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  • : La Bataille continue - Le Blog-note InFOrmatif - Un blog d'actualités sociales, juridiques et syndicales pour communiquer, faire connaître et partager nos expériences au service des salariés de la grande distribution et du commerce. En général. faire valoir les positions syndicales de FO sur l'actualité sociale, tant Française qu'Internationale.
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Que signifie communiquer ? demanda le petit prince.


"C'est une chose trop oubliée, ça signifie créer des liens, 
répondit le renard."


Le Petit Prince de Antoine de Saint-Exupéry

 

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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 14:01
La chasse aux bénéficiaires du RSA bat son plein
La chasse aux bénéficiaires du RSA bat son plein
La chasse aux bénéficiaires du RSA bat son plein
La chasse aux bénéficiaires du RSA bat son plein

Société / Précarité.

 

La chasse aux bénéficiaires du RSA bat son plein



Contrôle des comptes bancaires, chantage au bénévolat… certains départements  organisent un flicage très serré des plus pauvres, sautant sur le moindre prétexte pour réduire ou supprimer leurs maigres allocations.

 

Ailleurs, c’est la mesure prônée un temps par l’actuel ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, le contrôle des comptes bancaires des allocataires, qui est choisie.

 

Tout revenu annexe pouvant être retranché du montant des allocations (536,78 euros pour un bénéficiaire célibataire), la moindre économie, le plus petit cadeau, peuvent se retourner contre le bénéficiaire du RSA.

 

 

C’est ce qui est arrivé à Régis, mais aussi à Alain Guizou.

Ce père célibataire de trois enfants s’est vu retirer un mois de RSA parce qu’il avait eu la mauvaise idée de déclarer les 800 euros que son fils avait gagnés l’été en travaillant dans une colonie de vacances. En principe, demander à quelqu’un au RSA de produire ses relevés de comptes n’est pas légal, la loi stipulant qu’il doit faire une déclaration sur l’honneur, mais cela n’a pas arrêté les départements.

 

« Depuis un an, ça c’est beaucoup durci. On doit justifier absolument tout ce qu’on perçoit et, dans certains cas, on nous demande nos relevés de comptes », confirme François Garnier, du Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP) à Belfort et Thann (Haut-Rhin).

 

 

« Conditionner l’obtention du RSA à des heures de bénévolat contraint »

 

 

Même constat en Isère.

 

Depuis le démarrage, en octobre 2016, d’un plan de lutte contre les fraudes, « ils se sont mis à tout éplucher et à chercher la fraude, y compris en demandant des bulletins de salaire ou des relevés de banque », raconte Pierre-Louis Serrero, président de l’association RSA 38. Il n’est pas hostile au principe du contrôle, mais s’indigne du fait qu’il y ait « une suspicion systématique » alors qu’il y aurait, selon une étude de la Caisse nationale des allocations familiales, seulement 2 % de fraudeurs, pour des montants dérisoires, comparés à la fraude fiscale des entreprises.

 

 

Le soupçon de « laisser-aller » alimente d’autres types de mesures. « Il y a eu une offensive, l’année dernière, déclenchée par le Haut-Rhin et qui a été depuis suivie par d’autres départements. Ils ont décidé de conditionner l’obtention du RSA à des heures de bénévolat contraint », rappelle Florent Gueguen, directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS).

 

La mesure a été jugée illégale en octobre 2016 par le tribunal administratif.

Mais elle a été réintroduite sous la forme d’un « contrat d’engagement réciproque » que le demandeur du RSA est incité à signer et qui comporte l’obligation d’une activité bénévole.

 

En principe, il s’agit d’une politique incitative.

 

 

Mais, dans les faits, la marge de manœuvre des allocataires est limitée. « Pour les chômeurs qui signent un contrat d’engagement PPAE (projet personnalisé d’accès à l’emploi – NDLR), le bénévolat peut être inscrit dans le dispositif, on présume donc de l’accord de la personne.

 

Dans le Haut-Rhin, on peut être radié si on refuse d’effectuer ces heures. Dans le Bas-Rhin, on a obtenu l’engagement de ne pas pouvoir radier les personnes qui ne respectent pas ce contrat d’engagement », explique Marc Desplats, responsable du MNCP dans le Grand Est.

 

 

À ces mesures, s’ajoute la complexité amenée par la dématérialisation.

 

« Pour les gens les plus éloignés, ça a compliqué les démarches en multipliant les risques d’erreurs et en rendant les recours plus difficiles, faute d’interlocuteurs », estime Jean-Christophe Sarrot, coauteur du livre Pour en finir avec les idées fausses sur les pauvres.

 

L’absence d’Internet à domicile, la difficulté à rédiger ou même à réceptionner un mail, l’incompréhension du langage souvent alambiqué des documents administratifs… autant de raisons qui expliquent un rendez-vous raté ou la mauvaise case cochée par le bénéficiaire. S’y ajoutent des méthodes plus discrètes.

 

« Parfois, des consignes sont tout simplement données aux services sociaux des départements pour qu’ils compliquent la tâche aux demandeurs d’aides sociales », assure Jean-Christophe Sarrot.

