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Que signifie communiquer ? demanda le petit prince.


"C'est une chose trop oubliée, ça signifie créer des liens, 
répondit le renard."


Le Petit Prince de Antoine de Saint-Exupéry

 

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18 novembre 2017 6 18 /11 /novembre /2017 19:09
Smic  =  0 cotisation patronale à la Sécu

LE CHIFFRE DE LA SEMAINE : 45,4 milliards d'euros..

 


45,4 milliards d’euros pour réduire le coût du travail...

 

Les mesures d’exonérations destinés à réduire le coût du travail ont atteint 45,4 milliards d’euros en 2015 selon une étude

de la Dares, la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques, publiée le 9 novembre 2017.

 

En augmentation de 16,4%, elles ont représenté plus de 80 % des dépenses générales en faveur de l’emploi, un hausse très forte qui s’explique largement par la mise en œuvre du pacte de responsabilité au 1er janvier 2015, selon ce service statistique rattaché à l’Insee.

 

Smic = 0 cotisation patronale à la Sécu

 

 

Au total, les dépenses générales, c’est à dire hors mesures ciblées, se sont élevés à 56 milliards d’euros en 2015, l’équivalent de 2,6 points de PIB. 21,7 milliards sont dus aux allègements de cotisations sociales sur les bas salaires et 18,6 milliards au crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE).

 

Et la Dares de constater :

 

Au final, avec les différentes mesures du pacte de responsabilité, les entreprises ne paient plus aucune cotisation de Sécurité sociale au niveau du Smic.

 

Sourcing:    MICHEL POURCELOT, in FO Hebdo

 

 

Smic  =  0 cotisation patronale à la Sécu
Smic  =  0 cotisation patronale à la Sécu
Smic  =  0 cotisation patronale à la Sécu
Smic  =  0 cotisation patronale à la Sécu
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17 novembre 2017 5 17 /11 /novembre /2017 14:47
Travailleurs migrants : le Qatar s’engage à renforcer leurs droits

INTERNATIONAL / EMPLOI / Conditions de travail


Travailleurs migrants : le Qatar s’engage à renforcer leurs droits

 

 

L’Organisation internationale du travail a décidé de classer la plainte déposée en 2014 par la Confédération syndicale internationale contre l’émirat qatari, saluant l’engagement de ce dernier de renforcer les droits des travailleurs migrants employés sur son territoire.

 

Elle a simultanément lancé un programme de coopération technique avec le pays pour l’aider à concrétiser sa promesse.

 

Le Conseil d’administration de l’Organisation internationale du travail (OIT) du 8 novembre a jugé positivement les efforts du Qatar pour améliorer les conditions de vie et de travail des deux millions de migrants employés sur son territoire.

 

C’est à la suite d’une plainte déposée par la CSI en 2014 pour non-respect par le Qatar des conventions internationales interdisant le travail forcé et établissant la nécessité d’une inspection du travail, que l’OIT avait décidé de prendre le taureau par les cornes en lançant une enquête sur place.

 

La gravité de la situation avait poussé l’Organisation onusienne tripartite (gouvernements, employeurs, travailleurs) à utiliser cette procédure, à laquelle elle n’a pourtant que rarement recours (une dizaine de fois depuis la fin de la deuxième guerre mondiale).

 

Le pays s’engage à démanteler la Kafala, système d’esclavage moderne…

 

La CSI avait exposé en détail les conditions d’exploitation extrêmes auxquelles sont soumis les travailleurs migrants au Qatar, en particulier dans le secteur du bâtiment, dans le cadre de la construction des infrastructures nécessaires à la Coupe du monde de football de 2002.

 

Un peu moins d’un an après l’envoi des enquêteurs de l’OIT, en décembre 2015, le pays avait promulgué une loi mettant fin au système de la Kafala.

 

Ce système qui remplace un contrat de travail en bonne et due forme, et qui est toujours en vigueur dans d’autres pays du Moyen-Orient, oblige les travailleurs migrants à être parrainés par un employeur.

Il leur est interdit de sortir du pays sans l’autorisation de leur patron-parrain qui confisque leur passeport à leur arrivée.

Ils ne peuvent pas davantage changer d’emploi sans l’autorisation de ce dernier et sont donc condamnées à subir tous les abus.

 

… Et à instaurer un salaire minimum pour tous quelle que soit la race

 

Il reste maintenant à veiller à ce que cette mesure législative soit respectée sur le terrain, tout comme l’engagement du Qatar d’instaurer un salaire minimum pour tous et donc à mettre fin au système de rémunération basé sur la race, ou encore à faire en sorte que les arriérés de salaires soient systématiquement réglés.

 

Des comités de travailleurs élus par ces derniers devraient également pouvoir voir le jour dans chaque lieu de travail.

 

Prochaine étape : des intentions aux faits

Il faut maintenant que ces belles intentions se traduisent dans les faits, a commenté Catelene Passchier, porte-parole du groupe des travailleurs au sein de l’OIT.

 

C’est dans cet objectif qu’un plan de coopération technique de trois entre le gouvernement qatari et l’Oit a été lancé.

 

L’étape actuelle n’en est pas moins une victoire déterminante, soulignent l’OIT et la CSI.

 

La transformation de cette plainte [de la CSI, NDLR] en un véritable engagement du gouvernement du Qatar à faire des changements positifs sur le terrain pour tous les travailleurs est une évolution encourageante.

