La Bataille continue - Le Blog-note InFOrmatif - Un blog d'actualités sociales, juridiques et syndicales pour communiquer, faire connaître et partager nos expériences au service des salariés de la grande distribution et du commerce. En général faire valoir les positions syndicales de FO sur l'actualité sociale, tant Française qu'Internationale.
Les quatre salariées de l’ex-Dia n’ont plus ni travail ni salaire depuis deux mois. Leur situation devient critique.
Les quatre salariées de l’ex-Dia n’ont plus ni travail ni salaire depuis deux mois. Leur situation devient critique.
Des rumeurs circulaient depuis quelque temps au sujet du devenir de l’ex-Dia. Il ne deviendra finalement pas un magasin Okey comme prévu et les salaires ne sont plus versés.
Ce dossier épineux, porté par le syndicat FO, est en passe d’être jugé.
Le magasin Dia d’Avesnes a fermé fin mai. Depuis, les rumeurs allaient bon train sur son devenir. Il faut remonter un peu dans le temps pour comprendre la situation actuelle.
En 2014, le groupe Carrefour rachetait les 812 magasins Dia. La Haute Autorité de la Concurrence lui imposait alors la cession de 50 magasins à d’autres enseignes. Huit ont été cédés au groupe polonais Gastt, qui souhaitait développer l’enseigne Okey, une chaîne de magasins de proximité spécialisés dans la vente de produits frais traditionnels. Celui d’Avesnes, racheté fin mai, faisait partie du lot. Mais trois mois plus tard, les portes de l’ancien Dia sont toujours closes.
Nathalie Lerouge, ancienne salariée Dia, représente l’Union départementale Force Ouvrière (FO) du Pas-de-Calais, en relation avec la Fédération générale des travailleurs de l’alimentation (FGTA).
Elle suit de près le dossier car « il lui tient à cœur. Ça aurait pu être moi à la place de ces employés ». Elle évoque la détresse des quatre salariées de l’ex-Dia d’Avesnes, qui n’ont pas été payés depuis deux mois par leur nouvel employeur, M. Kuzmicz, le patron de Gastt.
« Sans travail ni salaire »
Au départ, les quatre salariées d’Avesnes ont eu l’impression de bien s’en sortir. Elles devaient être reprises par la nouvelle enseigne, Okey.
«On leur a fait miroiter que ça allait être super, on a pris leurs mensurations pour créer leurs nouveaux uniformes, etc. Finalement, ça fait deux mois que ces quatre dames sont chez elles, sans travail et sans salaire. Il s’avère que le patron n’a pas les fonds nécessaires pour s’acquitter de ses devoirs envers les employés.»
FO vient de récupérer les dossiers de tous les ex-salariés Dia. Le syndicat a réclamé, ce jeudi 25, lors d’une réunion à laquelle assistaient les salariés concernés et la direction de Carrefour, la réintégration des anciens salariés Dia au sein du groupe Carrefour, ainsi que la restitution des sommes dues, autrement dit les salaires non versés et les frais supplémentaires occasionnés.
Un dossier a été déposé au tribunal de commerce de Paris. Une procédure judiciaire est actuellement mise en place pour obtenir les salaires. En attendant que l’affaire soit jugée, la FGTA FO va débloquer une aide pour tous ces salariés « oubliés », sous forme de bons d’achat.
Plus de Gastt à Avesnes
Concernant la réintégration du personnel dans le giron Carrefour, FO vient d’envoyer des courriers au Ministère ainsi qu’à l’Inspection du travail.
La balle est dans le camp de Carrefour qui «aurait dû s’assurer de la solidité financière de Gastt avant toute cession».
Quant aux locaux, leur avenir est plus qu’incertain. «Il n’y a pas d’argent donc je doute que l’enseigne Okey ouvre un jour à Avesnes ! »
Sourcing: LVDN/ PAR FANNY BRICOUT
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Dia, c'est fini, et bine fini, sur une note fort peu glorieuse de salariés poussés dans la tourmente