 

« La conséquence, c’est beaucoup de stress et de souffrance »

 

 

L’argument derrière ce raidissement est en partie budgétaire. Depuis la crise de 2008, la courbe des allocataires s’est envolée, suivant celle du chômage.

 

Entre 2012 et 2014, leur nombre a crû de 12,5 %, pour atteindre 1,9 million de foyers, selon une étude de la Direction de la recherche des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees).

 

Parallèlement, l’État n’a cessé de réduire le montant de ses dotations, laissant les départements payer seuls la majorité des coûts.

 

Faute de système de péréquation, « ce sont les départements les plus pauvres qui ont à la fois le plus de chômeurs et le moins de rentrées fiscales », souligne Florent Gueguen.

 

 

Mais, si l’argument budgétaire est réel, il sert surtout à mettre en avant un discours de suspicion systématique contre les pauvres, accusés de vivre sur le dos de la collectivité et d’être seuls responsables de leur situation.

 

 

« Il y a une volonté de caresser l’opinion publique dans le sens du poil sur le thème de ‘‘l’assistanat’’ », estime Florent Gueguen. « On considère que les plus modestes sont a priori malhonnêtes ! » tempête de son côté Pierre-Louis Serrero, qui s’indigne qu’on laisse courir Pénélope Fillon quand un allocataire du RSA devient un paria pour quelques euros non déclarés.

 

 

Pour les allocataires, cette suspicion croissante est coûteuse.

 

« La conséquence, c’est beaucoup de stress et de souffrance », souligne Jean-Christophe Sarrot. Déjà obligés de remplir quatre déclarations de revenus par an, les allocataires se sentent infantilisés. Ils soulignent le caractère intrusif de ces nouvelles demandes, qui les obligent à dévoiler toute leur vie.

Le moindre courrier devient une source d’angoisse. « On vit du soir au matin dans la peur », résume Alain Guizou.

 

Pas vraiment des conditions idéales pour se reconstruire et chercher un emploi. Pour ceux qui sont radiés ou qui ont vu leurs allocations réduites, c’est rapidement la perte du logement et la descente aux enfers. « In fine, ces gens, nous allons les retrouver dans nos structures d’hébergement d’urgence.

 

Cette approche est une machine à produire de la grande précarité ! » martèle Florent Gueguen.

 

 

Écœurés par le système, certains allocataires ont choisi de prendre la tangente, alors que, déjà, plus de 30 % de ceux qui pourraient prétendre au RSA n’en font pas la demande.

 

Daniel fait partie de ceux qui ont jeté l’éponge. Après de multiples galères pour que la CAF accepte le cumul de l’allocation avec ses droits d’auteur et une pension militaire de 56 euros, le compositeur-interprète, artiste protéiforme, a dit stop : « J’ai été victime d’un véritable acharnement. De 2009 à 2016, je me suis retrouvé sur plusieurs périodes de trois mois avec zéro revenu. » Désormais, il vit sur un terrain prêté par un ami, cultive son potager et a installé son atelier en pleine nature, en périphérie de Strasbourg. « Je me suis enfin stabilisé. »

 

 

 

Publication FO CPF, secteur social

 

Sourcing :     CAMILLE BAUER ET CÉCILE ROUSSEAU / L'HUMANITÉ
 

La chasse aux bénéficiaires du RSA bat son plein
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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 13:18
Contre le chômage, le quinquennat qui débute doit se concentrer sur la création d’emplois de qualité
Contre le chômage, le quinquennat qui débute doit se concentrer sur la création d’emplois de qualité

COMMUNIQUÉ Cgt FO

 


Contre le chômage, le quinquennat qui débute doit se concentrer sur la création d’emplois de qualité

 


 
Les chiffres du nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en avril 2017 viennent de paraître.

 

Pour toute la France et toutes catégories d’inscrits confondues, DROM incluses, on recense 6 589 600 personnes inscrites à Pôle emploi en avril 2017, soit une hausse de 0,3 % sur le mois et de 2,2% sur l’année !

 

En catégorie A, le nombre d’inscrits recule de -1% sur le mois et de -1,3% sur l’année (3 471 800 personnes).

Cette baisse est surtout remarquable chez les moins de 25 ans : -1,2% sur le mois (et -6,3% sur l’année). Ceci atteste de la bonne réussite des dispositifs d’insertion dans l’emploi des jeunes, qui doivent être renforcés en période de crise : garantie jeunes, emplois d’avenir, etc.

 

 

Le nombre d’inscrits en catégories B et C confirme le développement et l’enracinement de l’emploi précaire. Sur le mois, ce nombre progresse de 3,4% (et +8,9% sur l’année soit 168 300 personnes de plus).

 

Ainsi l’activité réduite est de plus en plus longue : pour la catégorie C qui réalise 151 heures ou plus dans le mois, on constate une augmentation de +4,9% sur le mois (et +24,2% sur l’année).

 

Confirmation du défi majeur de ce quinquennat : créer des emplois de qualité.

 

 

La précarité de l’emploi ne faiblit pas ; le chômage ne connaît pas de baisse durable. Dans ce contexte, il est plus que jamais nécessaire de mettre l’accent sur les aides publiques à l’emploi.

 

L’enveloppe annuelle allouée aux contrats aidés est dépensée à 60% pour 2017. Il ne reste plus grand-chose après le 1er juillet pour renouveler ou prolonger les contrats arrivés à terme après cette date.