Nous célébrons ce moment pour le Qatar et ses deux millions de travailleurs migrants, a déclaré Luc Cortebeeck, président du Conseil d’administration de l’OIT.

 

Un exemple à suivre par l’Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis, souligne la CSI

 

 

Le Qatar a établi une nouvelle référence pour les États du Golfe et il faut à présent que l’Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis, où des millions de travailleurs migrants restent sous le joug de l’esclavage moderne, lui emboîtent le pas, a souligné Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI.

 

Les nouveaux engagements pris par le Qatar vis-à-vis de la CSI et de l’OIT normaliseront les relations du travail dans le pays et ont créé les conditions permettant aux firmes internationales qui opèrent au Qatar de souscrire des accords sur les droits des travailleurs et le travail décent avec les fédérations syndicales internationales, a ajouté Sharan Burrow.

 

D’ores et déjà, l’Internationale des travailleurs du bâtiment et du bois (IBB) a annoncé qu’elle signera un accord fin novembre avec la multinationale française Vinci et son partenaire local QDVC, accord qui couvrira tous les travailleurs employés par Vinci au Qatar.

 

Sourcing: FO Hebdo.fr

Travailleurs migrants : le Qatar s’engage à renforcer leurs droits

FOOT / QATAR / WC 2022

 

 

 

Le Qatar fixe un salaire minimum équivalent à 166 euros par mois pour les travailleurs migrants

Les conditions de travail des migrants employés sur les chantiers de la Coupe du monde 2022 ont valu de nombreuses critiques au Qatar.


Hôte de la Coupe du monde 2022, le Qatar a fixé à 750 riyals (166 euros) par mois le salaire minimum pour les travailleurs migrants, un montant «temporaire» qui ne comprend pas le logement, la nourriture et les soins qui sont à la charge des employeurs, selon le ministre du Travail Issa al-Nouaïmi.

 

Le salaire minimum faisait partie d'un ensemble de réformes de la loi du travail annoncées le mois dernier par Doha, sous le feu des critiques au sujet des conditions de quelque deux millions de travailleurs migrants, employés notamment sur les chantiers du Mondial.

«Nous poursuivrons des évaluations pour déterminer le salaire fixe, a précisé le ministre.

Nous n'approuverons aucun contrat de travail où le salaire est inférieur à 750 riyals par mois.» 

 

In L'Equipe.fr, avec AFP

Travailleurs migrants : le Qatar s’engage à renforcer leurs droits
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17 novembre 2017 5 17 /11 /novembre /2017 12:11
Au sommet européen de Göteborg, la Confédération européenne des syndicats veut un pilier social effectif

SOCIAL / EUROPE

 


Au sommet européen de Göteborg, la Confédération européenne des syndicats veut un pilier social effectif

 


FO prenait part à la réunion de la CES (Confédération européenne des syndicat) à Göteborg en Suède, jeudi 16 novembre, à la veille du Sommet social européen.

 

Le syndicats revendiquent l’inclusion dans les traités d’un protocole de progrès social.

 

Ce 17 novembre, les dirigeants de l’UE sont réunis à Göteborg en Suède pour ce qui est présenté comme le premier sommet social de l’UE depuis 20 ans.

 

Les interlocuteurs sociaux, syndicats et patronat, seront bien sûr de la partie face aux présidents des institutions de l’UE, aux chefs d’État ou de gouvernement.

 

Ce sommet devrait être l’occasion pour le Parlement européen, le Conseil et la Commission européenne de proclamer le socle européen des droits sociaux, qui avait été annoncé par le président de la commission européenne Jean-Claude Juncker en 2015.

 

FO à Göteborg

 

À la veille de ce sommet, Andrée Thomas pour FO participait à la réunion de la CES (Confédération européenne des syndicats).

 

Le Secrétaire Général de la CES, Luca Visentini s’adressera aujourd’hui aux chefs d’État ou de gouvernement comme aux institutions de l’UE.

S’il saluera l’affichage du socle social, il n’en soulignera cependant pas moins que celui ci arrive après dix années de reculs sociaux et de politiques d’austérité.

 

Dans ce contexte, et au regard des dégâts ainsi créés, la CES milite pour l’établissement d’un plan d’action et une mise en route concrète et rapide par chaque État.

 

Autre exigence qu’affirmera le secrétaire général de la CES, celui d’une convergence par le haut et pour tous les salariés.

 

Enfin, la CES depuis maintenant plusieurs années, demande également une réforme des traités européens afin d’intégrer un protocole contraignant de progrès social, sans lequel l’harmonisation sociale passe après les principes des traités actuels en matière de libre concurrence et circulation des entreprises, biens et services.

 

 

Communication Cgt FO, ANDRÉE THOMAS, SECTEUR EUROPE - INTERNATIONAL

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16 novembre 2017 4 16 /11 /novembre /2017 20:51

On a l'impression que la politique du gouvernement, c'est pour les 5% de premiers de cordée au détriment des 95% qui seraient des premiers de corvées

 

 

 

Pascal Pavageau
à franceinfo

Jeudi 16 novembre, les salariés sont descendus dans la rue à l’appel de FO, CGT, Solidaires, FSU, et plusieurs organisations de jeunesse pour protester contre la « politique libérale » menée par le gouvernement. Rencontrés dans le cortège parisien, trois salariés expliquent les raisons de leur mécontentement.

