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La Bataille continue - Le Blog-note InFOrmatif - Un blog d'actualités sociales, juridiques et syndicales pour communiquer, faire connaître et partager nos expériences au service des salariés de la grande distribution et du commerce. En général faire valoir les positions syndicales de FO sur l'actualité sociale, tant Française qu'Internationale.

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Chez Hertz, il faut payer pour travailler!

L'actualité économique et sociale

Automobile

 



HERTZ FRANCHIT LA LIGNE JAUNE

Le loueur de voitures a demandé à chacun de ses cadres de baisser de 5 à 7,5% leur salaire brut pour «préserver au maximum les emplois» pour un «effort de solidarité» sur lequel les syndicats n'ont pas été consultés.


Chez Hertz, il faut payer pour travailler!

«Sachant que le comité central d’entreprise (CCE) a été mis devant le fait accompli, on ne sait pas combien de salariés ont consenti une telle baisse de salaire. Une chose est sûre, ceux qui l’ont acceptée ne l’ont fait que par peur de sanctions, comme le blocage d’une éventuelle promotion ou d’être poussés à l’avenir vers la sortie à l’occasion du prochain plan social», rapporte Mohamed Amar, DELEGUE SYNDICAL CENTRAL FO, avant d’expliquer que cette initiative de l’entreprise est limite sur le plan juridique.

Le salaire étant un «élément essentiel du contrat de travail», la loi française autorise un employeur à baisser les salaires  avec le consentement de ses employés en respectant un certain nombre de conditions, comme l’information et la consultation des syndicats via les instances représentatives, ou quant à la manière dont le consentement des salariés a été obtenu.

Dans le cas d’Hertz, c’est par un courrier non recommandé que la proposition a été formulée aux cadres de l’entreprise. Ceux-ci devaient le renvoyer avant le 30 mars après avoir simplement précisé leur statut. Et Rien n'était prévu pour s'opposer à la baisse de salaire. Quant à la mention «si pas de réponse de votre part, nous considérons que vous avez accepté» figurant à la fin de la lettre, elle va sans doute l’encontre de l’accord écrit et individuel du salarié exigé par le droit français.

La modification du montant du salaire nécessite, rappelle FO, la signature d’un avenant  au contrat de travail par les deux parties. Enfin, vu le contexte social –  l’annonce par le groupe de 4.000 de suppressions de postes dans le monde, dont un certain nombre non précisé en France – le volontariat invoqué est quelque peu biaisé dans la mesure où l’acceptation de voir son salaire amputé pourrait laisser croire à la possibilité d’échapper au plan social. La direction devrait être interpellée à ce sujet lors d’une réunion du CCE prévue demain.

Quoi qu’il en soit, pour Mohamed Amar, «cette démarche reste on ne peut plus condamnable sur le plan éthique».

Pas pour  le ministre du Travail, Brice Hortefeux. «Si cela peut permettre de préserver l'avenir de l'entreprise, la diminution de salaire, ça ne me choque pas», a-t-il dit hier sur France 5, avant d’ajouter qu'«en période de crise, l'effort doit être partagé».

Une déclaration qui donne tout son sens aux récentes postures de l’exécutif sur la «nécessaire moralisation du  capitalisme».

 

B-M, Source Cgtfo.fr

 

 

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