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  • : La Bataille continue - Le Blog-note InFOrmatif - Un blog d'actualités sociales, juridiques et syndicales pour communiquer, faire connaître et partager nos expériences au service des salariés de la grande distribution et du commerce. En général. faire valoir les positions syndicales de FO sur l'actualité sociale, tant Française qu'Internationale.
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Que signifie communiquer ? demanda le petit prince.


"C'est une chose trop oubliée, ça signifie créer des liens, 
répondit le renard."


Le Petit Prince de Antoine de Saint-Exupéry

 

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FO, Libre Independant Déterminé

 


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Un lanceur d'alerte est toute personne, groupe ou institution qui, voyant venir un danger, un risque ou un scandale, adresse un signal d'alarme et, ce faisant, enclenche un processus de régulation, de controverse ou de mobilisation collective

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Dans ce blog nous sommes amenés fréquemment à diffuser des images, des vidéos, des photos, voire des articles de presse, d'insérer des liens vers des documents,   ceci afin d'étoffer et d'éclairer nos posts, en leur donnant plus de contenus, pour une meilleure compréhension.

Nos sources sont toujours citées.

Nous le faisons en respectant le plus possible le droit à l'image et le droit de propriété intellectuel suivant les lois en vigueur.

Néanmoins rien n'empêche les personnes ne désirant pas voir leur image diffusée de nous le signaler lors de la prise de vue.

Sans manifestation de leur part, nous considérerons leur consentement présumé.

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 12:29

Dernière mise à jour, le 15 juin 2017

Hugo Pratt, né le 15 juin 1927 est le père de Corto Maltese

Hugo PRATT est né le 15 juin 1927 (mort en août 1995).

 

Son œuvre la plus connue est Corto Maltese , qui a largement dépassé le champ de la bande dessinée.

 

On le considère comme un des maîtres incontestés de la BD qu’il a contribué largement à élever au rang d’un art.

 

« MAJOR O'SULLIVAN : Vous avez eu de la chance... Vous auriez pu mourir cette nuit... CORTO MALTESE : Impossible... je n'ai pas encore décidé de la date de ma mort. »

 

Corto Maltese, Tome 16 : Concert en O mineur pour harpe et nitroglycérine

Hugo Pratt, né le 15 juin 1927 est le père de Corto Maltese
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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 08:18
De l'actualité du Discours de la servitude volontaire de La Boétie ?

A l'aune de notre actualité, peut être serait-il judicieux, et pertinent, de (re) lire le Discours de la servitude volontaire de La Boétie.

 

Les quelques lignes ci dessous nous y invitent et nous y engagent;

Citation : « Soyez résolus de ne servir plus et vous voilà libres. »
Citation : « Soyez résolus de ne servir plus et vous voilà libres. »

Citation : « Soyez résolus de ne servir plus et vous voilà libres. »

Présentation de  l'auteur, Étienne de La Boétie

 

Étienne de La Boétie
Écrivain


Étienne de La Boétie est un écrivain humaniste et un poète français, né le 1ᵉʳ novembre 1530 à Sarlat et mort le 18 août 1563 à Germignan, dans la commune du Taillan-Médoc, près de Bordeaux. 

 


Date et lieu de naissance : 1 novembre 1530, Sarlat-la-Canéda
Date et lieu de décès : 18 août 1563, Bordeaux


Enseignement : Université d'Orléans

 


Citation : « Soyez résolus de ne servir plus et vous voilà libres. »

 


Principaux intérêts : philosophie, politique

Ces lignes, écritent par un jeune homme de 16/17 ans  datent de 1574. Elles résonnent à nos oreilles comme d'une brûlante actualité

Ces lignes, écritent par un jeune homme de 16/17 ans datent de 1574. Elles résonnent à nos oreilles comme d'une brûlante actualité

Citation

(... / ...)

 

Le résultat est que le peuple s’asservit, se soumet, est aveugle à la liberté qui lui échappe, alors même qu’il s’agirait de s’entendre collectivement pour refuser cette obéissance aveugle à des ordres injustes.

 

Même les animaux domestiques (chevaux, éléphants) n’obéissent qu’après avoir dû renoncer à leur liberté par la contrainte. Le problème vient de ce que les êtres humains ont perdu le sens de leur liberté, s’étant accoutumés à vivre au sein de la servitude, sans se rendre compte que le despotisme n’est jamais bien loin.

 


La Boétie, Discours de la servitude volontaire - (extrait)

De l'actualité du Discours de la servitude volontaire de La Boétie ?

« Je voudrais seulement comprendre comment il se peut que tant d’hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de nations supportent quelquefois un tyran seul qui n’a de puissance que celle qu’ils lui donnent... », se demandait déjà en 1576, Étienne de La Boétie.

