De son vrai nom Jules Bazile, républicain sous l’Empire, exilé après la Commune, Jules Guesde diffuse en France, par l’intermédiaire de son journal L’Égalité (1877-1883), les théories marxistes.
En 1882, il fonde avec Paul Lafargue le Parti ouvrier qui prendra le nom de Parti ouvrier français en 1893.
En 1893, il est élu député de Roubaix, s’affirmant collectiviste, internationaliste et révolutionnaire. En 1899, il s’opposa à Jean Jaurès quant à la participation au ministère « bourgeois » de Waldeck-Rousseau.
En 1902, son parti fusionne avec plusieurs autres pour former le Parti socialiste français. En 1904, lors du congrès socialiste international d’Amsterdam, ses thèses emportèrent un grand succès. Mais le courant Jaurès devenait majoritaire en France.
En 1905, le Parti socialiste de France (ex-parti ouvrier français) et le Parti socialiste français fusionnent pour fonder la SFIO. En dépit de ses positions théoriques, il devint ministre d’État de 1914 à 1916 (cabinets Viviani et Briand) et adopta des positions nationalistes pendant la Première Guerre mondiale.
Dans le mouvement syndical, Jules Guesde a laissé l’image d’un partisan de la primauté du politique sur le syndicat, qualifié de guedisme.
Le Parti communiste français utilisera l’aura de Guesde pour justifier la théorie de la courroie de transmission, selon laquelle la CGT ne pouvait être que l’organe du parti.