Manifestation du 16/11, parole de militants
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16 novembre 2017 4 16 /11 /novembre /2017 11:36
AMAZON Logistique

AMAZON Logistique

GAFA / AMAZON / EMPLOI / CONDITIONS de TRAVAIL

 

AMAZON

 

Flicage, accidents du travail: plongée dans l'univers social impitoyable d'Amazon France



Bonne nouvelle pour l'emploi, Amazon va recruter 7.500 intérimaires en France à l'occasion des fêtes de fin d'année et embauchera en CDI 1.500 personnes d'ici 2018.

 

Derrière cette politique de recrutements à tout-va, quelles sont les conditions de travail réelles des heureux élus?

 

Challenges, que nous citons ici,  a mené l'enquête et dévoile des données exclusives sur l'un de ses entrepôts.


Emmanuel Macron soutient la politique d'embauches d'Amazon


Les embauches d'Amazon ont de quoi réjouir les élus, au premier rang desquels Emmanuel Macron qui a inauguré le site d’Amiens-Boves début octobre.


Ces dernières semaines, Amazon France met le paquet sur les embauches.

 

Le groupe – qui vient de générer un chiffre d'affaires de 47,3 milliards de dollars au troisième trimestre– se livre même à une véritable surenchère d'annonces.

 

Début novembre, le géant de l'e-commerce dévoilait ainsi son intention de recruter 7.500 intérimaires à travers l'Hexagone (+1.000 par rapport à la même période l'an passé), afin de faire face au pic d'activité des fêtes de fin d'année.

 Mais ce n'est pas tout: d'ici 2018 pas moins de 1.500 travailleurs seront par ailleurs embauchés en CDI, portant l'effectif France du groupe à 5.500 salariés permanents.

A ceci, ajoutez le recrutement de 500 CDI d'ici deux ans sur son nouveau site d'Amiens-Boves (Hauts-de-France) et de 1.000 salariés à Brétigny-sur-Orge (Essonne), où son sixième entrepôt dans l'Hexagone (46ème en Europe) ouvrira à l'automne 2018.

 

Des annonces qui ont de quoi réjouir les élus –au premier rang desquels Emmanuel Macron qui a inauguré le site d'Amiens-Boves début octobre– et acteurs locaux de ces bassins d'emplois souvent très sinistrés.

 

D'autant plus que les conditions d'embauche en CDI semblent tout à fait correctes: "en nous rejoignant, les salariés ont accès à la participation, à l'intéressement, à un treizième mois, à une complémentaire santé ou encore à des actions gratuites du groupe.

 

Au bout de 24 mois d'ancienneté, ils bénéficient par ailleurs d'un salaire supérieur à 25% du SMIC", énumère fièrement Laetitia de Montgolfier, la DRH d'Amazon Logistique France.

 

Avec à la clé –cerise sur le gâteau– l'opportunité pour les salariés d'évoluer dans des entrepôts dernier-cri, dans un environnement dynamique et bon enfant grâce aux nombreuses activités fédératrices –les fameux "have fun", qui se matérialisent sous la forme de petits déjeuners conviviaux, déguisements pour Halloween, goûters d'anniversaire, journées pyjama… tout droit inspirés de la galaxie Silicon Valley.

 

Tout irait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes dans les entrepôts français d'Amazon?

 

Les témoignages de salariés, recueillis par Challenges (cité dans cet article) à travers différents sites français du leader du e-commerce dévoilent une réalité nettement plus nuancée.

Si les catégories d'objets stockés diffèrent d'un site à un autre, l'organisation de travail, elle, est invariablement la même avec un but prioritaire et assumé par la direction: "fluidifier au maximum les processus et les flux pour garantir la livraison la plus optimale de nos clients", pour reprendre les mots de la DRH Logistique.

L'ajustement de l'effectif, lui, représentant alors un moyen parmi d'autres d'atteindre cet objectif.

 

«Flicage permanent»

 


 

Antoine* en sait quelque chose. Rattaché au site de Montélimar, il occupe les fonctions de "picker/packer" en CDI ("ramasseur"/"emballeur", littéralement) depuis plusieurs années. Son job: arpenter chaque jour les allées de l'entrepôt pour prélever les articles achetés quelques minutes plus tôt en ligne ou les empaqueter.

 

D'une commande à l'autre, son scanner Wi-Fi connecté à un logiciel lui indique quel article prélever et où le trouver. Car, chez Amazon tout est scannable, des objets stockés aux chariots en passant par les salariés eux-mêmes, qui sont dotés de badges à codes-barres. Officiellement, le principal intérêt du scanner vanté par Amazon est d'optimiser les trajets des salariés en temps réels.

"Avec le scanner, on traque les produits, pas les personnes. Ce n'est certainement pas pour cela qu'on l'utilise", insiste la DRH d'Amazon Logistique.

 

Pourtant, dans les faits, Antoine voit là aussi bien un moyen de surveiller l'activité de chacun en leur imposant une pression omniprésente sur leur productivité individuelle.

 

"Chaque mois, la direction fait la moyenne des 100 meilleurs pickers et la production du 50e est fixée à tout le monde comme objectif à atteindre le mois suivant. Parfois, on se fait "tirer les oreilles" parce qu'on a pris trop de temps entre le scan de notre badge lors de la prise de poste et le prélèvement de la première commande, alors qu'aucun manager ne nous suit physiquement.