 

Loin de la folie des dictateurs, la question du consentement au meurtre par les foules est plus dérangeante.

 

Qu’un dictateur fasse passer sa survie avant celle de son peuple, tue, massacre, s’en lave les mains, accuse « l’ennemi », les « agents de l’étranger » et les « terroristes », soit.

 

Mais pourquoi le peuple lui accorde-t-il ce « pouvoir de leur nuire qu’autant qu’il veuille bien l’endurer... » ?

 


Peut-être parce que le pouvoir n’est jamais absolu et que la notion de domination s’éclipse derrière celle de la complicité.

Certains préfèrent un « système établi » à un « système nouveau », écrit Béatrice Hibou (« Anatomie de la Domination »).

 

L’ordre, la soumission, la corruption, le clientélisme, favorisent des « constellations d’intérêts » qui trouvent dans la domination du dictateur une « douceur insidieuse ». « Pourquoi supportent-ils ? », demandait La Boétie.

 

 

Peut-être « parce que cela les arrange » répond l’analyste.

 


En attendant le jour inéluctable où le désir de liberté donnera aux uns la force de se révolter, les autres consentent, en silence. Les dictateurs sont possibles parce que nous avons tous en nous cette capacité à devenir les oppresseurs de nous-mêmes.

 

Il suffit d’une crise économique grave, du chômage et de la misère grandissante, de la faillite des marchés, de la défiance envers le pouvoir légitime, de la peur de l’étranger et des forces invisibles et surtout du désordre... ah ! Le désordre.

 

Alors apparaît le dictateur, « Celui qui parle fort ».


Ça fait peur, non ?

De l'actualité du Discours de la servitude volontaire de La Boétie ?
Le Discours de la servitude volontaire ou le Contr'un est un ouvrage rédigé par Étienne de La Boétie.

Le Discours de la servitude volontaire ou le Contr'un est un ouvrage rédigé par Étienne de La Boétie.

Le Discours de la servitude volontaire ou le Contr'un est un ouvrage rédigé par Étienne de La Boétie.

 

Publié en latin, par fragments en 1574, puis intégralement en français en 1576, il a été écrit par La Boétie probablement à l'âge de 16 ou 18 ans.

De l'actualité du Discours de la servitude volontaire de La Boétie ?

Citation

 

(... / ...)

 

Et pourtant ce tyran, seul, il n'est pas besoin de le combattre, ni même de s'en défendre il est défait de lui-même, pourvu que le pays ne consente point à la servitude. Il ne s'agit pas de lui rien arracher, mais seulement de ne lui rien donner.

 


Discours de la servitude volontaire (1576) de Étienne de La Boétie - (extrait)

Publié en latin, par fragments en 1574, puis intégralement en français en 1576, il a été écrit par La Boétie probablement à l'âge de 16 ou 18 ans.

Publié en latin, par fragments en 1574, puis intégralement en français en 1576, il a été écrit par La Boétie probablement à l'âge de 16 ou 18 ans.

Billet d'humeur

 

L'exploitation sans entrave est En Marche !

 

Soyons bien certains que la violence sociale qui va s'exercer durant les cinq prochaines années de la part du gouvernement à l'encontre des salariés, sera comme un bulldozer lancé sans le frein d'aucun contre-pouvoir parlementaire, va devoir rencontrer la résistance que seuls nous saurons lui opposer.

 

 

Camarades, resserrons les rangs derrière nos organisations syndicales indépendantes, pour faire échec à tous ceux qui veulent détruire tous les droits démocratiques et sociaux conquis en 1789, 1936, 1945, afin de nous exploiter sans entraves.

 

 

N'oublions pas que parallèlement aux conquêtes démocratiques de droits sociaux ou ceux conquis de haute lutte, qu'il y eut des périodes sanglantes de Notre Histoire où les espoirs d'un peuple furent anéantis dans un bain de sang, assassinant les germes émancipatoires de la classe ouvrière.

 

La Bataille continue !



Groupons nous et demain...

 

 

BM

Juin, le Temps des cerises

Juin, le Temps des cerises

Juin, le Temps des cerises

 

Le moment est venu de se rappeler que le mois de juin est le Temps des cerises. 

 

Le Temps des cerises est une chanson dont les paroles furent écrites en 1866 par Jean Baptiste Clément et la musique composée par Antoine Renard en 1881.

 

Bien que n'ayant jamais été chantée à l'époque, cette chanson est fortement associée à la Commune de Paris de 1871, l'auteur étant lui-même un communard ayant combattu pendant la Semaine sanglante.

 

Cette chanson fut dédiée à une militante de la Commune.

 

Le Temps des cerises fut dédiée par l'auteur à une infirmière morte lors de la Semaine sanglante, longtemps après la rédaction de la chanson.

