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Que signifie communiquer ? demanda le petit prince.


"C'est une chose trop oubliée, ça signifie créer des liens, 
répondit le renard."


Le Petit Prince de Antoine de Saint-Exupéry

 

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23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 16:13
Les femmes : premières victimes de la loi Travail

Les femmes : premières victimes de la loi Travail

 


 

Les femmes vont être particulièrement touchées par les ordonnances de Macron. D’abord, car elles sont sur représentées dans les CDD, le temps partiel, contraint le plus souvent, et les petites entreprises, lesquelles seront affectées en premier par la réforme.

 

Ensuite, par la fusion des instances du personnel – le CHSCT étant l’instance qui prenait en charge auparavant la question, des conditions de travail,  des violences sexistes et sexuelles.

 

 

Mais aussi par l’inversion de la hiérarchie des normes qui va toucher en particulier les congés maternité.

 


Les intox du gouvernement sur les congés maternité

 


Dans un contexte où la popularité de Macron est historiquement basse, et où une majorité de la population s’oppose à la loi Travail dite XXL, La République en marche  a lancé une vaste opération de communication pour défendre le contenu des ordonnances et convaincre que non, la loi Travail ne détruirait pas le code du travail.

 

 

Lundi 18 septembre, LREM a alors sorti une vidéo expliquant pourquoi les congés maternité ne pourraient pas être soumis aux accords d’entreprise.

La durée ou l’indemnisation du congé maternité, disent-ils, ne pourraient pas être négociées au sein des entreprises « sauf si l’accord d’entreprise est mieux disant », explique la-dite vidéo, c’est-à-dire plus en faveur des salariées.

 

Cela est pourtant inexact.

 


Primauté des accords d’entreprise

 


 

Le code du travail prévoit en effet une durée de congé maternité de six semaines avant l’accouchement et dix semaines après. Il assure une indemnisation de l’employée par la Sécurité sociale, mais pas à 100 % de son salaire net.

 

Or, des accords de branche peuvent offrir des conditions bien meilleures aux salariées, que ce soit en termes de durée – par exemple de 18 semaines de congé – et/ou de taux d’indemnisation pouvant aller jusqu’à 100 % du salaire net. Cela sans que les entreprises puissent s’y soustraire.

 

Et si dans cette même vidéo LREM affirme de manière éhontée que « la hiérarchie des normes ne disparaît pas », c’est pourtant bien ce que prévoit la seconde loi Travail. Cela signifie que désormais les accords d’entreprise pourront primer sur les accords de branche. Et donc revoir à la baisse les conditions des congés maternité.

 


Seuls onze thèmes sont épargnés par l’inversion de la hiérarchie des normes (égalité homme-femme (sic), salaires minima…), au nombre desquels « la prévoyance ».

 

C’est sur ce terme que le gouvernement parvient à entretenir le flou et à faire croire que les congés maternité ne seront pas touchés. Ainsi, si une entreprise cotise à un organisme de prévoyance pour compléter l’indemnisation assurée par la Sécurité sociale, celle-ci entrera dans une des catégories préservées de l’inversion de la hiérarchie des normes : l’accord d’entreprise ne pourra donc pas remettre en cause l’indemnisation d’un congé maternité pris en charge par la prévoyance.

 

Seulement, il n’est absolument pas systématique d’avoir recours à une prévoyance, en particulier lorsque les accords de branche prévoient une durée de congé ou une indemnisation supérieure à celle prévue par la loi.

 

Dans ces cas-là où l’indemnisation est prise en charge par l’employeur sans recours à un organisme de prévoyance, l’accord d’entreprise pourra primer sur l’accord de branche.

 

Un congé précédemment prévu de 18 semaines pourra par exemple passer à 16.

 

Les congés maternité pourront donc bien être réglementés par les accords d’entreprise, contrairement à ce que proclame le gouvernement.

 

 

 

 

Sourcing:    revolutionpermanente.fr

 

 

Les femmes : premières victimes de la loi Travail
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23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 13:27

Trump sévit aussi contre les travailleurs américains

 


 

Richard Trumka, AFL CIO

 

Si l’on entend beaucoup parler de Trump sur la scène internationale, sa politique fait aussi des dégâts à l’intérieur des États-Unis.

 

Richard Trumka, président de la centrale syndicale AFL-CIO, dresse ici un état des lieux du point de vue de la situation des travailleurs.

 

Des travailleurs qui une fois de plus, explique-t-il, se sont vus promettre la lune et ont plus que jamais de quoi être déçus.

 

 

Huit mois après l’élection du président Donald Trump, quel est votre bilan sur le plan économique et social ?

 

 

Richard Trumka :

 

Le problème est qu’année après année, campagne après campagne, les travailleurs et les travailleuses américains se sont vu promettre la lune par les politiciens, les Républicains comme les Démocrates.

 

Trop souvent, ces promesses sont restées lettre morte. Les slogans des années électorales sont souvent aussi vite abandonnés qu’ils ont été fabriqués. J’avais dit au président Trump que cela devait être différent cette fois-ci.

Lors de notre entrevue en janvier, malgré mon soutien à la candidature d’Hillary Clinton, nous avions identifié quelques domaines dans lesquels un compromis semblait possible.

 

M. Trump parlait notamment de consacrer mille milliards de dollars aux infrastructures, pour reconstruire les écoles, les routes et les ponts. Il mettait au défi les entreprises de garder les emplois aux États-Unis. Il promouvait le « Achetez Américain ». Il promettait de renégocier le NAFTA (North American Free Trade Agreement : Accord de libre-échange nord-américain).

 

Neuf mois plus tard, les faits parlent d’eux-mêmes.

 

Il n’y a pas trace des 1 000 milliards de dollars promis et même si M. Trump avançait un tel plan, sa propre proposition de budget effacerait tout et se traduirait par une perte nette de 55 milliards de dollars pour le réseau routier, l’approvisionnement en eaux et le transport public.