 

Si on perd du temps à chercher un objet, on cavale après toute la journée pour rattraper notre retard. Ca ne s'arrête jamais!", regrette-t-il.

 

Même son de cloche du côté du site de Saran, premier entrepôt du groupe en France construit en 2007, près d'Orléans.

"Il y a un flicage permanent des managers sur les temps de pause des ouvriers. Nos pauses commencent quand ça sonne et non après le passage de la "raquette" [portique de sécurité installé à l'entrée des zones de stockage, ndlr].

 

Seulement, dans certains cas, on peut facilement faire 15 minutes de queue pour rejoindre l'espace détente. Quand vous avez 20-30 minutes de pause, c'est vite vu!", s'indigne Nicolas*.

 

Réunions des «low performers»

 

A Montélimar, si Antoine est relativement protégé grâce à son CDI, d'autres n'ont pas cette chance.

 

"Depuis quelques temps, ils s'en prennent davantage aux intérimaires en leur envoyant des lettres d'avertissement parce que leur productivité a baissé ou parce qu'ils prennent trop de temps de pause. Ils organisent aussi des réunions de "low performers", autrement dit des recadrages pour les nuls.

 

Les personnes les plus "faibles" sont convoquées en groupe et la direction les pousse ensuite plus ou moins explicitement vers la sortie s'ils ne s'améliorent pas. C'est assez humiliant, en plus, on se tape l'affiche vis-à-vis des autres collègues", raconte le jeune picker.

 

Et de conclure: "pour évoluer à un poste ou être embauché en CDI, il faut faire ce qu'on vous demande, c'est-à-dire être le plus performant. Cela crée un climat de délation entre les plus précaires.

 

Le pire c'est que les managers privilégient les personnes qui se comportent ainsi. Certaines années, c'est la guerre entre intérimaires", déplore-t-il.

 

Antoine salue toutefois que le dialogue est plus apaisé avec la direction du site depuis le départ de l'ancien directeur il y a quelques mois. "On arrive à obtenir des petits trucs. Par exemple, si on a besoin de poser un jour de congé exceptionnel, c'est généralement accepté. Avant ça aurait été non."

 

Une course à la performance qui ne conduit pas seulement à des conflits mais aussi à des situations qui portent atteinte à la sécurité et la santé même des ouvriers.

 

"Moi je suis en bonne santé, mais d'autres sont mis dehors car ils ont des problèmes de dos", témoigne Antoine.

Tout au long de notre enquête, plusieurs incidents nous ont en effet été remontés de la banale tendinite causée par l'exécution de tâches répétitives à cette table d'emballage tombée sur deux salariés "parce qu'on avait pas le temps de la fixer au sol", en passant par la non-fermeture d'une partie d'un entrepôt touché par une inondation qui menace pourtant d'atteindre une armoire électrique.

 

Du côté de la direction, on refuse de commenter ces "incidents". "S'il y a des problèmes, les salariés peuvent tout à fait nous les remonter par différents canaux en interne", plaide la DRH logistique qui affirme que "la sécurité des salariés est la priorité numéro une d'Amazon".

 

 

La preuve: "plus de 100.000 heures de formation sur la sécurité, les postures et les gestes ont été dispensées en 2016.

Nous avons par ailleurs réalisé des investissements de 2,2 millions d'euros dans l'aménagement et la sécurité des postes de travail l'an passé comme le déploiement de systèmes de préemption mécanique qui permet de soulever les gros colis.

Nous avons même signé un accord "Qualité de vie au travail" avec les partenaires sociaux l'année dernière.

 

Nous nous inscrivons dans un processus d'amélioration continue sur cette problématique, insiste Laetitia de Montgolfier. Nous mettons par ailleurs en place une rotation des activités pour varier les gestes et postures.

 

Sur certains points, nous allons par ailleurs même plus loin que ce que la loi nous impose. Légalement, une femme peut soulever des charges allant jusqu'à 25kg et un homme jusqu'à 50kg.

 

Nous, nous avons fixé un seuil de 15kg au-delà duquel le salarié doit se faire aider par un collègue", souligne la DRH qui refuse toutefois de communiquer les chiffres d'Amazon en matière d'accidents du travail à l'échelle du groupe en France.

 

 

Difficile donc de vérifier l'impact réel de ces investissements et politiques de prévention sur le quotidien des salariés. 

 

28% d'accidents en plus à Saran


S'il est impossible de se procurer des données consolidées au niveau national, Challenges a néanmoins pu consulter le rapport interne portant sur le site de Saran qui emploie aujourd'hui environ 1.400 salariés et 800 intérimaires.

 

Un constat s'impose: ils ne sont pas encourageants.

 

Entre 2015 et 2016, le nombre d'accidents du travail a augmenté de 273 cas à 349, soit une progression de près de 28%.

 

Et ce, alors même que le nombre total d'accidents du travail est en recul à l'échelle de l'Hexagone (-0,3%). Ainsi en 2016, selon nos calculs, près de deux salariés sur dix auraient été victimes d'un accident sur l'entrepôt de Saran, qui employait alors environ 1.200 CDI et 700 intérimaires sur l'année, d'après notre source interne.