De l'actualité du Discours de la servitude volontaire de La Boétie ?
Cerisier en fleurs, promesse d'une récolte future abondante ?

Cerisier en fleurs, promesse d'une récolte future abondante ?

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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 23:39
L’histoire folle du vélo

L’histoire folle du vélo

À LIRE 

 


L’histoire folle du vélo

 

 


La petite reine nous fait rêver… mais qui s’intéresse à elle, à part les pratiquants et les plus purs spécialistes ?

 

 

Tom Ambrose leur rend justice dans 50 vélos qui ont marqué l’histoire du cyclisme, ode à la bicyclette qui balaie ses innombrables évolutions technologiques, du quadricycle de Blanchard à la draisienne, des ancêtres du biclou aux vélos électriques ou… en carton d’aujourd’hui.

 

 

En passant, par bien des modèles phares de l’histoire du cyclisme, comme le Bianchi de Fausto Coppi, le Pinarello Dogma 2 de Bradley Wiggins, les nombreux prototypes de la fin du XIXe siècle et du début du XXe, etc.

 

Un livre d’histoire, en fait, richement documenté et illustré, plus attaché au récit qu’à la technique pour ne pas perdre en route les plus novices.

 

 

50 vélos qui ont marqué l’histoire du cyclisme, de Tom Ambrose, éditions de L’Imprévu, 22,95 euros.

 

Sourcing:   FO Hebdo / BAPTISTE BOUTHIER

Juin, le temps des cerises......

Juin, le temps des cerises......

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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 14:16
Quand la coolitude des start-up se transforme en prolétariat nouvelle génération, ou	le fléau totalitaire des start-up
"Chère Mathilde, bienvenue chez The Base ! 

"Chère Mathilde, bienvenue chez The Base ! 

Le jour où Mathilde Ramadier, jeune Française expatriée à Berlin, reçoit dans sa boîte mail le "Welcome Kit" de la startup qui vient de l'embaucher, elle ouvre de grands yeux ronds.

 

"Chère Mathilde, bienvenue chez The Base ! 

 

 

Le Blog avait déjà relayé ce témoignage qui avait eu un franc succès, et de nombreuses lectures 

 

Voir notre article du 05/03

 

Suivre le lien:

 

https://admin.over-blog.com/write/84512505

Quand la coolitude des start-up se transforme en prolétariat nouvelle génération, ou	le fléau totalitaire des start-up

Emploi / Société - Témoignage

 

Mathilde Ramadier dénonce la coolitude des start-up

 

Quand la coolitude des start-up se transforme en prolétariat nouvelle génération
 

 

Dans Bienvenue dans le nouveau monde, comment j'ai survécu à la coolitude des start-up, Mathilde Ramadier livre une analyse au vitriol des conditions de travail d'un salarié de jeune pousse.

 

Anglicismes à tout-va, contrôle permanent, culte de la flexibilité... Elle revient pour Challenges sur ces quatre ans de prolétariat nouvelle génération.

 



"Dans ces structures, il y a la reproduction d'un même schéma avec un leader charismatique, incarné généralement par le fondateur de la société, autour duquel se crée un culte de la personnalité."


 


Dans votre ouvrage, vous revenez sur quatre années passées au sein de start-up berlinoises entre 2011 et 2015. Des expériences desquelles vous tirez un tableau très noir tant en terme de management, de missions proposées que d'organisation.

 

A quel moment avez-vous pris conscience que quelque chose clochait?

 

 

Mathilde Ramadier:

 

Le déclic est en réalité arrivé assez rapidement, dès l'un de mes premiers entretiens d'embauche en août 2011 à l'issue de mes études. Je postulais alors pour l'un des concurrents d'Airbnb en Allemagne au poste de "manager SEO".

 

Pour ce job, il fallait être diplômé d'un Bac+5, avoir déjà eu une expérience dans la communication, et maîtriser au moins trois langues. Autant dire un profil assez qualifié. A l'issue de l'entretien, mon interlocutrice m'annonce que le poste sera rémunéré 600 euros brut par mois. Naïve, j'ai demandé si c'était à temps partiel. Bien sûr que non, il s'agissait d'un temps plein. Ce fut mon premier grand choc, qui m'a rendue méfiante mais m'a aussi servi pour la suite. 

 


Pourquoi avoir continué à évoluer dans cet univers si il vous rebutait presque d'entrée de jeu?

 

A Berlin, 80% des offres d'emplois dans le secteur des services que je ciblais sont issues de start-up [Mathilde Ramadier a notamment travaillé en tant que graphiste, à la communication de sites internet ou encore dans le e-commerce, NDLR].

 

Difficile donc de passer à côté. Après, la prise de recul a été facilitée par le fait que je voulais d'abord vivre de mes scénarios de bande-dessinée.

