La vérité, tout comme le diable se cache dans les détails, et ajouterai-je dans le non dit
Dans cette affaire qui agite tous les parleurs, beaux ou pas, il s'agit de la remise en cause de la hiérarchie des normes, en renvoyant la négociation au niveau des branches, voir des entreprises.
On voit mal en quoi le droit social se trouverait simplifié par une usine à gaz de normes établies en fonction des branches professionnelles ou des entreprises.
Le gouvernement a déjà lancé le ballon d’essai en renvoyant la négociation des contreparties du pacte de responsabilité aux branches.
Qu’y ont gagné les salariés ? Rien.
Même l’emploi, ce million d’embauches pourtant promis par le Medef, n’est pas au rendez-vous.
Badinter et Lyon-Caen tombent pourtant dans la facilité qui consiste à faire du Code du travail un obstacle à l’embauche.
Ce qui tarit la source de l’emploi est ailleurs, dans les carnets de commandes des entreprises asséchés par des années de crise et d’austérité, dans les banques qui préfèrent la spéculation à l’économie réelle, dans les politiques de régression sociale qui freinent la consommation, dans les profits qui remplissent les poches des actionnaires au lieu de favoriser les investissements, dans l'évaporation des capitaux vers des contrées moins regardantes en terme de déclaration fiscale.
Le Code du travail, lui, assume encore son rôle de protection du salarié dans le lien de subordination qui le lie à l’employeur.
Malgré le nombre de pages qui le font grossir, bine souvent sous la pression des employeurs dans le but d'édulcorer un texte afin de le rendre mieux disant pour leur paroisse, cette fonction a subi de multiples cures d’amaigrissement.
Qu’attend-on pour le réécrire en octroyant de nouveaux droits au monde du travail.
Sourcing: Texte librement adapté selon article même sujet, Humanité.fr