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La Bataille continue - Le Blog-note InFOrmatif - Un blog d'actualités sociales, juridiques et syndicales pour communiquer, faire connaître et partager nos expériences au service des salariés de la grande distribution et du commerce. En général faire valoir les positions syndicales de FO sur l'actualité sociale, tant Française qu'Internationale.

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09 novembre 1989 : la chute du Mur !

LE 9 NOVEMBRE 1989

 

La chute du Mur de Berlin

Le 19 janvier 1989, Erich Honecker, secrétaire général du parti communiste est-allemand et patron de la RDA, déclarait: «Le mur restera aussi longtemps que les conditions qui ont conduit à sa construction n'auront pas changé. Il sera là encore dans cinquante ou cent ans.»

Un mois plus tard, quatre citoyens est-allemands forcent en voiture la porte de la représentation permanente de la RFA à Berlin-Est. Le 6 février encore, un jeune homme est tué par les gardes frontières en tentant de franchir le "mur de la honte," construit les 17 et 18 août 1961. 

Durant l'été, les choses se précipitent. Des milliers d'Est-allemands occupent les ambassades de République fédérale allemande (RFA) à Berlin-Est, Budapest, Prague et Varsovie. Bonn est obligée de fermer ses ambassades. Sept cents Est-Allemands, réfugiés à Budapest, profitent d'une fête austro-hongroise pour passer en Autriche.

En effet, les Hongrois ont démonté leur rideau de fer depuis le 2 mai 1989. Des milliers de fugitifs passent alors par ce chemin de la liberté.

En septembre, 7.000 réfugiés dans les ambassades de RFA à Varsovie et à Prague, reçoivent l'autorisation d'émigrer dans la République fédérale. La fuite s'accélère. Bonn annonce qu'elle a accueilli 342 000 Est-Allemands pour la seule année 1989. Plus de la moitié ont moins de trente ans. 

Parallèlement les manifestations se multiplient en RDA même. De quelques dizaines de dissidents au début de l'année, les manifestations commencent à regrouper des milliers de personnes en mai. En septembre, la contestation berlinoise s'étend à Leipzig et Dresde, regroupant des centaines de milliers de personnes tous les lundis soir. Les autorités communistes envisagent une solution "à la Tien An Men", mais finissent par renoncer à l'usage des armes début octobre.

Les opposants s'organisent, soutenus par l'église protestante. En septembre ils fondent le Nouveau Forum, puis peu après le parti social-démocrate. Les 6 et 7 octobre, la RDA fête encore en grande pompe son quarantième anniversaire en présence de Gorbatchev. Mais celui- ci est aussi venu faire le ménage. Le vieux stalinien Erich Honecker démissionne le 18, remplacé par le gorbatchévien Egon Krenz. Ce dernier amnistie les réfugiés et les manifestants le 27. Une semaine plus tard, il se débarrasse de la vieille garde du parti communiste (le SED). 

Débordés par l'afflux de réfugiés, les autres pays du bloc de l'Est font pression sur Egon Krenz pour qu'il trouve une solution. Le 4 novembre, un million de personnes manifestent dans Berlin-Est. Le pouvoir est débordé. Le 9 novembre 1989 au soir, il décide, dans la panique générale, de faire tomber le mur de Berlin qui sépare les deux Allemagnes. 

Ce sont d'extraordinaires retrouvailles de centaines de milliers de berlinois. La ville est en liesse. Le 10 au matin le maire de Berlin-Ouest, après une nuit blanche, déclare: «La nuit dernière, le peuple allemand était le plus heureux du monde.» Le 13 novembre, Hans Modrow, un "réformiste" du SED devient chef de l'état. Mais les manifestations continuent. Elles ne demandent plus le droit d'émigrer mais exigent des réformes en profondeur du régime, puis, à partir du 23 novembre, la réunification allemande. 

Le 7 décembre, une table ronde réunit les autorités et les nouveaux partis d'opposition. Deux jours plus tard, Gregor Gysi remplace Egon Krenz, et le SED se transforme en parti du socialisme démocratique. Enfin, le 22 décembre, Helmut Kohl et Hans Modrow ouvrent ensemble la porte de Brandebourg. Le 24, la liberté de circulation entre les deux Allemagnes est établie. 

Le 13 janvier 1990, des manifestants saccagent le siège de la Stasi. Le 28, l'opposition entre au gouvernement. Aux premières élections libres de la RDA, le 18 mars, les communistes sont battus. Le 11 avril, le conservateur Lothar de Maizière forme le premier gouvernement non communiste de la RDA.

Ce sera aussi le dernier gouvernement de ce pays créé artificiellement par une aberration de l'Histoire.

 
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