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La Bataille continue - Le Blog-note InFOrmatif - Un blog d'actualités sociales, juridiques et syndicales pour communiquer, faire connaître et partager nos expériences au service des salariés de la grande distribution et du commerce. En général faire valoir les positions syndicales de FO sur l'actualité sociale, tant Française qu'Internationale.

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Et aprés.......alors évidemment

Alors évidemment, le travail dominical est encore moins le bienvenu : Donnons déjà du travail à tout le monde à temps plein les lundis, mardis, mercredis, jeudis, vendredis, et même les samedis.

!!! Et après le dimanche, & les jours fériés il ne restera que la nuit, et toute la vie pour mourir, avant de partir en retraite, à 70 ans et plus !!!

Non la précarité ne se partage pas, elle est et se subie !
Bas salaires, temps partiels, amplitudes quasi permanentes,  horaires flexibles, plannings non affichés, ou changeants selon les circonstances, voir les humeurs de la hiérarchie, mutations sauvages, et prêts intempestifs, quasi permanents d’un magasin vers un autre, servant de variable d’ajustement managérial pour pallier aux carences d’effectifs récurrents: les caissières en ont ras-le-bol

«J’ai quitté ma caisse parce que je n’en pouvais plus et pour rien au monde, je ne pourrais y retourner». Ce constat d’une caissière est aujourd’hui partagé par toute une profession en manque de reconnaissance.
 

http://memorix.sdv.fr/0/default/empty.gifOn la connaît tous, on la rencontre régulièrement, on l’observe, on discute parfois avec elle, la caissière. De la pluie, du beau temps. Rarement des conditions de travail de plus en plus pénibles, des bas salaires et du temps partiel subi qu’elle cumule. Sans parler de cette insécurité croissante, ou victime d’un genre nouveau : Frappée, giflée, insultée, pour un prix erroné, ou pour une attente en caisse. On a peine à le croire mais c’est pourtant le calvaire subi comme une humiliation supplémentaire aux traces indélébiles.

 

Salariées les moins bien formées de tout le secteur, soumises à la l’extrême polyvalence, cette poly activité les privant de reclassement lors d’inaptitudes liées à leur fonction, lombalgies et autres TMS, elles formeront le bataillon des premières charrettes avec l’arrivée des nouvelles technologies d’encaissement.

La caissière, nouvelle icône du prolétariat, taillable et corvéable. Elle se serait bien gardée de ce statut mais voilà : lors des dernières élections présidentielles, les politiques, démunis d’un ouvrier désormais devenu une entité évanescente, en ont fait leur faire-valoir de bonne conscience. Et un souffre-douleur.

« Les clients sont de plus en plus stressés et les caissières sont le dernier maillon d’une chaîne. Elles prennent tout, encaissent tout, subissent tout… ». Souvent les larmes coulent, en s’excusant, c’est d’en parler…

Elle est le réceptacle de tous les problèmes du magasin, car elle est souvent la seule à avoir un contact avec la clientèle, et dans tous les cas elle en est le dernier maillon humain.

Qui s’en aperçoit ?

Car au-delà de la pénibilité du travail, c’est le manque de reconnaissance qui blesse :

 « L’indifférence de la hiérarchie fait mal. Ils ne portent pas plainte et n’appellent même pas pour prendre des nouvelles, lorsqu’en arrêt lié à un braquage, ou une agression… », Déplorent-elles, de façon unanime.

Alors évidemment, le travail dominical est encore moins le bienvenu, non rémunéré en plus : « Je serai pour, le jour où tout le monde travaillera le dimanche. Mais surtout, il ne faut pas croire que la direction soit d’accord pour nous payer tous les dimanches à +100%, ou au delà, ça ne serait pas rentable pour eux, ou peut être seulement pendant les fêtes».

Car, seul le chiffre d’affaires compte. Et la caissière n’est qu’un numéro parmi d’autres. Un pion dans l’échiquier de la flexibilité imposée. Dix ans de caisse avec des horaires anarchiques, ça  bousille une vie.

 

Et la pilule du travail dominical, avec en plus les rallongements des horaires de fermeture en soirée n’a rien d’alléchant : … Comment feront les gens avec leurs enfants s’ils doivent payer quelqu’un pour les garder? Comment réintégrer son foyer avec prés de deux heures de trajet quand vous quitter à 21H30 ?

Comment éduquer vos enfants, les surveiller, les soigner, suivre leurs levons et leurs devoirs ? Sept heures de travail, + 03 heures de trajets quotidiens, et 10 minutes de retards sont sanctionnées, avec perte de salaire, mais 10 minutes de plus effectuées avant de partir ne sont pas comptabilisées.

Salaire de misère pour travail usant, souvent dans le froid, debout, toujours plus de productivité. Les articles à passer, à porter d’un tapis à l’autre, carte de crédit, bons de réduction, vérification des cabas, de la monnaie, des cartes d’identité, prélèvements de caisse... pas le temps, le droit d’aller aux toilettes… De quoi devenir dingue. Avec obligation de sourire, SBAM oblige.

A travers le syndicalisme, on peut, on veut se battre pour les petites jeunes. Aujourd’hui, on ne peut plus obtenir quoique ce soit mais on essaie de ne pas perdre ce qu’on a acquis ». Ni ses droits, ni sa fierté.

Le temps partiel

Une caissière sur deux le subit aujourd’hui contre une femme active sur trois en France.

Quelques données en France

Seuil de pauvreté 817 euros par mois
Salaire mensuel brut moyen 1900 euros

  Remerciements caisierenofuture.com

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L
Et oui c'est bien la réalité, bonne pioche, c'est duraille, on dot se serrer les coudes et ne rien lâcher, courage les filles<br /> A bientôt,biz
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