Mis à jour le VENDREDI 31 MARS 2017, par LA RÉDACTION

Amusons nous un peu..... Origine du Poisson d'avril
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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 14:04
Corporate : l’angoisse de la DRH au moment...

Corporate : l’angoisse de la DRH au moment...

 



DRH à ESEN, une entreprise d’agroalimentaire, Émilie, 46 ans et bien lancée dans sa carrière, se voit confier une mission difficile, qui se termine mal : le salarié se suicide sur les lieux de son travail.

 

Jusque là « executive woman » sans états d’âme et très « corporate », elle avait tenu enfermée son humanité.

 

Une sourde hostilité commence à l’entourer, le drame lui est reproché, de manière plus ou moins ostensible, par collègues et même direction tandis que l’inspection du travail entre en jeu.

 

Alors en Émilie va se réveiller l’humain, qu’elle a tant mis sous l’éteignoir en tant que bras armé de la raison d’entreprise. Elle est obligée d’utiliser du déodorant tout le temps.

C’est une forme d’humanité non contrôlée, qu’elle surveille. On sent la peur qui lui échappe, on comprend qu’elle a une armure, comme dans ces situations de travail où l’humanité n’est tellement pas autorisée qu’elle finit par disparaître vraiment, explique Lambert Wilson, qui joue le patron d’ESEN.

 

Ces situations où l’entreprise a ses raisons que le cœur ne connaît point, pour paraphraser Blaise Pascal. Rouage, puis fusible, de l’engrenage, Émilie va dérailler.

 

Bref, un « polar social » avec un personnage en rupture avec un système pour son réalisateur Nicolas Silhol.

 

Fiction et réalité

 

 

L’histoire aurait été différente si ça avait été un homme.

 

Émilie traverse un parcours de remise en question radicale. Elle se retourne contre elle. Les femmes sont plus douées que les hommes pour effectuer ce genre de travail sur soi.

 

Dans le film, les figures masculines incarnent le déni.

C’était aussi l’occasion d’interroger sur la place des femmes dans le monde du travail, confie le jeune réalisateur, qui a du passer par la case « crow funding » pour réunir les fonds nécessaires à son projet.

 

Un film qui sort mercredi 5 avril alors que les dégâts des outrances managériales commencent à être de plus en plus visibles. Le 8 mars dernier, une responsable des ressources humaines (RRH) a vu sa condamnation confirmée en Cour de cassation pour avoir mis en danger tant la santé physique que mentale des salariés en ayant connaissance des méthodes managériales inacceptables du directeur du magasin à l’encontre de ses subordonnés.

 

Non seulement, elle n’a rien fait pour mettre fin à ces pratiques (les employés étant plongés dans un climat de terreur, sans cesse avec la crainte de perdre leur emploi pour une quelconque raison), mais il lui arrivait de s’y associer.

 

L’ironie du sort c’est que cette RRH avait pour finir été licenciée par sa direction en 2011 et qu’elle s’était tournée vers les prud’hommes.

 

Dur d’être le rouage d’un rouleau compresseur.

 

 

Corporate, film réalisé par Nicolas Silhol, sur un scénario de lui-même et Nicolas Fleureau, avec Stéphane De Groodt (un collègue), Violaine Fumeau (l’inspectrice du travail), Céline Sallette (Emilie, la DRH) et Lambert Wilson (le patron), dans les principaux rôles, ainsi que Nathalie Sportiello, Antoine Levannier et Hyam Zaytoun.
Durée : 1h35. Sortie le 5 avril 2017.

 

Sourcing:     FO Hebdo / MICHEL POURCELOT

CORPORATE Bande Annonce (Céline Sallette, Lambert Wilson - 2017) par Vidéo bandes annonces

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 09:12
La journée mondiale du fromage, c’est l’occasion pour la France et de nombreux pays européens, de mettre en avant les produits de leurs terroirs.

La journée mondiale du fromage, c’est l’occasion pour la France et de nombreux pays européens, de mettre en avant les produits de leurs terroirs.

Journée mondiale  du fromage

 

La journée mondiale du fromage, c’est l’occasion pour la France et de nombreux pays européens, de mettre en avant les produits de leurs terroirs.

 

Enviés par le monde entier les fromages français ont une qualité et une diversité quasiment inégalée à travers le monde. Pourtant, à l’instar des autres pays européens, la France voit son patrimoine menacé en raison de l'apparition de règles de plus en plus strictes sur la fabrication et qui poussent même certains fromages à disparaître (comme les fromages de montagne par exemple).

 

 

En France

 


Les Français restent friands de leurs fromages, aujourd’hui encore 95% en consomment au moins une fois par semaine. On estime la part des produits fromagers à 7% du budget alimentaire moyen, et ils sont présents dans deux tiers des repas.

 

On va pas en faire un fromage !

 


Beaucoup de fromages sont issus de petites entreprises et sont fabriqués sous appellation d’origine protégée (AOP), soit une production en France de près de 1 500 000 tonnes, dont 200 000 tonnes de fromage au lait cru.

 

 

Rare secteur en constante progression (augmentation de la consommation fromagère par habitant de plus de 30% ces dernières années), l’industrie du fromage se veut continuellement à la pointe du progrès.

La création de nouveaux produits est un bon indicateur de la vivacité du secteur même si la préférence des véritables amateurs va toujours aux fromages de terroirs !

Sourcing : Un site à visiter :   www.fromages-de-terroirs.com

Journée mondiale  du fromage
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