Des tendances qui ne semblent pas s'améliorer en 2017.

 

 

Sur la seule période comprise entre début juin et fin septembre 2017, 262 accidents du travail ont d'ores et déjà été recensés, dont 116 débouchant sur un arrêt maladie. "En ce moment, on est à un rythme moyen de 5 accidents par jour", ajoute cette même source.

 

Des données qui laissent présager un nouveau triste record pour Saran cette année, qu'il faudra néanmoins pondérer avec la croissance des effectifs du site.

 

Fait intéressant, les mauvaises postures -celles-là même sur lesquelles le siège investirait massivement en formation- sont à l'origine du quart des accidents (89 cas) ces derniers mois, juste derrière les chocs (105), et loin devant les chutes d'objets, ou encore les incidents causés par des tâches répétitives.

 

"Saran n'est pas un cas particulier, la situation est la même pour tous les sites", affirme Alain Jeault, délégué syndical central de la CGT Amazon logistique.

 

Discrimination syndicale


Les conditions de travail ne sont pas le seul dossier social brûlant du géant du e-commerce.

 

Les rémunérations sont régulièrement au cœur d'appels à la grève comme à Montélimar en 2016, à Saran début 2017 ou encore à Lauwin-Planque en juin 2017.

Dernier conflit en date, quinze salariés caristes – tous syndiqués – répartis sur plusieurs sites (notamment celui de Sevrey et Saran) ont saisi les prud'hommes contre leur employeur.

 

Ce qu'ils reprochent à Amazon? La non reconnaissance de leur classification professionnelle.

"Un poste de cariste correspond au niveau 5 de la Convention collective nationale du commerce de détail non alimentaire.

Le problème aujourd'hui est qu'Amazon a pour ces postes sa propre transposition du texte qui correspond dans les faits au niveau 2, détaille leur avocat Lionel Thomasson.

 

 

Nous demandons donc que le groupe applique la convention et passe ces caristes du niveau 2 au niveau 5. Ce qui porterait leur rémunération de 1671€ à 2254€ brut par mois.

 

" Si la justice suit ces revendications, cela ouvrirait probablement une boîte de pandore pour le groupe, étant donné que 800 à 900 personnes occuperaient aujourd'hui les fonctions de caristes dans le groupe, de source syndicale.

 

"Depuis le début de la procédure, des représailles sont en cours sur le terrain notamment à Saran, puisque les salariés plaignant se voient affectés à des tâches subalternes et n'impliquant plus la conduite d'engins, ce qui confirme qu'ils le faisaient bien", dénonce Lionel Thomasson.

 

Des informations confirmées par les personnes concernées sur le terrain contactées par Challenges, qui craignent désormais que d'autres mesures plus radicales soient prises telles que des procédures pour licenciement.

A Sevrey, le délégué CGT Alain Jeault, l'un des quinze plaignants, a par ailleurs saisi les prud'hommes pour discrimination syndicale.

 

 

Le cariste bute depuis des mois contre son non-renouvellement d'autorisation de conduite d'engins en entrepôts qui l'empêche de facto de travailler.

La direction n'a sur ce point pas désiré prendre position, arguant ne "pas vouloir commenter une procédure en cours pour son meilleur déroulé".

 

Il faut dire que l'urgence est ailleurs.

 

"Pour les fêtes, il n'y a plus le temps pour le dialogue social, le business a commencé. L'objectif, c'est le colis", résume un autre délégué syndical.

 

Les dégâts collatéraux peuvent bien attendre 2018.

 

Le défi logistique hors norme des fêtes de fin d'année

 

Le pic d'activité des fêtes de fin d'année est à chaque fois un défi logistique hors norme pour le géant de la vente en ligne.

 

Amazon a vendu à cette période en 2016 plus d'un milliard de produits dans le monde rien qu'avec son offre Prime (service premium d'Amazon).

 

En France, "le dimanche 11 décembre 2016 a été le jour le plus intense de toute  l'histoire d'Amazon.fr avec plus de 1,6 million d'articles.

 

La journée du Black Friday, le 25 novembre 2016, a été l'une des plus grosses journées d'Amazon.fr avec près de 1,4 million d'articles commandés (970 articles commandés par minute), 40% de plus que l'année précédente", affirmait à l'époque le groupe dans un communiqué.

 

Le chiffre d'affaires d'Amazon en France est ainsi évalué pour la seule année 2016 par Morgan Stanley à 4,4 milliards d'euros et 8 milliards si l'on prend en compte les ventes réalisées par les marchands tiers qui se greffent sur le site américain moyennant redevances.

 

 

Ce qui ferait d'Amazon le premier distributeur non-alimentaire en France.

 

 

 

 

Sourcing:     Marion Perroud, in Challenges

Emmanuel Macron qui a inauguré le site d'Amiens-Boves début octobre

Emmanuel Macron qui a inauguré le site d'Amiens-Boves début octobre

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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 17:45
Carrefour: L'ouverture du dimanche dans les hypers bientôt signée ???

Grde Distri / Carrefour / Travail du dimanche

 

 

 

Carrefour:

 

L'ouverture du dimanche dans les hypers bientôt signée???
 

PARIS (Reuters) -

Les négociations en vue de l'ouverture le dimanche matin des hypermarchés de Carrefour en France sont arrivées à leur terme et un accord devrait être signé autour du 23 novembre, a déclaré à Reuters un responsable syndical du distributeur.

