
Sous l’empire « libéral » de Napoléon III, les patrons faisaient travailler les ouvriers de 12 à 13 heures par jour.
L’abus sur le plan des heures de travail comme en matière de salaires était toléré, sinon admis par le gouvernement. Il n’était question ni du respect des lois, ni de diminuer les heures du travail à l’époque où la classe ouvrière était opprimée et exploitée sans vergogne.
Lorsque la Commune s’installa, une de ses premières occupations fut de remédier à la condition du travail des salariés. Frankel proposa non seulement l’augmentation des salaires pour les travailleurs au service de l’État, mais de fixer la journée à huit heures aussi bien dans les manufactures privées que dans les administrations et dans les services publics.
Son projet jugé par trop audacieux, fut combattu, puis écarté et la majorité vota la journée de 10 heures, applicable d’abord aux Ateliers du Louvre.
C’était déjà une amélioration, mais, hélas, provisoire, en comparaison de la situation déplorable de la classe laborieuse sous le Second Empire.
Et si quelques mois plus tard, la réaction bourgeoise abrogeait le décret de la Commune, il restait toutefois le principe qui guidait le monde du travail sous la III République, pour aboutir à la journée de 10, puis de 9 et enfin de 8 heures, par des luttes syndicales opiniâtres. Force Ouvrière, La force syndicale