 

Faute de financement public, on peut anticiper une baisse de l’ordre de 120 000 contrats aidés sur les 6 derniers mois de l’année 2017. Cela aurait pour impact l’arrivée de 62 000 nouveaux demandeurs d’emploi sur le marché.

 

Il est impératif, en période de crise, de pérenniser les dispositifs des contrats aidés en renforçant les crédits qui leur sont alloués.

 

 

Communiqué MICHEL BEAUGAS, secrétaire confédéral

 

Contre le chômage, le quinquennat qui débute doit se concentrer sur la création d’emplois de qualité
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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 08:38
Faire réparer son véhicule avec des pièces d’occasion, c’est possible
Faire réparer son véhicule avec des pièces d’occasion, c’est possible
Faire réparer son véhicule avec des pièces d’occasion, c’est possible

CONSOMMATION 

 


Faire réparer son véhicule avec des pièces d’occasion, c’est possible

 


Depuis janvier 2017, les professionnels de l’automobile doivent proposer une pièce de réemploi à la place d’une pièce neuve pour l’entretien ou la réparation du véhicule de leurs clients, qui peuvent l’accepter ou la refuser.

Cette possibilité n’existe que pour certaines catégories de pièces automobiles (sièges, optiques et vitrages, carrosserie amovible, pièces mécaniques ou électroniques sauf celles de sécurité).

 

 

Cette disposition ne concerne que les voitures particulières et les camionnettes ; elle ne concerne pas les prestations d’entretien ou de réparation réalisées à titre gratuit, les véhicules sous garanties contractuelles, les actions de rappel de véhicules.

 

Les professionnels (garagistes, carrossiers, recycleurs et réparateurs…) doivent informer leur clientèle des prix et conditions de vente de ces pièces par voie de marquage, d’étiquetage, d’affichage ou autre. Il leur est également possible de proposer des pièces d’échange standard, qui sont des pièces d’occasion complètement refaites à neuf, répondant aux mêmes exigences de fabrication, de garantie et de qualité que les pièces d’origine.

 

 

Si le professionnel estime que les pièces de rechange concernées présentent un risque pour l’environnement, la santé publique ou la sécurité routière, il est autorisé à ne pas proposer l’échange à son client. De ce point de vue, il est rappelé que la pose de pièces d’occasion par le garagiste ne l’exonère pas de sa responsabilité juridique en cas de présence de défauts de conformité ou de vices cachés atteignant lesdites pièces.

 

 

Des économies en vue pour les automobilistes, estimées entre 50 % et 70 % par rapport à l’achat de pièces neuves. À voir… En toute hypothèse, pour l’AFOC, c’est le consommateur qui doit décider et pour ce faire, il faudra qu’il arbitre en fonction de l’âge de son véhicule, de la nature de la pièce, de sa durée de fonctionnement prévisible et des surcoûts éventuels de temps d’intervention pour la re-conditionner.

 

Il n’y a rien d’évident en effet à ce que la pièce de réemploi s’impose dans tous les cas de figure.

 

La bonne opération économique n’est pas forcément la bonne opération tout court et les propriétaires de véhicules de moins de huit ans peuvent y réfléchir.

 

 

Voir en ligne : AFOC - Site internet

http://afoc.fr/

Faire réparer son véhicule avec des pièces d’occasion, c’est possible
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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 17:10
Des sous, des sous à gogo !!
Des sous, des sous à gogo !!

CONSOMMATION 

 


Des sous à gogo ?

 


L’autorisation d’un découvert bancaire suppose un accord préalable du banquier et la rédaction d’un écrit qui précise le montant autorisé, le taux d’intérêt et les modalités de remboursement.

 

Les conventions de découvert prévoient souvent que le compte ne peut rester à découvert plus de quinze jours par mois. Pour les clients ayant souscrit un bouquet de services bancaires, ce dernier règle généralement le fonctionnement du découvert autorisé.

 

 

Pour chaque utilisation du découvert, la banque, en fonction de ce qui a été convenu, prélèvera des sommes rémunérant le service rendu : ce sont les agios.

 

Ceux-ci comprennent des intérêts débiteurs, des frais divers et des commissions.

 

 

Le découvert autorisé peut bien entendu être arrêté à la demande du titulaire du compte. Les consommateurs peuvent en effet résilier par courrier une autorisation de découvert ou en diminuer son montant ou sa durée à tout moment.

 

La banque de son côté peut annuler, sans motif particulier, le découvert autorisé moyennant un préavis d’au moins deux mois, et ce par écrit, sauf en cas de dépassement régulier ou important du montant autorisé, le préavis étant alors supprimé.

 

 

Communication AFOC

 

Voir en ligne : AFOC - Site internet

http:// afoc.fr/

Des sous, des sous à gogo !!
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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 14:15
La Société contre l’État pyschanalysée

Société / LIVRE

 


La Société contre l’État pyschanalysée


 

L’œuvre de Pierre Clastres sur le divan ?

 

Les thèses de cet anthropologue et ethnologue, qui s’est interrogé sur l’État et le pouvoir en étudiant les Indiens d’Amérique du Sud, font l’objet d’une étude psychanalytique du philosophe Christian Ferrié : Le mouvement inconscient du politique.

 

 

Un temps aux côtés de Levi-Strauss, cité par Foucault, l’ethnologue et anthropologue Pierre Clastres (1934-1977) avait développé une thèse d’anthropologie politique, qu’une mort prématurée et accidentelle a interrompu, sur les relations de pouvoir, les chefferies et l’État à partir de ses études sur le terrain auprès des Indiens d’Amérique latine, notamment amazoniens.

 

Pour lui, les sociétés dites « primitives » ne sont pas des sociétés « en retard » dans le développement étatique mais sont au contraire organisées pour éviter l’émergence d’une classe dominatrice étatique, ne manquant d’ailleurs pas de pointer l’exemple l’Union soviétique.

 

De plus, les hommes y sont maîtres de leur activité, maîtres de la circulation des produits de cette activité : ils n’agissent que pour eux-mêmes, quand bien même la loi d’échange des biens médiatise le rapport direct de l’homme à son produit.

 

Tout est bouleversé, par conséquent, lorsque l’activité de production est détournée de son but initial, lorsque, au lieu de produire seulement pour lui-même, l’homme primitif produit aussi pour les autres, sans échange et sans réciprocité.

« Primitif » mais ni exploiteur, ni saccageur.

 

Servitude volontaire

 

 

Le mouvement inconscient du politique a le mérite d’être le premier ouvrage en français à être entièrement consacré à Pierre Clastres. Mais si Christian Ruffié, auteur d’ouvrage philosophique, consacre bien une partie de ses pages au parcours de Clastres, il part ensuite dans un passage au crible psychanalytique des écrits de ce dernier.

 

Certes, Clastres a bien écrit, comme Ferrié le met en exergue, que ces sociétés sauvages refusent, par un acte sociologique et donc inconscient, de laisser leur pouvoir devenir coercitif (Chroniques des Indiens Guayaki, 1972), mais Clastres, se qualifiait de quasiment analphabète en ce qui concerne la littérature psychanalytique, et avait nettement déclaré : je n ai pas besoin de faire référence à la lecture, à la grille psychanalytique pour ce que je cherche.

 

A coups de pulsion de vie, de mort, de refoulements, d’unions érotiques, c’est pourtant ce qu’a fait Christian Ferrié, quarante après la disparition de l’auteur de La Société contre l’État (éditions de Minuit, 1974), en répondant à la question de Clastres : Pourquoi les gens obéissent-ils, alors qu’ils sont infiniment plus forts et plus nombreux que celui qui commande ?

 

C’est une question mystérieuse, en tous cas pertinente, et celui qui se l’est posée il y a très longtemps et avec une netteté parfaite, c’était La Boétie dans le Discours sur la servitude volontaire.

C’est une vieille question, mais ce n’est pas parce que c’est une vieille question qu’elle est dépassée.

Effectivement et le débat n’est pas clos.

 

 

MICHEL POURCELOT, in FO Hebdo

 

 

 

Le mouvement inconscient du politique : essai à partir de Pierre Clastres, de Christian Ferrié, publié aux éditions Lignes, le 12 mai 2017. 320 pages. 19 €.

Chèvrefeuille.....

Chèvrefeuille.....

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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 20:04
En Marche vers la suppression programmée de 120 000 postes de fonctionnaires !
En Marche vers la suppression programmée de 120 000 postes de fonctionnaires !

Société / Service public

 

 

Les services publics : un bien commun pour une société solidaire et d’avenir

 

 

 

Le gouvernement Macron et tant d'autres veulent supprimer 120 000 postes de fonctionnaires, un autre en voulait 500 000 de plus, enfin en moins ! 

 

Y a t'il trop d’assistantes sociales pour aider les plus démunis, protéger les enfants et les personnes âgées ou handicapées ?

 

Y a t'il trop d'agents des collèges et des lycées pour entretenir et nettoyer les établissements scolaires, élaborer, servir les repas et assurer la sécurité des élèves ?

 

Y a t'il trop d'enseignants pour instruire nos enfants, construire le monde de demain ?

 

Y a t'il trop d'infirmiers et de médecins dans les hôpitaux pour sauver des vies et guérir les malades ?

 

Y  a t'il trop de policiers pour assurer la sécurité des citoyens ?

 

Y a t'il trop d'agents des routes pour entretenir, déneiger les voies et intervenir après un accident de la route ?

 

Y a t'il trop d'agents aux transports scolaires pour assurer et garantir l'acheminement des élèves vers les établissements  ?

 

Trop d'agents dans les laboratoires d'analyses départementales pour assurer la sécurité alimentaire et sanitaire des collégiens et la surveillance animale (ESB, rage, etc ...) ?

 

Trop d'agents pour assurer la logistique (entretien des bâtiments, espaces verts, informatique, etc...) ?

 

Trop d'agents dans les musées pour faire vivre l'histoire et le patrimoine des territoires ?

 

Trop d'agents dans les bibliothèques ? A Pôle Emploi, avec tous les dossiers  des chômeurs?

 

Trop de salariés à la CAF ou la Sécu pour accueillir le public et mettre en oeuvre la protection sociale et des familles ?

