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La Bataille continue - Le Blog-note InFOrmatif - Un blog d'actualités sociales, juridiques et syndicales pour communiquer, faire connaître et partager nos expériences au service des salariés de la grande distribution et du commerce. En général faire valoir les positions syndicales de FO sur l'actualité sociale, tant Française qu'Internationale.

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Ed, trop cheap et pas assez discount



Ed, trop cheap et pas assez discount


Pionnière des prix cassés, la filiale de Carrefour aurait dû gagner des parts de marché avec la crise. Raté
: elle en perd.

 

 

Le maire d’Ostricourt, dans le Nord, a tout essayé. Il y a quelques mois, Robert Anselin a lancé une pétition pour conserver le magasin Ed situé en face de son hôtel de ville. En vain : le dernier commerce alimentaire du bourg a baissé le rideau, sur ordre de sa maison mère, Carrefour. L’enseigne discount n’a pas résisté à la concurrence des grandes surfaces installées en périphérie. Maigre consolation pour l’édile : Ed a aussi plié boutique à Béthune, Marseille et Meaux. Pour l’instant…
A l’heure où les consommateurs traquent les petits prix, on pourrait croire qu’ils affluent chez Ed. C’est tout le contraire : alors que ses rivaux ont vu leur chiffre d’affaires fortement progresser en 2008 (+ 13% chez Aldi et Lidl et + 9% pour Franprix-Leader Price), la filiale de Carrefour n’a enregistré qu’une hausse symbolique de 1,8%. En un an, ses profits ont fondu presque de moitié, à 34 millions d’euros. L’année 2009 s’annonce encore plus sombre, avec un premier trimestre en recul de 8% à période comparable.

Le problème ? Trop chère par rapport aux autres hard discounters, mais pas assez bien fournie pour rivaliser avec les supermarchés classiques, la chaîne, qui compte 920 magasins en France, a fini par dérouter les consommateurs. D’ailleurs, ils ne savent même pas comment l’appeler. Certains disent bien «E.D.» (en deux syllabes), la prononciation officielle adoptée dans la maison il y a neuf ans, mais beaucoup d’autres en sont restés au ­sympathique «Ed l’épicier», son petit nom d’avant. Oubliant la langue de bois qui caractérise d’ordinaire les patrons du CAC, Lars Olofsson, le nouveau directeur général de Carrefour, l’a admis lui-même fin juin ­devant les analystes : «Ed, ça ne marche pas.»

 
Source Lavoixdunord.fr

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