 

Cet accord concernera une trentaine de magasins, sur plus de 200 au total, situés notamment dans des zones commerciales où les enseignes concurrentes ouvrent le dimanche matin. 


"Un accord va être signé mais il reviendra aux comités d'établissement de chaque magasin de l'approuver", a précisé Michel Enguelz, délégué Force ouvrière.

 

 

Carrefour compte parmi les rares distributeurs français à ne pas avoir d'accord sur l'ouverture dominicale - en vertu d'un accord cadre spécifique du groupe - alors qu'une convention de branche autorise le travail le dimanche matin dans les hypermarchés.

 

Les négociations visant à sortir d'une situation jugée pénalisante avaient été relancées par Alexandre Bompard très rapidement après son arrivée à la tête du groupe, en juillet dernier.

 

Interrogé, Carrefour a confirmé ces informations, indiquant qu'un accord était "à la signature avec une date limite au 23 novembre".

 

L'ouverture du dimanche s'inscrit dans la panoplie de mesures à l'étude pour relancer un format à la peine et qui plombe la rentabilité du groupe, comme le recours à la franchise ou à la location-gérance ou la fermeture pure et simple de magasins déficitaires sans perspective de redressement.

 

 

Carrefour a annoncé mardi avoir reporté au 23 janvier la présentation de son plan stratégique afin de ne pas perturber la cruciale période des fêtes de fin d'année.

 

Plombé par un décrochage de ses performances en France comme à l'étranger, Carrefour a lancé fin août un avertissement sur ses résultats annuels.

 

A cette occasion, Alexandre Bompard a évoqué la nécessité d'accélérer la transformation digitale, d'adapter le format des hypers français aux nouveaux comportements des consommateurs et au e-commerce, de simplifier l'organisation ou d'accroître les synergies.

 

A Bompard

"Il faudra aussi augmenter la rentabilité, la génération de cash-flow et le retour sur les capitaux investis", a-t-il dit.

 

Nombre d'analystes anticipent un plan massif de réductions de coûts afin de permettre au groupe de pouvoir investir dans des baisses de prix nécessaires à l'attractivité de ses hypers sans trop dégrader les marges.

 

Les analystes de Natixis estiment que les réductions de coûts pourraient totaliser un milliard d'euros sur trois ans, dont la moitié en France.

 

 

Sourcing:     Boursorama -  (Pascale Denis, édité par Marc Joanny)

Carrefour: L'ouverture du dimanche dans les hypers bientôt signée ???
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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 15:49
Photographie : F. Blanc (CC BY-NC 2.0)

Photographie : F. Blanc (CC BY-NC 2.0)

ÉVÉNEMENT / SOCIETE / GREVE / MANIF

 

 


Contre la mécanique néolibérale, FO mobilise le 16 novembre

 


FO, CGT, Solidaires, FSU, et les syndicats étudiants et lycéens UNEF, UNL et FIDL appellent à la mobilisation le 16 novembre.

 

Objectif :

 

Protester contre la « politique libérale » menée par le gouvernement, des dispositions inacceptables des ordonnances aux projets pour l’Assurance chômage, en passant par la modération salariale.

 

La gravité de la situation l’exige, ont estimé FO, la CGT, Solidaires et les organisations de jeunesse UNEF, UNL et FIDL lors d’une réunion intersyndicale le 24 octobre.

 

Ces organisations ont lancé un appel à une journée de mobilisation interprofessionnelle, étudiante et lycéenne, par des grèves et des manifestations, le 16 novembre.

 

Il s’agit de protester contre la politique libérale du gouvernement. Une politique visant à accroître les inégalités au profit d’une minorité, précisent les syndicats.

 

Lors d’une première réunion intersyndicale, le 9 octobre, les représentants syndicaux n’étaient pas parvenus à s’accorder sur une action commune. C’est désormais chose faite.

Si la CFDT, la CFTC et l’UNSA ont décliné, ainsi que la CGC, la FSU a rejoint le mouvement.

 

 

De nombreuses dispositions des ordonnances réformant le Code du travail sont dans la ligne de mire car elles viennent limiter les droits des travailleurs.

Mais la mobilisation du 16 novembre vise aussi à alerter sur les risques des futures réformes de l’Assurance chômage, de la formation professionnelle et de l’apprentissage.

 

Les syndicats protestent encore contre la modération salariale et la hausse de la CSG.

 

Attaques contre le service public et la protection sociale

 

Et ils s’inquiètent des attaques contre le service public et la protection sociale. Sans oublier la précarisation de l’emploi et l’avenir des jeunes, avec la sélection à l’entrée de l’université et leurs difficultés à trouver du travail.

 

La date du 16 novembre a été proposée par les représentants de FO, sur la base du mandat de son Comité confédéral national (CCN) réuni les 28 et 29 septembre à Paris.

 

Dans sa résolution, le parlement de FO considère en effet qu’une mobilisation interprofessionnelle avant la ratification des ordonnances est nécessaire.

 

Cette ratification sera au menu de l’Assemblée nationale du 21 au 24 novembre.

 

Auparavant, FO et les organisations syndicales de jeunes qui participent au 16 novembre demandent solennellement au gouvernement de prendre en considération les attentes sociales multiples des salariés du public et du privé, des demandeurs d’emploi, des jeunes et des retraités.

