La Bataille continue - Le Blog-note InFOrmatif - Un blog d'actualités sociales, juridiques et syndicales pour communiquer, faire connaître et partager nos expériences au service des salariés de la grande distribution et du commerce. En général faire valoir les positions syndicales de FO sur l'actualité sociale, tant Française qu'Internationale.
Par @ FO RD system publication
SOCIETE / ECONOMIE / Inégalités sociales
Le surpoids des inégalités chez les ados

Selon une récente étude de la Drees.
Obésité et surpoids impactent surtout les enfants des foyers modestes,
La prise de poids pendant l’adolescence ne présente rien de pathologique mais il semblerait que pour certains elle apparaisse de manière excessive et inégale.
En classe de troisième, par exemple, la proportion d’obèses chez les enfants de cadres est de 2,7 % contre 7,5% chez ceux des ouvriers, soit presque trois fois plus, selon une enquête de santé concernant l’année scolaire 2016-2017 et publiée le 28 août 2019.
Pourtant, d’après cette même étude menée par la Drees (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques), ceux issus des milieux modestes ne mangent pas plus. Ils prennent moins de petit-déjeuner (59% contre 70% chez les enfants de cadres) et vont moins à la cantine, 29% y allant rarement ou même jamais contre 16%.
Elle ne fait que confirmer des études précédentes. Une enquête de la Drees réalisée en 2012-2013 pour le ministère de la Santé et parue en 2013, avait révélé qu’en grande section de maternelle, les enfants de cadres étaient seulement 7 % à se trouver en surcharge pondérale et 1 % à souffrir d’obésité contre respectivement 16% et 6 % chez les ouvriers.
Elle avait également souligné que seuls 8% des enfants de cadre ont une dent cariée contre 30 % chez les ouvriers. En 2015, une autre étude ciblant cette fois-ci les CM2, avait indiqué que chez les ouvriers un enfant sur cinq avait des dents cariées non soignées, contre moins de un sur dix chez les cadres.

Sourcing: MICHEL POURCELOT, in fo.fr
Retrouver le texte complet en version pdf de l'étude de la DREES citée dans l'article

Non ce ne sont pas les habitudes de vie des enfants des milieux favorisés qui sont plus propices à la préservation de leur santé, c'est justement le fait que les parents de ces enfants ont accès aux études, aux soins, à la connaissance, et peuvent acheter des produits de bien meilleurs qualités, qui créent dés le plus jeune âge les conditions d'une meilleure habitude alimentaire, et donc d'une meilleure santé.
A contrario, ce ne sont pas les habitudes de vie des enfants les moins défavorisés qui sont plus propices, non seulement à l'obésité, mais aux difficultés d'accès aux soins, aux carences en vitamines et produits frais, sains et naturels, plus chers à acquérir, notamment pour de petits budgets sous le joug des dépenses contraintes (logement, transport....) qui conduit à la (sur)-consommation de produits toxiques pour la santé, (soda, produits gavés à l'huile de palme, au sucre en grosse quantité, la gamme habituelle de la malbouffe, entre autres...) donc d'une espérance de vivre en bonne santé bien moindre. On retrouve ce même constat sur l'âge de l'espérance de vie, moindre dans les catégories ouvriers par rapport aux dirigeants et cadres.
L'habitude de vie n'est en rien un choix de vie, mais répond à des critères, définis par les moyens dont on dispose. L'équation, salaire insuffisant, précarité, pauvreté, chomage est créatrice de ces difficultés générant les inégalités constatées dans la société. Lesquelles inégalités tendent à se creuser de plus en plus, suivant ainsi la courbe de la paupérisation de la société, qui s'accroît d'années en années.
Du début de la vie dés la sortie de la maternité et l'entrée dans l'âge scolaire jusqu'à la retraite et la fin de vie, ce sont bien ces critères qui déterminent nos habitudes de vie, qui sont pour la plupart non choisies, mais contraintes et imposées par les situations sociales des uns et des autres.
(BM)
Blog publication, 18 septembre 2019, 16H08


Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog




