L’AFPA À LA RECHERCHE D’UNE SECONDE CHANCE
Article paru dans FO Hebdo n°3045
L’Association nationale pour la
formation professionnelle des adultes (AFPA) était au bord de la cessation de paiement au mois de juin. Conçu comme une seconde chance, ce premier organisme de formation, qui a accueilli 160.000
stagiaires en 2011, dont 92.000 demandeurs d’emploi, a perdu 20% de son activité depuis 2009, date de l’ouverture à la concurrence du marché de la formation et de la fin des
subventions.
Le 24 septembre, son président, Yves Barou, a présenté un «plan de refondation» à la presse, expliquant que l’AFPA avait «besoin d’une recapitalisation
avant la fin 2012, de fonds propres pour investir», et qu’elle devait faire «des efforts pour gagner en compétitivité».
AUTOUR DE SES MISSIONS
Lors d’un comité central d’entreprise réuni quelques jours plus tôt, FO rappelait au président les statuts de l’AFPA, dans leur dernière version, celle de
2007, «avant l’ère du plan stratégique».
Y sont définies ses missions:
Animer et développer la formation professionnelle des adultes;
Etudier les problèmes de l’adaptation de l’hom-me à son travail et du travail à l’homme;
Participer à la réalisation d’une politique active de l’emploi.
Ces missions s’appuient sur des «piliers»: l’organisation de formations autour de ses centres de formation; la certification et les formations qualifiantes;
ses services d’orientation.
Tout cela a «été fortement ébranlé», signale FO.
Alors, pour repositionner l’AFPA com-me un acteur essentiel du service public de l’emploi, le syndicat interroge la direction:
«Allez-vous revenir à une organisation basée sur les centres de formation? Allez-vous remettre en place un service d’orientation à l’AFPA et pour
l’AFPA?»
Alors que l’obtention d’un titre ou d’un diplôme reste le principal objectif pour plus de 50% des stagiaires, une dernière question à Yves Barou: «Allez-vous
défendre et développer la politique du titre professionnel?»
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