 

Trop d'agents des impôts pour lutter contre l'évasion fiscale, percevoir l’impôt afin d'organiser notre bien commun ?

 

Devrions-nous accepter cette politique de casse de la fonction publique, au service des citoyens et la garantie de l'égalité?

 

Le service Public, c'est la République !

En Marche vers la suppression programmée de 120 000 postes de fonctionnaires !

Fonction publique en France

 

En France, la fonction publique est composée de trois versants (État, territoriale et hospitalière), qui ensemble, emploient 5,65 millions d'agents (1)  fin 2015 (5,45 millions d’agents hors contrats aidés), soit un salarié sur cinq.

 

La fonction publique de l'État compte 2,47 millions d'agents (43,87 %), la fonction publique territoriale 1,98 million (35,17 %) et la publique hospitalière 1,18 million (20,96 %).

 

 

Ces agents sont employés, sous des statuts divers, par les services civils et militaires de l’État, les conseils régionaux, les conseils généraux, les communes, les établissements publics nationaux et locaux à caractère administratif, les hôpitaux publics, les maisons de retraite et les autres établissements sociaux et médico-sociaux.

 

 

À côté de la fonction publique, des missions de service public sont assurées par certains organismes publics qui ne font pas partie de la fonction publique, par des organismes privés financés par les collectivités publiques, ainsi que par des entreprises publiques (La Poste, la SNCF, la RATP, EDF, GDF, Aéroports de Paris, etc.).

En Marche vers la suppression programmée de 120 000 postes de fonctionnaires !
En Marche vers la suppression programmée de 120 000 postes de fonctionnaires !
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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 17:42
Des salariés en peine de reconnaissance
Des salariés en peine de reconnaissance

SOCIETE / MOTIVATION 


Des salariés en peine de reconnaissance

 

 


Le désengagement des salariés au travail s’accentue depuis 2009, souligne une étude du groupe mutualiste Malakoff Médéric. Une baisse du sentiment d’autonomie est notamment en cause.

 

Un salarié sur cinq estime faire de la présence pour faire de la présence au travail. Ce sentiment est encore plus fréquent chez les moins de 30 ans ; il concerne 25 % d’entre d’eux.

 

Ces résultats proviennent d’une étude annuelle sur la santé et le bien-être des salariés au travail, que le groupe paritaire de protection sociale Malakoff Médéric a menée en 2016, pour la huitième année consécutive, auprès de 3 500 salariés du secteur privé.

 

Le désengagement des salariés est notamment à mettre en rapport avec un sentiment d’autonomie dans le travail qui décroît pour tous, une perte de sens ou encore un problème de reconnaissance.

 

Quatre salariés sur dix souffrent d’un manque de reconnaissance de la part de leur hiérarchie et 55 % ont l’impression d’être ou de pouvoir être contrôlés à tout moment (4 % de plus qu’en 2012). Seulement 29 % rapportent savoir exactement ce que l’on attend d’eux, contre 34 % en 2012.

Et ils ne sont que 22 % à déclarer pouvoir prendre des décisions, alors qu’ils étaient 34 % en 2009.

 

 

Transformation numérique et restructurations

 

 

Ces constats interviennent dans un monde du travail en plein bouleversement, avec la transformation numérique, des changements dans l’organisation du travail et des restructurations. Cinquante-cinq pour cent des salariés ont ainsi vécu au moins une restructuration ou une réorganisation dans l’année.

 

Dans ce contexte, ils sont aussi confrontés à la difficile conciliation entre vie professionnelle et vie privée. Ainsi, 36 % d’entre eux disent avoir du mal à harmoniser engagements professionnels et vie personnelle ou familiale.

 

Vingt-quatre pour cent de l’échantillon interrogé déclare travailler de plus en plus souvent à la maison, en dehors des heures de travail, et 48 % des cadres ne peuvent s’empêcher de consulter leurs e-mails professionnels en dehors du travail.

 

Les salariés attendent de leur entreprise qu’elle mette en place des solutions pour les aider, relève l’étude de Malakoff Médéric.

 

 

Concernant les outils informatiques et les logiciels qu’ils utilisent dans leur quotidien professionnel, 77 % des salariés estiment en avoir une bonne maîtrise. Néanmoins, 22 % disent leur crainte d’être bientôt dépassés par les changements technologiques.

 

Le rythme de travail inquiète également les salariés, avec 42 % qui considèrent qu’il s’accélère et 46 % qui pensent ne pas pouvoir travailler au même rythme dans dix ans.

 

L’entreprise peut agir pour améliorer la qualité de vie au travail, souligne l’étude. Parmi les leviers les plus efficaces, Malakoff Médéric cite l’ambiance entre collègues, la rémunération, la reconnaissance au travail ou encore la conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle. 

 

Focus : Fatigue physique versus fatigue mentale

 


Les salariés ressentent une diminution de la fatigue physique depuis 2009, avec par exemple 31 % qui déclarent effectuer des gestes répétitifs contre 39 % en 2009.

Quant à la fatigue mentale, elle demeure à un niveau élevé. Quarante-cinq pour cent des salariés déclarent leur travail physiquement fatigant, tandis que 67 % estiment leur travail nerveusement fatigant, dont 43 % se sentent stressés. 