 

Travailler dans ces entreprises était donc plutôt un plan B. Pour autant, je prenais ces emplois très au sérieux. Cela représentait plus qu'un job d'appoint pour moi et je me suis dit à plusieurs reprises que si ça marchait dans l'une des start-up, je m'y investirais pleinement. Mais cela n'a pas été concluant.

 

Vous avez certes travaillé dans plusieurs start-up, mais seulement à Berlin. Ne faites-vous pas de quelques cas une généralité?

 

 

Certes, mes expériences sont strictement berlinoises mais en quatre ans j'ai eu affaire avec une douzaine de start-up en tant que salariée et freelance.

 

Pour la rédaction de l'ouvrage, j'ai par ailleurs mené mon enquête un peu partout à commencer par la France.

 

Je peux vous affirmer que ce modèle de fonctionnement, qui trouve ses origines aux Etats-Unis, est complètement globalisé et se moque des frontières. A la différence près bien sûr, que le droit du travail n'offre pas le même niveau de protection aux salariés d'un pays à un autre. Quand j'ai commencé à travailler en Allemagne, le salaire minimum n'existait pas, par exemple.

Les choses sont bien différentes en France sur ce point.

 

Dans votre livre, vous critiquez en particulier la quête extrême d'efficacité et de flexibilité demandée aux salariés, sous couvert d'une communication chaleureuse et d'un environnement de travail agréable.

 

En quoi ce fonctionnement s'écarte-t-il vraiment de celui d'entreprises plus traditionnelles?

 

Il existe bien sûr des entreprises plus traditionnelles qui reprennent ces codes en version, disons, bêta. Mais il s'agit bien là d'un modèle à part qui se nourrit de l'ère du tout dématérialisé, et d'une espèce d'utopie fondée sur la croyance selon laquelle avoir la bonne idée, la bonne équipe et le bon produit peut révolutionner le monde.

Il faut dire que ce type d'idéal tombe à point nommé dans la période actuelle de morosité ambiante.

 

Selon vous, le vrai visage de ce "nouveau monde" incarné par les start-up d'aujourd'hui n'est en réalité que le reflet d'un "capitalisme sauvage". Vous allez même jusqu'à comparer leur fonctionnement avec celui d'une "dictature totalitaire" et d'un "régime despotique".

 

C'est-à-dire?

 

Tout à fait. C'est une forme d'organisation totalitaire, voire même sectaire.

 

Dans ces structures, il y a la reproduction d'un même schéma avec un leader charismatique, incarné généralement par le fondateur de la société, autour duquel se crée un culte de la personnalité. Vous avez ensuite l'adoption d'un langage commun généralement bourré d'anglicismes, d'euphémismes et de superlatifs décuplés qui se propagent à une vitesse folle.

 

Les titres de postes eux-mêmes [en référence à certains cités dans son livre: "office manager", "assistant talent recruiter", "growth hacker", NDLR] servent la plupart du temps soit à enjoliver un job banal, soit à masquer une précarité.

 

Plusieurs process sont souvent rebaptisés avec des noms qui se veulent savants mais sont au final très creux. Ajoutés à cette novlangue, des rituels communs, des valeurs communes, une culture d'entreprise commune ou encore une surveillance omniprésente des résultats. Ce qui est assez proche selon moi d'un système totalitaire.... et d'autant plus hypocrite de la part d'entrepreneurs prônant la liberté à tous les étages et qui se révèlent dans les faits plus que liberticides. 

 

Vos collègues partageaient-ils cette analyse à l'époque?

 

Il y avait toujours quelques collègues qui partageaient mon avis. Il s'agissait souvent de personnes plus politisées, avec davantage d'expérience professionnelle, ou originaires d'un autre pays. Soyons honnêtes, nous restions minoritaires. Lors de la préparation du livre, j'ai rencontré plusieurs salariés de start-up, en France notamment. Toutes ces personnes se disaient très heureuses les trois premiers mois puis déchantaient généralement ensuite.

 

Comment expliquez-vous que l'on parle si peu du sujet?

 

 

On ne veut pas le croire. On préfère se dire que ces start-up créent de l'emploi, plutôt que de fouiller du côté de leurs pratiques managériales.

 

C'est une facilité politique et c'est bien dommage, car le phénomène ne fait que s'amplifier. J'en veux pour preuve la volonté d'un nombre grandissant de grands groupes à s'inspirer des pratiques soi-disant agiles des start-up.

Avec l'ubérisation et l'explosion du travail indépendant, c'est encore pire.

 

Ce modèle de management est-il viable à long-terme selon vous?

