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La Bataille continue - Le Blog-note InFOrmatif - Un blog d'actualités sociales, juridiques et syndicales pour communiquer, faire connaître et partager nos expériences au service des salariés de la grande distribution et du commerce. En général faire valoir les positions syndicales de FO sur l'actualité sociale, tant Française qu'Internationale.

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Il y a cent ans ......naissait A Camus

l y a cent ans

LA NAISSANCE D'ALBERT CAMUS

L'oeuvre de Camus sous toutes ses formes -romans, théâtre, essai, journalisme- est marquée par le refus de tout dogmatisme, de tout système qui emprisonne l'être humain, mais aussi par l'exigence morale.

Albert Camus est né le 7 novembre 1913 à Mondovi, unpetit village du Constantinois. Il grandit dans le quartier populaire de Belcourt à Alger. Il n’a pas connu son père, mort au début de la Première Guerre mondiale. Sa mère était analphabète et sa jeunesse est marquée par la pauvreté sous le soleil d’Alger. Il l’a décrite: «La misère m’empêcha de croire que tout est bien sous le soleil et dans l’Histoire. Le soleil m’apprit que l’Histoire n’est pas tout.» 

Dès 17 ans, il est atteint par la tuberculose. C’est à cet âge qu’il découvre la philosophie et que lui vient l’envie d’écrire. En 1935, dans ses Carnets, il proclame sa fidélité au monde des démunis en écrivant tout simplement: «Il me faut témoigner.» C’est ainsi que toute son œuvre se voudra un témoignage sur la condition humaine. En 1937 il publie L’Envers et l’Endroit, consacré aux quartiers pauvres de l’Algérie. Deux ans plus tard sort Noces, où il met en valeur le bonheur d’avoir sous les yeux ces paysages méditerranéens dans une sorte de trilogie reliant le soleil, la mer et la mort. Il milite alors dans les mouvements antifascistes, pour la paix et pour la culture populaire. D’un très bref passage au Parti communiste il gardera une défiance face à l’endoctrinement. 


L’HOMME REVOLTÉ 

De 1938 à 1940, il écrit des articles dans Alger républicain et Soir républicain, l’organe du Front populaire en Algérie. En 1940 il quitte Alger pour la France. Il retournera en Algérie en 1941, puis s’installera quasi définitivement en France. Il écrit alors des pièces de théâtre, comme Caligula en 1941, qui sera jouée en 1945. En 1942 il publie à la NRF Gallimard son chef-d’œuvre, L’Étranger, qui sera traduit en quarante langues. Engagé dans la Résistance il écrit et diffuse Lettres à un ami allemand, où il analyse les raisons morales du combat politique contre le nazisme, en prenant soin de dissocier Allemands et nazis, à une époque où le Parti communiste a comme slogan «À chacun son boche». Fin 1944, il écrit une tribune dans Résistance Ouvrière, l’ancêtre de FO Hebdo. De 1944 à 1947 il est rédacteur en chef du quotidien Combat, né de la Résistance. Ses éditoriaux mettent toujours en avant le désir de liberté et de justice. En 1947 il publie La Peste, qui lui vaut, à tort ou à raison, le surnom de «saint laïque» ou «d’historien des cœurs déchirés». En 1951 sort L’Homme révolté. En 1956 il lance à Alger un «appel à la trêve civile». En 1957 il obtient le prix Nobel de littérature. Il déclare alors dans Les Discours de Suède: «Mon œuvre est devant moi.» Mais trois ans plus tard, le 4 janvier 1960, il trouvera la mort dans un accident de voiture. 

Tous ses écrits sont marqués par sa richesse morale, intellectuelle et esthétique. 

 

 
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