 


Du côté de la santé, un tiers des salariés estime être en mauvaise santé et un sur cinq souffre d’une maladie chronique.

 

Sourcing:   FO Hebdo /  FRANÇOISE LAMBERT

Du côté de la santé, un tiers des salariés estime être en mauvaise santé et un sur cinq souffre d’une maladie chronique.
Du côté de la santé, un tiers des salariés estime être en mauvaise santé et un sur cinq souffre d’une maladie chronique.
Du côté de la santé, un tiers des salariés estime être en mauvaise santé et un sur cinq souffre d’une maladie chronique.
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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 15:27
Emmanuel Macron a amorcé sa réforme du Code du travail.

Emmanuel Macron a amorcé sa réforme du Code du travail.

Loi Travail.

 

Non, nous ne pourrons pas être payés moins que le Smic


Emmanuel Macron a amorcé sa réforme du Code du travail.

 

Principal changement introduit par son programme : des règles au niveau de l’entreprise pourront déroger aux accords de branche. De là à être payés en fonction du bon vouloir du patron ?

 

Pas si simple. Explications avec Jean-Emmanuel Ray, professeur à l’école de droit de Paris 1 Sorbonne et membre du club des juristes.

 

Après cette première journée de consultation hier, on se dirige bien vers une inversion de la hiérarchie des normes ?

 

 

Ce terme d’inversion de la hiérarchie des normes est faux. C’est un slogan. La Constitution et la loi restent toujours au-dessus des conventions collectives.

La réforme voulue par Emmanuel Macron est un nouveau positionnement entre l’accord de branche et l’accord d’entreprise. Mais la loi Fillon de mai 2004, puis El Khomri d’août 2016 avaient déjà amorcé ce changement. Si un accord majoritaire est signé, le chef d’entreprise peut déjà sortir des contraintes de la branche, par exemple pour tout ce qui touche au temps de travail.

 

Emmanuel Macron veut élargir cette possibilité à d’autres domaines ?

 

Sans doute. Mais pour le moment on ignore à quoi exactement.

 

Dans son programme, il évoque les salaires… À quoi peut-on s’attendre ?

 

 

Le constat d’Emmanuel Macron est juste : dans une même branche, des entreprises vont bien et d’autres vont mal. Si une entreprise ne peut pas payer le salaire minimum conventionnel imposé par la branche, elle monte un plan de sauvegarde de l’emploi ou dépose le bilan.

 

Le problème avec les accords de branche est qu’ils ont été souvent négociés pendant les Trente Glorieuses (1945 - 1975). On avait alors accordé beaucoup d’avantages car l’économie était florissante. Or, ce n’est plus possible aujourd’hui car la situation des entreprises est trop disparate. On ne peut ici se contenter d’une position de principe.

 

Mais on ne pourra pas être payés moins que le Smic ?

 

Bien sûr que non : aucune dérogation n’est prévue. Le Smic reste le salaire incompressible, partout, pour tous. Il n’y a aucun souci là-dessus. Autre preuve de l’absence d’inversion de la hiérarchie des normes.

 

Les chefs d’entreprise pourront décider de diminuer notre salaire ?

 

Pas davantage. Rien ne pourra être fait sans la signature de syndicats qui auront obtenu plus de 50 % des suffrages. Il faudra qu’ils signent. Et un accord majoritaire pour donner l’autorisation de déroger aux salaires minima de la branche, ça risque d’être très, très compliqué. Même si, il faut le rappeler, la CGT signe aujourd’hui entre 60 et 70 % des accords au niveau des entreprises.

L’idée de la réforme, c’est que les problèmes du terrain doivent être résolus sur le terrain.

 

 

Quid des entreprises qui n’ont pas de représentants syndicaux ?

 

Ce serpent de mer du droit du travail a été envisagé depuis longtemps : les branches prennent en charge la couverture des PME. En France on a une situation inédite : 7 % des salariés sont syndiqués mais 95 % des salariés sont couverts. Aucun pays au monde n’a une telle différence, due à l’extension des conventions de branche.

 

Les PME sont très demandeuses de ces conventions où les partenaires sociaux de branche leur donnent un accès direct à la flexibilité, ou leur préparent des accords-type. Cela leur facilite considérablement les choses, car, pour introduire plus de flexibilité il faut un accord collectif. Sinon, dans ma PME où je n’ai pas de négociateurs syndicaux ou de comité d’entreprise, je n’aurais pas accès à la flexibilité, et les grosses entreprises auraient des avantages concurrentiels sur moi.

 

Qui serait concerné ?

 

Les 52 % des salariés travaillant dans des entreprises de moins de 50 salariés, donc en dessous du seuil de représentation syndicale. Mais aussi certaines entreprises plus importantes, où il n’y a aucun syndicat comme pour certaines sociétés de services et d’ingénierie informatique.

 

Pouvez-vous rappeler à quoi sert un accord de branche ?

 

La fonction d’une branche est de créer une concurrence loyale, en protégeant les entreprises d’un dumping social interne. La compétition est rude entre les entreprises au niveau du service après-vente, des produits, etc. Mais les salaires minima sont indérogeables. Aucune entreprise du secteur ne peut aujourd’hui descendre en dessous du salaire minimum défini pour l’embauche d’un ouvrier de ce secteur.