 

Par ailleurs, le président est resté silencieux sur le sort réservé au Davis-Bacon Act. Cette loi de 1931, que beaucoup voudraient voir remise en cause, oblige les entreprises du bâtiment sous contrat avec le gouvernement fédéral à appliquer un niveau de rémunération (salaires et avantages sociaux), fixé par le ministère du Travail, qui ne soit pas inférieur à celui de l’État où le travail est effectué.

Quant à la renégociation du NAFTA , l’administration du président a indiqué dans une lettre au Congrès qu’il se s’agirait que d’ajustements mineurs.

 

 

Qu’en est-il de la protection sociale ?

 

 

Richard Trumka :

 

Alors que le Président Trump avait promis qu’il protègerait le filet de sécurité sociale existant, son budget programme des coupes de 1 700 milliards de dollars sur dix ans dans les programmes sociaux à destination des plus pauvres. Medicaid (assurance maladie pour les plus démunis) va perdre au moins 800 milliards et Medicare (assurance maladie pour les plus de 65 ans) 59 milliards.

 

De plus, le budget de la prévention en matière de sécurité au travail devrait diminuer de 40%, alors qu’environ 150 travailleurs meurent chaque jour du fait de conditions de travail dangereuses. Il faut ajouter à tout cela que les salaires des fonctionnaires devraient baisser de 6% et que le président Trump soutient le projet des Républicains de détruire l’accès pour tous aux soins de santé et d’augmenter les impôts des travailleurs pour remplir les poches des riches.

 

Le président Trump a dû dissoudre le conseil de l’Industrie, instance créée pour le conseiller, après la démission de plusieurs P-DG, mais aussi la vôtre.

 

Que s’est-il passé ?

 

 

Richard Trumka :

 

Pour être clair, ce conseil n’a jamais été à la hauteur de son potentiel pour délivrer des conseils qui auraient amélioré la vie des travailleurs et de leurs familles. En réalité, il ne s’est pas réuni une seule fois, même s’il se composait de quelques-uns des représentants du sommet du monde des affaires et de leaders syndicaux.

 

Le but de l’AFL-CIO était de faire entendre la voix des travailleurs autour de la table et de défendre les initiatives industrielles dont notre pays a désespérément besoin. Mais au final, ce conseil n’a été qu’une promesse non tenue de plus.

Les propos du président Trump, après les actes de violence des suprématistes blancs à Charlottesville ont été la goutte d’eau de trop.

 

Nous, le monde du travail, refusons de banaliser le fanatisme et la haine. Et nous ne pouvons pas en bonne conscience tendre la main à ceux qui les approuvent.

 

Vous avez récemment déclaré qu’il existait deux fractions au sein de l’administration américaine actuelle, qu’entendez-vous par là ?

 

 

Richard Trumka :

 

Je veux préciser d’emblée qu’aucune des deux n’est bonne pour les travailleurs.

 

La fraction qui a soutenu Trump sur la base de la suprématie blanche et de convictions racistes cherche à diviser notre pays avec un discours de haine.

 

L’autre fraction de l’administration représente les intérêts de Wall Street, des entreprises et des grandes fortunes, comme le prouvent le programme de déréglementation et le débat sur les impôts au profit des compagnies et des grandes fortunes.

 

Il est clair qu’il n’y a pas de fraction forte dans ce gouvernement qui se soucie réellement de ce dont ont besoin les travailleurs pour avoir une vie digne.

 

Le résultat est que le seul record de Trump aujourd’hui est une combinaison de promesses rompues, d’attaques directes et dangereuses, de propos de division.

 

C’est pourquoi nous nous sommes opposés à lui pendant sa campagne. Et c’est pourquoi il perd chaque jour le soutien de ceux de nos membres qui ont pu croire que ce serait différent avec lui.

 

 

 

 

 

Sourcing:    EVELYNE SALAMERO, in FO Hebdo

Trump sévit aussi contre les travailleurs américains
Trump sévit aussi contre les travailleurs américains
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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 10:29
JC Mailly : « FO n’exclut ni la négociation ni l’action »

JC Mailly :  

« FO n’exclut ni la négociation ni l’action »

 

 
Les ordonnances réformant le Code du travail étaient annoncées par le candidat Macron, depuis élu président de la République, avec la volonté d’un renvoi au tout entreprise et une adoption très rapide (août).

 

La première exigence de FO a été celle d’une concertation et d’un calendrier la permettant. Les ayant obtenus, le bureau confédéral est entré pleinement dans les discussions. Toutes nos équipes ont été mobilisées trois mois durant.

 

L’autre choix était de se mettre hors jeu, de se soumettre aux orientations les plus radicales et au timing annoncé, avec le risque que les appels ensuite à manifester apparaissent vains pour nombre de salariés.

 

Les stratégies syndicales n’étaient pas les mêmes.

 

La CGT a lancé, avant même les concertations, un appel sans concerter les autres confédérations. La CFDT, elle, s’est dite déçue, notamment sur la gouvernance des entreprises.

 

Nous avons été entendus sur certains points importants, nous avons évité pas mal d’évolutions XXL. Il n’en reste pas moins des dispositions de régression sociale que nous rejetons.

 

Aujourd’hui, nous continuons d’intervenir sur les décrets et nous sommes particulièrement inquiets sur les moyens (en nombre de délégués et heures de délégation) dans le cadre de la fusion (non voulue par nous) des IRP.

 

Si ces moyens sont insuffisants ce sera, de fait, une régression contraire à l’affichage gouvernemental sur le dialogue social. Ce sera obligatoirement une source supplémentaire de tensions.

 

Le film aurait pu être différent si les cinq confédérations – qui avaient défini des lignes rouges communes début juin – avaient toutes activement discuté et décidé, ensemble, in fine, d’unité d’action possible.

 

Mais on l’a dit, sur ce dossier qui est essentiel ce sont aussi des rôles et des conceptions syndicales différentes qui se sont exprimés. Ces ordonnances seront publiées avant la fin du mois.

