Il faut, dit Léon Jouhaux, que nous agissions pour que s’organise la paix dans l’égalité des peuples.
14 novembre 1938
Congrès de la CGT à Nantes
14-17 novembre 1938. Congrès de la CGT à Nantes, au cours duquel la résolution contre la guerre fut adoptée par 16.784 voix et celle sur l’indépendance syndicale par 16.582 voix.
Ce congrès se tient après une réunification intervenue en 1936, qui devait se révéler une rénunification « de façade », puisqu’une rupture intervint en 1939, lorsque les membres du Parti Communiste exerçant des responsabilités dans la CGT refusèrent de condamner le pacte Hitler-Staline.
Toujours est-il que, dans ce congrès de 1938, un an avant le deuxième conflit mondial, la Confédération Générale du Travail affirma que la guerre ne peut résoudre aucun différend international et manifesta sa volonté profonde et consciente de paix entre les peuples et son opposition à la guerre.
Elle préconisa une réunion commune en vue d’une action concertée de toutes les organisation syndicales du monde pour empêcher une nouvelle conflagration.
Il faut, dit Léon Jouhaux, que nous agissions pour que s’organise la paix dans l’égalité des peuples.
D’autre part, le Congrès s’éleva contre toute intention d’assujettir la CGT à un parti politique quel qu’il soit et maintint son attachement à l’indépendance syndicale. Enfin le Congrès proclama la solidarité du mouvement ouvrier français en faveur de l’Espagne républicaine.