À bon entendeur.

 

Les retraités FO seront aussi dans l’action


Les retraités FO, qui s’étaient mobilisés le 28 septembre contre la hausse de la CSG de 1,7 point prévue au 1er janvier 2018, contre un nouveau gel des pensions pour 2018 et contre la baisse de l’APL, seront aux côtés des salariés et des jeunes lors de la journée d’action du 16 novembre.

Car pour l’Union confédérale des retraités FO (UCR FO), ces attaques contre les retraités, qui s’ajoutent à de nombreuses ponctions fiscales ces dernières années, font partie d’une remise en cause de l’ensemble des droits et garanties obtenues par les salariés depuis 1945.

 

 

 

 

 

Sourcing:    FRANÇOISE LAMBERT, in FO Hebdo

 

 

 

Contre la mécanique néolibérale, FO mobilise le 16 novembre
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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 00:09
Carrefour, le plan de transformation en stand by !

Dernière mise à jour: 15 novembre 00H07.

Carrefour publie ce jour (14/11) le calendrier des annonces concernant ses orientations stratégiques, ainsi que la communication du plan de transformation. 

Voir ci-après

 

 

Grde Distri / Carrefour

 

A. Bompard

Le plan de transformation de Carrefour attendra un peu


  Le plan stratégique du nouveau PDG Alexandre Bompard devait être présenté d'ici à la fin de l'année.

La direction table plutôt désormais sur le mois de janvier.

 

L'annonce du plan de transformation d'Alexandre Bompard pour Carrefour était prévue d'ici à la fin de l'année.

Le calendrier devrait être légèrement décalé et tout indique que ce sera plutôt pour janvier, le temps de laisser passer Noël.

 

Carrefour ne veut pas risquer une grève durant cette période.

 

Les ventes de fin d'année sont capitales, or l'annonce d'une restructuration serait catastrophique pour la motivation des équipes. "On n'est pas à quelques semaines près", admet une source en interne.

 

Carrefour attendu au tournant

 

La direction cherche la meilleure date pour la présentation car elle ne pourra clairement pas se contenter d'un plan a minima.

Depuis l'annonce de son avertissement sur résultats en août, les marchés l'attendent au tournant.

 

Les analystes recommandent une restructuration complète du groupe avec des réductions de coûts permettant de dégager 1 milliard d'euros.


Les syndicats sont sur le pied de guerre.

 

M. Enguelz

 

 

"On veut un plan de marche. On parle de restructuration des hypers et de réduire les coûts.

On voudrait savoir quels magasins", a ainsi déclaré à Reuters Michel Enguelz, délégué de groupe Force Ouvrière.

 

Les syndicats redoutent la fermeture de plusieurs magasins et une possible casse sociale.

 

 

 

 

 

NDR / BM

 

Ce qu'il faut retenir

 

Devant la peur d'une grogne sociale d'envergure à ce moment de l'année Carrefour fait demi tour, et repousse sine die l'annonce de son plan.

La peur d'une contestation  sociale pendant la cruciale période des fêtes obligerait Alexandre Bompard, PDG de Carrefour à décaler à janvier(?) l'annonce de son plan stratégique qui pourrait contenir un volet important d'économies, et de mesures qui pourraient s'avérer toxiques pour l'emploi, l'avenir professionnel et les aspects sociaux des salariés du groupe.

 

BM

 

 

 

 

Sourcing:    BFM Business, Hélène Cornet

 

 

 

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14 novembre 2017 2 14 /11 /novembre /2017 17:11
Troc des contrats aidés de qualité contre des « emplois francs » à expérimenter

EMPLOI / CONTRATS AIDES /  EMPLOIS FRANCS

 

 

 


 

Troc des contrats aidés de qualité contre des « emplois francs » à expérimenter

 

 

L’Assemblée nationale a adopté le 8 novembre un amendement au PLF 2018, mettant en place à titre expérimental des « emplois francs » recalibrés, à partir d’avril 2018, pour 20 000 bénéficiaires.

 

Les quartiers qui seront retenus pour l’expérimentation ne sont pas connus.

 

La généralisation du dispositif d’expérimentation est prévue pour 2020.

 

Ce dispositif offrira aux entreprises ou aux associations, une aide pour l’embauche en CDI (5 000 €/an sur 3 ans maximum) ou en CDD de plus de 6 mois (2 500 €/an sur 2 ans maximum) d’une personne résidant dans l’un des territoires (QPV) retenus pour l’expérimentation.

 

Les emplois francs, dans leur nouvelle mouture, sont ouverts : ils seront accessibles à tous les demandeurs d’emploi.

Les employeurs qui le mobiliseront bénéficieront d’une aide dont le montant est revu à la hausse.

 

Point positif, le dispositif est étendu aux recrutements en CDD de plus de 6 mois, ce qui va dans le sens d’une promotion d’emplois moins précaires.

 

Force Ouvrière est vigilante sur les dispositifs d’expérimentation, qui à court terme instituent des inégalités entre les territoires et les personnes ; à long terme, peut permettre via leur généralisation, l’adoption sans débat de politiques publiques de l’emploi.

 

Force Ouvrière remarque que le dispositif des emplois francs avait été expérimenté entre 2013 et 2015, arrêté avant son terme par le décret d’abrogation du 4 juillet 2017.