 

Dans les semaines à venir d’autres dossiers majeurs vont être mis sur la table dont l’Assurance chômage, où nous n’accepterons notamment pas de remise en cause de droits pour les salariés et les chômeurs et où l’enjeu du paritarisme et du salaire différé seront centraux.

 

 

À juste titre, les fonctionnaires des trois fonctions publiques seront dans l’action le 10 octobre pour leurs conditions d’emploi et de salaire, leurs effectifs et pour garantir le service public républicain.

 

Nous soutiendrons leur action de grèves et de manifestations du 10 octobre.

 

Les retraités Force Ouvrière seront aussi dans l’action le 28 septembre.

 

Nous n’avons jamais confondu unité d’action ponctuelle et syndicalisme rassemblé.

 

De même, aucune considération politique extérieure au syndicat ne détermine notre comportement. Force Ouvrière est et restera libre et indépendante en appliquant son réformisme militant qui n’exclut ni la négociation ni l’action.

Nous avons un cap et pour l’atteindre nous choisissons l’itinéraire.

 

Jean Claude Mailly

 

Documents joints

Editorial de Jean-Claude Mailly - FO Hebdo 3252
19 SEPTEMBRE PDF143.3 KO

 

 

Documents joints Editorial de Jean-Claude Mailly - FO Hebdo 3252 19 SEPTEMBRE PDF143.3 KO

JC Mailly : « FO n’exclut ni la négociation ni l’action »
JC Mailly : « FO n’exclut ni la négociation ni l’action »
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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 15:14
Loi travail  2 XL : ce dont on parle, ce qu'il nous faut savoir et comprendre

SOCIETE / LOI TRAVAIL II / SOCIAL


Ce dont on parle et ce qu'il nous faut savoir et comprendre

 

Le gouvernement vient de rendre publiques les 05 ordonnances sur la réforme du travail. Depuis l'été elles étaient attendues. Au fil des semaines JC Mailly ainsi que la Confédération nous ont alerté et procédé aux analyses des contenus.

 

 

Le Blog a suivi et régulièrement relaté pour vous le dispositif de concertation diffusé par la Confédération, ainsi que les diverses observations présentées par certaines UD ou Fédérations FO, dont celles de la FGTA FO. 

 

 

Suivre le lien:  

http://foed.over-blog.com/2017/09/loi-travail-2-resolution-de-la-fgta-fo.html

 

Réforme du travail, le compte n'y est pas disent à l'unisson les centrales syndicales, sans pour autant (pour l'instant !) faire cause commune dans la la rue.

 

Réforme du travail, le compte n'y est pas disent à l'unisson les centrales syndicales, sans pour autant (pour l'instant !) faire cause commune dans la la rue.

 

Faire l'analyse de ce que nous prépare Macron est indispensable. Il s'agit en effet d'appréhender la gravité et l'étendue du dynamitage de tout ce qui constitue (encore) notre modèle social

 

Rappelons que dès le départ, le Président de la République a clairement affiché sa volonté de poursuivre l’œuvre de la loi El Khomri:

 

 - Décentraliser la fixation des règles du droit du travail au niveau des entreprises et faire sauter les verrous du code du travail et des branches afin de permettre aux entreprises d’être « plus réactives, plus flexibles et donc, plus compétitives ».

 - Renvoyer donc à la négociation d’entreprise «tous les sujets fondamentaux qui font les relations de travail » et ainsi donner la primauté aux accords d’entreprise sur les conventions collectives et le code du travail pour l’essentiel des questions liées à la durée du travail, au salaire et aux conditions de travail (inversion de la hiérarchie des normes).

 - Faciliter les licenciements et réduire leur coût.

 - Réduire la place des organisations syndicales pour permettre à l’entreprise de devenir « une communauté de destins entre dirigeants et salariés »

 

 

C’est dans ce contexte de régression annoncée que Force ouvrière a participé tout l’été aux réunions de concertation, en rappelant « aux pouvoirs publics ses analyses, ses revendications et ses lignes rouges, fondées sur la liberté syndicale et le respect des principes républicains » (CE Confédérale du 15 juin 2017).

 

Dans ce cadre contraint, les négociateurs de la confédération se sont battus, repoussant un certain nombre de dispositions gouvernementales ou patronales (passage du seuil de 10 à 30 pour les PSE, négociations sans syndicat jusqu’à 300 salariés, négociation des CDD dans l’entreprise, renvoi de la prévoyance de la branche à l’entreprise, etc.), préservant le niveau de la négociation de branche dans certains domaines (11 thèmes au lieu de 6 sur lesquels la branche prévaut sur le niveau de l’entreprise) et obtenant le retour du maintien de salaire par l’employeur pour les formations syndicales, ainsi que deux engagements publics de part du gouvernement :

 

 - La publication prochaine d’un décret augmentant de 25% les indemnités légales de licenciement et la possibilité sous certaines conditions de désigner un délégué syndical n’ayant pas obtenu 10% aux élections.

 

 

Cependant et malgré les concessions faites aux négociateurs Force ouvrière, les 36 mesures inscrites au menu des ordonnances, se situent fondamentalement dans le cadre de l’inversion de la hiérarchie des normes et de l’affaiblissement de la place des organisations syndicales.

 

Pas étonnant dans ces conditions que les organisations patronales applaudissent :

 

  • Il serait possible d’installer dans les branches des conditions moins favorables que le Code du Travail en matière de recours aux CDD, à l’intérim ou aux contrats de chantier.

  • Il serait possible de discuter et conclure des accords dans les entreprises moins favorables que la convention collective en matière de primes, treizième mois, congés supplémentaires…

  • Pour « répondre aux nécessités liées au fonctionnement de l’entreprise », un accord d’entreprise pourrait même baisser les salaires, augmenter la durée du travail et imposer des mutations autoritaires !

