La Bataille continue - Le Blog-note InFOrmatif - Un blog d'actualités sociales, juridiques et syndicales pour communiquer, faire connaître et partager nos expériences au service des salariés de la grande distribution et du commerce. En général faire valoir les positions syndicales de FO sur l'actualité sociale, tant Française qu'Internationale.
Le 18 mars, le peuple de Paris prend possession de sa ville, organise l’élection d’une Assemblée communale le 26 mars, et proclame la « Commune de Paris » le 28 mars 1871 sur la place de l’hôtel de Ville.
Nous sommes le 18 mars 2016, Il y a 145 ans, le peuple de Paris en s’emparant des canons de la
butte Montmartre déclenchait, selon la formule de Karl Marx, la première révolution prolétarienne
de l’histoire.
Le 26 mars 1871, la commune est instaurée à Paris avec l’élection par arrondissement de
délégués élus et révocables.
Du 18 mars au 27 mai 1871, date des derniers combat de la semaine dite sanglante qui fit près 40
000 morts...
La Commune de Paris a accompli une œuvre considérable.
C'est dans le domaine du travail que la Commune manifeste sa volonté de donner un caractère
social à son entreprise et fait œuvre de précurseur.
Pour défendre les intérêts de la petite bourgeoisie et de la classe ouvrière, un certain nombre de
mesures à caractère social sont prises : moratoire des effets de commerce et des loyers, abolition
du travail de nuit des ouvriers boulangers, abolition des amendes et des retenues sur les salaires,
suppression des bureaux de placement, enfin adoption de la journée de 10 heures.
Il s'agit d'organiser le travail et d'en donner à ceux qui n'en ont pas.
Dans le domaine de l'enseignement, la Commune agit avec vigueur.
La commission de
l'Enseignement met en place une œuvre essentiellement laïque, obligatoire et gratuite, liée à
l'attitude anticléricale de la Commune (suppression du budget des cultes et séparation des Églises
et de l'État, transformation en propriété nationale des biens de mainmorte appartenant aux
congrégations).
Les municipalités sont invitées à créer des écoles professionnelles pour des jeunes filles, amorçant une réforme de l'enseignement primaire et professionnel