 

Une autre solution est juridiquement possible, mais tactiquement risquée :

l’entreprise en cause va-t-elle attirer les meilleurs candidats ? Fidéliser ses meilleurs collaborateurs ?

 

Sourcing de l'information: eurodif-fo.com

 

Avertissement

 

NDR / BM

Propos rapportée de Jean-Emmanuel Ray, professeur à l’école de droit de Paris 1 Sorbonne et membre du club des juristes, n'engageant pas  le Blog, ni sa rédaction, ni FO CPF. 

BM

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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 00:15
Portugal: déficit à 1%, le pari fou de la gauche anti-austérité
Portugal: déficit à 1%, le pari fou de la gauche anti-austérité

SOCIETE

 

 

Portugal: déficit à 1%, le pari fou de la gauche anti-austérité
 

 

L'arrivée au pouvoir au Portugal de la gauche plurielle avait irrité les chantres de l'orthodoxie budgétaire. Un an et demi plus tard, ce pays fragile de la zone euro affiche un déficit public au plus bas depuis 1974 et rentre dans les clous de Bruxelles.


Après avoir divisé par deux le déficit en 2016, à 2 %, le Portugal compte le ramener à 1,5 % cette année, puis 1 % en 2018 avant de viser l'équilibre budgétaire en 2020: ce pari ambitieux figure dans le programme de stabilité adopté jeudi que Lisbonne s'apprête à envoyer à Bruxelles.

 


Si le Portugal est encore loin de l'excédent budgétaire affiché par l'Allemagne, il a de quoi faire pâlir d'envie nombre de ses voisins, l'Espagne enregistrant un déficit de 4,5 % du PIB en 2016 et la France ratant de peu son objectif avec 3,4 %.

 


Qui plus est, le Premier ministre socialiste Antonio Costa a réussi le tour de force de juguler les déficits tout en redonnant du pouvoir d'achat aux Portugais, en augmentant le salaire minimum et les prestations sociales.
 

"Nous avons eu l'occasion unique d'en finir avec la théorie selon laquelle l'Europe est condamnée à un avenir fait uniquement d'austérité. Le modèle portugais est une recette exportable dans tout le continent", a assuré le ministre des Finances Mario Centeno.

 


Cette rigueur dans les comptes a toutefois du mal à passer auprès des alliés du gouvernement minoritaire, le Bloc de gauche appelant les socialistes à "défier la Commission européenne" et le Parti communiste dénonçant "la soumission au diktat de Bruxelles".

 


- 'Perspectives radieuses' -  

 
 
 Mis en selle en novembre 2015 grâce à une alliance inédite avec la gauche radicale, Antonio Costa a détricoté nombre de mesures de rigueur adoptées par la droite après l'appel du pays à une aide financière internationale en 2011.

 


Le gouvernement est ainsi revenu en partie sur la privatisation de la compagnie aérienne nationale TAP, a mis fin aux surtaxes sur les revenus et instauré le retour aux 35 heures dans la fonction publique.

 


Pour faire passer pour la première fois son déficit en dessous de la barre des 3 % fixée par Bruxelles, le Portugal a dû tailler dans l'investissement public, en chute de 30 % en 2016.

 


"A court terme, les perspectives de l'économie paraissent radieuses. Mais à la longue, il sera difficile de répondre aux attentes des Portugais, car les coupes dans les dépenses nuiront à la qualité des services publics", s'inquiète le professeur d'économie Joao Duque.

 


Optimiste, le gouvernement a revu à la hausse jeudi sa prévision de croissance qui est passée à 1,8 %, contre 1,5 % auparavant, à l'unisson avec la Banque du Portugal.

 


Tirée par les exportations, la croissance a bénéficié du boom du tourisme au Portugal, qui a encore battu tous les records en 2016, avec des recettes de 12,7 milliards d'euros.

 


Etat de grâce

 

Et le tourisme a fourni un quart des emplois créés en 2016 au Portugal, dont le taux de chômage est descendu à 10 %, au plus bas depuis 2009.

 


Du coup, l'état de grâce du gouvernement de gauche perdure, avec 63 % d'opinions favorables ou très favorables, contre 25 % d'insatisfaits, selon un sondage de l'Université catholique.

 


"Ma situation s'est améliorée avec ce gouvernement. Avant j'avais 400 euros de pension d'invalidité par mois, maintenant je gagne 15 euros de plus", témoigne José Santos, 57 ans, un ancien maçon.


Un avis qui n'est pas partagé par tous: "Il n'y a pas d'argent, mais les centres commerciaux sont pleins, les gens vivent à crédit et s'achètent des Mercedes. Un jour, ils ne pourront plus payer", s'alarme Jorgeta Guerra, 46 ans.


Car même si le Portugal est bien parti pour sortir de la procédure de déficit excessif, il croule sous une dette publique de 130,4 % du PIB.

 

Et ses taux d'emprunt à dix ans frôlent régulièrement la barre des 4 %, nettement au-dessus de ceux d'Italie ou d'Espagne.


        Lisbonne (AFP) -          © 2017 AFP

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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 18:35
Grèce : 7 ans d’austérité et un peuple qui résiste encore
Grèce, grève générale du 17 mai 2017 (Athènes). © Nikolas Georgiou/ZUMA/REA

Grèce, grève générale du 17 mai 2017 (Athènes). © Nikolas Georgiou/ZUMA/REA

EUROPE


Grèce : 7 ans d’austérité et un peuple qui résiste encore

 



Le Parlement grec vient d’adopter à une courte majorité un nouveau paquet de mesures d’austérité proposé par le gouvernement Tsipras, dont une baisse des pensions de retraites, la quatorzième depuis 2010. Encore cette fois, l’appel à la grève générale lancé par les organisations syndicales a été massivement suivi.

 

 

L’Union européenne et le FMI imposent depuis sept ans à la Grèce une cure d’austérité mortifère comme condition sine qua non pour lui accorder des prêts, avec intérêts cela va sans dire.

 

Résultat : le PIB du pays a reculé d’un quart et sa dette est passée de 115% de celui-ci en 2009 à 179% aujourd’hui. Avec une croissance zéro en 2016 et une contraction de 0,5% au premier trimestre 2017, la Grèce reste en récession.

 

Et la Commission européenne a d’ores et déjà revu à la baisse ses prévisions pour l’ensemble de l’année en cours, de 2,7% à 2,1%.

 

 

La dernière loi d’austérité adoptée le 18 mai par 153 députés grecs sur 300 prévoit 4,9 milliards d’euros d’économies par de nouvelles coupes dans les retraites et des hausses d’impôts. Ces mesures ne s’appliqueront pas pendant le plan actuel qui court jusqu’en 2018, mais entre 2019 et 2021.

 

 

Certes, ce dernier plan prévoit aussi des aides sur les loyers et les médicaments pour les plus démunis. Mais cela n’a pas suffi à calmer les esprits.

 

« Bas les pattes de la sécurité sociale ! »

 

 

La veille du vote, alors que l’appel à la grève générale de Confédération générale des travailleurs grecs (GSEE) et l’organisation syndicale du secteur public Adedy était très massivement suivi, des dizaines de milliers de grecs, travailleurs, jeunes et retraités, chômeurs, ont manifesté dans les deux plus importantes villes du pays, Athènes et Thessalonique.

 

Le lendemain encore, au moment même où le nouveau plan d’austérité était en train d’être voté par les députés, plus de 10 000 manifestaient à nouveau devant le parlement, dont de nombreux retraités scandant Bas les pattes de la sécurité sociale !.

 

Sharan Burrow, secrétaire générale de la Confédération syndicale internationale (CSI) a commenté la situation grecque en ces termes :

 

"La Grèce se trouve effectivement sous administration du FMI et des institutions européennes, qui lui ont imposé une politique désastreuse et dévastatrice sans jamais prendre la peine d’examiner les forces potentielles de l’économie du pays et figurer une sortie de crise constructive […] Alors que le gouvernement capitule devant ses créanciers, ouvrant la porte à une érosion encore plus profonde des droits des travailleurs, les syndicats représentent la seule voix effective et crédible pour un avenir positif pour la Grèce."

 

 

L’engrenage du surendettement

 

 

L’adoption du dernier paquet de mesures le 18 mai dernier est la condition posée par les créanciers pour le déblocage d’une tranche de sept milliards d’euros de prêts, indispensables à la Grèce pour rembourser le 20 juillet prochain quatre milliards d’euros à la Banque centrale européenne (BCE) et deux milliards à des investisseurs privés.

 

Le FMI se félicite de ce dernier train de mesures mais -doutant désormais de la capacité de la Grèce à rembourser sa dette- refuse de mettre la main à la poche tant qu’un allègement de celle-ci n’aura pas été négocié avec les autres créanciers.

 

Ces derniers, à savoir les États membres de la zone euro, réunis le 22 mai, ne sont pas parvenus à ce jour à trouver un accord entre eux sur cet allégement, l’Allemagne s’y opposant fortement.

 

Ils ont annoncé avoir pour objectif d’y parvenir lors de leur prochaine réunion le 15 juin.

 

Notre pays en adoptant de nouvelles mesures au Parlement grec a totalement rempli ses obligations et à temps. Il n’y a plus d’excuses pour tergiverser encore sur la question de l’allègement de la dette, a déclaré le ministre grec des Finances Euclide Tsakalotos le 21 mai.

 

Devant le Parlement, le Premier ministre Alexis Tsipras avait trois jours plus tôt qualifié les mesures prise de difficiles tout en espérant qu’elles contribueront à la stabilité du pays et à la reprise et en soulignant : après sept ans de crise, nous espérons finalement avoir un accord global (avec les créanciers) qui comprendra les mesures d’allègement de la dette.

 

Mais là où le gouvernement grec veut voir le bout du tunnel, les travailleurs eux ne voient qu’un puits sans fond…

 

Sourcing:   EVELYNE SALAMERO, FO Hebdo

 

NDR / BM

La commission européenne et le FMI sont comme les médecins d'une autre époque qui préconisaient des saignées, et encore des saignées, qui n'avaient pour effet que d'affaiblir le patient lequel ne pouvait lutter contre la maladie

BM

 

 

Grèce : 7 ans d’austérité et un peuple qui résiste encore
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