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LES CONTRADICTIONS DU DISCOURS DE M. SARKOZY
Le leader de FO, Jean-Claude Mailly, a souligné jeudi le décalage récurrent entre les déclarations du Chef de
l’Etat au niveau international et la politique économique et sociale qu’il applique en France.
Le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement des vingt premières économies du monde (G20) réuni jeudi et vendredi
à Pittsburgh (États-Unis) a été une nouvelle fois l’occasion, pour le président français, Nicolas Sarkozy, de se présenter comme le pourfendeur numéro 1 des errements du
capitalisme.
«Nous voulons un capitalisme de la production, de l'investissement, de la
responsabilité et non pas de la spéculation et de la rente. Tant mieux si tel ou tel réussit, gagne de l'argent, bâtit un empire. Mais c'est le produit du travail, de la prise de
risque réfléchie, non pas de la roulette jouée tous les jours avec l'argent des autres et pas avec l'argent de celui qui joue», a-t-il claironné mercredi lors d’un discours devant
la communauté française de New York où il a plaidé pour une «moralisation du capitalisme financier», à travers le plafonnement des bonus des traders et
l’interdiction des paradis fiscaux et des secrets
bancaires.
«Quand on écoute le chef de l'Etat sur les questions (économiques) internationales, on a l'impression qu'il a
commencé la lecture de Marx, mais (..) sur les questions nationales, il en va tout autrement», a fait observer le Secrétaire général de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly, qui
participait jeudi à un meeting réunissant des centaines de militants de l'union départementale FO des Bouches-du-Rhône. Il en veut pour preuve la politique économique et sociale
du gouvernement français avec ses récents projets – «totalement inacceptable» – d’augmentation du forfait hospitalier, d’imposition des indemnités journalières des victimes
d'accident du travail ou des modalités de création de taxe carbone, ce «nouvel impôt indirect qu'on va imposer» aux salariés, et ce «alors que, pendant ce temps-là, d'autres
bénéficient de chèques de millions d'euros au titre du bouclier fiscal». Pour Jean-Claude Mailly, M. Sarkozy au G20, c’est comme lorsqu’il va au siège de l'Organisation
internationale du travail (OIT). «Quand il est à Genève, il défend les conventions de l’OIT, mais FO a dû saisir le Bureau international du travail (BIT) sur la loi du travail
dominical, qui ne respecte pas les dispositions de la convention internationale sur le repos hebdomadaire» a-t-il rappelé.
B-M, commentaires: Nous avons un président à géométrie trés variable dans ses propos, mais trés constant dans ses actions en direction des plus
favorisés
Source : Force-Ouvrière-hebdo
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