  • L’extension des conventions collectives de branche qui permet aujourd’hui de couvrir plus de 90% des salariés pourrait être remise en cause si les pouvoirs publics estiment qu’elle peut porter une « atteinte excessive à la libre concurrence ».

  • Il serait possible de négocier des accords directement avec des élus non syndiqués dans les entreprises de moins de 50 salariés et même dans les moins de 20 de faire « ratifier » directement un accord par les salariés.

  • Ce serait une brèche ouverte au monopole des organisations syndicales à négocier qui date de 1936.

  • Ce serait une attaque directe contre l’existence de confédérations syndicales : «sans syndicalisme libre, pas de démocratie ! ».

  • Il serait possible d’instituer un « conseil d’entreprise », compétent pour négocier, conclure et réviser les conventions et accords d’entreprise.

  •  
  • Les propos de la ministre pour qui cette instance unique permettrait « d’évoluer dans une recherche constante de convergence entre l’intérêt des salariés et celui de l’entreprise » montrent bien que l’objectif poursuivi est d’associer les délégués syndicaux aux décisions de l’employeur, de les priver de leur liberté de revendiquer, bref de remettre en cause l’indépendance syndicale pour réaliser l’association capital-travail (corporatisme).

  • Dans la continuité de la loi Rebsamen, CE, DP et CHSCT seraient désormais fusionnés dans toutes les entreprises dans un « comité social et économique» avec probablement moins d’élus pour défendre les salariés, moins de moyens à leur disposition et les mandats seront limités à 3 (sauf accord d’entreprise).

  • Pour faciliter les licenciements économiques, les multinationales ne devraient justifier de « leurs difficultés économiques » que sur le territoire français.

  • Pour faciliter les licenciements individuels, un barème de dommages et intérêts en cas de licenciement abusif serait créé pour permettre aux patrons de provisionner.

  • Enfin, le compte pénibilité qui rencontrait l’opposition du MEDEF serait remplacé par un compte prévention, bien moins favorable

 

Dans ces conditions, la confédération Force Ouvrière a annoncé que dans les instances consultatives qui se tiendront dans les quinze jours où seront présentées ces ordonnances, elle votera contre, mais n'appelle pas à la mobilisation des syndicats à manifester, ni à des débrayages dans les entreprises.

 

Il est indéniable que  les dispositions prises se situent dans un ensemble de mesures d’austérité contre les salariés que le gouvernement a décidées et que FO combat :

 

suppressions d’emplois de fonctionnaires,

gel du point d’indice,

augmentation de la CSG de 1,7 points (avec suppression à terme de toutes les cotisations sociales),

remise en cause des APL,

mise au chômage de centaines de milliers d’emplois aidés,

mise au rebut du Chsct,

éradication programmée  du contrat de travail CDI,

sclérose des IRP, et mise sous tutelle des syndicats

élu-es et délégué-es soumis à des mandats non renouvelables devenant de fait del a chair à patrons pour de future-es licenciements, etc…

 

(... / ...)  entres autres mesures mortifères pour la classe ouvrière......

 

 

En conséquences les différentes  mobilisations pour obtenir le retrait des ordonnances et des mesures d’austérité prises ces derniers mois nous semblent particulièrement légitimes, ne pouvant accepter sans mot dire  la mort sur ordonnance du Code du travail, des mesures issues du CNR et des conquis sociaux arrachés de haute lutte.

 

Depuis leur parution, en mode lecture et décryptage des ordonnances réformant le Code du travail. Ce qu'il faut savoir c'est que ces ordonnances s’inscrivent dans la logique des dernières lois du précédent gouvernement : loi Sapin-loi Rebsamen-Loi Macron-loi travail (El Khomri) août 2016. Ces ordonnances vont beaucoup plus loin dans la remise en cause des droits des salariés.....et vont faire voler en éclat le code du travail

 

La Bataille continue !

 

BM

 

 

CNNC*, FO donne un avis défavorable sur les ordonnances

CNNC*, FO donne un avis défavorable sur les ordonnances

CNNC*

 

 

FO donne un avis défavorable sur les ordonnances

 

 

Bruno Leroy, Secrétaire fédéral FGTA-FO, a accompagné Marie-Alice Médeuf-Andrieu, Secrétaire confédérale, Françoise Chazaud et Heïdi Akdouche à la séance plénière de la commission nationale de la négociation collective ce jeudi 7 septembre au ministère du Travail.

 

Après avoir entendu les annonces de Madame la ministre du Travail au sujet des ordonnances, chaque organisation a pu s’exprimer sur le contenu.

 

La ministre a rappelé brièvement les 5 projets d’ordonnances, dont 36 mesures principales et les 4 axes de travail suivants :

 

Donner la priorité aux TPE/PME
Faire confiance aux IRP pour développer du dialogue social dans les branches et les entreprises
Donner de nouveaux droits aux salariés (!)
Donner de nouvelles garanties aux élus et délégués syndicaux (!!!)

 


Sans surprise, rappelant le délai très court d’analyse, FO a donné un avis défavorable, de même que l’ensemble des syndicats de salariés a contrario des patrons qui se sont tous prononcés favorablement.

 

Quelle surprise !


 

Reconnaissons-le, sans les détailler toutes, les mesures contenues dans les ordonnances sont inacceptables et il était impératif de clairement exprimer notre désaccord avec ce projet qui ne fait que casser les droits des salariés, les droits des IRP, les droits sociaux et le droit syndical.

 

Nous n’avons jamais connu pareil outil de destruction de nos droits depuis leur phase de construction.

 

Plus que jamais, FO doit rester debout et uni comme un seul homme pour tenter de combattre ces ordonnances et préserver au maximum les acquis obtenus.

 

Plus que jamais, il est nécessaire de garder confiance dans nos forces et notre Secrétaire général, de le soutenir dans l’action revendicative à mener jusqu’au 20 septembre et la présentation des ordonnances au Parlement, — car tout peut encore changer –, pour ensuite décider de l’action à mener lors du prochain comité confédéral national de Force Ouvrière.

 

Communication FGTA FO

 

 

*Comité National de la Négociation Collective

Loi travail  2 XL : ce dont on parle, ce qu'il nous faut savoir et comprendre
Loi travail  2 XL : ce dont on parle, ce qu'il nous faut savoir et comprendre
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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 12:58
Amplification des appels à  la mobilisation pour le 21/09

Amplification des appels à  la mobilisation pour le 21/09

 

 

De plus en plus d'UD, relayées pas la base syndicale appellent à la mobilisation sur le thème :

 

Le 21 septembre amplifions la mobilisation.

 


Depuis des années, les gouvernements successifs ont lancé une offensive sans précédent contre le monde du travail qui s’inspire fortement du programme du MEDEF.

 


Quelques mois à peine après les mobilisations contre la loi El Khomri, les ordonnances portant sur la nouvelle loi travail, allant beaucoup plus loin que la précédente, sont une véritable provocation pour le monde du travail.

 


Le projet du gouvernement est d’en finir avec le modèle social français, dans les ordonnances se traduisent par : 


- La fin du CDI avec le contrat de chantier ou de mission. 
- Plus de flexibilité et de précarité pour le salarié qui n’aura pas d’autres choix que d’accepter tout changement de lieu de travail, de temps de travail et de rémunération… 
- Facilitation des licenciements sans motivations de la part de l’employeur.

 


 

Partout, c’est bien l’urgence de plus de justice sociale qui s’est exprimée et le refus de l’exploitation grâce au renforcement des droits et des garanties collectives.

Cela passe aussi par l’amélioration significative des conditions de travail et de véritables augmentations de salaires.


 

En ce sens, sur le terrain la colère gronde et remonte auprès des instances départementales et fédérales qui s’opposent à cette réforme qui vise à plus de précarisation et revendiquent :

 

 

La défense de nos conquis collectifs.

De vrais contrats de travail CDI
L’augmentation des salaires.
Le financement de notre protection sociale basé sur les salaires et les cotisations sociales, et non sur l’augmentation de la CSG.

 

 

 

Le 21 septembre, veille du Conseil des ministres sur les ordonnances, les salariés et leurs syndicats appellent au rassemblement.

LOI TRAVAIL XXL Ordonnances

 

 Le gouvernement veut un CDD renouvelable à vie

 

Cela fait des années que le MEDEF l’espérait et que les gouvernements successifs tendaient à cela, et bien Macron l’a fait !

 

 

Du moins il va (essayer) de franchir le Rubicon. Dans les ordonnances, il est prévu que le CDD devienne le contrat de référence et il sera renouvelable indéfiniment… toujours plus de précarité, voilà ce qui nous attend dans l’avenir, si......!.

 

Si certains pouvaient encore en douter, l’étude des ordonnances devrait finir de les convaincre. Nous allons vers une génération corvéable à merci, avec des droits rétrécis.

 

 

La réforme du CDD en est l’exemple flagrant.

 

Les caractéristiques des CDD, que ce soit sa durée, le nombre de renouvellement et les jours carence, pourront être négociés à travers les accords de branche.

 

 

L’ordonnance n°3 relative à la « prévisibilité et la sécurisation des relations de travail » prévoit notamment de nouvelles dispositions relatives au recours aux CDD et aux contrats de travail temporaire.

 

Plus précisément, avec ses ordonnances, le gouvernement entend faire primer les conventions et accord de branche sur les dispositions légales, pour que les règles encadrant les CDD correspondent « à la spécificité des secteurs d’activité, négociées et mises en place par accord de branche » alors que jusqu’à présent elles étaient réglementées par le code du travail.

 

Un CDD de 25 ans ? Oui c’est possible ! Actuellement, depuis la Loi Rebsamen le Code du travail prévoit qu’un CDD ne peut excéder dix-huit mois, et être renouvelé deux fois.

 

Les ordonnances du gouvernement prévoient une modification de la loi, ce qui permettrait de donner les pleins pouvoirs aux patrons et aux syndicats pour négocier sur la durée totale du contrat à durée déterminée. Ils auront la possibilité de ne pas mettre de « durée plafond » au CDD.

 

C’est-à-dire que la durée du CDD, contrat visant officiellement pourtant à pourvoir un emploi « temporaire » dans l’entreprise pourrait s’étaler durablement dans le temps.

 

Pourquoi pas un CDD de 25 ans après tout. 52 CDD successifs ?

 

Oui c’est possible !

 

En effet, les ordonnance prévoient la modification du Code du travail afin de donner tout pouvoir aux partenaires sociaux pour déterminer le nombre maximal de renouvellements possibles qui jusqu’à présent est limité à deux renouvellements.

 

La loi travail XXL ne prévoit aucun plafond.

 

Il n’y aura donc aucune limite sur le nombre de renouvellements possibles. Une bonne manière d’inscrire dans la loi les us et coutumes du patronat en termes de CDD : il n’était déjà pas rare de voir des salariés virés du jour au lendemain après des CDD à répétition, comme cette ancienne salariée de la Caisse régionale de la sécurité sociale dans les mines, qui gère des centres de santé dans le Nord et qui a signé 1 117 CDD en douze ans.

 

Plus de jours de carences entre les différents contrats

 

Les jours de carence entre les différents CDD dépendront également des accords de branche. Les partenaires sociaux pourront négocier pour déterminer la durée du délai de carence applicable entre chaque CDD.

 

 

Une bonne manière de supprimer tout simplement ces délais de carence, de manière à faire succéder sur le même poste plusieurs CDD.

 

Dans les faits, cela permettra d’assurer une activité continue, de manière à remplacer progressivement les CDI par des CDD, sans perdre une seconde de travail.

 

L’employé ne pourra plus requalifier le CDD en CDI en cas de faute de l’employeur Fini la possibilité d’avoir un CDI si on n’a pas son contrat au bout de deux jours, une loi qui a longtemps embêté le patronat : non seulement le patron devait expliquer exactement le motif du recours au CDD, sinon le salarié pouvait faire requalifier son emploi en CDI, mais si l’employeur ne transmettait pas le contrat au salarié après deux jours de travail, celui-ci pouvait réclamer sa requalification en CDI.

