A l'aune de notre actualité, peut être serait-il judicieux, et pertinent, de (re) lire le Discours de la servitude volontaire de La Boétie.
Les quelques lignes ci dessous nous y invitent et nous y engagent;
Citation : « Soyez résolus de ne servir plus et vous voilà libres. »
Présentation de l'auteur, Étienne de La Boétie
Étienne de La Boétie
Écrivain
Étienne de La Boétie est un écrivain humaniste et un poète français, né le 1ᵉʳ novembre 1530 à Sarlat et mort le 18 août 1563 à Germignan, dans la commune du Taillan-Médoc, près de Bordeaux.
Date et lieu de naissance : 1 novembre 1530, Sarlat-la-Canéda
Date et lieu de décès : 18 août 1563, Bordeaux
Enseignement : Université d'Orléans
Citation : « Soyez résolus de ne servir plus et vous voilà libres. »
Principaux intérêts : philosophie, politique
Ces lignes, écritent par un jeune homme de 16/17 ans datent de 1574. Elles résonnent à nos oreilles comme d'une brûlante actualité
Citation
(... / ...)
Le résultat est que le peuple s’asservit, se soumet, est aveugle à la liberté qui lui échappe, alors même qu’il s’agirait de s’entendre collectivement pour refuser cette obéissance aveugle à des ordres injustes.
Même les animaux domestiques (chevaux, éléphants) n’obéissent qu’après avoir dû renoncer à leur liberté par la contrainte. Le problème vient de ce que les êtres humains ont perdu le sens de leur liberté, s’étant accoutumés à vivre au sein de la servitude, sans se rendre compte que le despotisme n’est jamais bien loin.
La Boétie, Discours de la servitude volontaire - (extrait)
« Je voudrais seulement comprendre comment il se peut que tant d’hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de nations supportent quelquefois un tyran seul qui n’a de puissance que celle qu’ils lui donnent... », se demandait déjà en 1576, Étienne de La Boétie.
Loin de la folie des dictateurs, la question du consentement au meurtre par les foules est plus dérangeante.
Qu’un dictateur fasse passer sa survie avant celle de son peuple, tue, massacre, s’en lave les mains, accuse « l’ennemi », les « agents de l’étranger » et les « terroristes », soit.
Mais pourquoi le peuple lui accorde-t-il ce « pouvoir de leur nuire qu’autant qu’il veuille bien l’endurer... » ?
Peut-être parce que le pouvoir n’est jamais absolu et que la notion de domination s’éclipse derrière celle de la complicité.
Certains préfèrent un « système établi » à un « système nouveau », écrit Béatrice Hibou (« Anatomie de la Domination »).
L’ordre, la soumission, la corruption, le clientélisme, favorisent des « constellations d’intérêts » qui trouvent dans la domination du dictateur une « douceur insidieuse ». « Pourquoi supportent-ils ? », demandait La Boétie.
Peut-être « parce que cela les arrange » répond l’analyste.
En attendant le jour inéluctable où le désir de liberté donnera aux uns la force de se révolter, les autres consentent, en silence. Les dictateurs sont possibles parce que nous avons tous en nous cette capacité à devenir les oppresseurs de nous-mêmes.
Il suffit d’une crise économique grave, du chômage et de la misère grandissante, de la faillite des marchés, de la défiance envers le pouvoir légitime, de la peur de l’étranger et des forces invisibles et surtout du désordre... ah ! Le désordre.
Alors apparaît le dictateur, « Celui qui parle fort ».
Ça fait peur, non ?
Le Discours de la servitude volontaire ou le Contr'un est un ouvrage rédigé par Étienne de La Boétie.
Le Discours de la servitude volontaire ou le Contr'un est un ouvrage rédigé par Étienne de La Boétie.
Publié en latin, par fragments en 1574, puis intégralement en français en 1576, il a été écrit par La Boétie probablement à l'âge de 16 ou 18 ans.
Citation
(... / ...)
Et pourtant ce tyran, seul, il n'est pas besoin de le combattre, ni même de s'en défendre il est défait de lui-même, pourvu que le pays ne consente point à la servitude. Il ne s'agit pas de lui rien arracher, mais seulement de ne lui rien donner.
Discours de la servitude volontaire (1576) de Étienne de La Boétie - (extrait)
Publié en latin, par fragments en 1574, puis intégralement en français en 1576, il a été écrit par La Boétie probablement à l'âge de 16 ou 18 ans.
Billet d'humeur
L'exploitation sans entrave est En Marche !
Soyons bien certains que la violence sociale qui va s'exercer durant les cinq prochaines années de la part du gouvernement à l'encontre des salariés, sera comme un bulldozer lancé sans le frein d'aucun contre-pouvoir parlementaire, va devoir rencontrer la résistance que seuls nous saurons lui opposer.
Camarades, resserrons les rangs derrière nos organisations syndicales indépendantes, pour faire échec à tous ceux qui veulent détruire tous les droits démocratiques et sociaux conquis en 1789, 1936, 1945, afin de nous exploiter sans entraves.
N'oublions pas que parallèlement aux conquêtes démocratiques de droits sociaux ou ceux conquis de haute lutte, qu'il y eut des périodes sanglantes de Notre Histoire où les espoirs d'un peuple furent anéantis dans un bain de sang, assassinant les germes émancipatoires de la classe ouvrière.
La Bataille continue !
Groupons nous et demain...
BM
Juin, le Temps des cerises
Juin, le Temps des cerises
Le moment est venu de se rappeler que le mois de juin est le Temps des cerises.
Le Temps des cerises est une chanson dont les paroles furent écrites en 1866 par Jean Baptiste Clément et la musique composée par Antoine Renard en 1881.
Bien que n'ayant jamais été chantée à l'époque, cette chanson est fortement associée à la Commune de Paris de 1871, l'auteur étant lui-même un communard ayant combattu pendant la Semaine sanglante.
Cette chanson fut dédiée à une militante de la Commune.
Le Temps des cerises fut dédiée par l'auteur à une infirmière morte lors de la Semaine sanglante, longtemps après la rédaction de la chanson.
Cerisier en fleurs, promesse d'une récolte future abondante ?