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La Bataille continue - Le Blog-note InFOrmatif - Un blog d'actualités sociales, juridiques et syndicales pour communiquer, faire connaître et partager nos expériences au service des salariés de la grande distribution et du commerce. En général faire valoir les positions syndicales de FO sur l'actualité sociale, tant Française qu'Internationale.

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Leclerc, licenciée après le “ vol ” de deux baguettines invendues

La salariée est partie à la fermeture du magasin en emportant deux baguettines invendues qui allaient être données à une association humanitaire. 

La salariée est partie à la fermeture du magasin en emportant deux baguettines invendues qui allaient être données à une association humanitaire. 

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Grde Distri / Procédure disciplinaire / Leclerc

 

Licenciée après le “ vol ” de deux baguettines invendues

 La salariée est partie à la fermeture du magasin en emportant deux baguettines invendues d'une valeur de 3,9O Euro, qui allaient être données à une association humanitaire.

 
Un salarié peut-il être reconnu coupable de « vol » et licencié dès lors qu’il s’empare d’un produit retiré de la vente et destiné à être donné à une association humanitaire ?
C’est la question qui se pose après l’histoire vécue le mois dernier par Elodie, une salariée de l’hypermarché Leclerc Mendès-France à Niort.
Une salariée modèle d’un avis unanime, y compris de son employeur, dont la vie a basculé pour deux baguettines.
Valeur des deux produits : 3,90 € le jour même, 0 € le soir à la fermeture du magasin lorsqu’elle les prend.

 

“ Dans mon esprit, ce n’était pas du vol, c’était de la marchandise perdue ”


« C’était une très très bonne salariée, tout se passait très bien », assure le directeur de l’hypermarché, Dimitri Fageon, qui a bien voulu expliquer la situation.

En CDI depuis 2009, Elodie avait multiplié les remplacements dans différents rayons. « Je m’étais défoncé pour lui trouver une place fixe, au rayon boulangerie, comme elle le souhaitait. Cela faisait quinze jours qu’elle y était », explique son employeur.
Le 10 octobre, comme chaque soir à la fermeture du magasin, « nous vidons les rayons et nous mettons tous les invendus dans une cagette », explique la salariée. Tous les produits du rayon boulangerie traditionnelle faits « maison » qui n’ont pas été vendus le jour-même sont en effet retirés de la vente le soir.
La salariée croit savoir qu’après la cagette, les produits partent à la poubelle. « Non, ils ne sont pas jetés à la poubelle, assure le directeur. Nous les donnons à quatre associations humanitaires qui passent à tour de rôle chaque jour récupérer les produits frais que nous retirons ».
Quel que soit leur devenir, salariée et employeur sont d’accord sur un point : les deux baguettines n’ont plus aucune valeur pour le magasin à sa fermeture.

En partant donc, ce 10 octobre, Elodie prend deux baguettines, des demi-baguettes garnies invendues. L’agent de sécurité la voit faire et prévient la direction.
« J’ai reconnu les faits. Dans mon esprit, ce n’était pas du vol, c’était de la marchandise perdue pour le magasin. »
Le lendemain, elle vient plus tôt : « Je voulais m’excuser mais on m’a dit que les deux responsables du magasin n’étaient pas là », raconte Elodie. Elle sera convoquée dans la matinée.

 

Mise à pied immédiate.
« On m’a dit que je pouvais me changer et partir tout de suite. » Une semaine après, la salariée est reçue par son employeur. Puis le 25 octobre arrive le courrier tant redouté : une lettre de licenciement pour « faute grave ».

 

A 30 ans, la jeune femme, mère de deux enfants, salariée exemplaire, perd son travail pour deux sandwichs qui ne valaient plus rien. Avec un fort sentiment d’injustice après s’être toujours investie sans compter dans son travail, ce que confirment ses supérieurs.

 

L’employeur, lui, ne juge pas la sanction disproportionnée et s’en explique (lire par ailleurs) :

 

« La sanction, elle la connaissait. Nous sommes obligés d’avoir une règle. Elle est la même pour tous. C’est vraiment dommage d’en arriver là. J’en suis le premier peiné. C’était une salariée que nous apprécions vraiment bien. »

 

NDR.

Stupeur et désarroi. Baguettines au goût amer de chômage!

Huit ans d'ancienneté.  Avec la barémisation, c'est un licenciement low cost pour l'entreprise, et une galère qui commence pour cette mère de famille de deux enfants.

BM

Leclerc,  licenciée après le “ vol ” de deux baguettines invendues

Leclerc communique

“ C’est le geste qui est sanctionné ”

Le directeur de l’hypermarché Leclerc Mendès-France estime que « nous n’avons fait qu’appliquer le règlement intérieur et ce qui est marqué dans le contrat du salarié ».
Il explique qu’«il est clairement stipulé qu’aucun prélèvement de marchandises n’est autorisé y compris celles périmées ou les retours, comme précisé dans le contrat ».

A l’écouter, « c’est le geste qui est sanctionné, plus que la somme ». Il met en avant une « confiance trahie » car « les produits ont été dissimulés sous un tablier. Il y a une volonté de masquer ».
Un problème « éthique et moral » à ses yeux. D’autant, assure-t-il, que « si elle avait demandé l’autorisation d’emmener un produit pour le goûter, comme elle est nouvelle à ce rayon, son chef l’aurait autorisée, pour mieux connaître ce qu’elle vend ».

Même si les produits n’avaient plus de valeur financière pour l’entreprise, le directeur y voit un vol. Et « un vol, c’est un licenciement.

 

Nous sommes obligés d’avoir une règle, elle est la même pour tous, par souci d’équité envers nos 450 salariés, quel que soit le montant. Et puis on dit que qui vole un œuf, vole un bœuf… ».

Enfin, le directeur affirme que « nos salariés sont très bien payés, sur 16/17 mois, elle avait les moyens d’acheter ces produits, moins dans le besoin que le public aidé par les associations humanitaires ».

 

 

NDR

Ce pôvre il regrette de devoir licencier sa salariée..........pour l'exemple, et par souci d'équité. 

Disproportion entre le grief et la sanction, certainement, mais ce la ne change rien à la situation de cette dame qui se retrouve au chômage.

BM

 

 

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