 

Désormais, avec les ordonnances Macron, l’absence de transmission du CDD dans le délai de 2 jours ouvrables ne sera plus, « à elle seule » entraîner la requalification, une manière détournée d’expliquer que c’est la fin de cette possibilité pour le salarié, qui pourra, dans le cas où son contrat ne lui a pas été transmis, réclamer une indemnité de maximum un mois de salaire.

 

En résumé, les ordonnances Macron rebattent complètement le rapport au marché du travail. Le CDI ne sera plus le contrat de référence.

 

Les patrons pourront faire signer autant de petits CDD qu’ils veulent et du jour au lendemain ne plus prolonger le salarié. Ils pourront nous faire signer de longs CDD sans pour autant avoir accès aux avantages du CDI.

 

Il n’y aura plus aucune stabilité de l’emploi.

 

Les économistes capitalistes et le patronat considèrent les salariés comme une variable d’ajustement, avec les ordonnances Macron les salariés seront définitivement des employés kleenex, corvéables à merci.

Amplification des appels à  la mobilisation pour le 21/09

Qui coûte cher ?

De qui se moque t'on?

 
Pour Macron et le Medef, il est urgent de plafonner les indemnités obtenues par les salariés licenciés abusivement. Pourtant, selon une étude menée en 2014 sur un échantillon de 400 affaires, ces indemnités atteignent en moyenne 24 000 euros.

 


À comparer avec les 13,4 millions d’euros obtenus par le PDG d’Alcatel-Lucent Michel Combes pour son départ. Sans doute la récompense du travail acharné qui a mené son entreprise… à se faire bouffer toute crue par Nokia. Il est vrai que son prédécesseur, Ben Verwaayen, avait empoché 4,8 millions en dépit des « mauvaises performances financières de son groupe », selon Le Monde.

 


Aux dernières nouvelles, Macron et le Medef refusent toujours de plafonner les retraites chapeaux, golden parachutes et autres bonus.

Amplification des appels à  la mobilisation pour le 21/09
Amplification des appels à  la mobilisation pour le 21/09
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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 12:26
Le mercato du Commerce va laisser des traces sous les crampons du patronat

COMMERCE/ EMPLOI


Le mercato du Commerce va laisser des traces sous les crampons du patronat

 

Saturn pas rond à la Fnac

 

Le numéro de chaises musicales dans le commerce n’a pas fini de nous faire tourner la tête et d’en faire tomber.

 

Après le saucissonnage du groupe Pinault qui s’est transformé en groupe KERING, en se débarrassant de tout ce qui est distribution avec, entre autres, la revente de SURCOUF (enseigne qui avait été rachetée par la fnac) qui avait fini dans le panier des Mulliez ; maintenant, c’est au tour de la FNAC, celle qui a racheté DARTY, d’être rachetée par l’Allemand Ceconomy, l’une des deux filiales du groupe allemand Metro.

 

 

Pour mémoire, Métro était déjà présent sur le sol français avec la chaîne Saturn qui fait partie, avec Media Markt, du groupe Media-Saturn.

 

C’est en 2010 que le groupe Metro vend ses magasins Saturn au groupe HTM qui appartient aux Mulliez. Au fur et à mesure, l’enseigne Saturn disparait pour laisser place à l’enseigne Boulanger du groupe HTM qui détient aussi ELECTRO DEPOT.

 

Cette dernière opération avait permis de virer plus de la moitié des effectifs des salariés de SATURN.

Entre la fermeture du siège et des magasins en doublons (malgré les promesses du Président de HTM), c’était couru d’avance. Nous n’avons pas affaire à des philanthropes.

 

 

Opération finalisée en 2011… et en 2012, SURCOUF disparaissait.

 

Nous nous rappelons des relations sociales particulières avec les ressources humaines chez SATURN, au sein de son siège à Ris Orangis.

 

C’est, entre autres, cette expérience qui nous permet de tirer la sonnette d’alarme, dès qu’il y a un rachat dans le Commerce et que l’on assiste à la concentration d’une activité.

 

C’est ce que nous avons fait lors du rachat de DARTY par la FNAC ; opération dirigée par Alexandre Bompard qui vient de quitter la fnac pour prendre les rênes de Carrefour.

 

Nous commençons à voir pointer le bout de leur nez : la restructuration engagée pour le siège unique des deux enseignes FNAC et DARTY, et la fermeture d’un des trois sites de la FNAC logistique pour regrouper son activité avec celle de DARTY.

 

Comment les Allemands vont gérer les magasins qui se font face. Continueront-ils à payer 2 loyers ou regrouperont-ils les magasins comme le font toutes les enseignes qui opèrent des rachats ou des rapprochements ?

 

Seront-ils meilleurs que lors de leur aventure précédente qui s’était soldée par un énorme déficit.

La note n’a été supportée que par les salariés qui ont perdu leur emploi.

 

Fiscalement, le groupe HTM a fait racheter BOULANGER par son acquisition déficitaire (SATURN) pour diminuer ses bénéfices et payer moins d’impôts.

 

Au final, ne resteront que BOULANGER et fnac/darty… si ça ce n’est pas de l’hyper concentration ?

 

En tout cas, suffisamment pour écraser la petite concurrence et en particulier les rares indépendants du secteur couvert par la convention collective du commerce de l’Audiovisuel et de l’Electroménager.

 

Pour information, Italie 2 ferme (comme celui de Beaugrenelle). Pour la petite histoire, Italie 2 fait partie des ZTI parisiennes.

 

Tous ceux qui connaissent bien le quartier vous diront que ça n’est pas une zone touristique et encore moins avec des touristes étrangers. Par contre, pour les créations d’emplois promises grâce à l’ouverture des dimanches, ils repasseront… les magasins ferment.