 

Avec le PLF 2018, le gouvernement privilégie les emplois francs, qui n’ont pas fait leurs preuves, en même temps que la transformation du CICE en « allègement de cotisations » permanents, sans aucune condition d’embauche – CICE dont les effets sur l’emploi ont été jugés insignifiants par son Comité de suivi !

 

Pour ces emplois francs, 64 millions d’euros sont prévus en 2018.

 

Ces fonds sont d’abord prélevés sur ceux des programmes d’accès au retour à l’emploi, de l’accompagnement des mutations économique et du développement de l’emploi.

 

Cette mesure est introduite dans un contexte budgétaire défavorable aux contrats aidés.

 

 

COMMUNIQUÉ DE FO, MICHEL BEAUGAS, sec Confédéral 

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14 novembre 2017 2 14 /11 /novembre /2017 15:47
Les chauffeurs de VTC en grève à l’appel de FO

ECONOMIE / EMPLOI / TRANSPORTS / VTC


 

 

Les chauffeurs de VTC en grève à l’appel de FO

 

Le 16 janvier dernier, les chauffeurs VTC manifestaient contre UBER. 


 

Le syndicat FO VTC a appelé les chauffeurs à cesser le travail et à se rassembler de manière pacifique devant le ministère des Transports le 13 novembre, alors qu’une délégation était reçue par la ministre.

 

FO dénonce la paupérisation du métier et réclame un tarif minimum.

 

De 200 à 300 chauffeurs de voitures de tourisme avec chauffeur (VTC) se sont rassemblés le 13 novembre devant le ministère des Transports, à l’appel de deux syndicats dont FO-Capa VTC.

 

Elisabeth Borne

Les syndicats du secteurs étaient reçus dans la matinée par la ministre Elisabeth Borne.

FO, qui avait appelé les chauffeurs à faire grève, a fait part de son mécontentement.

 

La mise en application de la loi Grandguillaume de décembre 2016, qui vise à mieux réguler le transport public de personnes, était au cœur des discussions. Selon cette loi, le statut VTC sera obligatoire en 2018 pour exercer dans les grandes agglomérations.

 

Pour l’obtenir, les chauffeurs ont jusqu’au 31 décembre 2017 pour passer un examen commun avec les chauffeurs de taxis ou, s’ils ont déjà un an d’ancienneté, demander une équivalence en préfecture.

L’objectif est d’en finir avec le détournement du statut Loti, en théorie limité au transport collectif de personnes.

 

Or le 10 novembre, la ministre a annoncé dans Le Parisien qu’un délai supplémentaire de trois mois, soit jusqu’en mars 2018, leur serait accordé pour se mettre en conformité, à condition d’avoir entamé les démarches fin 2017.

 

plateforme ubérisée

 

Pour gagner sa vie, il faut rouler 14 ou 15 heures non stop

 

Secrétaire général FO VTC, Helmi Mamlouk

Un répit inadmissible pour le syndicat FO-CapaVTC.

Mme Borne a plié face aux lobbies de la Fédération française du transport de personnes sur réservation, dénonce le secrétaire général Helmi Mamlouk, cité par Le parisien.

 

Ce délai va créer un appel d’air alors que le marché est déjà complètement saturé, on est plus de 25 000 chauffeurs, ajoute Marc Niederlender, secrétaire adjoint de FO Capa VTC.

 

Le syndicat FO souhaite également une reconnaissance du métier et la mise en place d’un tarif minimum pour les courses.

 

 

Nous voulons entamer des discussions pour que les chauffeurs VTC intègrent la convention collective des transports routiers, comme les taxis ou les ambulanciers, où on parle de tarifs minimum, poursuit le représentant FO.

Il revendique aussi la mise en place d’un numerus clausus.

 

Aujourd’hui, il y a énormément de VTC, il faut mettre un frein à la paupérisation, poursuit-il. Le modèle n’est pas viable. Les tarifs sont tellement bas que pour gagner sa vie, il faut rouler 14 ou 15 heures non stop et il y a forcément une perte de vigilance.

 

Le taux d’accident est quatre fois plus élevé chez les VTC que les taxis. Il faut prendre le sujet à bras le corps.

 

Menace d’opérations de blocage

 

Une bonne nouvelle dans le paysage, le tribunal du travail de Londres a décidé le 10 novembre que la plateforme numérique Uber devait rémunérer ses chauffeurs au salaire minimum et leur offrir des congés payés.

 

Uber est interdit dans plusieurs pays d’Europe, pourquoi est-ce qu’en France on laisse faire ?, s’interroge Marc Niederlender.

 

La ministre, qui recevait également dans la journée des représentants des taxis et des plateformes, doit donner sa réponse le 14 novembre.

 

Si elle est mauvaise, si le délai de trois mois est accordé et qu’aucune discussion n’est ouverte sur un tarif plancher, on bloquera Paris avant les fêtes, prévient le secrétaire adjoint du syndicat.

 

Ça fait trois ans qu’on lutte. On a été les bons élèves, on a accepté de discuter et on s’aperçoit qu’on se fait avoir. Ça suffit.

 

 

Sourcing:    CLARISSE JOSSELIN, in FO Hebdo

Les chauffeurs de VTC en grève à l’appel de FO
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