La Bataille continue - Le Blog-note InFOrmatif - Un blog d'actualités sociales, juridiques et syndicales pour communiquer, faire connaître et partager nos expériences au service des salariés de la grande distribution et du commerce. En général faire valoir les positions syndicales de FO sur l'actualité sociale, tant Française qu'Internationale.
e code-barres s’est peu à peu imposé sur tous les produits
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Les jours des codes-barres sont comptés
Les jours des codes-barres sont comptés
Les codes-barres, qui figurent sur la plupart des objets en vente et sont scannés 5 milliards de fois par jour, sont menacés. Ils ne répondent plus aux attentes des consommateurs, qui veulent en savoir davantage sur ce qu’ils achètent.
Les industriels cherchent leur successeur.
D’abord utilisé sur un paquet de chewing-gum Wrigleys en 1974, dans un magasin de l’Ohio, le code-barres s’est peu à peu imposé sur tous les produits. Ce petit bloc de rayures noires et blanches a révolutionné la distribution : plus besoin de saisir les prix en caisse. C’est plus rapide et plus précis. Le commerçant, lui, peut connaître en temps réel l’état de son stock.
Oui mais voilà, ce système, imaginé aux États-Unis dès les années 1950, a pris un sérieux coup de vieux. « Il a fait un excellent travail, mais il est maintenant temps de lui trouver un successeur », estime Kees Jacobs, consultant chez Capgemini, qui travaille avec les industriels et les distributeurs.
Quel remplaçant ?
Le code-barres peut transcrire un numéro allant de huit à quatorze chiffres. Par exemple, le 4-003994-111000 permet de savoir qu’on se trouve face à un paquet de 375 grammes de corn-flakes de Kellogg’s.
Aucune information en revanche sur les ingrédients et leur provenance, ni sur les allergènes, les données nutritionnelles, la date de péremption… Ces données sont généralement imprimées sur les emballages, mais les consommateurs, observent les industriels, veulent un système plus simple permettant de tout lire avec un smartphone, ou en ligne.
Les distributeurs sont pour leur part demandeurs d’informations sur les numéros de lot, permettant de trouver plus rapidement les produits défectueux lors d’un rappel, ou ceux arrivant à expiration pour les vendre en promotion.
Le code-barres a révolutionné la distribution et la logistique.
Mais par quoi remplacer le code-barres, très économique ?
Les industriels cherchent. GS1, l’organisation à but non lucratif qui attribue les numéros uniques des codes-barres, a développé un code « double couche » qui permet de chiffrer un peu plus d’informations.
Le distributeur allemand Metro a mis au point sa propre application pour smartphone, Pro Trace, qui montre, par exemple, qu’un filet de saumon en vente dans un magasin à Berlin le 25 août a été pêché à la ferme aquacole Bremnes Seashore, en Norvège, le 17 août, puis transformé en Allemagne le 21 août.
L’application affiche également une carte indiquant la zone de pêche des captures et une description détaillée du saumon atlantique.
« Nous sommes les seuls en Allemagne à pouvoir être aussi précis pour le poisson frais. C’est une question de confiance. Nos clients réclament des produits durables et sûrs », explique Lena vom Stein, une des responsables du projet chez Metro. Lancé pour le poisson en 2012, ce système de suivi a été étendu à la viande. Les fruits et légumes suivront.
Un accord d’ici un an
Autre piste, la plus probable : les QR codes, des carrés de pixels. Ils peuvent être lus par un appareil photo de smartphone pour conduire à une page web, mais pas, en général, par les scanners de magasins. Certains distributeurs, comme le néerlandais Albert Heijn, les ajoutent désormais sur certains emballages, comme les radis. En passant dessus son téléphone mobile, on accède à une vidéo qui montre tout leur parcours, du champ au magasin.
Où vous conduira ce QR code ?
À plus long terme, les étiquettes RFID pourraient aussi se généraliser. Déjà largement utilisées dans le secteur de la mode, ces minuscules balises transmettent à distance des informations. Contrairement aux codes-barres et aux QR codes, elles n’ont pas besoin d’être placées devant un lecteur pour être lues et peuvent donc être insérées dans l’objet. Pour le moment, elles sont trop chères pour les produits courant. Mais leur prix baisse rapidement.
Les choses vont sans doute bouger assez rapidement. GS1 détient déjà des données provenant de 30 000 entreprises sur 18 millions de produits, comme les allergènes ou le nombre de calories. Le groupement tente de convaincre ses membres de les partager avec les consommateurs. Il en est tout proche. « La volonté est là », se réjouit Malcolm Bowden, président des solutions mondiales à GS1. Il prédit un accord d’ici un an.
Cela sonnera alors la fin du bon vieux code-barres. Il ne disparaîtra pas tout de suites des emballages. Les deux systèmes devraient cohabiter une dizaine d’années, le temps que les scanners soient mis à niveau.