 

De ce que j'ai vu, je ne sais pas si c'est viable mais en tout cas je suis convaincue que ce n'est surtout pas souhaitable. Après la parution de mon livre, j'ai reçu un nombre conséquent de témoignages de salariés qui se reconnaissent dans cette situation et même de certains entrepreneurs très agacés par ce modèle ambiant.

Pour faire bouger les choses, il faut continuer à en parler, qu'un maximum de personnes puissent apporter leur point de vue et leur analyse. 

 

C'est ce que vous comptez continuer à faire?

 

Oui, il y aura des suites à mon livre, potentiellement sous la forme de BD.

Je ne lâche pas le morceau!

 

 

Propos receuillis, MarionsPerroud, in Challenges

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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 08:57
 Lyon BD Festival : quand la bande dessinée casse les cases

BD Festival LYON

 

Le Lyon BD Festival : quand la bande dessinée casse les cases

 


Cadet de celui d’Angoulême, moins connu, mais néanmoins, l’un des plus importants du genre, le festival international de BD de Lyon présente, avec toujours sa volonté de « décloisonner » le neuvième art, sa 12e édition qui culminera les 10 et 11 juin.

 

 

Si le point d’orgue du Lyon BD Festival 2017 est programmé pour les 10 et 11 juin, l’évènement n’en a pas moins débuté dans sa version off (1er-30 juin), quasi officielle, par une soirée d’ouverture le 30 mai dernier, avec un « concert dessiné » réunissant Benjamin Flao et le groupe jazz Blast, suivis du DJ Fabylicious.

 

Autre ouverture musicale : l’affiche du festival confiée à Roger Ibanez, le dessinateur de la série jazzy-polar Jazz Maynard, déjà l’objet d’un court-métrage en 2010.

 

Le prix Lyon BD 2017 a, quant lui, été attribué au magazine de BD Topo : Ce ne sont pas les seuls à faire de la BD reportage, mais ils se sont attaqués à un public ado, avec l’objectif de faire une passerelle entre la BD qu’on lit enfant et celle qu’on lit adulte, a commenté la « marraine » du prix, Lisa Mandel, la dessinatrice des Nouvelles de la Jungle, qui a pour sujet la jungle de Calais.

 

Tout cela s’inscrit dans la droite ligne des organisateurs depuis les débuts : « décloisonner » la BD.

 

Car la BD est un art et un médium à la fois, elle est vivante et décloisonnée, elle est ouverte sur le monde et sur les autres disciplines artistiques auxquelles elle se mêle dans un foisonnement de nouveaux formats, s’enthousiasme le président du Festival.

 

 

Bulles musicales

 

Le programme est là pour le démontrer avec, pendant un mois, rencontres, spectacles vivants, expositions et performances. « Lyon BD » ne fait pas dans le franco-français : plus de deux cent auteurs du monde entier sont annoncés.

 

Parmi eux, Reinhard Kleist, un dessinateur berlinois qui, après celle de Johnny Cash (2006), vient de publier la biographie dessinée du chanteur Nick Cave (Mercy on me). On lui doit aussi une bio, moins musicale, de Fidel Castro.

 

La passerelle musique-BD n’en est pas moins fort fréquentée ces derniers temps. Quoiqu’il en soit, c’est tout Lyon qui se met au diapason du festival, y compris théâtres, cinémas, bibliothèques et même musées, comme celui des Beaux-Arts, qui offre à plusieurs artistes de BD l’occasion de réinterpréter les œuvres du musée, en direct et en public.

 

De la BD « live ».

 

Lyon BD Festival : du 1er au 30 juin, à Lyon. Tarifs selon. Programme complet sur le Net :

 

http://www.lyonbd.com/

Le délicieux chantilly-fraise, cadeau gourmand de ce week end

Le délicieux chantilly-fraise, cadeau gourmand de ce week end

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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 14:15
La Société contre l’État pyschanalysée

Société / LIVRE

 


La Société contre l’État pyschanalysée


 

L’œuvre de Pierre Clastres sur le divan ?

 

Les thèses de cet anthropologue et ethnologue, qui s’est interrogé sur l’État et le pouvoir en étudiant les Indiens d’Amérique du Sud, font l’objet d’une étude psychanalytique du philosophe Christian Ferrié : Le mouvement inconscient du politique.

 

 

Un temps aux côtés de Levi-Strauss, cité par Foucault, l’ethnologue et anthropologue Pierre Clastres (1934-1977) avait développé une thèse d’anthropologie politique, qu’une mort prématurée et accidentelle a interrompu, sur les relations de pouvoir, les chefferies et l’État à partir de ses études sur le terrain auprès des Indiens d’Amérique latine, notamment amazoniens.

 

Pour lui, les sociétés dites « primitives » ne sont pas des sociétés « en retard » dans le développement étatique mais sont au contraire organisées pour éviter l’émergence d’une classe dominatrice étatique, ne manquant d’ailleurs pas de pointer l’exemple l’Union soviétique.