 

 

Pourtant l’ex patron de la FNAC était à l’origine de ces demandes, auprès de son copain ex ministre de l’économie.

Comme quoi les erreurs rapportent, l’un finit patron de CARREFOUR et l’autre Président de la République.

 

La convention collective du commerce de l’Audiovisuel et de l’Electroménager devrait disparaître, après avoir fusionné avec celle du négoce de l’ameublement qui est dominée par IKEA, BUT et Conforama (ex PINAULT), mais aussi, Alinéa du groupe MULLIEZ.

 

 

Toutes ces enseignes vendent aussi de l’électroménager.

 

Sauf, peut-être, CONFORAMA qui rejoint la ligue 1 qui est rebaptisée « ligue 1 CONFORAMA ». Coût de l’opération, 21 millions d’euros…

 

Peut-être que les salariés seront payés comme des footballeurs ?

 

 

Ils attendent une réponse avant qu’ils en « NEYMAR ». Quoique les nombreuses grèves, et encore cet été, prouvent la détermination des salariés.

 

On vous l’avait dit, au final, SATURN la tête.

 

Le PDG de BRICORAMA passe du bricolage au saucissonnage

 

Comme indiqué dans la presse et notre communiqué « BOURRELIER se débarrasse de BRICORAMA au bénéfice d’INTERMARCHE »…

 

 

Cet étalage médiatique, où aime se répandre l’homme à la chemise jaune, aura permis aux salariés d’être informés, bien avant les instances du personnel.

 

Manifestement, il continue à les mépriser. Quoi de plus normal quand toutes les organisations syndicales accompagnaient des salariés triés sur le volet pour manifester contre FO qui défendait seul le droit collectif du repos dominical ?

 

 

Malheureusement, ces organisations sont à la manœuvre pour la nomination d’un expert et d’un avocat, expertise demandée par notre section FO.

 

L’incidence majeure de cette vente est le saucissonnage du réseau BRICORAMA qui est, pour la quasi-totalité en intégré, contrairement aux Mousquetaires qui sont organisés en franchise.

 

Les conséquences, on les connaît d’avance :

 

La disparition des instances CCE et CE, voire CHSCT sauf pour les magasins de plus de 50 salariés, c’est-à-dire l’affaiblissement de la représentation salariale. Pour la plupart, il n’y aura que des DP avec la possibilité d’avoir un DS (élu titulaire).

 

La proximité pour la négociation n’est pas toujours des plus faciles quand on est face au patron d’une franchise sous pression de l’enseigne commerciale.


Des fermetures de magasins. Certaines se feront à la demande de l’autorité de la concurrence, d’autres seront organisées par le repreneur s’il le souhaite.


La recette est éprouvée, puisque les salariés de SATURN, DARTY, FNAC, etc. l’ont déjà subi. Au bout, le chômage pour certains.

 

Les meilleures négociations se feront maintenant en facilitant le départ des salariés proches de la retraite.

 

Après, quel interlocuteur auront-ils pour négocier ?

 

Que l’on n’ait pas d’inquiétude pour le millionnaire Jean-Claude BOURRELIER, ils lui laisseront sa chemise jaune et surtout les loyers des magasins, puisqu’il garde les murs (et peut-être la société au Luxembourg ?).

 

Pour faire face à cette déferlante de mauvaises nouvelles, il faut organiser le rapport de forces dans les enseignes du Commerce, mais aussi à l’extérieur pour lutter contre ceux qui veulent piétiner nos droits et suppriment nos moyens d’existence à coups de crampons.

 

Communiqué Fédération FO des employés et cadres

Fédération professionnelle du commerce non alimentaire

 

 

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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 16:20
Réforme du code du travail: publication au JO du 16/09 de la loi d'habilitation

Réforme du code du travail


Publication au JO de la loi d'habilitation à prendre par ordonnances les mesures pour le renforcement du dialogue social


La loi d'habilitation à prendre par ordonnances les mesures pour le renforcement du dialogue social a été publiée au Journal officiel du samedi 16 septembre 2017, suite à la validation du Conseil constitutionnel (c. constit., décision 2017-751 DC du 7 septembre 2017)

 

 

L'URIF FO appel au rassemblement le 21 septembre

 

 

 

 

Réforme du code du travail: publication au JO du 16/09 de la loi d'habilitation
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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 15:52
Pouvoir d’achat : les retraités dans la rue le 28 septembre

Retraite / Pouvoir d'achat / Société

 

MOBILISATION

 

Les retraités sont en colère.


Pouvoir d’achat

 

 Les retraités dans la rue le 28 septembre

 


Les retraités seront mobilisés le 28 septembre pour exiger une revalorisation de toutes leurs pensions et dire leur refus d’une hausse de la CSG.

 

Les retraités sont en colère.

 

Ils battront le pavé le 28 septembre à l’appel de l’Union confédérale des retraités FO (UCR-FO) et de huit autres organisations.

 

Alors que leurs pensions n’ont pas été revalorisées depuis quatre ans, ils revendiquent une augmentation de toutes les pensions des secteurs public et privé.

 

 

Ils s’opposent en outre à la hausse de la Contribution sociale généralisée (CSG) annoncée par le gouvernement. Celui-ci prévoit d’augmenter la CSG de 1,7 point au 1er janvier 2018, pour compenser la suppression des cotisations salariales maladie et chômage.

L’objectif affiché des pouvoirs publics est de redonner du pouvoir d’achat aux 20 millions d’actifs.

Mais les 16 millions de retraités ne bénéficieront pas de la mesure, pas plus qu’ils ne pourront tirer parti de la suppression de la taxe d’habitation pour 80% des ménages, en étant pour la plupart déjà exonérés.

 

La revalorisation de 0,8% des pensions ne fera que compenser l’inflation.

 

 

Face à la grogne montante chez les retraités, le gouvernement a laissé entendre qu’il pourrait prendre des mesures en faveur de certains retraités modestes au sein du budget 2018.