 

De plus, les hommes y sont maîtres de leur activité, maîtres de la circulation des produits de cette activité : ils n’agissent que pour eux-mêmes, quand bien même la loi d’échange des biens médiatise le rapport direct de l’homme à son produit.

 

Tout est bouleversé, par conséquent, lorsque l’activité de production est détournée de son but initial, lorsque, au lieu de produire seulement pour lui-même, l’homme primitif produit aussi pour les autres, sans échange et sans réciprocité.

« Primitif » mais ni exploiteur, ni saccageur.

 

Servitude volontaire

 

 

Le mouvement inconscient du politique a le mérite d’être le premier ouvrage en français à être entièrement consacré à Pierre Clastres. Mais si Christian Ruffié, auteur d’ouvrage philosophique, consacre bien une partie de ses pages au parcours de Clastres, il part ensuite dans un passage au crible psychanalytique des écrits de ce dernier.

 

Certes, Clastres a bien écrit, comme Ferrié le met en exergue, que ces sociétés sauvages refusent, par un acte sociologique et donc inconscient, de laisser leur pouvoir devenir coercitif (Chroniques des Indiens Guayaki, 1972), mais Clastres, se qualifiait de quasiment analphabète en ce qui concerne la littérature psychanalytique, et avait nettement déclaré : je n ai pas besoin de faire référence à la lecture, à la grille psychanalytique pour ce que je cherche.

 

A coups de pulsion de vie, de mort, de refoulements, d’unions érotiques, c’est pourtant ce qu’a fait Christian Ferrié, quarante après la disparition de l’auteur de La Société contre l’État (éditions de Minuit, 1974), en répondant à la question de Clastres : Pourquoi les gens obéissent-ils, alors qu’ils sont infiniment plus forts et plus nombreux que celui qui commande ?

 

C’est une question mystérieuse, en tous cas pertinente, et celui qui se l’est posée il y a très longtemps et avec une netteté parfaite, c’était La Boétie dans le Discours sur la servitude volontaire.

C’est une vieille question, mais ce n’est pas parce que c’est une vieille question qu’elle est dépassée.

Effectivement et le débat n’est pas clos.

 

 

MICHEL POURCELOT, in FO Hebdo

 

 

 

Le mouvement inconscient du politique : essai à partir de Pierre Clastres, de Christian Ferrié, publié aux éditions Lignes, le 12 mai 2017. 320 pages. 19 €.

Chèvrefeuille.....

Chèvrefeuille.....

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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 08:40
LIVRE   La machine infernale : Pole emploi au pilori

LIVRE

 


La machine infernale : Pole emploi au pilori

 


Le démontage d’une machine : Cécile Hautefeuille, qui en a vécu l’expérience, met à nu, témoignages à l’appui, les mécanismes qui ont transformé Pole emploi en outil à produire des statistiques pas trop défavorables.

 

Au grand détriment des inscrits comme de ceux qui y travaillent.

 

Journaliste indépendante dans le Midi, Cécile Hautefeuille sait de quoi elle parle : elle s’est mesurée à cette hydre de Lerne dont les formulaires repoussent à chaque fois qu’on les remplit. Pour beaucoup, se confronter à Pole emploi fait ressembler les travaux d’Hercule à une promenade dominicale.

 

L’ambiance n’est pas sans ressembler à celle du film Moi, Daniel Blake de Ken Loach, que d’aucuns, guère habitués à la recherche d’un emploi, trouvaient excessif.

 

Outre son expérience, Cécile Hautefeuille rapporte dans ce livre enquête des témoignages de chômeurs.

On y parle beaucoup de solitude, de désarmement, face souvent à un adversaire de plus en plus virtuel, d’autant que beaucoup ne sont pas armés, psychologiquement et informatiquement, pour suivre un parcours tenant plus de celui d’un combattant aguerri en quête du Graal, le CDI, que du chercheur d’emploi.

 

Et quand on évite l’écran, la réalité physique éclate : un demandeur d’emploi qui hurle dans le bureau d’à côté. Il est 10 heures du matin, la conseillère a été déjà traitée de conne et d’incapable.

 

La journée va être rude des deux côtés des guichets.

 

 

« Un minimum armé »

 

 

Il faut toujours être en mesure de trouver les bons arguments : si l’on n’est pas au minimum armé, on peut se faire rapidement broyer. Je pense à des gens plus fragiles en me demandant comment ils peuvent s’en sortir quand je vois toutes les petites embrouilles auxquelles j’ai été confrontée ! Il faut aussi être très attentif aux versements de Pôle emploi, notamment sur le trop-perçu, conseille Cécile Hautefeuille.