 

Une revalorisation des pensions de 0,8% au 1er octobre a été annoncée, mais celle-ci ne fera que compenser l’inflation des douze mois précédents.

 

De nouvelles charges sont venues peser sur le pouvoir d’achat des retraités, notamment avec la taxe de 0,3% de Contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (CASA) ou la suppression de la demi-part fiscale pour les parents isolés.

 

 

Et la baisse de 5 euros des APL va elle aussi toucher les plus modestes des seniors.

 

La coupe est pleine, estiment les retraités.

Leurs organisations demandent à nouveau à être reçues par le président de la République.

 

Communication  UCR FO

 

Pouvoir d’achat : les retraités dans la rue le 28 septembre
Pouvoir d’achat : les retraités dans la rue le 28 septembre
Pouvoir d’achat : les retraités dans la rue le 28 septembre

Le groupe des 9 (UCR FO, UCR CGT, UNIRS-Solidaires, UNIR-CFE-CGC, CFTC, FSU, FGR FP, LSR, l’UNRPA…) a demandé à plusieurs reprises à être reçu par le président de la République.

 

Ce dernier prétextant un emploi du temps chargé nous a opposé une fin de non recevoir et nous a renvoyés sur la ministre de la Santé.

 

Ainsi, 16 millions de retraité-e-s seraient une telle quantité négligeable pour le locataire de l’Elysée qu’il ne trouverait pas le temps de recevoir leurs représentants.

 

Pourtant, nous en avons des choses à lui dire et des revendications à faire valoir.

 

Mais il est vrai qu’à ses yeux nous sommes des nantis et que nous devons nous taire et faire des efforts…

Pouvoir d’achat : les retraités dans la rue le 28 septembre
Pouvoir d’achat : les retraités dans la rue le 28 septembre
Pouvoir d’achat : les retraités dans la rue le 28 septembre
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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 21:39
La ministre du travail ouvre la chasse aux syndicalistes

Imprimerie Coopérative des Sucs

 

Muriel Pénicaud, ministre du travail

 

 La ministre du travail ouvre la chasse aux syndicalistes


 

Suite à la liquidation de l’imprimerie Phil Print à Yssingeaux en 2016, une SCOP « Imprimerie Coopérative des Sucs » a été créée, sur suggestion de l’ancien gérant qui a d’ailleurs été réembauché comme 16 autres salariés (sur 28).

 

Mais par contre la SCOP a décidé de ne pas reprendre le délégué syndical FO.

 

Elle a même organisé, avec le concours de la fédération des SCOP d’Auvergne, un vote nominal sur son seul nom pour qu’il ne soit pas coopérateur.
 
Comme dans toutes les procédures de licenciement des représentants du personnel, l’autorisation de l’Inspection du Travail a été demandée.


 
L’Inspectrice du Travail avait considéré, à raison, que la SCOP continuait l’activité de l’imprimerie et qu’il y avait donc lieu d’appliquer le principe de la continuité des contrats de travail.

 

Partant de ce principe, elle avait conclu à la discrimination à l’encontre du délégué suite au vote nominal, ce qui s’ajoutait à l’absence d’informations données sur les difficultés économiques de l’entreprise et à des déclarations à l’appui du licenciement sur la « forte personnalité » du délégué.


 
Bien entendu, l’Imprimerie Coopérative des Sucs a formé un recours devant le ministère du travail, cela alors que le représentant du personnel a même effectué des heures supplémentaires dès qu’il a ré-intégré son poste de travail : autant dire qu’il s’agissait d’une position de principe pour se débarrasser d’un syndicaliste !


 
Jean Claude MAILLY est intervenu par courrier auprès de Myriam El Khomri en faveur de notre délégué syndical. Celle-ci, en ne rendant aucune décision dans les 4 mois, a confirmé implicitement la décision de l’Inspectrice du Travail : pas de licenciement.


 
Mais c’était sans compter sans l’arrivée au ministère de Mme Muriel PENICAUD, ancienne DRH de chez Danone. Celle-ci a décidé de ré-ouvrir le dossier. Malgré une nouvelle intervention de Jean Claude MAILLY, le licenciement du délégué syndical FO a été autorisé.

 


Un recours vient d’être déposé devant le Tribunal Administratif pour faire casser cette décision inique et discriminatoire de la ministre du travail.


 
Celle-ci éclaire le véritable contenu du « dialogue social  dans les petites entreprises » qu’elle voudrait installer avec les ordonnances « loi travail XXL ».

 

En donnant la possibilité d’une négociation directe avec des salariés non syndiqués et d’une consultation organisée par les patrons, elle ouvre la voie de la chasse aux syndicalistes, notre délégué syndical chez ICS en est la première victime.

 

Communiqué Force Ouvrière

 

C’est en autres à cause de ces dispositions inacceptables que FORCE OUVRIERE se prononce contre les ordonnances.


 
Au delà de l’action juridique pour faire respecter le droit de notre délégué, l’Union Départementale FO invite tous les salariés à se mobiliser pour le retrait des ordonnances, dès le 12 septembre prochain.

 

 

 

 

 

 

 

Sourcing:  Service de presse UD FO 43

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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 17:01
Interventions de Pascal Pavageau lors du 50ème...


« Le modèle social français, la grande bascule ? »

avec Pascal Pavageau, Secrétaire confédéral FO

 

Interventions de Pascal Pavageau lors du 50ème anniversaire de l'AJIS par Force Ouvrière


Table ronde entre les principaux responsables syndicaux et le patronat : Public Sénat vous a fait vivre le colloque « le modèle social français, la grande bascule ? » organisé pour les 50 ans de l’Ajis, l’Association des journalistes de l’information sociale.

 

 

Retrouvez l’intégralité du colloque organisé au Palais du Luxembourg pour les 50 ans de l’Association des journalistes de l’information sociale (Ajis) sur le site de Public Sénat.

 

Interventions de Pascal Pavageau lors du 50ème...
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