 

Car la machine est impitoyable, conçue pour fonctionner quasiment seule.

 

Avec des ratés : C’est le fonctionnement des mots-clés et la machine sort parfois des annonces très bizarres. Par exemple, pour community manager, c’est-à-dire la personne qui gère les réseaux sociaux d’une entreprise, on se retrouve avec une offre pour animer un chat pour adultes.

 

Pour ceux qui n’avaient pas compris que chercher un emploi n’était pas un jeu d’enfant.

 

 

La machine infernale, racontez-moi Pôle emploi, de Cécile Hautefeuille, paru le 10 mai 2017, aux éditions du Rocher. Prix à partir de 16€50.

 

 

Sourcing:   FO Hebdo / MICHEL POURCELOT

LIVRE   La machine infernale : Pole emploi au pilori
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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 14:12
Luz a immortalisé cet indéfinissable.

Luz a immortalisé cet indéfinissable.

le dessinateur de BD brosse avec Alive les concerts qui l’ont marqué émotionnellement ces deux dernières décennies.

le dessinateur de BD brosse avec Alive les concerts qui l’ont marqué émotionnellement ces deux dernières décennies.

BANDE DESSINÉE

 


Luz : en avant la musique !

 

 

De Nirvana à Bashung en passant par la techno, le dessinateur de BD brosse avec Alive les concerts qui l’ont marqué émotionnellement ces deux dernières décennies.

 

 

Satirique, Luz l’est, cela lui a couté beaucoup. Il s’est illustré dans le genre aussi bien à Psykopat qu’à Charlie Hebdo, entre autres.

 

Ce que l’on sait moins, ce sont ses capacités à traduire la musique en dessins. Il l’a fait de nombreuses années dans les pages de maintes publications, dont Les Inrocks. Aujourd’hui il publie Alive (éditions Futuropolis), un album de BD où il peint et dépeint ses émotions musicales en concert sur une période allant de 1999 à 2015.

 

Ce n’est pas son premier album en rapport avec la musique mais celui ci est particulier : il a l’ambition d’aller au-delà de la photo de concert peu représentative de ce qui se passe sur scène, les prises de vues n’étant autorisées que dans les premiers morceaux, manquant ainsi émotion et énergie.

Tout ce qui est par contre parfaitement traduit par le coup de patte de Luz, dont le dynamisme est amplifié par le noir et blanc qui lui est cher.

 

 

Dessiner l’indéfinissable

 

 

Alive démarre avec le dessinateur portant son nouveau-né devant un mur d’étagères remplies de vinyles. Un héritage à transmettre, de son vivant. Ce qui n’est pas toujours chose facile concernant la musique qui touche parfois à l’indéfinissable.

 

Notamment en live, quelque chose qui vous fait sentir vivant, « alive » comme on dit en anglais. Et Luz ne va guère à un concert sans son bloc.

L’idée d’en faire un album lui en est venu à un concert de Neil Young en 2001.

 

Et Luz a immortalisé cet indéfinissable.

 

Sourcing:   MICHEL POURCELOT / FO Hebdo

 

Alive, de Luz, sorti le 6 avril 2017, aux éditions Futuropolis, 400 pages. Prix : environ 36 €.

 en avant la musique !

en avant la musique !

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 17:30
Le Havre, le nom d'une rue a été donnée à E. Reclus

Le Havre, le nom d'une rue a été donnée à E. Reclus

Texte exceptionnel d'une grande beauté, et d'un incroyable prophétisme 

E. Reclus

E. Reclus

BIOGRAPHIE & INFORMATIONS

 


Nationalité : France 
Né(e) à : Sainte-Foy-la-Grande (Gironde) , le 15/03/1830
Mort(e) à : Thourout ou Torhout (Belgique) , le 04/07/1905

 


Biographie : 

 

Élisée Reclus est un géographe et anarchiste français.

 

 


Fils d'un pasteur protestant de Gironde, il nait quatrième d'une fratrie de 17 enfants. Elevé par ses grands parents en Dordogne, il est ensuite envoyé à 13 ans dans un collège luthérien en Prusse pour devenir pasteur. Mais il n'y reste que peu de temps et termine ses études au collège protestant de Ste Foy.

 


Il passe plusieurs années à voyager, en Angleterre, en Irlande, aux Amériques, où il prend le parti des Nordistes pendant la guerre de Sécession. Il tente de devenir planteur de bananes et de café en Colombie, mais son échec le contraint à rentrer en France.


Il est un fervent socialiste, lecteur de Proudhon et de Saint-Simon.


Sa connaissance des langues lui permet de donner des cours. Il entre à la Société de Géographie et écrit des articles dans la Revue des Deux mondes. Pendant la Commune de Paris, il s'engage auprès des Insurgés.

 

Il fera 11 mois de prison et sera condamné à la déportation, comme Louise Michel. Mais une pétition internationale obtient que sa peine soit commuée en 10 ans de bannissement. Il s'installe en Suisse. 


Il produit une abondante oeuvre littéraire et scientifique, tout en poursuivant ses activités politiques.

 

Ses ouvrages majeurs sont L'Homme et la Terre et Géographie Universelle.

On le considère comme le plus grand géographe de son temps, et comme un précurseur de l'écologie, d'une grande modernité dans son mode de vie anti conformiste. 

 

Source :   http://fr.wikiquote.org

À mon frère le paysan - Elisée Reclus (1899)
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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 15:47
« Dans un canard » : le monde de l’entreprise canardé
Une histoire d’ascension sociale délirante qui vitriolise la vie d’entreprise.

Une histoire d’ascension sociale délirante qui vitriolise la vie d’entreprise.

THÉÂTRE

 


« Dans un canard » : le monde de l’entreprise canardé

 

 


Une histoire d’ascension sociale délirante qui vitriolise la vie d’entreprise.

 

La pièce « Dans un canard », présentée au Rond-Point, à Paris, jusqu’au 14 mai, puis en Avignon, qui conte la résistible ascension d’un naïf dans l’univers impitoyable d’une entreprise, d’un canard que l’on presse de voler pour ensuite l’abattre.

 

 

Eternel stagiaire dans un centre d’appels, Donald fait un lapsus dans l’hommage au fondateur placardisé de sa boite retrouvé mort dans un canal : il dit « dans un canard ».

 

D’où un monumental buzz sur le Net. La nouvelle direction le propulse alors au rang des cadres dirigeants. Donald entre alors dans sa nouvelle peau de canard. Elle commence par avaler des couleuvres pour entrer dans le chas d’une aiguille.

 

Et monter ainsi dans un ascenseur social ne va pas sans écraser quelques pieds. Sans compter que l’histoire vire vite au polar délirant.

Bref : une « histoire de bureau à l’ère inhumaine du benchmarking, de la tyrannie de la qualité, de la délation des maillons faibles ».

 

 

Un auteur qui mâche les maux

 

 

L’auteur, Jean-Denis Magnin, dont les pièces ont été jouées un peu partout de Québec à Bucarest, a exercé trente-six métiers parallèlement à sa vie d’écrivain de théâtre, « à tous les échelons et dans tous les secteurs », mais, pour lui, ça c’était avant : « avant la mise en place de cette méthode de domination appelée le benchmarking, avec ses coachs-évangélistes, ses autoévaluations mutilantes, la recherche de la qualité zéro défaut qui contrôle, compresse et parfois tue.

 

 

Et « si vous désirez en savoir plus, et si vous avez les nerfs solides, regardez sur le Net la formidable série documentaire La Mise à mort du travail de Jean-Robert Viallet, et aussi les analyses accablantes du psychiatre du travail Christophe Dejours ».

 

Il ne se cache pas de tirer à la chevrotine sur la nouvelle organisation du travail et autres techniques managériales.

 

Jean-Denis Magnin ne mâche pas ses mots, dénonçant un « nazisme d’entreprise », où »les individus sont surveillés et deviennent une variable d’enregistrement pour les bourses, où s’exercent la « domination du corps et des âmes, dans les grandes entreprises bien sûr mais aussi dans les administrations et les hôpitaux » et « comment tout s’organise pour que finalement tous les salariés puissent être amenés à se dénoncer les uns les autres, voire se dénoncer eux-mêmes ».

 

 

Transformant les enfants du Bon Dieu en canards sauvages.

 

 

 

 

« DANS UN CANARD », pièce écrite et mise en scène par Jean-Daniel Magnin, interprétée par Quentin Baillot, Emeline Bayart, Éric Berger et Manuel Le Lièvre.


- jusqu’ au 14 mai à Paris, au Théâtre du Rond-Point, salle Tardieu, à 18h30. Plein tarif : de 12 à 31€. Tél : 01 44 95 98 21
- les 26 et 27 mai ainsi que du 6 au 29 juillet en Avignon, au Théâtre des Halles, Rue du Roi René, 84000 Avignon (Vaucluse). Tarifs : de 10 à 21 €. Billetterie : 04 32 76 24 51.

 

Plus d’info et teaser sur le Net :

http://www.theatredurondpoint.fr/spectacle/dans-un-canard-2/

« Dans un canard » : le monde de l’entreprise canardé
« Dans un canard » : le monde de l’entreprise canardé
« Dans un canard » : le monde de l’entreprise canardé
Transformant les enfants du Bon Dieu en canards sauvages.

Transformant les enfants du Bon Dieu en canards sauvages.

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